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Industriel au Maroc. Esprit, es-tu là ?

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A modèle économique et financier identique, besoins industriels identiques. Comment, sur cette base logique, peut-on amener un pays émergent à rattraper, voire dépasser, des pays qui, sur le plan technologique, ont plusieurs trains d’avance ? Copier, ou même acheter officiellement des brevets, ne donne pas pour autant la possibilité de se retrouver plus en avant sur la ligne des vainqueurs, même à plus long terme par l’évolution qui déjà pointe ses nouveautés dans les laboratoires des plus avancés en ce domaine. C’est l’histoire du chat qui mord sa queue, pour de nombreux pays en ce monde. Si un continent comme l’Asie, et encore point partout, arrive à rattraper depuis quelques décennies certains secteurs, plus productifs qu’inventifs sur le plan fondamental, il n’en va pas de même pour le continent africain et le Maghreb. 

Des pays sont-ils donc condamnés à se développer uniquement sur les fondements des autres chercheurs étrangers, et à devoir leur développement uniquement au phénomène de l’immobilier et du tourisme comme des investissements étrangers ?

 

220px-le_livre_des_esprits_2.jpgPourquoi les Marocains n’investissent-ils pas leurs deniers et bénéfices dans le risque industriel ? Le risque est certes le mot soulevé. Le facteur temps n’est pas non plus recherché par les gens qui pensent plus souvent au court terme qu’au long terme, une culture du gain rapide, laissant le lendemain au Inch’allah. Alors, à quand une usine qui présentera un modèle de voiture 100% made in Marocco

Les jeunes qui attendent des emplois en ces domaines seraient-ils moins bons et avec moins de volonté que d’autres ou alors ne sont-ils pas les bons chevaux sur qui miser pour remporter une mise rapide attendue par tous ? Où finissent les jeunes ingénieurs au Maroc ? Dans l’épicerie de papa, au souk…? L’Esprit est partout, mais n’est pas celui de la finance, notamment en cette période très rapide, trop rapide parfois entre formation et besoins présents mouvants. 

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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Assises de l’industrie : esprit es-tu là ?

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On attendait des IIe Assises nationales de l’industrie qu’elles soient un grand forum consensuel confirmant les ambitions du Pacte Emergence et remettant l’industrie au cœur du débat public dans la perspective d’en faire une activité moderne, plus entreprenante et plus innovante. Il faut reconnaître que l’événement a pris les allures d’un show médiatique, d’un spectacle de sons et lumières ponctué de discours officiels, de témoignages de personnalités et conclu par la signature des conventions de partenariat : un cérémonial devenu un classique du genre. Tout cela est compréhensible mais cela ne dispense pas les chargés de la politique industrielle d’une réflexion évaluative ouverte sur toutes les parties prenantes appuyée par la diffusion d’une information actualisée, pertinente et crédible, gage d’une réelle transparence et vecteur d’un débat sérieux. Un vrai bilan qui respecterait l’esprit des Assises qui ne peuvent être assimilées à une simple opération de communication. Les enjeux du pacte sont trop importants pour les laisser à la seule appréciation des décideurs publics et privés. 

Au-delà du choix des nouveaux métiers ou de l’amélioration du climat des affaires, deux objectifs du pacte sont cruciaux pour relever les défis : l’amélioration de la compétitivité des entreprises et la territorialisation de la politique industrielle.

En effet, le Maroc ne peut aujourd’hui compter sur des groupes industriels, communément appelés «champions nationaux», qui constitueraient ce qu’on appelle encore les «fleurons» ou les «fers de lance» de l’industrie marocaine. Nous n’avons aucun champion, présent dans des secteurs comme l’électronique, l’automobile ou encore l’aéronautique, qui donnerait au Maroc une place industrielle qui compte. Le problème ne réside pas aujourd’hui dans l’interrogation sur l’opportunité d’un patriotisme économique ou d’une forme de protectionnisme industriel pour faire émerger ces champions mais bien au contraire sur la force d’attractivité du Maroc pour faciliter la venue au Maroc de sociétés étrangères qui y créent de l’emploi. Toutefois, le dynamisme du tissu industriel local est un élément aussi (sinon plus) déterminant que l’aide publique à l’implantation des investissements étrangers.

L’appui au développement de structures industrielles locales plus petites, comme les PME ou les Entreprises de taille intermédiaire constitue un élément fondamental de la politique industrielle. Le Pacte national a fait de l’amélioration de la compétitivité des PME un objectif essentiel de sa démarche. Les outils définis à cette fin (Imtiaz, Moussanada, Fonds public-privé, Inmaâ) et la panoplie des autres mesures d’appui tardent à donner des résultats. Notre économie ne crée pas de nombreuses entreprises industrielles mais surtout elle ne parvient pas à les faire grandir. On constate aujourd’hui un déficit d’ETI. Ces entreprises peuvent être les grands groupes de demain. Les causes de cette faiblesse sont connues : effets des seuils sociaux, faiblesse des effets d’agglomération, insuffisante culture technique, peu de transfert d’innovation et surtout difficultés de financement. Les banques sont trop frileuses à l’égard de ces entreprises et peu de dispositifs sont prévus afin d’accompagner ces entreprises  dans leur développement et d’améliorer l’accès des PME-ETI au marché financier. Par ailleurs, le Pacte national fait du développement de Plateformes industrielles intégrées le support-clé de sa politique d’attractivité territoriale. Quinze principaux chantiers ont été placés auprès d’aménageurs développeurs. L’état d’avancement des chantiers est très inégal, ce qui est, somme toute, naturel.  Par contre, une politique d’attractivité industrielle territorialisée ne peut se réduire à la mise à disposition des entreprises de sites d’accueil, même s’ils sont normés aux meilleurs standards internationaux. L’attractivité de l’investissement est fortement conditionnée par la valorisation des autres atouts des territoires. Ainsi, la qualité des universités et des établissements de recherche est essentielle pour permettre aux entreprises de trouver les capacités de recherche et développement dont elles ont besoin. Il est donc essentiel que les régions disposent d’un système d’éducation et de recherche qui leur permette d’apporter une réponse dans les secteurs qui présentent une importance stratégique pour l’économie régionale.

