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Archive de la catégorie Santé
Tchernobyl, Fukushima… Safi ? Oui, “safi”…
4.5.2011 par admin.

A l’heure où le Japon ne maîtrise plus le monstre, à l’heure où la communauté internationale s’inquiète pour répondre en cette période de crise au financement d’un second sarcophage pour recouvrir les restes du réacteur de Tchernobyl pour mieux l’oublier ensuite, voilà que certains pays, pas encore impliqués dans le nucléaire civil, prendraient un train en marche arrière.

Le Maroc, qui depuis quelques années se présente comme un précurseur dans le choix de nouvelles technologies énergétiques, notamment sur le solaire par ses capacités naturelles, enviées et recherchées par le nord, est en passe de franchir le pas que beaucoup dénoncent, avec arguments de plus en plus solides.
Des Marocains se réveillent, eux aussi, ou plutôt seraient éveillés naturellement face à un système qui se laisserait couler dans le copié-collé des pays qui se doivent aujourd’hui de combattre l’invisible danger. A même sujet abordé, semblables éléments entendus pour justifier les besoins avant toute logique, toujours la même : investir aujourd’hui pour les enfants de demain, tout en leur laissant un héritage empoisonné pendant des générations qui ne se calculerait pas encore d’avance…
Pourquoi faut-il suivre les erreurs des occidentaux systématiquement en orient ? Et si le Maroc donnait une leçon de sagesse, enfin, au monde sur les erreurs déjà évidentes ?
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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“Maroc solaire, Maroc sans nucléaire” Un collectif contre tout projet nucléaire au Maroc
A une semaine de la commémoration des 25 ans de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl (mardi prochain, ndlr) et dans le sillage de la catastrophe de Fukushima au Japon, un collectif contre le nucléaire au Maroc est né. “Maroc solaire, Maroc sans nucléaire”, tel est le nom de ce groupe né sur Facebook et qui entend organiser un débat en mai prochain pour notamment sensibiliser les populations à une opposition à tout projet nucléaire au Maroc.

Un collectif contre tout projet nucléaire au Maroc. /caricature
“Bloquer par tous les moyens, tout projet nucléaire au Maroc”, tel est l’objectif phare du collectif “Maroc solaire, Maroc sans nucléaire”, selon sa créatrice, le docteur Ghizlane Ghallab. Né il y a un mois sur Facebook, le collectif compte à ce jour 130 membres. Il collabore avec l’association Planète Citoyenne dans l’optique d’organiser un débat le 25 mai prochain afin de sensibiliser les populations à une opposition ferme à tout projet nucléaire au Maroc.
En effet, le gouvernement compte construire une centrale nucléaire entre Safi et Essaouira qui serait livrée à l’horizon 2022, avec comme objectif de porter la part du nucléaire dans la production énergétique nationale à 7 voire 8% en 2025. Les appels d’offres seraient lancés entre 2011 et 2014 mais la réalisation de ce projet avait suscité l’appel à un débat national sur le nucléaire par Saïd Mouline, directeur général de l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (ADEREE). “Des pourparlers ont été menés avec différents grands acteurs mondiaux mais sans jamais penser à un débat national sur le sujet (le nucléaire, ndlr)”, avait regretté M. Mouline dans nos colonnes.
Coup de gueule contre les pro-nucléaires
Quelques jours après l’appel lancé par Saïd Mouline, nous avions ouvert la tribune aux acteurs du secteur. A cette occasion, le professeur Chakir El Mahjoub de la faculté des sciences à l’Université de Kénitra et également membre de la Moroccan Association for Nuclear avait déclaré à aufait que “se doter d’une technologie nucléaire à des fins pacifiques ne peut qu’être bénéfique pour le Maroc”.
Même son de cloche chez Tarek Bardouni de l’Université Abdelmalik Saadi de Tétouan, membre de la Moroccan Association for Nuclear, pour qui le nucléaire est “la source d’énergie la plus propre et personnellement, je suis pour le développement du nucléaire au Maroc”.
Réagissant à ces propos, dans un coup de gueule intitulé “Soyons sérieux”, le docteur Ghizlane Ghallab faisait savoir: “ils arguent que le nucléaire est une énergie propre car elle ne produit pas de CO2, et les déchets, que produisent-ils? Où vont-ils les mettre? Rappelez-vous, vous n’êtes que locataires de ce pays merveilleux”.
Quelques jours plus tard, le collectif “Maroc solaire, Maroc sans nucléaire” était né, sous la houlette du Dr Ghallab, avec en premier acte, une lettre ouverte à la ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, Amina Benkhadra.
“Nous tenons également, par le biais de cette lettre et par tout autre moyen, à exprimer notre opposition ferme au projet de lancement de la première centrale nucléaire au Maroc, prévue entre Safi et Essaouira, pour laquelle les appels d’offres seraient lancés entre 2011 et 2014 pour le lancement entre 2022 et 2024.”
Extrait de la lettre ouverte du collectif “Maroc solaire, Maroc sans nucléaire”.
Un débat en perspective
Contactée par nos soins, hier sur le plan d’action du collectif, le Dr Ghallab affirme qu’actuellement son collectif n’a pas encore reçu de réponse de la part de la ministre de l’Energie et qu’il est en train de “voir où en est le ministère quant au projet de centrale nucléaire, d’essayer d’alerter les médias et d’organiser un débat en partenariat avec l’association Planète Citoyenne”. L’objectif à travers un tel débat est de sensibiliser les populations “pour bloquer par tous les moyens le projet de centrale nucléaire au Maroc”. “Mettre en place une véritable opposition au nucléaire au Maroc”, a ajouté Leila Bennani, un autre membre du collectif.
Pour ce faire, “Maroc solaire, Maroc sans nucléaire” entend convier à son débat des experts en nucléaire, des experts en énergie solaire, le ministère de l’Energie, l’Office national de l’électricité, le MASEN (agence marocaine pour l’énergie solaire) et les journalistes. En attendant, le collectif, à l’instar de son nom “Maroc solaire, Maroc sans nucléaire”, prône le développement de l’énergie solaire, un chantier dans lequel le gouvernement s’est déjà lancé avec comme objectif de produire 2.000 MW d’énergie solaire à l’horizon 2020. De quoi bâtir déjà un Maroc solaire dans l’espoir d’un Maroc sans nucléaire!
www.facebook.com/pages/Maroc-Solaire-Maroc-sans-Nucl%C3%A9aire/114563991957393
Le cauchemar de Tchernobyl hante le monde 25 ans après
Le monde commémore mardi prochain les 25 ans de Tchernobyl, la plus grave catastrophe de l’histoire du nucléaire civil survenue en Ukraine soviétique, avec une peur ravivée par les accidents à la centrale japonaise de Fukushima. Le 26 avril 1986 à 1H23, le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl explose au cours d’un test de sécurité à la suite d’erreurs de manipulation. Le combustible nucléaire brûle pendant plus de dix jours. Bilan, 4.000 morts d’après un rapport de l’ONU, mais pour Greenpeace, au moins 100.000 personnes sont mortes avant 2005 en Ukraine, au Bélarus et en Russie des suites de la contamination radioactive. A l’occasion de la commémoration des 25 ans de la catastrophe de Tchernobyl, un sommet international sur l’usage sûr et innovateur de l’énergie nucléaire est prévu à Kiev. Prendront part à cette rencontre, des chefs d’Etats et de gouvernements et de hauts responsables de plusieurs pays européens, asiatiques et des Amériques, ainsi que le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, le président de la Commission Européenne, Jose Manuel Durao Barroso et le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano. Kisito Ndour
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Maroc : la pollution pour tous les sens
29.3.2011 par admin.

