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Archive de la catégorie Religion
Produit bancaire Islamique ou argent Halal ?
13.4.2011 par admin.
Rendre halal ce qui fondamentalement ne l’est pas, dans un système où l’argent appelle l’argent sur le principe de l’usure, ne semble pas échapper aux Marocains qui ne suivent pas en masse les produits bancaires dits islamiques.
“Jamais deux sans trois”, dit le proverbe. Voilà donc les banques qui réitèrent l’offre par un produit nouveau nommé “SUKUK”.
Mais, si les clients ne se jettent pas sur ces produits présentés comme “propres” au regard des approches plus profondes spirituelles, pourquoi se jettent-ils dans la bancarisation classique au quotidien qui, elle, ne cherche en rien à cacher le principe de l’usure ? Paradoxe qui soulève des questions, pas seulement au Maroc. Car en fin de compte ces produits dits islamiques devraient être réclamés par tous aux portes des banques, et même par de nombreux étrangers occidentaux qui dénoncent, eux aussi et de plus en plus, les abus de leurs banques et du système international boursier qui les plument de plus en plus, les interrogeant même sur la limite entre l’usure et le vol direct, limite plus que dépassée…
Entre théorie, taux d’intérêt, plus-value, frais, le verbe fonctionne bien afin de tenter d’échapper au terme d’usurier qui colle à l’argent via les banques et les prêteurs d’argent en général.

Peut-on imaginer ce que serait le monde dans son fonctionnement à ce jour, si depuis 14 siècles la notion d’intérêt financier sur l’argent, soit l’usure dénoncée par le plus haut personnage spirituel de l’Islam, avait été scrupuleusement suivie ?
S’il en fut ainsi un temps, l’orient aurait été certainement la région qui aurait eu le pouvoir sur le monde, en prouvant qu’en aidant les siens, au lieu de les exploiter, un groupe d’hommes, puis une ville, puis une région, puis un Etat pouvaient être, par l’ensemble de ses hommes, le phare du monde. Serait-il trop tard pour autant ? L’Esprit, au sens spirituel, reste présent pour demain… si l’homme le veut vraiment.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Nouveau produit islamique : Echec annoncé?
Bank-Al-Maghrib est en pourparler avec le groupe professionnel des banques du Maroc pour l’introduction sur le marché d’un nouveau produit islamique dit « sukuk ». Jusqu’ici les produits islamiques n’avaient pas connu un grand succès au Maroc, qu’en sera-t-il des sukuk ?
La banque centrale marocaine négocie actuellement avec le Groupe Professionnel des Banques du Maroc (GPBM) sur la réglementation qui permettrait l’émission d’obligations islamiques appelées « sukuk », a déclaré à Reuters, mardi 29 mars, le gouverneur de Bank-Al-Maghrib (BAM), Abdellatif Jouahri.
Depuis 2007, la BAM permet à certaines banques de proposer des produits financiers islamiques à leurs clients mais elles ne délivrent pas de licences à des institutions islamiques à part entière. L’encourt des produits islamiques a atteint les 900 millions de dirhams fin 2010, a communiqué la BAM
Plusieurs acteurs économiques, à l’instar de Norfadelizan bin Abdul Rahman, vice-président des marchés islamiques de la bourse malaisienne, soutiennent que la finance islamique pourrait avoir un grand succès au Maroc. Il « estime que le Maroc, de par son positionnement, sa stabilité et le degré de développement de ses activités financières, peut devenir un acteur majeur de la finance islamique dans la région », rapporte HalalMagazine. Un engouement qui atteint l’occident. En février 2011 s’est tenu, en France, le Forum de la finance islamique. Au Maroc, pourtant, depuis le lancement de ce mode de finance alternatif, les premiers résultats semblent montrer le contraire.
… trois au départ, un seul reste sur le marché
A leur lancement sur le marché marocain, les produits islamiques étaient au nombre de trois. Le premier, « Ijara », est assimilé au crédit-bail (crédit permettant l’acquisition d’un bien en échange de redevances) et peut s’appliquer aussi bien aux équipements qu’à l’immobilier. Le deuxième, Musharaka, adopte les mêmes règles que le capital investissement (un investisseur entre au capital de sociétés qui ont besoin de capitaux propres). La Mourabaha, quant à elle, concerne principalement le financement des biens immobiliers. Un seul a retenu l’intérêt : la Mourabaha. Il s’agit d’un contrat de vente où la banque achète un bien à un certain prix et son client la rembourse progressivement à un prix supérieur. Il ne s’agit pas, théoriquement, d’un taux d’intérêt mais du prix du bien augmenté de sa plus-value acquise pendant le temps du remboursement. Selon ses auteurs, elle répond aux exigences et préceptes de l’islam. Quelques rares entreprises en tirent profit. Dar Assafaa, société spécialisée dans la commercialisation des produits alternatifs et filiale d’Attijariwafa bank, offre la Mourabaha. Elle est le seul produit islamique proposé à ses clients. « Nous avons commencé en juillet 2010 et le produit marche bien », indique Ali Boufaf, commercial.
L’échec des banques
Si la Mourabaha a du succès au sein des sociétés spécialisées en matière de finance islamique, il n’en va pas de même pour les banques. Offrant généralement des produits bancaires classiques, les banques qui se sont lancées en parallèle dans la commercialisation des produits islamiques n’ont pas eu de succès. Lancés entre 2007 et 2008 ces produits ont été abandonnés depuis. Attijariwafa Bank, la BMCE ou encore la Banque populaire ont essayé de vendre ces produits, avant de créer des sociétés spécialisées afin de gagner la part de marché constituées des Marocains désireux de financer leurs projets tout en respectant la chariaâ. Cependant, le concept est critiqué.
Plusieurs musulmans et professionnels de la finance soutiennent que la finance islamique n’est pas ce qu’elle prétend être. Les formules dites islamiques ne seraient que des produits classiques déguisés. Comment une économie arriverait-elle à se développer sans réaliser des bénéfices ? Quel serait le bénéfice d’une entreprise proposant des emprunts si ce n’est pas l’intérêt ?
Ristel Edimo. Yabiladi.com
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Fête de l’Aïd El Kébir 1481. Jour J au Maroc
17.11.2010 par admin.
Bonne fête de l’Aïd à tous, ou bonne fête du mouton, comme beaucoup l’auraient rebaptisée. Le mouton, qui reste le principal objet de ce jour et qui volerait la première ligne au fondement spirituel, au même titre que la dinde de Noël sous d’autres étoiles. Fête des commerçants, une fois de plus ; après le Ramadan, l’Aïd est une période faste pour eux, période où les prix grimpent lors des semaines qui précèdent ces périodes annuelles. Mais les années passent et la tradition, si elle ne s’oublie pas, deviendrait une problématique pour beaucoup.