La qualité de vie fait aussi partie des atouts des territoires ; une réputation qui permet aux entreprises de faire venir plus facilement des salariés, des chercheurs et des cadres de haut niveau. La promotion des savoir-faire locaux est également un moteur puissant pour la construction de l’image du territoire en matière économique et pour attirer les entreprises.  Enfin, certains équipements peuvent se révéler cruciaux pour aider les entreprises à développer leurs projets. Demain, les régions vont constituer l’échelon le plus adapté pour concevoir une stratégie de développement cohérente et adaptée aux territoires. L’organisation de l’action industrielle doit donc s’adapter à ce nouveau contexte dans le cadre régional et prévoir de nouveaux schémas d’organisation des compétences et de mutualisation des services dans le domaine de la formation, des infrastructures et des transports. Le Pacte Emergence a encore devant lui bien des défis à surmonter. Les attentes à l’égard des entreprises et des acteurs locaux sont fortes, pour ne pas dire plus fortes encore qu’à l’égard de l’Etat. Ces deux sphères d’intervention, aux interactions évidentes, doivent impérativement répondre aux besoins de convergence et de synergie pour gagner le challenge du Maroc industriel.

Larabi Jaïdi. La Vie éco
www.lavieeco.com

Immobilier ancien au Maroc. Diagnostics…! Quésaco ?

Au prix du m² en France, le système devient de plus en plus rigide et réclame des bilans avant tout achat. Il est bon de savoir ce que l’on achète en ce domaine, surtout afin de ne pas payer pendant des années ce qui pourrait ne pas aller au terme du paiement. 

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Qu’en est-il au Maroc en ce domaine ?

Quand vous sortez d’un magasin quelconque, la garantie commence au comptoir en payant et se termine dès que vous sortez du magasin dans la majorité des cas. Alors, en matière d’achat immobilier, il est bon de savoir avant que tout cet attirail sécuritaire français n’est pas encore appliqué. La construction neuve commence seulement à aborder de manière plus formelle les contrôles techniques et le respect des procédures. La prudence est donc de mise et restera de rigueur encore pendant un long moment pour les acheteurs dans l’immobilier ancien. Les belles paroles des vendeurs ou propriétaires seront les seules garanties, s’ils ne vous sortent pas un certificat technique tout aussi douteux. 

Des bâtiments neufs avec tous les certificats techniques, tous les cachets des services de sécurité en prime, cela existe. Mais, quand vous entrez dans un appartement où rien n’est en règle, où les prises de courant ne sont même pas reliées à des fils, où les fenêtres vous crient “Les Hauts de Hurlevent”, où la bonde de douche se termine en cul de sac dans le plafond du voisin du dessous, bref, où les simples essais de fonctionnement n’ont jamais été réalisés malgré les certificats, cela reste un fait ou une surprise sur prise très courante… 

Petit tour de chantier de votre prochain achat… 

Loi Carrez. Quésaco ? Le nom est Français, donc pas encore d’équivalence au Maroc. Levez donc la tête lors des visites, sur ce plan pas trop de surprises, les toitures en pente ne sont pas légion, sauf dans les quelques stations de ski du pays, alors pas de surprises sous les 1,80 m. Si les terrasses éliminent ce point, intéressez-vous plutôt à leur étanchéité… Par contre vérifiez bien les surfaces achetées, les balcons ou terrasses sont vendus comme des m² habitables et passent souvent inaperçus lors des ventes. Attention aux espaces construits ajoutés après construction et sans permis. Ayez toujours le double-mètre en poche avant toute signature ou détails et plan effectif du bien. Des 90m² vendus ou loués qui, après signature, ne faisaient réellement que 60m², même si cela vous semble énorme, cela est un fait. La confiance rend aveugle si vous n’avez pas le compas dans l’œil lors des visites. 

Le diagnostic performance énergétique du bâtiment. Quésaco ? Le Maroc est un pays chaud, ne cherchez pas les chaudières ni ce diagnostic. Grave erreur. Le Maroc est un pays tempéré qui bascule parfois entre deux extrêmes. Si le touriste qui débarque en janvier à Agadir ou à Marrakech est vite reconnu par sa tenue d’été en short et tongs, l’acclimatation vous fera rapidement sortir les petites laines et même les bonnets, comme les locaux. Comme eux aussi, mais à l’intérieur de votre logement, vous finirez par regarder la télévision le soir en laissant juste dépasser le bout du nez de votre couverture polaire, accessoire qui se vend très bien dès le mois de novembre, mais non fourni dans le package immobilier. Sondez, sondez, les murs évidemment, il en restera beaucoup de choses à apprendre, ou souvent rien de plus qu’un simple mur en aggloméré de 20 cm. Le manteau isolant les logements du froid, du chaud, ou du bruit est encore un luxe, tel un manteau de vison. Une erreur à terme, qui vous fera consommer du Butagaz l’hiver et de la clim l’été. Cherchez la performance dans tout cela.

Le diagnostic Amiante, Plomb ou Termites. Quésaco ? Pas plus en vue, bien que l’amiante n’ait pas eu le temps de s’implanter fortement dans le domaine de la construction depuis le boom immobilier. Idem pour les tuyaux en plomb ; par contre vérifiez bien ou méfiez-vous bien des canalisations d’eau encastrées directement dans les murs sans autre forme de procès, même le fer galvanisé n’est pas éternel. Redémonter les murs des salles de bains et tout le carrelage de sol d’un appartement ou d’une maison n’est pas un cas isolé au Maroc, le jour où vous sursauterez devant votre facture d’eau. Pour les termites, à moins d’acheter un chalet en bois, plutôt rare sous ces cieux, moins d’inquiétudes en général. 

Le diagnostic d’état des risques naturels. Quésaco ? La nature réserve ses surprises, dans ce domaine mieux vaut s’en remettre à sa propre nature humaine. Si vous achetez du neuf, des règles et des secteurs sont déterminés ; mais en cas d’achat d’ancien, restez le maître de votre propre sagesse. Les normes antisismiques existent, sous réserve des contrôles effectifs techniques réalisés. Pour le reste, évitez le bord des oueds, quoique dans le centre des grandes villes sous forte pluie le résultat semble identique. Evitez le rez-de-chaussée, si vous êtes en bas de rue en pente, ainsi que les garages et caves, qui remplacent les évacuations des villes qui ne jouent pas toujours leur rôle. 

Le diagnostic gaz. Quésaco ? Inutile au Maroc en général dans le logement habituel, le gaz de ville n’existe pas. Un bien en fin de compte. Néanmoins les accidents au gaz ne manquent pas. Pas uniquement à cause des bouteilles de 13 kg que l’on trouve partout, plutôt à cause des appareils raccordés, notamment les chauffe-eau au gaz. L’appareil “bas de gamme” made in China ou autre est à éviter, surtout quand l’évacuation n’est jamais raccordée sur l’extérieur mais dans la pièce même de son utilisation. C’est gros ce détail, je sais, mais c’est une fois sur deux ainsi… 

Le diagnostic électrique. Quésaco ? Si des organismes de contrôle existent là aussi dans le neuf, l’ancien ne réserve que des surprises. Souvent sorti du disjoncteur principal, vous pouvez chercher le tableau des protections, ou parfois le trouver en version “Light”. Le différentiel 30ma qui sauve les vies se fait rare, la prise de terre reste un concept plutôt aérien dans l’ancien, je n’aborderai donc pas plus loin les autres normes internationales, les liaisons équipotentielles, les zones de sécurité des salles de bains et d’autres subtilités techniques. 