La pollution ne se limite bien souvent qu’à ce que l’on voit, ou à ce que l’on respire, mais pas suffisamment à ce qui est capté par nos autres sens et qui, au quotidien, a certainement un impact aussi important, si ce n’est plus direct, et que l’on amène chez soi le soir en rentrant dans ses pénates. Les oreilles en prennent plein les ouies, elles aussi, surtout pour celui qui, par obligation, habite, travaille et œuvre au quotidien, proche des voies de circulation au Maroc.
L’indicateur sonore, dit “Klaxon”, est certainement l’organe des véhicules qui sert le plus au Maroc, comme dans l’ensemble des pays où l’apprentissage de la conduite et du code de la route passait hier après l’obtention du papier rose, soit de manière empirique. Chose révolue désormais, bien que l’apprentissage actuel fasse encore sourire beaucoup de gens, en voyant certaines écoles de conduite qui ne se seraient pas encore acheté, elles, une conduite intérieure. Les professionnels de la route ne sont pas pour autant meilleurs conducteurs ; passez quelques minutes dans un taxi local en ville, et vous entendrez plus le klaxon que le moteur, quand ce n’est pas le chauffeur qui râle envers tous les autres automobilistes qui l’entourent, même si en ce laps de temps vous auriez pu lui enlever les 20 points de son nouveau permis, en moins de 5 minutes.
Casablanca dit désormais non au klaxon intempestif, souvent relais des mots que ne peuvent s’envoyer les chauffeurs qui ne s’entendent plus, par faute des klaxons, mais cela aura-t-il un impact ? Le klaxon est un mal pour un bien, éventuellement pour éviter aux oreilles des noms d’oiseaux inconnus qui finiraient par des combats de coqs à tous les carrefours du pays. La solution serait peut-être de supprimer le klaxon au Maroc sur tous les véhicules, car dans un tintamarre de klaxons quasi général et continu, l’avertisseur sonore ne sert plus en fin de compte à rien du tout. Mais vous me direz aussi que l’on pourrait alors supprimer toutes ces petites lampes aux quatre coins des véhicules qui, elles par contre, ne sont pas utilisées. Pas facile à régler la pollution induite par les manques, comme vous le voyez. En attendant, restez tous prudents, que dire de plus…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Maroc : chasse au klaxon à Casablanca
Lancement d’une campagne de sensibilisation pour réduire l’utilisation du klaxon

“Casablaklaxoon” ou Casa sans klaxon : la nouvelle campagne casablancaise à consommer en silence ! Elle vise à sensibiliser les automobilistes quant à l’usage excessif des avertisseurs sonores.
“Casablaklaxoon” pour exprimer son ras-le-bol quant à l’utilisation abusive des avertisseurs sonores dans la ville marocaine de Casablanca. Les Casablancais sont invités par Ice Maghreb, société spécialisée dans la fabrication de supports publicitaires écologiques, à renoncer depuis le 28 janvier 2011 à leur sport favori : le klaxon. C’est lors du dernier salon de l’évènementiel que la campagne a débuté. « Chaque année, nous prévoyons des cadeaux pour nos clients et, pour cette édition, nous avions voulu faire un peu dans l’écologie. C’est ainsi que nous avons offert des calendriers et des stickers Casablaklaxoon », explique Selma Benjelloum, responsable de la communication chez Ice Magrheb, au quotidien marocain Le Matin. “Casablaklaxoon”, en écriture phonétique, veut dire Casa sans klaxon.
Les taxis rouges (petits taxis) et les taxis blancs (grands taxis) arrivent en tête du classement des conducteurs les plus friands du klaxon. Ice Maghreb a recruté des habitants de Casablanca qui ont pour habitude d’emprunter le taxi pour se déplacer. Leur tâche est de sensibiliser les chauffeurs des petits taxis en abordant le thème avec eux. L’idée est de leur faire comprendre qu’une utilisation abusive du klaxon peut entraîner des effets néfastes sur leur santé telle que la pollution sonore. Ensuite un calendrier sur lequel figure, d’un côté, un Casablanca bruyant et pollué par les klaxons intempestifs des automobilistes, et de l’autre, un Casablanca agréable où les citoyens se comportent de manière civique et responsable, et un sticker leur sont distribués.
Les chauffeurs de grands taxis ont, quant à eux, reçu la visite d’une équipe d’Ice Maghreb dans les stations de taxis de la place des Nations unies et de la rue piétonne Prince Moulay Abdellah.
Outre le site internet Casablaklaxoon, sur lequel figure une série d’articles et de reportages, créé pour l’occasion, la campagne tisse sa toile sur Internet, sur les réseaux sociaux, à l’image du groupe Facebook de la société.
Trafic routier : principale cause de pollution sonore
Au-delà de la gêne qu’occasionne le klaxon pour les résidents et les piétons, le trafic routier représente la source principale de pollution sonore, soit 60%, devant la pollution sonore liée au trafic aérien et au trafic ferroviaire. Soixante-dix décibels : c’est la limite sonore qu’un humain peut supporter avant d’avoir des problèmes de santé. Au Maroc, la limitation de vitesse en ville est de 60km/h. Avec une réduction de la limitation de vitesse de 10km/h, cela représenterait une réduction du bruit liée au trafic routier de 8%. Cette baisse permettrait également de diminuer la consommation de carburant et surtout produirait moins de pollution atmosphérique. Ice Maghreb envisage, en partenariat avec les visiteurs de son site Internet et de ses pages Facebook et Twitter “Casablaklaxoon”, la création de la “Journée nationale sans klaxon”. Un projet ambitieux pour une région où le klaxon fait partie intégrante du paysage. Les conducteurs du grand Casablanca, atteint pour la majorité du “syndrome du klaxon”, pourraient rencontrer quelques difficultés à participer à cette révolution. Mais pour Ice Maghreb cela semble être une mission possible.
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Maroc & Sida. Restons positifs face aux serials négatifs…
16.3.2011 par admin.
Le Sida n’existait pas en Afrique et dans certains de ses pays voilà encore quelques années, par ce que disaient ou transmettaient les médias, plus politiques qu’objectifs.
Malheureusement les virus se transmettent partout sans se soucier des frontières ni du temps des hommes. Se crever les yeux pour renforcer son aveuglement ne rend pas la vue, elle revient quand les faits deviennent évidents. Le Sida se transmet plus sagement désormais par des campagnes plus réalistes qui joueront mieux le rôle pour intercepter ce mal en le reconnaissant les yeux grands ouverts en amont. Même si les campagnes présentes se doivent encore et toujours de soulever que la discrimination reste elle aussi un des pires fléaux dans les groupes négatifs. Certains virus existent depuis des siècles et des siècles, mais point encore de campagne contre cela, la majorité semble accepter certains maux par abandon.