Les générations plus jeunes, en ville, se voient mal assurer la journée dans leur immeuble de Casablanca, pendant que d’autres ne peuvent que se saigner pour payer le mouton, afin de garder l’image devant les gens. Bref, l’image du mouton cache souvent des concurrences de personnalités dans de nombreuses familles dont certaines, depuis des années, se doivent de recourir au crédit des banques, pour ne pas perdre la face. Un goût de brochette qui perdure ensuite une année sur le relevé bancaire. Un mouton sur pied, entre 3000 et 4000 dhs l’unité, n’est pas un mince sacrifice pour certains, quand cela représente, plus ou moins, la moyenne nationale des salaires, donc souvent plus que le revenu mensuel pour une part de la population.
Un mouton qui, en perdant la tête, sa laine et ses parties non comestibles, laisse une ration qui revient plus cher que le kilo habituellement acheté le reste de l’année dans les boucheries et les grandes surfaces. Beaucoup de gens, dans la discrétion, se suffiront d’une poule et d’un tagine habituels et, dans la sagesse de la journée, se tourneront alors vers la méditation, fondement plus spirituel que traditionnel, pour une réflexion qui leur évitera de se plaindre d’eux-mêmes les jours suivants. Tradition ou obligation, tous ne suivent pas le chant des habitudes formalistes, préférant la profondeur de leur esprit en ce jour.
Que ce jour de fête le soit néanmoins, avec ou sans os, à chacun selon son approche, sans oublier que le mouton, s’il reste au menu, se doit de nourrir l’autre, le petit, le faible, le frère sans le sou, et non de finir dans le congélateur.
Philippe DELESALLE
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Aïd El Kebir: Jour J-1
L’embarras du choix
Cette année, l’Aïd sera célébrée le mercredi 17 novembre au Maroc et dans d’autres pays musulmans. A 24 heures de la fête, nous avons fait une tournée dans des points de vente de haouli de Casablanca. L’effervescence est palpable même si certains consommateurs n’ont toujours pas fait leur choix. Reportage. À quelques heures de la célébration de l’Aïd El Kebir, moment où la consommation de viande augmente sensiblement, l’effervescence monte. Haouli, charbon, épices, fourneaux, rémouleurs… Le pays est en fête et cela se voit et se sent à des kilomètres à la ronde.
De Chiadma à Dar el Beida

Au quartier Hay Hassani, tous les 100m on retrouve un site de vente de moutons. Chaque année, Saïd, éleveur de profession, quitte son Chiadma natal pour écouler à Casablanca son bétail tout droit importé de cette petite localité.Ce travail, il le fait depuis plus de 20 ans et selon lui, il ne sait faire “que ça”. À 48 heures de la fête, les clients étaient encore hésitants, venant surtout pour tâter le terrain. “Depuis cinq jours que j’ai installé mes bêtes, il n’y a pas grand monde qui achète. Les clients regardent et marchandent beaucoup plus que l’an dernier et pourtant, j’ai revu mes prix à la baisse; chez moi, les moutons varient entre 2.300 et 2.800 DH”, confie Saïd. À quelques pas de Saïd, c’est Mokhtar, originaire de Sidi Mokhtar, dans la province de Chichaoua qui officie. Contrairement à Saïd qui vend à même la chaussée, Mokhtar loue le même garage depuis des années, dix jours avant l’Aïd. À 100 ou 200 DH près, les prix sont les mêmes et pas grand monde qui se bouscule au “portail”.
Beldi oulla Sardi
Hay Hassani toujours, notre ronde nous emmène cette fois-ci, dans un site agréé par l’État. Il s’agit de l’un des quatre points de vente installés par la chaîne de distribution Marjane. Notons que Metro également a adopté ce système de vente. La différence avec les autres sites dits “traditionnels”? C’est qu’ici, “la viande est vendue au kilo (ndlr: 46 ou 42 DH le kilo selon que le mouton soit Sardi ou Beldi) alors qu’à l’extérieur, on marchande par tête de mouton”, explique Mohamed Rizq, responsable du site d’opération Marjane de Hay Hassani. “L’autre différence, c’est que nous sommes en mesure de garantir aux consommateurs, une bonne qualité de viande parce nous avons un engagement avec les mêmes fournisseurs tout au long de l’année ce qui nous permet d’avoir une traçabilité de l’animal, de sa naissance à sa mise sur le marché en passant par son élevage”.Mohamed Rizq, responsable du site d’opération Marjane de Hay Hassani.
D’ailleurs, Saoud un père de famille que nous avons rencontré sur place, nous confie que c’est dans ce genre de site qu’il a toujours préféré acheter sa viande. “Je ne suis pas un fin connaisseur dans ce domaine alors, j’achète toujours sur les sites de Marjane car ici, cela me revient moins cher dans la mesure où la viande est vendue au kilo et comme cela, je ne risque pas de me faire arnaquer”, soutient-il.Saoud qui avoue d’ailleurs ne pas consommer de viande de mouton; s’il l’achète, “c’est pour faire plaisir à ses enfants”, lâche t-il.Par contre, Oum Douâa une mère de famille que nous avons interceptée au marché de Sidi Abderrahmane, tient à ses souks traditionnels. “Je ne prends jamais ceux de Marjane ou de Métro. Pour moi, l’Aïd est une fête traditionnelle et je perpétue les traditions de mes parents que je vais moi-même transmettre à mes enfants. Je viens, je regarde et lorsqu’une bête me plaît, je commence à marchander. C’est là tout le charme de cette fête”, clame t-elle.
Une fête charmante certes mais à quel prix pour les poches, la santé et l’environnement!
Voici en encadré, quelques recommandations annuelles, de l’Association marocaine de protection et d’orientation du consommateur.
Préserver votre environnement
La fête de l’Aïd-El-Kébir a la particularité de générer des déchets provenant du contenu stomacal des ovins, des parties non consommables du mouton, de l’échaudage de la tête, des pattes et de la peau. Pour éviter des “catastrophes”, il est nécessaire de: Encadrer les “échaudeurs” d’un jour qui s’installent dans les rues en exigeant d’eux le nettoyage sur place de l’espace public occupé. Préférer les fours et hammams qui ont l’habitude de procéder à cette opération. Mettre le contenu stomacal dans des sachets de plastique avant de l’enfermer dans les poubelles. Si vous gardez la peau du mouton salez-la et exposez-la au soleil.
Reste que la meilleure façon de faire est d’égorger son mouton dans un abattoir.
Conserver votre viande
Laisser la carcasse suspendue dans un endroit protégé jusqu’au lendemain, pour que la phase de maturation des viandes s’installe, et commencer la découpe à l’aide d’un matériel propre et bien désinfecté.
Les morceaux doivent être conditionnés dans des films en plastique alimentaire ou dans du papier aluminium.
Congeler dans le congélateur domestique pour une conservation moyenne d’un mois (congélateur à une étoile), six mois pour un congélateur de deux étoiles et une année pour les trois étoiles (température à -18°C).
Les techniques traditionnelles de conservation (guedide, khlii, mrozia, etc.) nécessitent des règles élémentaires d’hygiène et des techniques prouvées de préparation.
www.ampoc.net Ana Lopes et Reda Samie
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Halal ou Haram ou économie prioritaire ? Le possible et l’impossible ou l’épreuve de beaucoup…
11.10.2010 par admin.
Le Halal est de plus en plus présent en Europe selon une volonté économique. Une certaine hypocrisie des industriels plus qu’une ouverture vers les autres. Si le vrai ou faux label Halal fait couler beaucoup d’encre, il semble même prendre de l’ampleur sur des produits ou des services qui en rien ne seraient d’ailleurs concernés au regard des textes bien plus sages.

Mais au regard des textes, si le label Halal est bien exhibé selon les intérêts de chacun, peu abordent le label Haram qui s’installe sournoisement, au point que personne ne le voit entre les tampons du Halal. Car en fin de compte tout devrait être dans la recherche du Halal et que le sujet soit ainsi clos.
Ce serait sans compter sur la faiblesse des hommes qui se jouent des principes et des obligations, quand le jour de la paie se présente. Soit lors de chaque affaire commerciale au quotidien. La conscience ne sort qu’à certaines heures et occasions de façade.
Qui se soucie hors de son assiette et de quelques produits si ce qu’il engendre au quotidien est Halal ou Haram ? Qui se pose la question de savoir si son travail est Halal ou Haram ? Le banquier, ou le trader qui ferme son écran de chiffres à 14h le vendredi avant de rejoindre la mosquée, pense-t-il que l’usure, base de son métier et de ses revenus, soit vraiment Halal ? Le promoteur, qui sans limite augmente ses marges, se pose-t-il la question de savoir s’il vend encore vraiment ou s’il vole ses frères de manière Halal ou Haram ? Quand tout augmente avant et pendant le Ramadan, est-ce la faute à une demande qui baisse ou au Haram qui augmente ?
La réalité ne dépasserait-elle pas la fiction ?
Où se trouve la petite maison ou le pays du Halal ?
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Société
Halal : Jilali et la petite boucherie dans la prairie
Suite à l’affaire du faux-halal en France, révélée par le magazine CB News, Bouchta Jebli nous raconte l’histoire-fiction d’un boucher halal illustrant ainsi la tromperie vécue par les musulmans de France. Avec une bonne dose de cupidité, la réalité dépasse la fiction.