Prix et devis de ces “absences” de diagnostics immobiliers. Voilà le point positif néanmoins de cette approche sécuritaire, s’il devait en être aussi, le coût reste concurrentiel par le manque d’obligations pour l’instant. Tout un secteur ou un marché à aborder au Maroc, quand les obligations des professionnels constructeurs seront elles-mêmes en totale application. 

En attendant, prudence commerciale en achetant, avant de vous souhaiter une prudence sécuritaire si vous avez déjà signé. 

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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http://www.immobilier-danger.com/Quels-sont-les-diagnostics-401.html 

Quels sont les diagnostics immobiliers obligatoires pour vendre un bien immobilier ?

La liste des diagnostics immobiliers obligatoires pour la vente d’une maison ou d’un appartement ne cesse de s’agrandir. Voici la description de chaque diagnostic immobilier que vous devez obligatoirement fournir pour vendre votre bien immobilier. C’est ce qui constituera le dossier de diagnostic technique de votre compromis de vente. 

Huit diagnostics obligatoires pour la vente d’un logement  Avant de mettre en vente votre bien immobilier, vous devez faire réaliser plusieurs diagnostics immobiliers. Il s’agit de documents établis par des professionnels qui vont réaliser des analyses techniques de votre logement. Les diagnostics immobiliers permettent d’informer les potentiels acquéreurs sur les caractéristiques et l’état du bien mis en vente.

Pour pouvoir vendre sa maison ou son appartement, il y a huit diagnostics immobiliers obligatoires en 2011 en France : 

Le diagnostic loi Carrez

Le diagnostic performance énergétique du bâtiment

Le diagnostic amiante

Le diagnostic plomb

Le diagnostic termites

Le diagnostic d’état des risques naturels

Le diagnostic gaz

Le diagnostic électrique 

Ces diagnostics sont à des prix différents et non négligeables quand on additionne le coût de chacun de ces diagnostics obligatoires. Certaines entreprises spécialisées dans les diagnostics immobiliers peuvent vous proposer de réaliser l’ensemble de ces huit diagnostics. N’hésitez pas à comparer les devis pour vos diagnostics immobiliers.

Le diagnostic loi Carrez Le diagnostic du métrage en loi Carrez permet de déterminer avec précisions la superficie de votre logement (hors balcon, terrasse, cave, garage, etc.) dont la hauteur mesure au moins 1.80 m. Ce diagnostic sur la superficie Carrez est obligatoire pour toute vente d’un appartement ou d’une maison en copropriété. La vente des maisons individuelles indépendantes n’est pas obligatoirement accompagné du diagnostic Carrez. 

Le diagnostic performance énergétique Pour vivre dans une maison ou un appartement, il faut de l’énergie (pour le chauffage, etc.). Le diagnostic performance énergétique, le DPE, permet de quantifier les besoins énergétiques de votre logement.

Depuis le 1er janvier 2011, le diagnostic performance énergétique est obligatoire dans toute annonce immobilière de vente (comme de location).  Tous les immeubles dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997 doivent être soumis à un diagnostic amiante. La présence d’amiante doit être étudiée aussi bien dans les parties privatives que dans les parties collectives d’une copropriété. 

Le diagnostic plomb Le diagnostic plomb concerne tous les biens immobiliers présents dans un immeuble d’habitation construit avant le 1er janvier 1949. Si le seuil réglementaire est franchi, la durée du diagnostic n’est que de un an. Dans le cas contraire, le diagnostic plomb a une durée de vie illimitée. 

Le diagnostic termites Tous les vendeurs, dont le logement se situe dans une zone d’habitation où un arrêté préfectoral au sujet des termites a été publié, doivent fournir un diagnostic termites. Attention le diagnostic immobilier qui spécifie la présence ou non de termites n’est valable que six mois. 

Le diagnostic d’état des risques naturels Un plan de prévention des risques naturels mais aussi technologiques, sismiques ou cycloniques a été mis en place. Le diagnostic d’état des risques naturels permet d’informer l’acquéreur des risques encourus sur cette zone d’habitation. Il n’est, lui aussi, valable que six mois. 

Le diagnostic gaz Si votre bien immobilier est équipé d’une installation de gaz naturel datant de plus de 15 ans, vous êtes contraint de fournir un diagnostic gaz qui prouve que votre équipement est conforme. Ce certificat est valable pendant trois ans. 

Le diagnostic électrique Comme pour le diagnostic gaz, le diagnostic électrique concerne tous les logements dont l’installation électrique a plus de 15 ans. Un professionnel doit remettre un certificat de conformité électrique. La durée de validité d’un diagnostic électrique est également de trois ans. 

Prix et devis de ces diagnostics immobiliers Pour faire face à cette augmentation des diagnostics immobiliers obligatoires pour la vente d’un bien immobilier, il a fallu que le secteur des entreprises spécialisées sur les diagnostics immobiliers se développe. Face à une demande croissante, vous trouverez donc de nombreux entrepreneurs qui se sont lancés dans ce marché en forte croissance. La qualité et le coût d’un diagnostic immobilier peuvent donc fortement variés d’une entreprise à une autre.

Il convient de s’assurer de la fiabilité des diagnostiqueurs et de demander plusieurs devis pour comparer les services et les tarifs des diagnostics immobiliers.

Maroc & Sida. Restons positifs face aux serials négatifs…

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Le Sida n’existait pas en Afrique et dans certains de ses pays voilà encore quelques années, par ce que disaient ou transmettaient les médias, plus politiques qu’objectifs.

Malheureusement les virus se transmettent partout sans se soucier des frontières ni du temps des hommes. Se crever les yeux pour renforcer son aveuglement ne rend pas la vue, elle revient quand les faits deviennent évidents. Le Sida se transmet plus sagement désormais par des campagnes plus réalistes qui joueront mieux le rôle pour intercepter ce mal en le reconnaissant les yeux grands ouverts en amont. Même si les campagnes présentes se doivent encore et toujours de soulever que la discrimination reste elle aussi un des pires fléaux dans les groupes négatifs. Certains virus existent depuis des siècles et des siècles, mais point encore de campagne contre cela, la majorité semble accepter certains maux par abandon. 

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Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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http://www.yabiladi.com/articles/details/4811/maroc-j-etais-seropositif.html 

Maroc : Et si j’étais séropositif ?  