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Maroc : Et si j’étais séropositif ?
L’association de lutte contre le sida (ALCS) au Maroc vient de lancer une nouvelle campagne de communication intitulée « Si j’étais séropositif ». Inspirée de la campagne lancée par l’association AIDES, cette initiative vise à éradiquer la discrimination pratiquée vis à vis des personnes séropositives. Et pour ce faire, l’ALCS a fait appel à des célébrités marocaines dont l’animateur télé Ali Baddou. L’Association de lutte contre le sida (ALCS) lance en ce mois de mars, une campagne de sensibilisation au niveau national, « Si j’étais séropositif ». Avec pour objectif principal de lutter contre toute forme de discrimination existant envers les personnes séropositives, cette campagne durera trois mois. Panneaux, affiches et insertions presse seront les supports pour atteindre le plus grand nombre de personnes. Le lancement de ce plan de communication « part du fait que la stigmatisation et la discrimination liées au VIH sont reconnues comme des obstacles majeurs à la lutte contre le sida ».
« Si j’étais positif » est ainsi inspirée de la célèbre campagne française, lancée en 2006 par l’association AIDES. Plusieurs personnages publics dont les candidats aux présidentielles de 2007, avaient mis leur notoriété en jeu, dans le but de changer la perception de société à l’égard des personnes portant le virus du sida. Ce même principe qui est repris aujourd’hui par l’ALCS, est axé autour de la question : « Et si ces personnes connues et admirées étaient séropositives, comment réagiriez-vous? ».
« C’est le sida qu’il faut exclure, pas les séropositifs »
Au Maroc également, des personnages célèbres participent à la campagne qui vise à démontrer que c’est le sida qu’il faut exclure et non les séropositifs. Ils sont quatre : Noureddine Lakhmari, l’acteur franco-marocain Hicham Nazzal, la chanteuse Sofia Merikh et Ali Baddou. Ali Baddou est actuellement chroniqueur au Grand journal de la chaine Canal+, mais tire sa notoriété au Maroc également de sa famille, très liée au parti de l’Istiqlal. Il est d’ailleurs le cousin de l’actuelle ministre de la santé, Yasmina Baddou.
Aujourd’hui ce Franco-Marocain, fils de diplomates, prête son image au combat contre la discrimination dont sont victimes les porteurs du VIH au Maroc. La campagne intervient seulement deux semaines après la fin du Sidaction 2010, menée par l’ALCS, et où Ali Baddou avait déjà participé.
L’ALCS est la première association de lutte contre le sida du Maghreb et du Moyen orient. Constitué en 1988, et reconnue d’utilité publique qu’en 1993, elle compte parmi ses objectifs : la prévention de l’infection par le VIH, l’accès aux traitements, la prise en charge et la défense des droits des personnes vivant avec le VIH, dans le strict respect des droits de l’Homme et des principes éthiques de neutralité et de confidentialité.
Ghita Ismaili Yabiladi.com
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Prix des maisons de retraite en France. A qui profitent les retraités ?
25.2.2011 par admin.
De 1723 à 2800 euros par mois dans une maison de retraite, nous sommes encore loin du prix le plus cher en France.
Comment justifier ces prix, tandis que des gens âgés, des couples aussi, demeurent chez eux en toute indépendance et vivent avec des pensions bien inférieures à ces sommes ? Le prix de gros n’est-il pas favorable au collectif dans un système d’offres et de demandes ? Un petit appartement cumulerait-il un loyer plus cher qu’en HLM avec les frais d’une maison résidentielle individuelle ? Les gens âgés mangeraient-ils 5 repas par jour avec les exigences d’un hôtel 5 étoiles pour justifier ces prix ? La partie collective doublerait ou triplerait-elle les prix ? Pourquoi une personne âgée coûterait-elle plus cher mensuellement qu’une famille complète qui partirait en vacances ? Combien de parents enverraient-ils leur enfant en colonie de vacances avec de tels tarifs mensuels ? Aucun !…
Au regard de la moyenne des pensions de retraites en France, tous sont des petits revenus quand ils doivent aborder la question de ce dernier logement. N’est-on pas en mesure de se poser les bonnes questions face au déferlement de personnes âgées, qui n’auront pas plus de moyens d’assumer seules la solution de la maison de retraite, sachant que bien souvent les générations nouvelles ne seront pas vraiment en mesure de financer leurs hébergements ?
A qui profitent les retraités des maisons de retraite ? Pas étonnant que nombre de retraités visent des pays étrangers comme le Maroc pour demain, pour payer moins cher, ou pour payer un juste prix, au soleil en plus.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Pas assez de maisons de retraite pour les personnes à petits revenus ?
À Saint-Priest, les maisons de retraite privées sont inabordables. Les habitants à petits revenus doivent s’exiler.

Claudius Fournier ne s’offrira pas une maison de retraite à St-Priest-en-Jarez : trop cher. La Loire est pourtant compétitive : 45 euros/jour dans les structures habilitées à l’aide sociale. Mais elles n’existent pas partout
Dix kilomètres de marche chaque jour. À 73 ans, Claudius Fournier affiche une silhouette de jeune homme. Et l’énergie qui va avec. Coup de gueule compris…
Car cet habitant de Saint-Priest-en-Jarez est tombé de haut. « Notre commune est l’un des « Neuilly » de la ceinture stéphanoise, tout comme La Tour-en-Jarez, Villars ou l’Etrat. Les solutions actuelles d’hébergement pour les personnes âgées ? Trois résidences privées… aux tarifs inabordables pour des petits revenus ».
Cet ancien agent de maîtrise, qui vit en HLM, aligne sur la table du salon de magnifiques brochures. Papier glacé. Tarifs réfrigérants. « Les prix vont de 1 723 à 2 800 euros par mois. Pour un couple, cela peut grimper à 6 340 euros mensuels. J’aimerais bien savoir quels retraités ont ces revenus ! ».
Alors, les Mounards sont obligés de s’expatrier. « Les maisons de Saint-Etienne accueillent en priorité les Stéphanois. Le site de La Terrasse n’est pas médicalisé. Les habitants de Saint-Priest aux revenus modestes n’ont comme solution que Saint-Héand, Saint-Galmier ou Saint-Just/Saint-Rambert, accessibles car agréés par l’aide sociale. Le gros problème est leur éloignement, ce qui entraîne une rupture totale avec toutes les attaches familiales et affectives sur Saint-Priest ». Claudius Fournier sait hélas de quoi il parle, il a enterré en janvier l’un de ses « collègues » du quartier qui n’a pas supporté l’exil…
Alors, le dynamique retraité en appelle « à la mobilisation de l’opinion publique, car chacun d’entre nous sera un jour concerné. Je veux me battre pour la construction, à Saint-Priest-en-Jarez, d’une structure d’accueil pour personnes âgées agréée par l’aide sociale ».
Jean-Michel Pauze, maire de Saint-Priest, confirme. « L’équipe municipale est consciente du problème. L’avenir de nos anciens est une grande question, nous avons un projet dans nos cartons ».
Le conseil général, premier acteur institutionnel compétent en matière d’aide aux personnes âgées (lire aussi par ailleurs), relativise en rappelant « proposer, sur l’ensemble du département, une offre de place pour tous les Ligériens quel que soit leur lieu de vie ».
Marie Perrin
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Les pharmaciens au Maroc bientôt en arrêt maladie
11.2.2011 par admin.