C’est l’histoire de Jilali Marga, plus connu sous le sobriquet Jilali Ingals tellement il ressemblait à Charles. Arrivé en France en 1972, les seuls mots qu’il connaissait étaient « oui » et « non ». En même temps c’était plus que suffisant pour son patron qui n’avait besoin d’entendre que le oui. C’est ce même patron qui lui apprit un troisième mot : « m’sieur ». Voilà qui fera taire Arlette Laguiller qui ne voit dans les patrons que des exploitants capitalistes sans conscience, ni humanité. Ainsi Jilali savait dire « Oui M’siou ». A l’époque, le problème numéro un pour ces Marocains et plus largement les Maghrébins fraîchement arrivés en France, c’était la nourriture halal. Pas de boucheries musulmanes, pas de rayon spécial dans les magasins. Le seul moyen pour manger de la viande halal, était de se faire justice soit même. Un couteau bien affûté, une ferme un peu isolée, des moutons bien engraissés, et l’affaire était emballée. A l’époque comme aujourd’hui, nul besoin de baignoire, contrairement à la légende urbaine véhiculée par un ex-candidat président qu’on préférerait aujourd’hui qualifier de futur ex-président.
La petite boucherie de Mantes la Jolie
La vague de regroupement familiale initiée dans les années 70 avait amplifié le besoin de viande halal pour les familles musulmanes. Il fallait bien nourrir toute cette marmaille. C’est à partir de ce moment que Jilali eut l’idée du siècle : ouvrir une boucherie halal à Mantes-la-Jolie en région parisienne. Dans cette ville à forte concentration en Marocains, le succès fut immédiat. Jilali roulait sur l’or, il était devenu le Rockefeller du quartier du Val Fourré. Il était le seul à avoir acheté une Peugeot 504 toute neuve en 1978.Pour gagner plus, Jilali refusait de travailler plus. Non, ce qu’il voulait c’était l’argent facile. Pour ce faire, il avait trouvé deux astuces. La première le pèlerinage à la Mecque. En ajoutant le préfixe Haj à son prénom, Jilali avait énormément gagné en respectabilité.
Vendre de la viande halal quand on est Haj, c’est comme vendre des pneus quand on ressemble à un bibendum.
Ainsi, le chiffre d’affaire avait doublé en l’espace de quelques mois grâce à ce petit artifice.
Merguez au halouf : Marque déposée
Deuxième technique pour gagner plus, en arnaquant plus, s’approvisionner des restes du Marché de Rungis, chez Brice l’auvergnat. Oui car quand on s’appelle Haj Jilali, on n’a plus besoin de prouver le caractère halal de sa viande. Ainsi les merguez de Jilali connues dans toute la région, jusqu’au Mureaux et même jusqu’à Trappes, étaient constituées des restes qui n’avaient pas trouvé preneur. Donc, les clients de Jilali se délectaient de merguez contenant quelques traces de cochon dans la composition. Dommage qu’il n’ait pas déposé son invention : merguez au porc, c’est une recette originale.
Tout ce petit business ne provoquait aucun remords chez Jilali. Pourquoi donc en avoir alors que ses collègues bouchers halals, qu’il côtoyait à Rungis, avaient les mêmes pratiques. Pire, ceux qui étaient censés valider la conformité de la viande au rite musulman, étaient eux-mêmes peu regardant.
Ainsi le certificateur de « La Mosquée de Pastis » (il n’y a pas de faute de frappe, c’est une mosquée sise dans la ville baptisée Ricard) venait régulièrement contrôler la conformité de la boucherie halal de Jilali. Mais avec ses lunettes en fonds de bouteilles, il n’y voyait pas plus clair que Mary Ingals. Il certifiait tout, même la compta de Jilali était devenu halal. Pourtant cela n’avait pas empêché le fisc de sanctionner notre ami boucher, par un douloureux redressement fiscal. Il en était même devenu sourd d’une oreille.
“CB News m’a tueR
“Mais ce petit accro n’avait pas entamé le train de vie dispendieux de Jilali. La clientèle continuait d’affluer, l’argent rentrait, et la viande halal (ou pas) était livrée. .. Jusqu’au jour où les doutes sur la filière du halal se firent de plus en plus pressant. Des reportages à la télévision et des dossiers dans les journaux avaient semé la suspicion chez les musulmans de France. Résultat, le chiffre d’affaire de la boucherie chuta de 60%. C’est à ce moment que Haj Jilali a décida de prendre une retraite méritée et de se consacrer à la prière, et au jeu de carte avec les copains retraités. C’est un jeune Haj qui était le meilleur candidat pour la reprise de la boucherie. Haj Karim, 38 ans, avait fait l’offre la plus intéressante à Haj Jilali : 50 000€ pour le fond de commerce, payé en liquide. Une aubaine pour Haj Jilali qui pourra ainsi dissimuler une partie de cet argent au fisc. Tout était conclu et la cession avait été effectuée. Une semaine plus tard, Haj Jilali se rendit à sa banque pour déposer l’argent. Et là surprise quand son banquier lui annonça : « Monsieur Marga, vos 50 000€ sont faux. Il n’y a que des billets falsifiés. » Le choc, le drame, Haj Jilali était devenu rose comme du jambon de Parme. Sans un mot, il retourna chez lui le regard vitreux tel un zombie. Le soir, sa femme retrouva l’ex-boucher la corde au cou, accroché à la charpente tel un vulgaire mouton.
Moralité de l’histoire : Quand notre vie est construite sur du haram, mieux vaut éviter de vendre du halal.
Jilali avait aussi transmis la fibre du commerce à ses enfants. Ghita sa fille s’était lancée dans le secteur de la cosmétique halal. Sa marque qu’elle avait tout simplement baptisée Marga Ghita, se vantait de ne pas avoir de graisse animale dans sa composition. Par contre, elle n’était pas allée au bout de son délire, puisque ses produits contenaient tout de même de l’alcool. En plus du concept quelque peu suspect de maquillage halal, on peut s’étonner qu’une cliente puisse acheter un maquillage portant le nom d’une pizza.
« Bonjour, je souhaiterais prendre un rouge à lèvre Margarita, du fond de teint Calzone, du vernis à ongle Campione et bien sur votre fameux fard à joue Quatro Frommaggi. »
Evidemment, son business n’a jamais décollé. Elle est décédée le 30 Février 2008, à bord d’un avion qui réussira à décoller, mais jamais à atterrir.
Bouchta Jebli
Yabiladi.com
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Crise + Ramadan = le grand point d’interrogation du secteur du tourisme au Maroc…
13.7.2010 par admin.