L’association de lutte contre le sida (ALCS) au Maroc vient de lancer une nouvelle campagne de communication intitulée « Si j’étais séropositif ». Inspirée de la campagne lancée par l’association AIDES, cette initiative vise à éradiquer la discrimination pratiquée vis à vis des personnes séropositives. Et pour ce faire, l’ALCS a fait appel à des célébrités marocaines dont l’animateur télé Ali Baddou. L’Association de lutte contre le sida (ALCS) lance en ce mois de mars, une campagne de sensibilisation au niveau national, « Si j’étais séropositif ». Avec pour objectif principal de lutter contre toute forme de discrimination existant envers les personnes séropositives, cette campagne durera trois mois. Panneaux, affiches et insertions presse seront les supports pour atteindre le plus grand nombre de personnes. Le lancement de ce plan de communication « part du fait que la stigmatisation et la discrimination liées au VIH sont reconnues comme des obstacles majeurs à la lutte contre le sida ». 

« Si j’étais positif » est ainsi inspirée de la célèbre campagne française, lancée en 2006 par l’association AIDES. Plusieurs personnages publics dont les candidats aux présidentielles de 2007, avaient mis leur notoriété en jeu, dans le but de changer la perception de société à l’égard des personnes portant le virus du sida. Ce même principe qui est repris aujourd’hui par l’ALCS, est axé autour de la question : « Et si ces personnes connues et admirées étaient séropositives, comment réagiriez-vous? ».

« C’est le sida qu’il faut exclure, pas les séropositifs »

 Au Maroc également, des personnages célèbres participent à la campagne qui vise à démontrer que c’est le sida qu’il faut exclure et non les séropositifs. Ils sont quatre : Noureddine Lakhmari, l’acteur franco-marocain Hicham Nazzal, la chanteuse Sofia Merikh et Ali Baddou. Ali Baddou est actuellement chroniqueur au Grand journal de la chaine Canal+, mais tire sa notoriété au Maroc également de sa famille, très liée au parti de l’Istiqlal. Il est d’ailleurs le cousin de l’actuelle ministre de la santé, Yasmina Baddou.

Aujourd’hui ce Franco-Marocain, fils de diplomates, prête son image au combat contre la discrimination dont sont victimes les porteurs du VIH au Maroc. La campagne intervient seulement deux semaines après la fin du Sidaction 2010, menée par l’ALCS, et où Ali Baddou avait déjà participé.

 L’ALCS est la première association de lutte contre le sida du Maghreb et du Moyen orient. Constitué en 1988, et reconnue d’utilité publique qu’en 1993, elle compte parmi ses objectifs : la prévention de l’infection par le VIH, l’accès aux traitements, la prise en charge et la défense des droits des personnes vivant avec le VIH, dans le strict respect des droits de l’Homme et des principes éthiques de neutralité et de confidentialité. 

Ghita Ismaili Yabiladi.com

Je veux du vert au Maroc. Comment et à quel prix ?

Les briques sont arrivées avant les constructeurs compétents, le gazon fait de même ; mais si ce n’était pas le cas, les pays émergents n’en seraient plus. Après le toit au Maroc, c’est le petit coin de verdure qui est attendu par beaucoup de gens et de propriétaires. Le Maroc Vert touche tous les niveaux de la société, notamment celui des particuliers. 

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Le jardin anglais, le jardin à la française, le jardin japonais, tout le monde connaît ; mais le jardin oriental, chacun se l’imagine avec quelques palmiers, l’arbre qui fait rêver les étrangers et qu’ils s’attendent à voir dans leur paysage nouveau. Le gazon fleuri normand est-il donc attendu au Maroc et est-il judicieux au regard de l’approche culturelle et naturelle des terrains abordés ? 

Le vert se réglementera certainement plus en fonction des intérêts des professionnels divers, pros et amateurs, que de la bonne logique de la nature, qui parfois peut apporter ses réponses, si nous savons encore l’écouter, la regarder, l’observer. A une époque où nous voyons pousser des golfs nombreux là où l’eau manque et où le désert domine, où nous voyons des camions amener de la terre là où la nature ne l’a pas encore acceptée ou rejetée, là où la réflexion de l’homme et de la nature n’est pas présente ou effacée par intérêts, gageons que les patchworks aussi étonnants que détonants fleuriront prochainement partout. 

Mais à force de se planter, il y aura bien quelque chose qui poussera de plus compétent, sous réserve que les écoles ne forment pas que des théoriciens. Le jardin est un rapport entre nature et homme pour rappel, comme tant d’autres choses. 

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Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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http://www.leconomiste.com/article/paysagiste-une-profession-reglementer 

Paysagiste: Une profession à réglementer  

Une association nouvellement créée, l’AAPM

Manque de compétences et de matériel végétal 

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Pour un m2 végétal, le coût s’élève à 100 DH/HT. Un m2 minéral coûte quant à lui 300 DH/HT, et un m2 verdure (gazon, fleur) revient 25 DH/HT. Selon des professionnels, le désordre et l’absence de contrôle ont permis à « des simples jardiniers » de s’enrichir             

AMÉNAGEURS d’espaces verts, fleuriste paysagiste, concepteur de jardins… Les entreprises du paysage poussent comme des champignons. Elles ont flairé un business juteux, celui d’aménager les jardins et parcs de résidences. Mais le métier n’est pas encore réglementé. Un jardinier peut facilement se faire passer pour paysagiste. Le seul établissement qui forme aujourd’hui des ingénieurs paysagistes est l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II.

L’objectif de la filière de formation Architecture du paysage est de former des spécialistes de l’aménagement du paysage dans toutes ses composantes depuis le simple aménagement d’un jardin de loisirs jusqu’au projet d’aménagement à grande échelle. L’architecte-paysagiste doit pouvoir répondre aux besoins du pays en ce qui concerne l’analyse des sites, la conception paysagère, la maîtrise d’œuvre et la réalisation des projets d’aménagement du paysage. La protection des sites naturels et la valorisation des sites sensibles ou dégradés font partie des objectifs de la formation. Une association est en cours de création. Il s’agit de l’AAPM, association des architectes paysagistes du Maroc. Derrière l’association, Rachid Haouch, architecte, urbaniste et paysagiste, diplômé de l’Ecole nationale supérieur de Versailles et de l’Ecole d’architecture de Paris la Villette. Il sera vice-président de l’association et Mounia Bennani sa présidente. L’objectif est de défendre et promouvoir le métier, ainsi que de sensibiliser le public autour de la problématique du paysage.