Le BCG, vaccin connu de tous, n’est pas en cause quand les professionnels de la pharmacie parlent de leur BCG. L’accès aux médicaments par les génériques est une bonne chose pour tous dans tous les pays, mais les intérêts des gens ne sont pas directement compatibles avec ceux des professionnels, des laboratoires, même si dans les pays émergents la notion collective de bien-être et de soins prend plus d’importance qu’ailleurs.
Peu de gens sont assurés au Maroc ou possèdent une mutuelle santé. Le médicament reste donc onéreux, les gens malades n’allant déjà pas tous se faire soigner malgré de réels besoins et parfois quand il est trop tard.
Alors que dans d’autres pays en Europe les gens et les professionnels de la médecine abusent parfois des facilités qu’offrent la collectivité et la sécurisation financière des soins, d’autres pays n’auront pas le temps de rejoindre ce principe de sécurité sociale pour tous pour les prochaines années. La problématique des soins et des médicaments pour tous n’est pas la finalité pour les prochaines années. Un dossier social qui est à prendre en main par le pays plus que par des pharmaciens. En attendant, les arracheurs de dents et les plantes traditionnelles encore souvent utilisées au Maroc, et souvent très bénéfiques (les plantes, pas les arracheurs de dents…) ont encore de beaux jours commercialement. C’est aussi une possibilité de répondre intelligemment aux problèmes inextricables de toutes les sociétés face au coût général avalé par certains laboratoires européens depuis des années.
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Médicaments : Les pharmaciens marocains menacent de faire grève
La polémique autour des prix des médicaments enfle. Les pharmaciens montent une nouvelle fois au créneau pour exprimer leur rejet de la proposition du ministère de la santé concernant la réforme des structures des prix des médicaments. Cette fois, ils menacent de mener une grève de 3 jours, et sans garde, si leurs revendications ne sont pas prise en considération lors de la réunion prévue aujourd’hui avec la ministre Yasmina Baddou. A suivre !
Source infomédiaire.ma 8 02 2011
—————————————————— http://www.infomaroc.net/general/98924.html
Écrit par L’observateur du Maroc
Ambiance tendue dans les couloirs du colloque national de la pharmacie à Marrakech, les pharmaciens viennent d’apprendre par voie de presse le contenu de la proposition finale du ministère de la Santé concernant la reforme des structures des prix des médicaments. Une reforme inspirée des recommandations du rapport commandé par le ministère au bureau d’études Business Consulting Group (BCG). «Le ministère cherche à nous ruiner», proteste Walid Amri, président du syndicat des pharmaciens de Casablanca. Pour lui comme pour l’ensemble de ses collègues, la «situation financière est tellement fragile qu’on ne pourra pas supporter une telle reforme. Hélas, nous ne disposons pas de 12 millions de dirhams pour commander une étude au BCG pour prouver cette situation», ajoute W. Amri
Front uni contre Baddou
La Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc (FNSPM), l’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique (AMIP), l’Association marocaine du médicament générique (AMMG), l’Association marocaine des distributeurs pharmaceutiques (AMDP) et Maroc innovation santé (MIS) qui représentent les laboratoires internationaux, se sont réunies le 25 janvier 2011. Ces différentes structures ont publié un communiqué conjoint où elles se disent «préoccupées, profondément inquiètes et soucieuses, non seulement d’améliorer l’accès aux médicaments mais d’en garantir la pérennité, la sécurité et l’indépendance en approvisionnement, en demandent à Madame la ministre de surseoir à la mise en application de toute reforme qui découle dudit rapport et d’ouvrir d’urgence un débat avec tous les responsables du secteur pour trouver une solution objective et pérenne». Quel est le contenu de cette reforme qui suscite autant de réactions chez l’industrie que chez les pharmaciens?
Abderrahim Hamdoune, président du Syndicat des pharmaciens de Marrakech, estime que «la situation des pharmaciens est critique et c’est un problème universel et non pas seulement national. Il n’y a qu’à voir la situation en France en ce moment. L’Etat marocain veut faciliter l’accès aux médicaments mais cela doit se faire dans le cadre d’un deal win-win».
Contenu de la reforme
L’objectif principal de la reforme Badou-BCG est la promotion des médicaments génériques. Le ministère veut passer de 29% à 50% de taux de pénétration des génériques. Pour y arriver, le droit de substitution sera donné aux pharmaciens. Un texte de loi est en cours de préparation dans ce sens. En contrepartie, les marges des officines seront revues à la baisse concernant les médicaments princeps et au lieu de 30% actuellement, elle pourra baisser à 5% pour les médicaments vendus à plus de 500 DH. En revanche, la marge des ventes des génériques sera revue à la hausse. Au lieu de la marge fixe, le ministère propose des marges de 30% pour les médicaments de plus de 150 DH, 45% pour les prix entre 70 et 150 DH et 50% pour les produits à moins de 70 DH. En somme, plus le prix sera élevé plus la marge sera réduite, avec un avantage à vendre des génériques. La réforme concerne aussi le contrôle de la présence des pharmaciens et des sanctions dans le cas contraire, ainsi que le strict encadrement des promotions faites aux pharmaciens par l’industrie pharmaceutique.
Un benchmark se prépare au Portugal, en France, en Arabie Saoudite et en Espagne et comparera leurs tarifs à ceux pratiqués à 4478 produits vendus au Maroc.
Cette proposition que les pharmaciens doivent discuter et trancher d’ici le mardi 2 février 2011 est «une vraie catastrophe. Si on applique ces mesures notre chiffre d’affaires (CA)baissera inéluctablement. Pour une pharmacie qui fait 900.000 DH, elle perdra 270.000 en une année ! Le souci de l’accès aux médicaments, nous le vivons chaque jour dans nos pharmacies» constate Kamal Belhaj, président de la FNSPM.
La grève pour commencer ?
Si cette réforme voit le jour, l’industrie pharmaceutique, et spécialement les laboratoires étrangers, vont subir un coup dur. Ali Sedrati, président de l’AMIP sort ses griefs. «Si on adopte ces mesures copiés très rapidement par un bureau d’étude sur ce qui se fait en France, on va subir beaucoup de dégâts. Ces marges progressives ont nui aux pharmaciens en France et l’industrie de l’hexagone a connu un énorme recul en termes d’innovation, même que plusieurs laboratoires étrangers ont dû quitter ce pays suite à ces mesures», prévient-il. Pour cet industriel, ces mesures sont argumentées sur des schémas théoriques et des benchmarks incomparables au Maroc. «On nous dira que le marché va croitre de 10% par an alors qu’en réalité la croissance ne sera que de 2%», explique-t-il. Ce secteur est stratégique, il est une fierté pour le pays. Avec un circuit de distribution digne des pays européens, il joue un rôle socio-économique important», rappelle-t-il. A. Sedrati, qui a été secrétaire général du ministère de la Santé, estime que «ces mesures ne vont pas élargir l’accès à la santé, il y a tellement d’autres facteurs qui doivent changer pour améliorer l’accès aux soins». Il rappelle que le chiffre d’affaires mondial de l’industrie pharmaceutique est de 800 milliards de dollars, la moitié étant consommée aux Etats-Unis, 30% en Europe, 25% Asie, japon inclus. L’Afrique ne consomme que 1.3% ! En d’autres termes, 80% de la population mondiale n’a pas accès aux médicaments». La consommation en Europe est de 500 à 600 euros /personne, «au Maroc on n’est même pas à 40 euros/personne. La couverture sociale est totale en Europe, dans le reste du Maghreb, ils ont atteint 80%, au Maroc nous sommes à peine à 20%. Les deux tiers des dépenses de santé au Maroc sont supportés par les citoyens marocains et la part du PIB consacrée aux médicaments est de moins de 5%, alors que l’OMS préconise un minimum de 10%. Donc, devant ces chiffres, l’accès aux médicaments reste utopique. Le souci actuel du ministère est légitime, mais nous sollicitons d’être entendus sur cette question», demande A. Sedrati. Pour K. Belhaj, porte-parole des pharmaciens, «l’étude du BCG ce n’est pas sacré. Nous allons la discuter et décider ce que nous allons faire. Nous n’avons jamais versé dans le mercantilisme, nous sommes des gens responsables», conclut-il.
Côté propositions, les pharmaciens préconisent de libéraliser les produits de conseil, «cela ne fera de mal à personne qu’un Humex coûte 60 DH au lieu de 22 DH, et ceci nous permettra de réduire les prix sur les médicaments chers» et les pharmaciens proposent un forfait par boite comme en France. Un nouveau feuilleton ne fait que commencer, les pharmaciens comme l’ensemble de l’industrie commencent leur lobbying. Le bureau fédéral des pharmaciens propose trois jours de grève, pour commencer…
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Senior ou retraité, en France ou au Maroc, quelles réponses selon l’âge ?
7.2.2011 par admin.
Seniors actifs, voire sportifs et remuants, ou seniors calmes, retraités paisibles ou personnes âgées dépendantes, les réponses restent à développer selon les nouvelles catégories, en fonction des attentes plus exigeantes de celles-ci.
La classification de jadis qui distinguait trois catégories de personnes, les jeunes, les adultes actifs et les vieux qui attendaient une sortie devant la pendule du salon qui dit oui qui dit non pour occuper les derniers temps, relève d’une époque révolue.
Entre le troisième âge et l’ajout d’un quatrième, afin de repréciser la longévité du temps de vie, il semble nécessaire de redéfinir les critères de la catégorie retraités. Les seniors, comme on se plaît à les appeler de manière diplomate, politique et surtout commerciale depuis quelques années, sont devenus une clientèle en attente de nombreux services, à laquelle on prête de plus en plus d’attention.
Les seniors qui sortent des années 50 ou des années du baby-boom, qui ont donc connu mai 68, ne désirent certainement pas s’enfermer, à l’aube des 60/65 ans, derrière les barricades d’une ancienne génération. Pour certains, ce serait même une seconde vie attendue avec impatience, prélude à de nouveaux objectifs, professionnels même pour d’autres… De fait, la maison de retraite, qualifiée tristement de mouroir où se retrouvaient les gens incapables de répondre seuls à leurs besoins essentiels, ne s’adresse plus désormais qu’à une petite frange de cette population de retraités ou seniors.
Il faut donc adapter la maison de retraite, sous réserve d’avoir en Europe les moyens de la financer. Au vu des tarifs pratiqués dans ces maisons spécialisées, on peut se demander s’il n’est pas plus intéressant de prendre une chambre à l’année à l’hôtel ou de se payer une assistance à domicile. Après réflexion il n’y avait qu’un pas à franchir pour offrir en réponse ce concept de maison de retraite hôtelière. Concept hôtelier qui, du reste, n’est pas nouveau puisque dans certains pays, comme le Maroc qui accueille beaucoup de seniors depuis des années, de nombreux hôteliers proposent déjà leurs chambres en longue durée, pour attirer les Européens une bonne partie de l’hiver. Manque certes l’aspect plus sécuritaire médical, évoqué dans leurs demandes.
Le Maroc a par contre, du fait de son approche culturelle sur la question, beaucoup de mal à entrer dans cette logique de maison de retraite. Devant le développement de la société cependant, la problématique se présente inexorablement ; ce qui va changer la donne et bouleverser l’organisation ancienne de nombreuses familles. La notion économique aussi ne permettrait pas encore la même approche qu’en Europe, sauf pour quelques familles pouvant se le permettre.
Les concepts relatifs aux seniors européens représentent donc, en France comme au Maroc, un nouvel attrait. De nombreux Français vivant depuis des années au Maroc réclament désormais des maisons plus adaptées et encadrées pour ceux dont l’âge parfois avancé les éloigne du senior dit actif. L’assistance se justifie avec l’âge qui arrive.
Mais pour l’heure, ce sont encore les produits immobiliers qui sont au rendez-vous des seniors actifs, pas encore les maisons médicalisées, bien que des projets émergent doucement en ce sens. La demande s’opère aussi par la logique du développement, une question de quelques années maintenant.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Concept La maison de retraite avec prestation hôtelière
NOUVEAUTÉ