Voilà deux années que les professionnels du tourisme nous parlaient avec une certaine inquiétude de la période du Ramadan, qui arrivera pour les prochaines années en pleine saison estivale. Nous voilà au point de rendez-vous à l’heure et il ne semble pas que les solutions ni les propositions soient arrivées pour autant afin de réduire ce qui risque bien de se passer cette année et les prochaines. Principe de précaution ignoré ou simple calcul préalable non abordé par les gestionnaires du secteur, le bilan tombera donc en septembre prochain.
Certains prévoient déjà moitié moins, mais sur une base qui serait déjà plus que moindre depuis la crise, que devrait-il en rester, sans parler du comportement attentiste de nombreux en ce secteur misant sur la roue de secours MRE… catégorie fortement appréciée et encadrée, pensant que ce serait la réponse à de nombreux maux économiques après les visiteurs ou investisseurs étrangers… Faut-il s’installer devant sa porte d’hôtel chaque matin, le journal en main et son petit café pour attirer le client et remplir ses chambres en se basant uniquement sur un Inch’Allah en conclusion ?
Mais qui attendrait qui dans le secteur touristique pour les prochaines années ? Les hôteliers ou les clients ?
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Économie
Les hôteliers et les voyagistes s’attendent à un été morose à cause de Ramadan
Certains professionnels s’attendent à une baisse de 50% de leurs activités.
Les agences de voyages n’ont pas anticipé et proposent les mêmes offres que les années passées.
Ni l’Omra ni les Marocains résidents à l’étranger (MRE) ne pourront sauver la saison.
Les professionnels du tourisme s’attendent à une saison estivale mitigée en raison de Ramadan. Beaucoup de voyagistes s’accordent à estimer que leur activité durant la saison estivale baissera de l’ordre de 50%.
«Les rares demandes que nous recevons pour des réservations pour la période de l’après-Ramadan émanent de personnes seules ou de couples sans enfants, qui sont souvent des fonctionnaires», déclare un agent de voyages à Marrakech. En effet, pour les salariés du secteur privé, il est difficile de prendre ses congés en septembre qui est considéré par les entreprises comme une période de reprise de l’activité, sans oublier que la rentrée des classes a lieu durant ce mois.
Le même constat est dressé par Mustapha Boucetta, président du CRT de Tanger, qui estime que la saison sera mauvaise, même si les hôtels sont surbookés en juillet. En effet, beaucoup de ceux qui veulent profiter d’un repos en compagnie de leur famille ont avancé leur congé, quand ils en ont la possibilité.
A Agadir, par exemple, qui est comme on le sait l’une des destinations préférées des nationaux durant la saison estivale, il est difficile de trouver des chambres pour le mois de juillet. La ruée vers cette ville est davantage encouragée par l’ouverture de l’autoroute, gratuite de surcroît durant un mois. Résultat : les prix flambent dans les hôtels classés qui savent qu’ils vivront un mois d’août très morose.
Pour sauver les meubles, les hôteliers de Tanger sont en train de réfléchir à des formules Ramadan destinées aux nationaux avec des prix «défiant toute concurrence», c’est-à-dire, précise sans grande conviction M. Boucetta, des packages en pension complète avec le prix de la chambre symbolique.
Une offre inadaptée pour les voyages à l’étranger
Quant aux agences, on aurait pu s’attendre à les voir réagir aussi en proposant des packages pour le mois de juillet. Or, étrangement, il n’en est rien. Les produits proposés sont pratiquement les mêmes que pour les autres années. Mais quand bien même elles auraient pris cette initiative, analyse un spécialiste, les agences auront du mal à y répondre parce que, généralement, elles ne réservent pas beaucoup de places auprès des compagnies aériennes et des hôtels, de peur de ne pouvoir les vendre. Il est quand même curieux que ces professionnels n’aient pas fait preuve d’anticipation. Ils savaient tous, depuis des années, que Ramadan coïncidera avec l’été durant les premières années de la décennie 2010.
L’Omra de Ramadan ne s’annonce pas non plus fructueuse. D’ailleurs, il est constaté que la demande avait baissé l’année dernière. Cette évolution est expliquée par un voyagiste par la chaleur qui sévit dans les Lieux saints durant l’été. «La moyenne d’âge des Marocains qui accomplissent le hadj et l’Omra est supérieure à 60 ans, une population qui ne peut pas supporter de vivre à 40 degrés à l’ombre», explique-t-il.
Pour les voyagistes marocains qui font du réceptif, il apparaît également que les réservations ne sont pas au rendez-vous. Certes, le Maroc est parmi les destinations qui recueillent le plus d’intentions de voyages chez les Français qui constituent la plus grande partie des visiteurs qu’accueille le Maroc. Mais la crise est passée par là, et il semble que ces clients préféreront rester dans l’Hexagone. Selon un spécialiste du réceptif, c’est surtout Ramadan que redoutent les touristes étrangers.
Il est temps, pensent certains voyagistes, que le Maroc communique intelligemment pour attirer les touristes y compris durant le mois de Ramadan, surtout que dans les quatre ou cinq ans à venir, le phénomène va se répéter. L’on sait que l’Office national marocain du tourisme (ONMT) vient de lancer une étude pour se pencher sur la question, mais, pour la saison actuelle, il ne faut pas espérer grand-chose en termes de communication sur ce plan.
Enfin, les MRE (Marocains Résidents à l’Etranger) ne peuvent pas sauver la saison estivale. Ceux parmi les MRE qui passent Ramadan au Maroc sont ceux de l’ancienne génération, que le mois sacré soit en été ou en hiver. Les plus jeunes ont un comportement d’un touriste normal. Autant dire que cette année, la saison estivale s’annonce plutôt avec de la grisaille ! M.M
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Le prosélytisme a des frontières que l’esprit ne rencontre jamais…
26.3.2010 par admin.

Vous avez tous entendu parler depuis quelques semaines de mouvements évangélisateurs refoulés hors des frontières du Maroc, les titres en ce sens sur les unes des magazines actuellement dans les kiosques du Maroc ne manquent pas de gros caractères pour traiter ce sujet.
Le sujet est plus souvent traité en occident au regard de quelques extrêmes musulmans qui tentent le recrutement quitte à desservir les bonnes intentions de la très grande partie des croyants et de la juste image de l’Islam à comprendre spirituellement et intérieurement. Les méthodes des évangélistes, mouvements divers souvent dirigés depuis les USA, sont moins bruyants, et c’est justement en s’appuyant sur le spirituel qu’ils progressent partout dans le monde. Les grands voyageurs les auront certainement croisés dans de nombreux pays du globe, tels des missionnaires se retrouvant parfois dans les endroits les plus oubliés de tous ou les plus reculés, comme dans toutes les petites îles de nos immenses océans. Il n’est pas rare de voir en certains villages de moins de 3000 habitants quatre ou cinq églises ou temples évangéliques différents…
Tels les missionnaires qui hier apportaient d’abord un dispensaire, une école, pour apporter en parallèle une église, les méthodes ne changent guère d’un prosélyte à un autre. Ce n’est pas tant le service bienfaiteur apporté qui fait réagir mais la finalité, sachant que maintenant de nombreux croyants ou sectes s’immiscent de même dans tous les arcanes d’une société pour avec le temps tenter de s’emparer de pouvoirs divers, les pays occidentaux le savent bien depuis un bon moment.
En fin de compte ce qui fait peur aux uns et aux autres, c’est bien la symbolique religieuse, l’aspect cultuel, qui risquent avec le temps de se transformer en culture plus que le message humaniste de fond qui rassemblerait certainement plus les hommes à se découvrir, comme à lire le Livre du voisin, pour s’apercevoir que le commun et l’universel s’y trouvent toujours.