L’association cherche à instituer aussi des procédures: Chaque paysagiste devra noter l’entreprise à laquelle il fait appel et chaque année l’association publiera un fascicule sur les compétences et la spécialisation de ces entreprises. L’association compte également militer pour la création d’une école nationale supérieure du paysage à l’instar de l’Ecole de Versailles. Cette association sera inscrite à la fédération internationale des architectes paysagistes. Le Maroc sera ainsi le premier pays africain à entrer dans l’art du paysage alors qu’il y était déjà. «Le Maroc a inventé l’art du jardin et il est tombé dans une sorte d’amnésie», s’indigne Rachid Haouch. A côté de la pénurie de compétences, il y a une pénurie végétale à l’échelle du Maroc. «Le Maroc s’est développé en négligeant ses pépinières», signale Haouch. Il faut 5 ans pour cultiver un arbre et 10 ans pour le vendre. Quelle est donc la pépinière qui peut attendre autant de temps? Il faut aussi donner la possibilité aux professionnels de pouvoir importer certaines espèces végétales. Tout comme il faut par ailleurs donner un statut à l’espace public marocain, selon des professionnels.

J. K.

Entreprise ou assistance. Le paradoxe Franco-Marocain du développement

Moi, je suis dans l’auto-emploi

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Tout pays qui se développe a besoin de créateurs. Mais tout pays développé n’encourage plus vraiment ses entrepreneurs. Voilà un paradoxe que l’on peut observer en Europe aussi bien qu’au Maroc désormais. La France regorge de gens qualifiés qui aimeraient bien entreprendre ; mais devant des marchés hyper concurrentiels et fortement encadrés administrativement comme fiscalement parlant, s’engager dans l’entreprise serait comme s’engager dans la légion, avec la promesse de voir un jour de plus beaux pays.

Au Maroc, pour beaucoup d’Européens, les choses semblent plus simples à concrétiser que dans leur pays d’origine, tandis que les locaux fraîchement débarqués des écoles, diplômes en main, ne cherchent qu’à se sécuriser en visant leur employabilité dans les entreprises, et si possible les plus importantes, voire l’administration du pays. Pourtant le Maroc, pour rappel, bien que la structuration rapide du pays pousse chacun à s’officialiser, reste un pays où chacun, par la nécessité passée, œuvre majoritairement au quotidien dans un système implicite. Un secteur où la personne est au premier rang de son propre rendement, de son propre bilan au quotidien.

Il semble que la structuration de la société oblitère l’initiative individuelle en offrant une prétendue sécurité du travail, où au bout du compte beaucoup s’en sortiraient financièrement plus mal. Si nous suivons l’exemple de la France, demain nous aurons des forces vives remplies de savoirs qui attendront aux portes des agences de recrutement, ne sachant plus que, seul et sans assistance, l’homme peut aussi trouver d’autres raisons d’exister dans un groupe. La création reste libre, même des écoles…

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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http://www.lavieeco.com/economie/18191-34-millions-des-personnes-actives-sont-dans-l-auto-emploi.html

3,4 millions des personnes actives sont dans l’auto-emploi 

Le dispositif «Moukawalati» a généré 3 200 entreprises et 9 500 emplois depuis 2006.
Les sans diplôme sont les plus nombreux à se lancer dans la création de leur entreprise.

Le déficit de la culture entrepreneuriale et l’absence de financement alternatif sont parmi les principaux freins à la création d’entreprise.
 

L’auto-emploi, comme moyen de création de revenus et, pourquoi pas…d’emplois, commence à se développer, malgré l’insuffisance des conditions objectives (faiblesse du financement adéquat, notamment) et culturelles (culture embryonnaire de l’entrepreneuriat) pour son expansion, comme l’ont noté, à propos de l’ensemble des pays arabes, certains experts lors du séminaire international sur le sujet organisé récemment à Marrakech.
Pour aider les diplômés chômeurs et les chercheurs d’emplois à intégrer la vie active, le Maroc a mis en place en 2006 un dispositif d’appui à la création de la toute petite entreprise (TPE), connu sous le nom de «Moukawalati». Depuis le démarrage de ce programme à la fin de 2006 et jusqu’à la fin du mois de novembre 2010, 3 200 entreprises ont été créées dans ce cadre (voir histogramme), selon Hafid Kamal, directeur général de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences (Anapec), gestionnaire du dispositif. Et ces entreprises ont généré 9 500 emplois, soit près de trois emplois par unité. D’ici la fin de l’année, près de 200 autres TPE devraient voir le jour, selon les estimations de M. Kamal.

Ce rythme de création est évidemment lent et les responsables, aussi bien de l’Anapec que ceux des départements ministériels concernés comme l’Emploi et le Commerce et l’Industrie, le reconnaissent. Surtout lorsqu’on sait que, faute de structures d’accompagnement post-création, les entreprises créées n’arrivent pas toutes à se maintenir en vie.

Même en atteignant «un régime de croisière» avec 1 000 à 1 500 créations par an, «cela reste très faible en comparaison avec ce qui se fait dans d’autres pays», explique le DG de l’Anapec.

«Moukawalati» en synergie avec l’INDH

Les diagnostics réalisés par l’Anapec sur l’auto-emploi, et plus particulièrement sur son programme «Moukawalati», mettent en évidence des difficultés de plusieurs ordres. On peut citer, pêle-mêle, le déficit de la culture entrepreneuriale, l’absence de financement alternatif au financement bancaire, guère adapté aux besoins de la TPE, la complexité des procédures administratives pour le démarrage des activités, les difficultés d’accès au foncier, l’absence de protection sociale (en dehors de contrats privés, jugés onéreux)… Bref, l’environnement, dans sa configuration actuelle, paraît peu propice au développement de la TPE. Ceci a amené l’Anapec à entreprendre, à partir de 2009, certaines actions en vue de pallier les déficits constatés. Outre la multiplication de campagnes audiovisuelles autour du sujet, elle a surtout opéré un rapprochement avec l’Initiative nationale de développement humain (INDH) pour le financement de certains projets. Moyennant la conclusion de conventions de partenariat avec des provinces, une vingtaine d’entreprises ont pu être créées cette année par ce mécanisme.
Toujours pour atténuer les difficultés de financement, l’Anapec a également mis en place des plates-formes régionales d’appui à la création de la TPE, et l’expérience menée à Agadir, baptisée «Souss Massa Draa Initiative», a permis le financement de 43 projets depuis 2009. «Cela laisse penser que cette expérience pourrait donner encore de meilleurs résultats», espère-t-on à l’Anapec.

Mais au-delà du dispositif «Moukawalati», qui est, après tout, de création récente, que représente aujourd’hui l’auto-emploi dans le développement de l’emploi au Maroc de façon générale ? Selon les statistiques du Haut commissariat au plan (HCP), l’auto-emploi (dans lequel sont regroupés les indépendants et les employeurs(*)) pèse un bon tiers dans l’emploi total : près de 33% au troisième trimestre de 2010, soit environ 3,4 millions d’emplois.