Un établissement haut standing vient d’ouvrir à deux pas du zoo de Lunaret. Calme, paisible… sont les mots qui nous viennent à l’esprit en franchissant les portes d’enceinte de la ‘Maisonnée Lavalette’. Sur les lieux où se trouvait jadis une clinique (rue Ali-Ben-Checkal) se situe maintenant un bâtiment complètement rénové, à l’architecture moderne et bordé d’un parc verdoyant. Très loin donc de l’image stéréotypée de la maison de retraite.
L’accueil ressemble à un hall d’hôtel. Saisissant. Nous nous présentons. Premier jour oblige, le personnel est quelque peu fébrile. Sophie Vacquié, directrice de l’établissement, nous reçoit dans son bureau. Elle nous présente le concept de cette « résidence hôtelière haut standing » pour reprendre ses mots.
Le lieu abrite soixante-cinq lits. « Cinquante d’entre eux sont déjà réservés et accueilleront les résidants au compte-gouttes : quatre aujourd’hui et quatre demain, puis des arrivées plus espacées permettant un accueil personnalisé.” Concept original : la résidence veut réellement trancher avec l’image de ‘mouroir’ tristement associée aux maisons de retraite. Pour ce faire, l’établissement se veut dynamique et propose donc de nombreuses activités : gym, monospace à disposition des clients, sorties au musée Fabre, au parc zoologique, création artistique… Côté tarifs, comptez tout de même entre 69 et 84 par personne et par jour. Continuons la visite. L’odeur de neuf et de peinture récente flotte dans l’air. Le design moderne est plaisant. Autour du hall, le restaurant, dans lequel « les pensionnaires peuvent choisir parmi différents menus concoctés par le chef ». Également, un salon lumineux. Et, plus insolite, un salon de coiffure. ” Le coiffeur viendra trois fois par semaine. »
Place à la découverte des chambres. « Toutes différentes les unes des autres, elles offrent aux résidants le réel sentiment de se sentir chez eux. De plus, les chambres sont personnalisables à loisir. » Et, bien que médicalisées, elles ressemblent en de nombreux points à des chambres d’hôtel. Seul point commun entre elles : les salles de bain adaptées aux personnes handicapées. Au détour d’un couloir, une porte est ouverte. Celle d’Hélène, en pleine installation. Lorsqu’on lui demande ses premières impressions, elle nous répond : « L’accueil est excellent, le personnel jeune et dynamique. C’est agréable, car nous sommes à la fois en ville et dans un endroit boisé. Il y a un chef en cuisine, une salle de sport… Cela va bouger tout ce petit monde ! »Dynamique, on vous dit.
Sébastien HOMBLE-LEURQUIN
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Longévité des seniors européens ou ad vitam æternam au Maroc ?
3.2.2011 par admin.
Le Baby Boom a bien travaillé, voici donc le Papy Boom ou la Mamy Boom, dignes héritiers de la logique démographique. Il fallait s’attendre à ce phénomène mais le temps passe et, faute de réactivité des sociétés en occident, voilà que les réponses viennent à manquer face à cette déferlante. Disons que les solutions en Europe et en France n’ont pas été adaptées à la majorité des seniors présents et ceux qui vont déferler d’ici quelques années. Ce n’est pas en allongeant la durée du travail que les Etats vont résoudre le problème, alors qu’ils ne veulent pas diriger le travail vers les plus jeunes qui attendent les places. Autre histoire, mais devant le pôle emploi.
La retraite plus active qu’attendent ces jeunes retraités, appelés seniors pour des raisons économiques, ou peut-être par la joie d’être libérés des contraintes des prisonniers du boulot, réclame une sortie néanmoins et donc des réponses. Ne pas se retourner vraiment vers les politiques, ils ont à faire déjà en ce moment par ce qu’ils ne peuvent plus faire ou par ce qu’ils n’ont pas su faire avant, ou trop occupés à représenter les entreprises désormais que les attentes des travailleurs.
Déferlante : le mot est juste, puisque ces seniors de l’occident recherchent et trouvent de plus en plus des réponses de sortie vers d’autres pays à l’orient qui, en pleine émergence, ouvrent leurs portes devant tous ces anciens qui représentent un marché florissant désormais, et la réponse idoine qu’ils attendent tous.
Si le Maroc attire les retraités, rebaptisés seniors, la notion de maison médicalisée résonne aussi dans de nombreux projets maintenant, comme nous l’évoquions il y a quelques jours :
http://legroupement.com/2011/02/01/270000-retraites-europeens-dans-le-sahara-ou-seniorland-au-maroc/
Ce ne sont plus les quelques milliers de kilomètres qui arrêteraient ces seniors qui, depuis les Trente Glorieuses en France, ont su aborder les voyages et le monde ; ni pour prendre leurs décisions, quand la nouvelle maison n’est plus qu’à quelques heures de vol des capitales et grandes villes d’Europe ; surtout quand ils y retrouvent les promesses du pouvoir d’achat faites en 2007 en prime, et des avantages fiscaux comme cerise sur le gâteau…
Ne vous bousculez pas dans les aéroports, il reste de la place pour tous, le soleil est présent tous les jours sur Agadir, et encore plus au sud, la plage fait presque 2000 km…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Société