Le prosélytisme est-il le meilleur moyen, d’où qu’il vienne, pour ouvrir les esprits et en faire doucement des vrais frères au-delà de toutes les frontières ? En occident comme en orient, la question reste unique.
——————————————–http://www.courrierinternational.com/breve/2010/03/18/l-implantation-des-mouvements-evangeliques
L’implantation des mouvements évangéliques

L’expulsion d’un groupe d’évangélistes américains, responsables d’un orphelinat de la région d’Ifrane (centre du pays), fait couler beaucoup d’encre au Maroc, où “le phénomène évangélique est en train de prendre des dimensions préoccupantes”. Selon les services de sécurité, qui ont mis en place une veille sur la question, on dénombre 202 missionnaires de nationalité américaine, anglaise et française “exerçant le prosélytisme évangéliste”. Le quotidien Aujourd’hui le Maroc révèle que 363 Marocains se seraient convertis au christianisme en 2009.
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http://www.aujourdhui.ma/couverture-details74664.html
Les services de sécurité ont détecté 36 cellules actives d’évangélisation
Les services de sécurité affirment que 202 missionnaires exercent actuellement le prosélytisme évangéliste au Maroc à travers 36 cellules.
L’expulsion, la semaine dernière, d’un groupe d’évangélistes étrangers qui s’activaient à Ain Leuh est un message fort du gouvernement marocain quant à sa volonté ferme de lutter contre toutes les tentatives d’atteinte aux valeurs morales et religieuses du Royaume. Une fermeté qui n’exclut pas une volonté aussi de réagir avec pondération en privilégiant le recours à l’expulsion, conformément aux dispositions de la loi et dans le respect des procédures judiciaires en vigueur, au lieu d’aller vers une application radicale du code pénal qui qualifie de délit toute atteinte délibérée à la foi des musulmans. La réaction des autorités compétentes se justifie non seulement par le caractère légal de son action, mais aussi et surtout par le fait que le phénomène de l’évangélisation est en train de prendre des dimensions préoccupantes. «La situation est préoccupante, mais elle est entièrement maîtrisée», indique une source proche du dossier confirmant que le Maroc fait effectivement face à une tentative de pénétration de la part de certaines organisations évangélistes. La même source indique que la majorité des opérations de ce genre sont détectées, contrôlées et observées par les services concernés et que, dès que les soupçons quant aux intentions de leurs meneurs de mener des campagnes d’évangélisation sont confirmés, il est procédé à l’application de la loi avec la fermeté nécessaire qu’exige la défense des valeurs religieuses du Royaume. La veille installée par les services compétents a permis ainsi de détecter quelque 36 cellules de prosélytisme évangéliste qui tentent de s’activer sur le territoire national composées de 202 missionnaires dont la majorité sont de nationalité américaine, anglaise et française. Ces missionnaires sont soit des prêtres soit des enseignants travaillant dans le cadre des accords de coopération, des ingénieurs travaillant pour le compte de multinationales opérant sur le territoire national, des médecins ou des chefs d’entreprise. Ces cellules sont pour la majorité concentrées dans les régions de Marrakech, Casablanca, Rabat, Fès, Meknès, et Agadir. Le modus operandi de ces cellules correspond à celui que les évangélistes adoptent en général, à savoir la tenue de réunions privées régulières qui visent ce qu’ils appellent «la consolidation de la foi chrétienne», ou l’organisation de sorties groupées pendant lesquelles on tente de diffuser «le message du Christ» ou à travers des séances de formation et des séminaires à l’étranger. Les premières cibles de ces cellules sont les jeunes chômeurs, selon les investigations menées par les autorités compétentes. Mais, cela ne signifie pas que des jeunes cadres ayant une formation supérieure et une bonne une situation salariale soient à l’abri de ces tentatives. Ainsi, il y aurait près de 363 Marocains qui se seraient convertis au christianisme et qui ont même commencé à vouloir prendre les rênes des réseaux évangélistes sur le territoire national. Ainsi, des informations dont disposent les services compétents indiquent que les Marocains convertis auraient créé une douzaine de cellules locales et qu’ils ont réussi à mettre la main sur 26 parmi 36 agissant au Maroc.
Le 12-03-2010 à 08:43 Par : Mohamed Aswa
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“Halal or not Halal”, là est la question…
10.2.2010 par admin.
Le Halal est une chose qui demande réflexion et profondeur, mais quand le terme se présente de plus en plus comme un label que l’on désirerait tamponner sur tout pour des raisons de marketing désormais, ou quand cela entre dans ce qui n’est pas au premier abord “Halal” l’on finirait par s’y perdre au même point que les financiers dans leurs explications.

Le prêt bancaire Halal existe-t-il fondamentalement ? Ne serait-ce pas une tentative de faire entrer de l’eau dans le feu sans vouloir éteindre le feu ? L’état a déjà taxé de son côté cette pratique au point que ce qui n’était pas pris d’un côté l’était de l’autre, ce qui encourageait le crédit classique en fin de compte. Cela change désormais en 2010, mais au regard des explications données, nous souhaitons au Marocain de comprendre mieux que nous son intérêt et le respect du Halal, à la lecture de cet article. Il aurait été plus simple de nous présenter deux tableaux comparatifs, d’un crédit classique et d’un crédit Halal, en nous disant, chiffres à l’appui, qui prend quoi, entre service, qui se doit d’être rémunéré comme juste travail, et intérêts qui sous un terme ou un autre reviennent bien en finalité soit à une banque ou à l’état.
La grande question du Halal ou du non Halal changera-t-elle la conscience et l’éthique des vendeurs de biens divers, à l’heure où ils ne désirent plus construire du logement social à 140.000 ni à 250.000 dh ? Faut-il faire du Halal vrai ou encourager la Zakat demain ?
Du Halal sur le prix du foncier actuel ou sur le prix des appartements présentés aux Marocains permet-il d’aborder réellement les valeurs respectueuses, alors que ceux qui s’y engageraient ne feraient en fin de compte qu’encourager l’inverse pour d’autres ?
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http://ribh.wordpress.com/2010/02/09/maroc-credit-immobilier-halal/ « La Finance islamique : une alternative solide ou de simples techniques qui remplacent d’autres ?
Maroc : Comment bénéficier d’un crédit immobilier « halal »
Avec l’entrée en vigueur de la loi de Finances 2010, le crédit immobilier Mourabaha n’est plus sanctionné par la TVA. La Direction générale des impôts détaille les démarches à suivre et les bénéfices à tirer de ce contrat de crédit dit alternatif ou islamique.