Les diplômés de niveau supérieur peu présents dans l’auto-emploi

Ce n’est évidemment pas négligeable, sauf que cette proportion semble s’inscrire dans une certaine stagnation. Et cette stagnation concerne aussi bien les indépendants que les employeurs (voir tableau). L’explication de ce phénomène, outre les difficultés déjà mentionnées, pourrait avoir un lien avec la qualification des porteurs de projets. La structure de l’auto-emploi selon le diplôme montre en effet, chez les indépendants, que les sans diplôme sont les plus nombreux : 2 287 232 personnes, soit 80,5% des travailleurs indépendants. Quelque 485 089 personnes ont un niveau moyen (17%) et seulement 70 182 ont un niveau supérieur (2,5%). C’est exactement la même configuration que l’on observe chez les employeurs, avec certes une différence moins prononcée quant aux écarts qui séparent chaque catégorie : 45,2% pour les sans diplôme, près de 30% pour les diplômés moyens et moins de 25% pour les diplômés du supérieur.

L’autre caractéristique de l’auto-emploi, qui découlerait d’ailleurs probablement de ce qui précède, c’est qu’il est marqué par un sous-emploi assez élevé ; du moins comparativement au sous-emploi dans l’emploi total. En effet, le sous-emploi pour l’année 2009 (cette donnée est seulement annuelle) représente 30% de l’auto-emploi quand il n’est que de 10% dans l’emploi total !
Tout cela corrobore le constat selon lequel l’auto-emploi est encore faible, non plus seulement d’ailleurs au Maroc mais partout dans les pays arabes. Il n’est pas surprenant, dans ces conditions, que «75% de l’économie arabe et 90% de son commerce» soient contrôlés par…5 000 familles, comme l’a indiqué un responsable de l’Organisation arabe du travail lors du séminaire de Marrakech sur l’auto-emploi.
(*) Définition : les indépendants sont les personnes qui travaillent pour eux-mêmes, et les employeurs sont ceux qui emploient les autres et…s’emploient eux-mêmes.  

Salah Agueniou

Diplômes ou compétences ? Emploi sécurité ou entreprenariat ?

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Un certain paradoxe existe au Maroc. Le développement et le niveau des études attirent de plus en plus les jeunes vers des emplois dans l’administration et dans le secteur privé des plus grandes entreprises. La majorité de ces jeunes ne désire pas prendre de risques en sortant avec le diplôme en poche, préférant utiliser ce “Sésame, ouvre-toi”, tel Ali Baba pour se faire ouvrir les portes de la facilité et des trésors… En Europe, l’issue de cette situation fut que des milliers de jeunes suivirent le chant des sirènes d’un moment et furent, après quelques années, très embarrassés en se présentant en masse devant des propositions limitées à quelques places. 

Paradoxe donc, dans une société où la majeure partie des parents a connu le secteur implicite, où chacun devait, seul et localement, faire appel à ses propres capacités d’entreprendre pour vivre. Le Maroc serait un pays d’entrepreneurs, fort inconscient de cette situation, risquant d’étouffer par des ambitions sociales les meilleures forces vives du pays pour demain. Car il semble bien, même si le développement réclame des compétences plus pointues désormais, que la masse ne remplira pas les administrations de demain, qui réclament moins de mains ou de têtes.

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Pour rappel, la majeure partie des diplômés du Maroc est à la rue avec le bout de papier qu’ils n’osent plus sortir face aux recruteurs ; une situation similaire en occident depuis des années. 

Maintenant, faut-il diplômer les études en fin de période ou reconnaître les compétences effectives de chacun ? Mais il est vrai que compétences s’allient toujours avec créativité, idée, et donc avec solution…

Philippe DELESALLE

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http://www.lavieeco.com/la-vie-eco-carrieres/18285-que-faire-quand-on-a-des-competences-mais-pas-de-diplomes.html 

La Vie éco Carrières

 Que faire quand on a des compétences mais pas de diplômes ?

L’entreprise se base encore sur le diplôme pour classer ses salariés.
Un projet de loi comportant des dispositions relatives à la validation des acquis de l’expérience professionnelle traîne toujours dans le circuit.
Les ouvriers souffrent davantage du vide actuel.
 

Dans le modèle français qu’à hérité le Maroc, l’entreprise ne voit la compétence très souvent qu’à travers les diplômes. Contrairement au pragmatisme anglo-saxon qui, lui, met en avant les compétences personnelles (motivation, dynamisme, rigueur, organisation, sens du commerce, du service et des chiffres), on préfère juger les gens sur la longueur de leur CV et le prestige des écoles qu’ils ont fréquentées. Difficile donc pour les non diplômés de prétendre à des postes à responsabilités s’ils ne peuvent même pas postuler pour un emploi non valorisé. Bref, les connaissances sont très peu reconnues quand elles ne passent pas par un savoir normatif, l’enseignement en l’occurrence, même si, dans le privé, certaines entreprises n’exigent pas systématiquement la présentation du ou des diplômes, se contentant de faire confiance à ce qui est mentionné dans le CV.

En France, comme dans d’autres pays européens, ce mépris a été corrigé par l’instauration du système de validation des acquis de l’expérience (VAE) qui a fait ses preuves. Il s’agit d’un dispositif qui permet à tout individu (salarié, non salarié, intérimaire…) de faire reconnaître son expérience, notamment professionnelle, afin d’obtenir un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle. Le dispositif s’applique ainsi à l’ensemble des diplômes et titres à vocation professionnelle ainsi qu’aux certificats de qualification.

La VAE est un droit ouvert à tous : salariés, non-salariés, demandeurs d’emploi, bénévoles, agents publics, personnes ayant exercé des responsabilités syndicales. Et ce, quel que soit le diplôme obtenu ou le niveau de qualification. La seule condition est de justifier d’une expérience professionnelle de 3 ans en continu ou en discontinu, en rapport avec le contenu de la certification (diplôme, titre…) envisagée.

Le nombre de collaborateurs qualifiés est un signe de sérieux

Malheureusement, on en est encore loin au Maroc. Le projet de loi sur la formation continue, qui introduit notamment des dispositions incitatives à la valorisation des compétences par la mise en place de la validation des acquis de l’expérience professionnelle (VAEP), semble oublié dans les tiroirs. Le pays compte quand même à son actif une expérience pilote réalisée en 2007 par la Fédération nationale du bâtiment et des travaux publics (FNBTP) qui avait permis à une trentaine d’ouvriers, des maçons pour la plupart, d’obtenir un certificat prouvant leur compétences acquises. Depuis, plus rien.