France : un Français sur six est senior et l’espérance de vie continue d’augmenter… Selon le dernier sondage de l’Insee, au 1er janvier 2011, la population française dépassait pour la première fois les 65 millions d’habitants en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer. Mais surtout, l’Institut national de la statistique a relevé une forte hausse de l’espérance de vie –après la pause des deux dernières années- dans un Hexagone où une personne sur six est d’ores et déjà âgée de plus de 65 ans…
Un Français sur six a plus de 65 ans
La population française continue de vieillir sous le double effet de l’augmentation de l’espérance de vie et de l’avancée en âge des générations nombreuses du baby-boom.
Au 1er janvier 2011, l’âge moyen des hommes en France atteint 38,9 ans et celui des femmes 41,9 ans. Tous sexes confondus, l’âge moyen en France dépasse 40 ans alors qu’il était tout juste inférieur à 37 ans il y a vingt ans.
Les personnes de 65 ans ou plus représentent 16,8 % de la population, proportion comparable à la moyenne européenne. L’Allemagne reste cependant le pays où le poids des seniors est le plus élevé ; l’Irlande celui où il est le plus faible. En Allemagne, 20,7 % de la population a plus de 65 ans au 1er janvier 2010, soit quasiment deux fois plus qu’en Irlande (11,3 %).
En France, les générations nombreuses du baby-boom (1946-1973) n’ont pas encore atteint l’âge de 65 ans. Mais dès l’an prochain, les premiers baby-boomers atteindront cet âge, ce qui contribuera à augmenter fortement la part des seniors dans la population française.
Forte hausse de l’espérance de vie, après la pause des deux dernières années
Toujours selon l’Insee, en 2010, 545.000 décès sont survenus en France, dont 535 000 en métropole. L’année 2010 se situe donc dans la moyenne de ces dernières années, si l’on exclut l’épisode de canicule de 2003 et l’année suivante au cours de laquelle, par effet de rattrapage, un très faible nombre de décès avait été enregistré.
A noter que la mortalité diminue à tous les âges en 2010. Alors que la proportion de personnes âgées augmente, le nombre de décès reste encore relativement faible, très proche de son niveau d’il y a dix ans (541 000 décès en 2000). Si les risques de mortalité étaient restés à chaque âge ceux de l’année 2000, le nombre total de décès aurait été supérieur de 120 000 à celui effectivement observé en 2010.
L’espérance de vie à la naissance progresse de quatre mois en 2010, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. En 2008 et 2009, les gains d’espérance de vie avaient été très modérés et la forte hausse de l’année 2010 peut être considérée comme un rattrapage. Depuis quinze ans, toujours selon les spécialistes de l’Insee, l’espérance de vie progresse en effet très régulièrement, notamment pour les hommes, en dehors de quelques accidents dus aux aléas climatiques.
L’espérance de vie des Françaises (84,4 ans en 2009) reste largement supérieure à celle des Européennes (82,6 ans). Seules les Espagnoles peuvent espérer vivre aussi longtemps. Celle des hommes (77,7 ans en 2009) se situe également au-dessus de la moyenne européenne (76,7 ans en 2009) mais reste légèrement au-dessous de la moyenne de l’Europe des « 15 ». Au 1er janvier 2011, la population française dépasse pour la première fois les 65 millions d’habitants : 63,1 millions de personnes vivent en métropole et 1,9 million dans les départements d’outre-mer (DOM). C’est dix millions d’habitants de plus qu’en 1981, et vingt millions de plus qu’en 1958.
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270.000 retraités européens dans le Sahara ou SENIORLAND au Maroc ?
1.2.2011 par admin.

Des projets comme s’il en pleuvait, c’est la rançon du succès du Maroc qui invite chacun en ce sens par les appels du pied et des têtes vers les investisseurs étrangers.
Le pays avance et reste une terre où l’espace ne manque pas pour les années prochaines, et selon les annonces faites désormais, nous ne sommes plus dans des projets habituels, mais dans des villes nouvelles.
Nous avons abordé dernièrement le projet CHBIKA sur nos pages, qui sera certes un pôle central pour tout le développement de la région de Tantan, mais voilà que ce projet prévu sur 500/600 hectares, plus résidentiel et touristique, ferait office de petit village à côté de celui qu’engagerait la société Libra Capital Ltd real estate investment. 3850 hectares…! Consacrés aux dires de l’annonce à 270.000 seniors étrangers notamment. A la première lecture, l’on se demanderait même en souriant s’il s’agirait d’une info ou d’une intox. Les gros promoteurs étrangers de ces dernières années en immobilier ou sur le plan touristique feront maintenant figure de lilliputiens à côté de ce projet, même si certains se sont vite arrêtés dès septembre 2008 en retirant leurs billes malgré les annonces.
Le plus surprenant reste néanmoins le produit qui semble faire appel à une clientèle de seniors, ou de retraités. Certes, cette clientèle qui désire se poser au Maroc après une retraite méritée existe, et de plus en plus ; mais à ce niveau nous serions dans un SENIORLAND, voire demain dans des Principautés qui viendraient se greffer au Maroc, ces projets nécessitant à terme une organisation quasi municipale privée.
La région de Tantan, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est le Sahara marocain, une approche particulière à avoir. Si l’époque est loin désormais, où l’on mettait des mois avant d’y arriver en caravane de dromadaires, nous comprendrions néanmoins que ce projet vise un ensemble de services indispensables, allant de l’épicerie jusqu’à l’hôpital, afin déjà de rassurer les potentiels retraités de demain à y venir. Le seul bac à sable ne suffirait pas à remplir les journées. Attendons la suite, les choses bougent rapidement désormais, avant de savoir si oui ou non nous serions privés de désert.
Philippe DELESALLE. Legroupement-agadir.com
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Libra Capital va proposer aux seniors européens des maisons de retraite au Maroc

Morocco Riviera s’adresse aux retraités européens (photo Libra Capital) MAROC.
Le fonds britannique Libra Capital Ltd real estate investment s’installe au Maroc pour lancer son projet Morocco Riviera sur 3 850 hectares.
Se situant dans le sud du Maroc sur le littoral de Tan Tan, en face des Canaries, ce projet immobilier de 3 600 villas, 24 000 appartements et trois maisons de retraite médicalisées s’adresse aux seniors européens. 3 000 lits hôteliers en bord de mer avec une marina disposant de 700 anneaux, un port en eaux profondes et huit golfs permettront de développer également le tourisme.
Une zone industrielle de deux cent hectares, un centre culturel et sportif et un hôpital compléteront l’ensemble. Développé sur quinze ans, Morocco Riviera vise à terme, et en trois phases, la venue de 270 000 retraités européens. Les travaux devraient débuter en 2013.
Selon Libra Capital, ce projet permettra la création de 30 000 emplois directs et indirects qui s’appuieront sur un cycle de formation universitaire destiné aux jeunes de la région financé par le fonds. L’investissement initial est de 170 M€ pour un montant total de 5 mds€ avec des fonds en provenance de l’émirat d’Abu Dhabi et du sultanat d’Oman.
Frédéric Dubessy +
http://www.yabiladi.com/articles/details/4274/retraites-etrangers-maroc-troisieme-soleil.html
Retraités étrangers au Maroc : Troisième vie au soleil !
Une vieillesse dorée dans le grand sud marocain pour les Européens en maison de retraite médicalisée, pouponnée, luxuriante avec plages et sardines à volonté ! C’est ce que promet, après Orascom, le fond britannique Libra Capital Ltd. qui lance son projet Maroc Riviera.
La région de Tan Tan attire les investisseurs immobiliers étrangers. Rien de tel pour titiller les papilles des papies made in Europe après la mode des rallyes 4X4, riads et palmeraies. Les faits sont là, lors du dernier salon capital à Paris sur l’immobilier au Maroc (le SMAP), on a pu voir un certain nombre de témoignages de personnes âgées, alléchées par la perspective de s’installer au Maroc pour y finir avec élégance et raffinement, leurs vieux jours.Une véritable dynamique s’est mise en place autour de cette question cruciale car surtout inédite dans notre pays. Architectes, médecins et gouvernements se sont penchés sur la question, tant et si bien qu’aujourd’hui, on peut rencontrer des prévisions qui méritent réflexion. On attend 270 000 retraités sur le projet Libra Capital situé sur le littoral de Tan Tan en face des Iles Canaries, dont les travaux débuteront en 2013. C’est ce que révèle le site econostrum, qui annonce par ailleurs que la surface du projet Maroc Riviera devrait s’étendre sur 3850 hectares.Cette région du Maroc abrite déjà et en premier, le projet Oued Chbika, orchestré par Orascom et qui s’est lancé avec brio dans la création de la première ville écologique du Royaume - avec aussi un centre médicalisé pour retraités. Les fonds d’investissements étrangers lancent des appels d’offres sur le web pour l’acquisition de terrains; leurs études de faisabilité et de rentabilité étant très encourageantes.
Autre élément qui peut attirer les retraités vers le Maroc, et particulièrement en provenance de France : les avantages fiscaux accordés par le Royaume. L’impôt sur le revenu bénéficie d’un abattement, et l’ISF n’est pas intégré dans la convention fiscale franco-marocaine. Les retraités prenant résidence au Maroc ne le payent donc pas.
L’intérêt direct pour notre sol est avant tout un développement certain avec une véritable création d’emplois, un défi architectural, une remise à l’ordre du jour de notre légendaire hospitalité, la formation de jeunes diplômés aux fonctions nobles telles que s’occuper de ces personnes qui ont fait leurs preuves et qui méritent un vrai repos de guerrier garni de nos mets délicats et succulents.. Hammams, thé à la menthe et couscous le vendredi, le plat le plus apprécié en France.
Des maisons de retraite pour les Marocains ?
Dans notre société, au Maroc, la question est un peu plus sensible qu’en France. Une hadja qui ne chapeaute pas ses petits enfants au quotidien ? Les parents qui culpabilisent de ne pouvoir avoir les leurs chez eux mais qui ne se décident à franchir cette étape puisque la relation avec les aînés reste un point d’honneur. Point d’honneur qui parfois alourdit le schéma de la maison… Maris et femmes travaillent, la femme de ménage, s’il y a femme de ménage, tient la maison et mima reste seule avec son poste TV quand elle ne nécessite pas des soins quotidiens…
La résistance face à l’idée des maisons de retraite pour Marocains est forte. Les noircisseurs de tableau ont répondu : « Le jour où l’on va ouvrir la première maison de retraite au Maroc, notre société sera en voie de disparition. »Mais ne vit-on pas justement dans une société, non pas qui disparaît, mais qui change, qui évolue ? Est-ce que justement ma grand-mère n’aurait pas besoin d’un cadre médicalisé, de bavarder avec des gens de son âge, de ne plus suivre seule ses émissions TV ? Qu’une petite balade sur la plage couronnerait sa journée et que je lui rende visite quand je veux, qu’elle puisse séjourner chez moi à sa guise et que surtout je sois rassurée de la savoir entre de très bonnes mains. N’est-ce pas là un respect conforme à nos principes de base ?
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Le Karmous du Maghreb, ou le fruit du pauvre qui renferme de l’or !
10.11.2010 par admin.
Certains vont bien loin pour chercher l’or qui brille, alors qu’avec réflexion et science le temps révèle d’autres trésors, invisibles aux yeux des hommes depuis des siècles.