Cela fait presque deux années qu’ils ont reçu le feu vert de la Banque centrale, mais les produits bancaires islamiques avaient du mal à trouver preneur, surtout en immobilier. La loi de Finances 2010 a voulu rectifier le tir en donnant un nouveau souffle à Mourabaha. Surtaxé, ce crédit immobilier alternatif restait trop cher par rapport à un produit bancaire classique. Mais, grâce à la loi de Finances 2010, cette formule ne sera plus sanctionnée par la TVA puisqu’elle ne supportera plus la TVA sur l’échéance totale, mais uniquement sur le profit de la banque et au taux de 10% seulement contre 20% auparavant.Relooké par la nouvelle loi de Finances 2010, le crédit bancaire islamique espère faire des conquêtes. Dans un document publié récemment par la Direction générale des impôts, le contrat Mourabaha détaille les démarches à suivre pour en profiter. Intégré dans la circulaire du ministère de l’économie et des Finances, le document en question explique les moyens et les bénéfices à tirer de ce contrat.Aussi, à compter du 1er janvier 2010, le contribuable ayant conclu un contrat par voie de Mourabaha, en vue d’acquérir un logement destiné à son habitation principale peut bénéficier de la déduction de la rémunération convenue d’avance avec sa banque, dans la limite de 10%, de son revenu global imposable. En plus de bénéficier de la déduction de son revenu salarial, du coût d’acquisition et de la rémunération convenue d’avance pour l’acquisition d’un logement social destiné à son habitation principale.Des avantages apportés par la nouvelle loi de Finances 2010 qui décline le contrat Mourabaha comme un contrat par lequel un établissement de crédit acquiert, à la demande d’un client, un bien meuble ou immeuble en vue de le lui revendre à son coût d’acquisition plus une rémunération convenue d’avance.Cependant, il est à préciser que la déduction, qu’il s’agisse d’un contrat de prêt ou de contrat «Mourabaha», ne peut se cumuler avec la déduction des remboursements en principal et intérêts des prêts contractés pour l’acquisition d’un logement social destiné à l’habitation principale. De ce fait, la déduction des intérêts payés par le cédant en rémunération des prêts accordés par des organismes de crédit agréés lors de la détermination du profit foncier imposable en cas de cession dudit logement.Cependant, il convient de préciser que pour les logements acquis en indivision, la déductibilité du montant de la rémunération convenue d’avance dans la limite de 10% précitée est admise, pour chaque co-indivisaire, à concurrence de sa quote-part dans l’habitation principale.Par ailleurs, l’acquéreur ne peut bénéficier de la déduction précitée que s’il justifie des pièces à fournir indiquées par la circulaire du ministère.Dounia Mounadi,
Aujourd’hui le Maroc 8/2/2010
Pièces à fournir pour bénéficier d’un financement immobilier Mourabaha
- Certificat de résidence annuel à l’adresse figurant sur la carte nationale d’identité (C.N.I.) *
- Photocopie de la carte nationale *
- Un engagement légalisé dans lequel le contribuable s’engage à occuper lui-même son logement à titre d’habitation principale et à informer l’administration fiscale de tout changement intervenu dans l’affectation dudit logement, en totalité ou en partie, dans le mois qui suit celui de changement.
- Copie certifiée conforme du contrat Mourabaha
- Copie des quittances de versement ou des avis de débit établis par les établissements bancaires.
- Tableau faisant ressortir annuellement le coût d’acquisition dudit bien et la rémunération convenue d’avance avec la banque.
(*) Dans le cas où l’adresse indiquée sur la C.N.I. ne correspond pas à celle du lieu de situation de l’immeuble, les quittances d’eau et d’électricité peuvent être prises en considération. Lire aussi :
Dispositions de la circulaire des Impôts pour l’année 2010 relatives à la Mourabaha
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Le Maroc et les autres religions … Etat des lieux ou lieux des autres cultes ?
4.2.2010 par admin.
De quoi se plaindraient les autres approches spirituelles présentes dans le monde arabo-musulman et plus exactement au Maroc ? Serait-ce plus les approches religieuses en général qui feraient blocage que les esprits plus ouverts qui, eux, n’ont jamais eu de frontière intérieure, donc certainement point de limites extérieures vers l’autre ?
Est-ce au travers d’une construction architecturale et donc matérialiste que l’homme s’exprime envers ses semblables ?

L’on s’ouvre ou l’on se ferme physiquement ou mécaniquement sur des symboles, sur des cultes, sur des représentations diverses, sur des fêtes annuelles, mais certainement pas sur le fait Universel qui, lui, jamais ne se plaindrait, même des hommes, sauf à leur répondre plus subtilement par ses rappels depuis toujours.
Exister ou co-exister, là est la question …
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http://www.afrik.com/article18579.html
Les non musulmans au Maroc
Pas de quoi se plaindre
On se demande souvent quels sont les rapports entre la charia et le monde moderne. Au Maroc, elle a eu une influence sur la législation nationale, à commencer par le code civil et le droit de la famille, dans un sens essentiellement positif. Associée à la tradition de tolérance et d’ouverture de ce pays, elle a fourni au gouvernement marocain les fondements de la protection des droits des minorités religieuses qui vivent sur son territoire. Le roi Mohammed VI, qui est monté sur le trône en 1999, a pris la décision stratégique d’introduire des réformes démocratiques et de restructurer le système juridique afin que le Maroc puisse progresser vers une société inclusive et pluriconfessionnelle, plus proche des principes de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH), dont une partie est consacrée au progrès vers la liberté de conscience.
Par Mohsine El Ahmadi
Cette décision a débouché sur l’adoption par le roi en 2004 d’un programme officiel appelé “Reforme du champ religieux”, réforme dont il a ensuite délégué la mise en œuvre à Ahmed Taoufik, ministre des Habous (patrimoine) et des Affaires islamiques. Le but de cette nouvelle approche a été défini par le roi dans son adresse à la nation du 31 juillet 2009, dans laquelle il établit une distinction entre islam et politique.
Une exception est faite, cependant, s’agissant de son double rôle en tant que chef de l’Etat et Commandeur des Croyants, titre religieux hérité d’époques antérieures de l’islam et qui fait du roi du Maroc le représentant suprême tant des musulmans que des minorités religieuses de son pays. En conséquence, les articles 6 et 19 de la Constitution disposent que le roi est le protecteur de l’identité musulmane du peuple marocain, tout en respectant le libre exercice des cultes.
Le Maroc a une longue tradition de liberté religieuse, comme en témoigne la présence de son ancienne communauté juive. Cette communauté existe aux côtés d’une communauté chrétienne naissante. Poursuivant ses efforts pour affirmer la valeur d’une société pluraliste, le roi Mohammed VI a invité les citoyens de toutes confessions à s’inspirer de cette tradition, dans un message de septembre 2008 intitulé : “A la recherche de l’islam des lumières : l’âge d’or du monothéisme”.
Il est difficile de trouver des renseignements exacts sur la composition confessionnelle du Maroc. Selon le Pew Forum on Religion and Public Life, les musulmans constituent presque 99 % de la population. Selon les estimations, les chrétiens représenteraient moins de 1% et les juifs quelque 0,2%. La plupart des chrétiens sont des Européens ou des étudiants provenant de l’Afrique sub-saharienne qui travaillent et vivent dans de grandes villes comme Casablanca, Rabat et Marrakech. Selon les spécialistes, quelque 5000 Marocains se seraient convertis au christianisme dans les cinq dernières années, à la faveur du prosélytisme déployé par les chrétiens évangéliques et de leur influence auprès des jeunes et des pauvres.Toutefois, il n’existe aucune information officielle à ce sujet, l’administration ne recueillant aucune donnée religieuse dans ses recensements.
Respectant l’article 18 de la DUDH, selon lequel “Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion”, le Maroc compte 10 synagogues et 16 églises ouvertes, où juifs et chrétiens peuvent pratiquer leur culte publiquement et sans entraves. Les hindous et les bouddhistes ont aussi leurs temples à Rabat et à Casablanca.
La loi protège ces espaces religieux de toute violence.
Plus important encore, les lois autorisant la liberté de parole et de réunion et garantissant le droit de pratiquer tant en public qu’en privé sont clairement énoncées dans la Constitution et le Code Pénal, textes tous deux rédigés peu après l’indépendance du Maroc en 1956.
Les quelque 3000 chiites que compte le Maroc se réunissent généralement en toute liberté. Ils ont créé des organisations telles que l’Organisation des chiites marocains, l’association Attawassoul à al-Housseima, l’association al-Inbiaat à Tanger, et al-Ghadir à Meknès. Ils n’ont jamais rencontré de difficultés pour pratiquer leurs cérémonies publiquement.
Depuis longtemps déjà, les juifs pratiquent leur religion en toute sécurité dans leurs synagogues et lors de leurs pèlerinages périodiques aux autels de leurs saints dans tout le pays. La communauté chrétienne a pu ouvrir des églises, des écoles, des hôpitaux et des orphelinats sans ingérence du gouvernement.
Monseigneur Vincent Landel, archevêque de Rabat, déclare : “Les musulmans et les chrétiens coexistent dans la paix et la fraternité”. Bien que le prosélytisme actif auprès des musulmans soit illégal en vertu des principes islamiques, l’archevêque constate que ses ouailles jouissent de la liberté de culte. De plus, les mariages interreligieux sont autorisés, quoique seulement pour les hommes musulmans : les futurs époux des musulmanes sont censés se convertir à l’islam avant le mariage.
Le gouvernement s’efforce d’entretenir et de promouvoir des attitudes positives en matière de liberté confessionnelle. C’est cette coexistence pacifique entre les communautés religieuses que le Maroc souhaite perpétuer afin de donner un exemple positif aux yeux du reste du monde musulman.
* Mohsine El Ahmadi, professeur de sociologie à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, est actuellement Expert invité au Centre Prince AlWaleed Bin Talal pour la compréhension islamo-chrétienne de l’Université de Georgetown. Article écrit pour le Service de Presse de Common Ground (CGNews), dans une série sur le droit islamique et les minorités non musulmanes.
Source : Service de Presse de Common Ground (CGNews), 22 janvier 2010, www. commongroundnews. org Reproduction autorisée
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Faute de terrain l’œcuménisme se fera-t-il par Internet entre le Maghreb et l’Europe ?
27.12.2009 par admin.