Fouad Najeddine, DRH de Centrelec, souligne à ce propos que déjà «la formation est un volet mal appréhendé auprès des entreprises». Il ajoute que «le pays connaît toujours un problème d’équivalence des diplômes». On peut en déduire qu’il y a un gros travail de sensibilisation des entreprises et d’harmonisation  des diplômes, avant de mettre en place un dispositif de VAE.
En réalité, ce sont surtout les ouvriers qui souffrent du vide actuel. «Le problème ne se pose pas pour les bacheliers ou les Bac+2, ils peuvent toujours entreprendre des études avec une expérience professionnelle probante», souligne Saïd Benamar, consultant et directeur développement au sein du cabinet Interp Formapro Conseil.
«L’entreprise et les salariés y gagneraient beaucoup si le dispositif voit le jour. J’ai rencontré, il y a quelque temps, un candidat qui a le niveau bac mais qui possède un énorme potentiel. C’est une personne qui aurait pu prétendre à un niveau Bac + 4 ou 5 si on lui avait offert la chance de reconnaître ses acquis. Cela dit, nous sommes tous amenés à développer davantage nos compétences», commente un DRH. Par ailleurs, la VAE peut être considérée comme un label d’entreprise formateur et le nombre de salariés d’un niveau de qualification élevé est toujours un gage de sérieux auprès des partenaires extérieurs.

Brahim Habriche

“Sécurité & qualité” : le code du Bâtiment marocain suivra-t-il celui de la route ?

Suite aux millions de contrôles techniques inopinés assurés par dame nature qui a copieusement arrosé de nombreuses villes du Maroc ces dernières semaines, le rapport est tombé, une fois de plus. 

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Des terrasses qui se nomment en réalité des piscines, des espaces construits qui deviennent des lacs, des routes et des accès équipés de canalisations d’évacuation qui ne jouent en rien leur rôle, et ce chaque année aux mêmes périodes, bref, la liste serait longue et bien moins grave si cela n’enlevait chaque année des vies supplémentaires. 

Le climat change, le réchauffement général de notre planète donnerait du soleil en plus et de la chaleur, mais en conséquence bien plus d’eau désormais, nous le constatons de plus en plus chaque année dans tous les pays. 

De l’eau et de l’humidité en plus apporteront des changements positifs, sous réserve que l’homme réagisse rapidement maintenant. Les erreurs du passé, sous raison d’urbanisation et de développement, nécessaire aux hommes, leur rappelleront plus souvent que des corrections seront à faire, sont à faire, ou seraient déjà trop en retard. En ce domaine malheureusement, c’est au pied du mur et les pieds dans l’eau que beaucoup commencent seulement à réagir. Quand les règles et les lois pondent alors des codes, c’est souvent par un empirisme évident qui soulève les questions que ne voulait voir préalablement chacun. La logique avant aurait-elle un prix plus élevé que celui des victimes, après ? Le laxisme des hommes est-il une part du destin ? 

Philippe DELESALLE

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=104386 

Code de construction: L’irresponsabilité à tous les étages  

· Un projet de code clarifiera les engagements de la chaîne
· Après le diagnostic, l’Habitat lance la consultation
· La loi sera prête au plus tard dans un an, promet le ministère

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LA première version du code de la construction sera prête dans un an. C’est l’échéancier que s’est fixé la direction de l’Habitat et de l’Urbanisme. Il n’est pas le seul texte de loi à retenir l’attention des professionnels de l’immobilier. Promoteurs, architectes, bureaux d’études, topographes… suivent de près le paquet de projets de loi en cours de préparation. Hayat Sabri, directrice technique de l’habitat, cite à ce titre le code de l’urbanisme tout en précisant que «d’autres textes arriveront en 2011-2012 pour étoffer l’arsenal juridique». Et souligne, à bon entendeur, que le futur code de la construction se veut «progressif» et compte instaurer «sécurité et qualité».

Les ménages dont les habitations ont été inondées la semaine dernière à cause des défaillances de l’étanchéité des toits de leurs immeubles jugeront aux actes. A qui devraient-ils aujourd’hui se retourner pour obtenir réparation des dégâts subis? Au promoteur? A l’entreprise de construction? Au bureau d’études? A l’architecte ou à toute la chaîne, y compris administrative, des acteurs qui sont intervenus sur le projet? C’est à cette dilution des responsabilités, entre autres, que le futur code de construction veut s’attaquer. Du moins, on l’espère. Car, en la matière, il faut rester prudent car le processus exige de la détermination politique. Au lendemain du tremblement de terre d’Al Hoceima, et l’émotion qui s’en est suivie, il avait été décidé de durcir les sanctions contre les «combines» qui gangrènent l’acte de bâtir. Quelques mois plus tard, le gouvernement avait reculé sous la pression des lobbys au Parlement.

Le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme insiste cette fois-ci sur la concertation. Si le projet de loi acquiert dès le début l’adhésion des professionnels, cela permettrait de lui éviter des obstructions au Parlement. Présenter donc un texte sur lequel il y a consensus le préserverait d’inutiles amendements.

Certificat de conformité: Il y a eu évidemment chez les promoteurs des voix dissonantes. Pour qui, introduire le terme «ingénieur spécialisé» risque de diluer les responsabilités.

Certains bureaux d’études estiment qu’ingénieur «spécialisé» est une qualification fourre-tout (béton armé, électricité…). D’autres insistent pour que le rôle des topographes, et donc leur responsabilité, soit traité à sa juste valeur. «Le foncier demeure un problème épineux», arguent-ils. Ne serait-ce qu’au nombre de litiges auxquels donnent lieu la propriété d’un terrain.

Le rapport de diagnostic a été qualifié aussi «d’étalage de lois propres à chaque profession». Toutefois, certains promoteurs ont demandé à ce qu’il y ait «moins de gens qui commandent les chantiers». Avoir un interlocuteur unique permet de résoudre les problèmes plus rapidement. Face à la multiplicité d’intervenants, le ministère précise: «L’architecte et les bureaux d’études sont les principaux acteurs. Les autres sont des supports».

Az Al Arab Benjelloun, architecte de profession, suggère de «revoir la forme sociale des bureaux d’études. Car, en cas de problème, il est difficile de définir les responsabilités». Si la proposition est retenue, cela va permettre au moins d’avoir un interlocuteur unique à la place de plusieurs ingénieurs.

 

Et ceci au moment où «les assureurs ne garantissent que les prestations, mais pas les acteurs (architectes, ingénieurs et entrepreneurs…)», note un professionnel. C’est d’ailleurs l’un des points que la 2e phase du rapport doit préciser. Garantir les dégâts passera nécessairement par une assurance obligatoire. Mais à condition de «définir les règles de contrôle technique». Il va falloir au préalable répondre à deux questions: comment les rendre à leur tour obligatoires et quels seront les projets éligibles? Le ministère de l’Habitat travaille de son côté sur le règlement général de construction. Il n’existe pas encore, mais le futur code de construction doit y faire en principe référence.