La fièvre de l’Argan, depuis des années, a transformé de nombreux Marocains et étrangers en chercheurs d’or liquide, mais mieux que ce produit, objet de toutes les spéculations et arnaques possibles, voilà le platine liquide qui arrive.
L’argan à 360 dhs le litre environ, si vous avez la chance de trouver un vendeur au comportement Halal, laissera rapidement sa place à l’huile de pépins de karmous. Nom local au Maroc de la figue de Barbarie qui clôture le bord des routes et des terrains agricoles. Le Karmous, proposé en saison par les petits vendeurs dans les rues des villes en échange d’une piécette, va se faire de plus en plus rare ou de plus en plus cher certainement. Abritant un liquide qui vaudrait déjà plus de 30.000 dhs le litre, il faudra bientôt clôturer de barbelés et de miradors les parcelles de terrain en campagne.
Si réellement cette huile extraite des pépins garantit la longévité de ses utilisateurs, cela devrait relancer le débat des retraites en occident comme au Maroc ! Mais au prix du litre, les cueilleurs ne seront pas les premiers bénéficiaires.
Souhaitons qu’ils ne nous trouvent pas une troisième huile miraculeuse prochainement, extraite des sardines ou des tomates ! Que resterait-il alors demain dans les tagines ?…
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Cosmétique : Le figuier de Barbarie sort-il de l’ombre de l’arganier ?
Pendant longtemps, le figuier de Barbarie était considéré comme un fléau, on mettait même tout en œuvre pour s’en débarrasser. Aujourd’hui, cette même plante fait rêver… L’huile de figues de Barbarie a des propriétés anti-age très puissantes – et elle se vend à un prix faramineux. Mais l’huile n’est pas le seul bienfait de ce cactus. Un congrès s’est penché sur cette planté cette semaine à Agadir.

Les propriétés diététiques et surtout médicinales et cosmétiques de l’huile d’argan marocaine ne sont plus un secret pour personne aujourd’hui. Mais un autre produit marocain est en train d’attirer l’attention du monde de la cosmétique : l’huile de pépins de figues de Barbarie. Cette huile est riche en vitamines et minéraux, ainsi qu’en actifs réputés pour leurs propriétés anti-oxydantes, agissant contre le vieillissement de la peau.
Elle est utilisée en crème de jour, après-soleil, dans les soins anti-rides et anti-vergetures. Hydratante, nourrissante et adoucissante, les pouvoirs de cette huile dépasseraient même ceux de l’huile d’argan. Le prix aussi. L’huile d’argan pure s’achète au prix fort. A titre indicatif, un flacon de 50 ml se vend à environ 18 euros, alors que l’huile de figues de Barbarie coûte presque 8 fois plus cher. 28 euros les 10 ml, ce qui ferait un prix au litre de … 2800 euros! De quoi faire rêver non seulement les consommateurs…
Mais pour le moment, au Maroc, la figue de Barbarie est avant tout un fruit de consommation bon marché, très riche en vitamine C et connu pour ses vertus contre la diarrhée. Un congrès s’est tenu cette semaine à Agadir pour mettre en lumière tous les bienfaits possibles que la culture de cette plante de la famille des cactus. C’est sous tutelle du ministère de l’Agriculture et en collaboration avec l’Association marocaine du développement de cactus que le réseau international CACTUSNET a organisé la 7ième édition du congrès. Du 17 au 22 octobre, plus de 300 experts étaient réunis pour débattre comment le Maroc peut bénéficier davantage de la culture du figuier de Barbarie.
Les possibilités sont multiples. Légume, alimentation animale, biocarburant, la plante peut également être un moyen efficace de lutte contre la désertification. Plantées en haies, les figuiers de Barbarie peuvent empêcher les sables du Sahara d’envahir les zones agricoles - une vertu à ne pas sous-estimer.
Mais la culture des figues de Barbarie n’est pas sans difficultés. Les plants sont très sensibles, notamment au froid et à différentes maladies. Selon l’Economiste du 22 octobre, près de 90% de la production périssent sur pied, « faute de logistique adéquate ». Pour développer cette filière agricole, il sera donc nécessaire de huiler davantage la chaîne de production.
Si aujourd’hui, la culture du figuier de Barbarie s’étend sur environ 110 000 hectares au Maroc, l’Afrique du Nord n’était pas toujours le terroir de ce cactus. A l’origine, le figuier de Barbarie ne poussait qu’au Mexique; il y figure d’ailleurs sur le drapeau national. De là, ce cactus a voyagé à travers le monde et aurait été introduit au Maroc il y a plus de quatre siècles. Et il a un bel avenir devant soi.
Salma Bakri & Frederic Schmachtel Yabiladi.com
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Maroc. “Les WC sont fermés de l’intérieur” depuis l’indépendance…!
1.11.2010 par admin.