Ouverture semi-spirituelle en sens unique ou oecuménisme ouvert ? Le prosélytisme est condamné et réclamé en même temps, mais attention à ne pas confondre universalisme ou spiritualité avec développement et religions. C’est bien cette confusion qui sépare en ce moment certains pays où chacun se mélange entre esprit et entretien de ses institutions religieuses, le tout récupéré et présenté sous une forme identitaire et nationaliste en finalité. La limite ne semble pas vraiment apparaître à tous entre les volontés, les titres annoncés dans les discours ou la presse, par les divers représentants concernés face aux attentes de chacun. Bonne initiative pour des rencontres, mais de qui vers qui en ce moment, comme l’interrogation de voir des refus chez soi quand tout autre symbolisme religieux ou spirituel se présente de manière aussi pacifique.
L’universalisme du Coran, indéniable. Mais il l’est seulement pour celui qui sait lire avec l’esprit ouvert, au même titre que d’autres doivent aussi savoir aborder leurs textes avec autant de capacité, pour enfin se réunir et en discuter avec les autres un jour. Mais comment découvrir le livre des autres sans plus de connaissance profonde du sien ? Mais si les mosquées restent fermées aux uns et si les propriétaires des lieux ne désirent entrer chez les autres, où serait l’invitation à se retrouver un jour entre frères ? Si une image est possible en réunissant un Pape, un Imam, un Rabbin, un Pope, comme nous l’avons vu un temps, sans oublier les nombreuses autres approches qui existent, cela résume bien le manque de poursuite après ces belles photographies par ces bases par des dirigeants qui préfèrent des débats conservateurs politiques et religieux qui fleurissent sous un “isme” ou un autre, par manque de savoir et de conscience. D’un discours de paix, d’amour, de réunification, d’équité, de justice, et de toutes les valeurs positives attendues aussi bien au nord qu’au sud, les volontés de s’ouvrir vers les autres semblent plus économiques qu’humaines dans les conférences, d’intérêts.
Pour être accepté et compris des autres la moindre des choses est de s’ouvrir à eux ou de se proposer à eux par le verbe “ouvert” en toute logique. Tel n’est pas encore le sort de chacun il semble sur ce plan, qui néanmoins enlèverait de nombreuses barrières pour faire évoluer ensemble les hommes.
Faut-il attendre que ce soit le 100% économique par une mondialisation qui fasse exploser les valeurs du sud et du nord ou est-ce que les hommes attendront un manque de repère des diverses bases humanistes pour enfin se regarder, en homme face à l’autre, et se souvenir du spirituel commun et universel, avec ou sans texte ? D’où viendra le premier monument architectural, avec ou sans tour, qui sera accepté par tous les hommes et où chacun pourra apporter le meilleur de lui-même tout en comprenant qu’il existait depuis toujours en chaque homme ?
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http://www.wabayn.com/maroc/211209-rencontre-strasbourg-sur-luniversalit-du-discours-coranique.html
Rencontre à Strasbourg sur “L’universalité du discours coranique La 2ème rencontre annuelle sur le Saint Coran de Strasbourg (Nord-Est de la France) s’est déroulée ce week-end sous le thème “L’universalité du discours coranique”. Initiée par l’Association de la Grande Mosquée de Strasbourg en partenariat avec le Rassemblement des Musulmans de France (RMF), cette rencontre a connu la participation notamment de conférenciers et de psalmodieurs venus du Maroc, d’Egypte et du Koweït.Un Salon du livre autour du Coran a également été organisé par le ministère des Habous et des Affaires islamiques.Cette manifestation a été initiée avec la contribution de la Fondation Hassan II pour les Marocains résidents à l’étranger (MRE) qui a dépêché une délégation de Madih et deux psalmodieurs.
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Le Minaret Suisse de la discorde ou l’œcuménisme avorté ?
2.12.2009 par admin.

Si l’inconnu fait peur, d’où vient à l’origine la peur si ce n’est de l’inconnu. Qui dit inconnu dit manque de savoir, manque d’éducation ou manque d’information, ou alors volonté des uns et des autres dans une direction d’enfermement, graine des conséquences ensuite.
Le minaret suisse de la discorde ne cache-t-il pas un échec d’ouverture sur un fondement de connaissances, les formes multiples permettant à chacun selon le moment de tirer la couverture à soi, au nord comme au sud ?
De cela nous entendons ensuite, racisme, rejet, et tout son corollaire négatif entre des communautés, alors que bien souvent nous entendons la majeure partie des populations exprimer et attendre paix, compréhension, découverte des cultures, des autres. Mais un extrémiste, de quelque obédience soit-il, ferait vendre plus de papier imprimé que des millions de pacifistes, modérés dans leurs pensées, leurs paroles et leurs actes. Le sensationnel ou le catastrophique dirigent mieux ce monde que la sagesse des plus nombreux, mais le silence des agneaux pèse moins que le bruit des armes, et le rouge sang s’imprime plus en profondeur que l’encre invisible dans la presse et dans le politiquement correct, pour ne pas dire incorrect.
Qui de nous par son environnement se serait-il retrouvé un jour isolé, avec une majorité de volontaires extrêmes devant ses différences personnelles ? Il faut ne pas avoir quitté son village en Europe ou son bled au Maghreb pour encore cautionner ce genre de position anti ceci ou pro cela, sans plus de réflexion devant son petit écran abrutissant.
Des millions d’Européens se ruent vers le Maghreb et dans de nombreux autres pays culturellement musulmans pendant les congés alors que beaucoup au sud rèvent de la terre promise visant au nord les droits de l’homme et une plus grande liberté d’expression.
Faut-il ressortir de ce petit pays dit “neutre” et pas vraiment européen dans ses engagements et par sa “neutralité” légendaire, une réelle volonté contre l’autre, contre l’étranger et en plus amplifier cela au niveau de l’Europe ?
La ligne rouge est malheureusement franchie par les récupérateurs pour alimenter de nouveau les incompréhensions de la base au lieu de les ouvrir à un minimum d’informations qui dirigeraient enfin les peuples, vers cet œcuménisme réel que clament les représentants de la croix, du croissant et de l’étoile, quand ils se réunissent devant les caméras de ce monde.
Représentants religieux officiels que nous aimerions mieux entendre devant ces pics politiques et médiatiques récurrents, et plus actifs par des actes et des décisions qui changeraient les consciences vers ces faux dieux politisés et médiatisés. Mais même à ce niveau la modération semble dépassée par plus extrêmes ou par stratégie de communication…
Ce minaret suisse n’est pas plus un doigt pointé vers le sud que vers les problèmes réels qu’entretiennent trés bien certains au nord et d’autres au sud de manière minoritaire. Le minaret cacherait-il un autre symbole qu’un clocher et ensemble cacheraient-ils la forêt ?
Que l’on construise un espace “enfin neutre” en Suisse, dans ce pays qui ne refuse pas les avoirs des uns et des autres sous un simple N° moins bruyant et où les plus nantis du golfe sont accueillis sur tapis rouge avec tous les honneurs. Un vrai forum, et ce dans chaque grande ville de ce monde, ouvert à tous et sans symbole, pour au moins se faire rencontrer tous les hommes modérés de bonne conscience et de bonne volonté et majoritaires en ce monde, l’esprit entrera enfin de nouveau humainement en chacun, au nord, comme au sud. Shalom, Mektoub, Amen…
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http://www.lejdd.fr/Societe/Religion/Actualite/Minaret-Un-probleme-europeen-154568/

Minaret: “Un problème européen”
Jean-François Mayer, président de l’Institut Religioscope, qui a coordonné le récent ouvrage Les minarets de la discorde (Editions Infolio) revient sur l’interdiction de construire de nouveaux minarets, approuvée par 57,5% des Suisses dimanche. Un rejet révélateur d’un malaise européen, souligne-t-il.
La Suisse se réveille groggy ce lundi. Personne n’a vu venir le coup ?
Non, pas même les auteurs de l’initiative. Les pronostics les plus pessimistes allaient jusqu’à 49%. Les Suisses ont donc caché leurs intentions aux instituts de sondages. Et ils n’ont pas suivi le “non” prôné majoritairement par les autorités politiques, médiatiques et religieuses. Cela pose la question d’un fossé entre l’establishment et la population. Tous les partis, ébranlés, vont donc s’interroger… On voit déjà qu’ils cherchent à prendre en compte, voire à récupérer cet électorat. C’est vrai aussi en France, où l’on devine que ce référendum aurait peut-être donné le même résultat, et où certains membres de l’UMP ont d’ores et déjà affirmé que les minarets n’étaient pas “nécessaires”.
Comment comprendre ce rejet? Les minarets ont-ils posé des problèmes en Suisse ?
Il y a seulement 4 minarets en Suisse. Comme en France, ils ne servent pas à l’appel à la prière, il n’y a donc pas de gène sonore. La polémique est partie il y a 5 ans environ dans deux villes qui construisaient des mosquées, Wangen et Langenthal. Les opposants se sont mis en réseau, ont commencé à organiser des débats et, rapidement, ont orienté leurs attaques contre le minaret, objet visible transformé en symbole d’une islamisation rampante. Aujourd’hui en Europe, le débat porte de plus en plus sur la visibilité de l’islam. En France, il se cristallise sur le voile ou la burqa. En Suisse sur les minarets. Partout, on défend un territoire. Un spot de campagne qui montrait des images d’une nature suisse bucolique tout d’un coup transformée par l’apparition de minarets traduit la peur de cette transfiguration du pays.
Est-ce l’islam en particulier ou la religion qui est rejetée ?
A Langenthal, un temple sikh, plus imposant, n’a pas posé de problème. Il faut donc aujourd’hui reconnaître l’existence d’une question musulmane en Europe. Ce rejet des minarets est la façon des Suisses de manifester une inquiétude présente sur tout le continent. Il est révélateur d’une question qui parcourt l’Europe. Chaque pays l’exprime avec ses traditions. La Suisse à travers ses votations citoyennes. En France, dans le débat sur la laïcité et le financement des mosquées.
«En Europe, le débat porte de plus en plus sur la visibilité de l’islam» Faut-il y voir un signe d’une hausse de la xénophobie en Suisse ?
Les éléments populistes, conservateurs et xénophobes ont une tradition en Suisse, qui s’est notamment exprimée dans les années 1960-1970 contre les migrants d’Europe du sud. Italiens ou Espagnols. Mais, jusqu’ici, aucun de ces éléments n’avait réussi à obtenir une majorité lors de votations. Le rejet des minarets et la peur de l’islam ont des causes plus complexes que le racisme. Ils ratissent plus large dans l’électorat.C’est-à-dire ?
Certaines personnes de gauche ont pu voter “oui” au nom de la laïcité; des féministes par rejet du voile. Le “oui” s’alimente aussi des craintes que nourrit le monde musulman depuis le 11-Septembre. L’enlèvement de deux hommes d’affaires suisses retenus en Libye par Kadhafi sur des prétextes fallacieux semble avoir irrité l’opinion. Les sondages menés ces derniers mois montrent aussi que des personnes rejettent les minarets en réponse aux restrictions imposées à la construction d’églises dans des pays musulmans…
Comment ce vote est-il vécu par les musulmans de Suisse et du monde? Des sanctions économiques et diplomatiques sont-elles envisageables ?
Les 400 000 musulmans qui vivent en Suisse - dont 10% ont la nationalité - sont consternés. Le minaret, certes, n’est pas indispensable à la mosquée. Il est d’ailleurs absent dans certains pays. Mais les musulmans se sentent rejetés par ce vote. Ils montrent toutefois une certaine réserve, comme pendant la campagne, parce qu’ils ont peu de leaders charismatiques et parce qu’ils savent que le registre de la complainte islamophobe aura peu d’effet. A l’extérieur, il pourrait y avoir des rassemblements de citoyens ou des appels au boycott. Les autorités peuvent aussi réagir, même s’il est dans l’intérêt de tous de calmer le jeu. J’ai déjà entendu le cheikh Youssef al-Karadaoui, très suivi dans le monde arabo-musulman, blâmer ce vote. Les jours qui viennent seront déterminants.
La Suisse peut-elle revenir sur ce vote ?
Les communautés musulmanes de Langenthal, où le minaret n’est pas encore construit, envisagent un recours devant la Cour européenne des droits de l’Homme, mais son verdict n’est pas garanti. La CEDH a pu exprimer des avis contrastés sur ce type de sujets par le passé.
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Jour de fête…
28.11.2009 par admin.

Jour de fête ou jour spirituel de méditation ?
La question se pose de manière récurrente plusieurs fois chaque année et sous toutes les latitudes et longitudes en ce monde.
Il y a environ 3900 ans, époque où le sacrifice humain était encore pratiqué par certaines communautés, époque où l’unicité et l’universalisme n’étaient pas encore des notions humaines, un homme pensa autrement que la foule.
L’évolution des hommes fit que le sacrifice fut remplacé alors par des animaux. L’homme venait de monter une marche, même si les habitudes ne changèrent pas aussitôt. Il fallut un autre messager, puis encore un autre ensuite, pour arriver à faire admettre à l’homme qui n’avance bien souvent que par empirisme, que l’évolution devait faire alliance avec changement de comportement ou recherche d’esprit dans la compréhension.
Mais faute de recherche immatérielle intérieure, le matérialisme et le symbolique extérieurs reprirent le devant, la vie quotidienne étant une source faussement plus sûre que celle promise pour les lendemains lointains. Du symbolisme d’Abraham à comprendre, la récupération ne se fit pas attendre. L’histoire changeant selon les intérêts, le sacrifice d’Isaac devint celui d’Ismaël ensuite.
Mais toujours la symbolique du sacrifice entretenue et payée encore par des millions de moutons ce jour.
N’est-ce pas un jour où les couteaux devraient se poser, où les gens devraient se retrouver pour enfin, par les plus savants, les inviter à ouvrir ensemble les livres sous l’ombre des maisons, des mosquées, et réunir les frères Isaac et Ismaël et effectuer enfin le dernier sacrifice, en égorgeant pour une fois le faux, qui profite à une poignée d’hommes de ce monde ?
A tous nos frères sans frontières, bonne fête de la méditation.

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