“Madame Pipi s’est absentée, veuillez patienter et retenir votre patience dans vos besoins immédiats…”
Voilà ce que l’on pourrait lire sur le possible panneau en carton accroché aux grilles des dernières toilettes publiques au Maroc, avec humour. Le besoin serait pressant au Maroc de soulager quelques millions de personnes chaque jour qui se doivent de circuler pour participer à la vie collective. Et devoir se remplir la vessie en entrant dans un café, avant même de répondre au besoin naturel, ne semble pas d’une logique évidente pour beaucoup de gens ; de même que les propriétaires d’établissement ne désirent pas se substituer gratuitement aux municipalités, ni devoir assumer l’entretien des toilettes que beaucoup laissent, après passage, dans un état qui justifierait éventuellement l’absence de décision depuis près de 50 ans…

Visiter Casa ou d’autres villes est un plaisir, mais quand au détour d’une rue, d’une avenue, ou d’un passage de circulation, la brise du matin ou du soir vous soulève le cœur, venant vous rappeler l’absence prolongée de Madame Pipi, la problématique hygiénique se fait ressentir. Les soubassements des murs craignent davantage l’humidité jaunâtre du genre humain que celle de la pluie souvent plus rare qui, elle, servirait au moins de service de nettoyage gratuit, ce qui arrangerait les mairies.
La campagne trouverait certes plus d’avantages à cette absence de commodités. En effet, la nature recherchant l’engrais et, tant qu’à faire en cette époque qui encourage l’écologie et le retour au naturel 100%, le Maroc serait un exemple. Tenez, pourquoi ne pas récupérer ce trop-plein qui se vide dans les villes et produire des engrais naturels Made in Casa, Made in Marrakech ou Tanger, avec un nouveau label Bio…
Un projet ou programme, venant d’outre-mer, prévoyait des toilettes automatiques dernièrement en certaines villes ; elles sont plus qu’attendues désormais, notamment dans les villes touristiques comme Marrakech ou Agadir. S’engager pour quelques heures dans les souks de la place Jemaa El Fna sans ses précautions d’usage préalables est une aventure pour nombre de touristes. Sans parler, lorsqu’ils trouvent enfin un lieu d’aisance au détour d’une ruelle, d’une autre aventure liée au risque d’attraper une infection ou une autre, notamment celle d’une image qui reste gravée sur le dos du Maroc pendant des années et qui se transmet d’histoire en histoire. La communication du Maroc ne se résume pas aux affiches 4 par 3 ni aux films publicitaires ; elle se forge même plus après que les millions de touristes ont transmis leur réalité au retour.
Les responsables municipaux penseraient-ils que cette problématique d’hygiène ne serait qu’un détail dans le développement de leur ville et doivent-ils traverser la place en courant, plusieurs fois par jour, pour rejoindre le café de la Mairie ? Le besoin se fait de plus en plus ressentir sur tous les plans en ce début du 21ème siècle.
N’oublier pas le service en sortant. Merci…
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Infrastructure
A quand les toilettes publiques ?
La métropole ne dispose que de 6 WC publics dont quatre sont fermés.
Plus de 5 millions d’habitants vivent à Casablanca. La majorité des citoyens passent leur journée entière au centre-ville pour régler leurs papiers administratifs ou travailler. Chose qui n’est pas facile puisque la métropole manque de toilettes publiques et dispose seulement de 6 WC, dont quatre sont fermées.
Depuis quand ces toilettes publiques existent-elles ? Pourquoi certaines sont fermées et d’autres ouvertes ? Y aura-t-il un projet pour préserver l’environnement et l’esthétique de la capitale économique ? Saâd, un jeune étudiant de 22 ans est venu au centre-ville pour régler quelques papiers, après une journée entière, il a eu soudainement une envie pressante d’uriner, il décide de se diriger vers un café de la métropole, puisqu’ il n’a trouvé aucune toilette publique. Le gérant aux aguets lui oppose un niet catégorique : «il faut que tu consommes tout d’abord avant d’avoir accès aux toilettes». Le jeune homme lui répond « Monsieur, je n’ai pas d’argent pour consommer. S’il vous plait, je suis pressé ». Le gérant refuse. Saad quitte le café et se dirige vers un mur où il s’est soulagé. Face à ce comportement incivique qui démontre le manque de maturité, une question s’impose. Que faire en cas de besoins naturels pressants ? «D’habitude je vais dans les toilettes des grandes surfaces», signale Aicha, 30ans, fonctionnaire. «Je pars dans les toilettes publiques mais elles sont sales», dixit Ahmed, 42 ans, professeur.Il faut remarquer que depuis l’indépendance du Maroc, aucune nouvelle toilette publique n’a été construite, et de jour en jour on assiste à la disparition et la fermeture de celles existantes à Casablanca. Parmi les toilettes publiques ouvertes, on trouve celle qui se trouve près du marché central. Située à proximité des ruines de l’hôtel Lincoln, elle se trouve dans un état lamentable puisque l’eau qui coule du lavabo finit par être récupérée dans un seau. Les égouts sont dégoûtants et les urinoirs sont sales et rouillés. Ce WC payant est tarifiée à deux dirhams. Pour un Casablancais, le secteur des toilettes publiques représente le dernier des soucis des élus locaux. Les autorités municipales et régionales préfèrent s’investir dans des projets jugés plus rentables: voirie, éclairage public, réfection des trottoirs, signalisation verticale, horizontale, latérale… Même l’assainissement et la collecte des ordures ménagères qui constituent des priorités, auxquels il faut ajouter les transports publics, ne font pas partie de leurs priorités. Raison pour laquelle l’Etat a préféré les inciter à déléguer ces secteurs à des compagnies privées étrangères.Selon Ahmed Brija, premier vice président du conseil de la ville, certains élus locaux pensent que les toilettes publiques ne font pas partie des priorités de la métropole, puisque cette dernière souffre du problème de l’infrastructure, des bidonvilles. « J’espère qu’en 2011, on trouvera une solution pour ouvrir de nouvelles toilettes publiques », explique le 1er vice président du conseil de la ville.
L’agence urbaine est un organisme de planification qui ne s’occupe pas des petits détails qui demeurent du ressort des communes et de leur tutelle. Néanmoins, la question a été soulevée dans le cadre de l’implantation d’un mobilier urbain adapté à la ville de Casablanca incluant bien évidemment les toilettes publiques. Malheureusement, les conflits de compétences et les sensibilités régnantes font blocage à des initiatives émanant de l’Agence urbaine.
Pourtant tout le monde a tout à gagner, le citoyen en premier et notamment la femme qui ne sera plus obligée de pénétrer dans les cafés pour se soulager. La ville devra faire bonne œuvre de s’intéresser aux moindres besoins de ses citoyens en préservant en même temps ses espaces publics et ses lieux culturels et touristiques. Ainsi, le touriste qui pourra déambuler tranquillement en ville sans se soucier de se voir rentrer d’urgence à l’hôtel pour se soulager, l’image de Casablanca ternie par ce genre de comportements et l’image du pays qui en pâtit également.
Négligence
Les principaux responsables de cette négligence demeurent bien évidemment les élus locaux qui détiennent les pouvoirs de police administrative et qui ne font aucun effort pour ‘’soulager” les citoyens par l’implantation des toilettes publiques un peu partout dans les villes sous leur autorité comme c’est le cas dans les grandes cités urbaines partout dans le monde. Ils rechignent à actionner les dispositions réglementaires et environnementales pour sanctionner les délinquants. Alors comment faire pour redresser la situation ? Porter le débat sur la place publique afin de sensibiliser les citoyens à l’un de leurs droits les plus élémentaires en mettant à contribution les associations de quartier entre autres. Revoir le dispositif de police administrative sous ses aspects incitatif et répressif pour décourager les mauvais citoyens à abandonner ce genre de pratiques tout en leur offrant des espaces de toilettes proches, propres et à prix symbolique, et inciter les élus à intégrer la dimension toilettes dans leur programme d’investissement.Ce programme peut concerner aussi bien la réhabilitation des anciens lieux d’aisance considérés comme faisant partie du patrimoine urbain de la ville au même titre que les édifices art déco du centre et sensibiliser à cet effet ”Casa mémoire”, que la construction de nouveaux édifices en mettant à contribution les architectes de la place dans un élan de solidarité urbaine.
Une autre solution consiste à importer du mobilier urbain d’aisance de l’extérieur et là on revient à la question de savoir s’il faut confier notre hygiène intime à des sociétés étrangères comme c’est le cas pour les déchets urbains.
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