 

D’autres appellent à l’instauration d’un cahier de chantier. Chaque intervenant y sera identifié. Ce registre auquel sera joint un contrat d’assurance pourrait être mis à la disposition de la commune ou de l’agence urbaine. Là aussi la responsabilité des autorités administratives doit être mieux délimitée. Qui signe les actes administratifs? Qu’il s’agisse du permis de construire ou du permis d’habiter.

 

L’essentiel est qu’à la fin des travaux, une attestation de conformité soit signée par tous les acteurs du chantier. Cette pratique déjà courante pour les travaux publics commence à se frayer un chemin dans le privé. Il va de soi que ce document équivaut à un engagement de responsabilité civile et pénale. Ce qui se traduit en cas de préjudice par des dommages et intérêts, voire la prison. L’architecte va là aussi jouer un rôle central. C’est lui qui va délivrer une attestation de conformité globale. Sur le plan juridique, cela pousserait vers une responsabilité en cascade. C’est la voie qu’a empruntée la jurisprudence française notamment.
L’association marocaine de protection des consommateurs appelle à ce que «les promoteurs respectent le plan d’aménagement». Son représentant, venu tout droit de Marrakech, évoque le cas des plaintes reçues de la part des copropriétaires de la résidence Dar Saâda. Ce sont 150 appartements qui, selon lui, se sont retrouvés à la fin des travaux «sans école notamment et les équipements publics ayant été bâtis sont restés fermés»! Cette affaire court depuis sept ans déjà. D’où d’ailleurs son interrogation sur le degré de la légalité des dérogations accordées par la commission extraordinaire des wilayas. Des dérogations qui ont en fait une validité de six mois. Au-delà de ce délai, elles ne sont plus valables.

Qui fait quoi: Rachid Khyaty, président de la commission normalisation et développement durable à la FNPI, relève que l’acte de bâtir souffre d’abord d’un «manque de traçabilité des ordres de service…».
Les responsabilités des intervenants ne sont pas par conséquent clairement établies. En cas d’incident, «tout le monde y passe». A commencer par l’architecte qui est le premier et le dernier à mettre les pieds dans un chantier. Juridiquement, il est donc le 1er à rendre des comptes.

Rappelons-nous le terrible effondrement d’un immeuble en construction en janvier 2008 à Kénitra. Près d’une vingtaine de personnes y ont péri. Cet accident est toujours présent dans les esprits et a été à plusieurs fois cité par les professionnels: l’imprécision des missions des différents intervenants diluent les responsabilités. Le futur code de construction compte clarifier ce point par un référentiel administratif, technique et juridique. Et où chaque acteur du chantier identifie ses actes: autorisations, plans, métrage, grands travaux, électricité, plomberie…

 

La contractualisation de chaque intervention permettra de définir encore mieux les cas où une garantie décennale entre en jeu, la prévention des risques, l’étendue de l’assurance… D’un autre côté, la future loi a de fortes chances de tirer vers la légalité ceux qui sont dans l’informel. Du moins les artisans ou «promoteurs» qui prétendent à des marchés dans des chantiers dits «conventionnels». Le secteur de la promotion immobilière «souffre encore de carence», selon la direction de l’habitat. C’est pourquoi le ministère parle d’ailleurs de «code évolutif» et «d’acte de construire conventionnel». Puisque «l’informel n’est pas concerné».
Le rapport de diagnostic a justement établi un listing des lois existantes tout en relevant les lacunes.

 

La seconde partie tentera de «proposer un système alternatif de responsabilité», précise une représentante du ministère.
Le document détermine aussi les intervenants du chantier: architecte, ingénieur spécialisé, ingénieur topographe, bureau d’études, laboratoire d’essai géotechnique, assurance. Il définit aussi le processus de construction. Des propositions ont été formulées afin d’éviter les dysfonctionnements.

France, Espagne, Royaume-Uni et Allemagne sont les pays qui figurent dans le benchmark établi par les experts. Sachant que le volet juridique a été réalisé par un cabinet d’avocats français.
D’autres intervenants travaillent sur ce projet, tels que le Laboratoire public d’études et d’essais (LPEE), le cabinet d’architectes Begdouri…
Légiférer en ignorant les spécificités du marché reviendrait à produire un code-mort-né. C’est pourquoi le benchmark sert d’abord d’indicateur. Il y aura des «adaptations au contexte marocain», assure le ministère de l’Habitat. Il faut noter aussi que ce projet de code ne date pas d’aujourd’hui. Espérons que cette fois-ci ça sera la bonne!

 

Consultation des professionnels

LE ministère de l’Habitat «mise sur la concertation» pour faire aboutir le code de construction. Un exercice auquel il s’est livré, lundi 29 novembre à Casablanca, avec la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI). L’Economiste a été partenaire de cet événement. Cinq ateliers ont été organisés et chacun d’eux devait remettre à la fin des recommandations. Chacune est liée à un volet particulier auquel le futur code compte s’attaquer: actes de bâtir, matériaux de construction, procédés de construction, bilan des risques et sécurité dans les chantiers puis contrôle et sanctions (voir page 6). Soulignons au passage que chaque atelier comptait, à part un modérateur, des cadres du département de l’Habitat. Bien avant, une première réunion de consultation s’est tenue le 12 octobre dernier avec les professionnels. Le texte législatif en cours d’élaboration a vu sa 1re phase validée, celle de la méthodologie. Il entame donc la 2e étape, celle du diagnostic. C’est ce rapport, déjà remis au ministère, qui a été soumis à la FNPI et qu’elle a soumis à son tour à ses adhérents. Ce qui n’a pas empêché pour autant des représentants de bureaux d’études, d’architectes, protection civile et même ceux d’associations de consommateurs de donner leur avis.

Faiçal FAQUIHI

Le Maroc fait ses universités, mais les bagages encombrent leurs porteurs

“Une tête bien faite ou une tête bien pleine” ? Quand tous les gens seront diplômés des universités, ils périront de faim car il manquera de boulangers… Nous n’en sommes pas encore à ce niveau, la raison s’imposera prochainement devant le nombre devant les portes de l’ANAPEC au Maroc. Mais en attendant, le Maghreb est face au même problème que l’Europe, voilà quelques années. 

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Plus personne ne veut travailler de ses mains, mais du chapeau. Mais cela n’engendrerait pas plus ici ou ailleurs de meilleures réflexions de la part des jeunes, ni de leurs familles qui font encore passer noblesse et honneur du diplôme de leur progéniture avant avenir sur le terrain.  

Un pays avec des milliers d’Einstein ne sert pas vraiment la société ; déjà avec un seul la question devrait se poser à beaucoup avec le recul de ce qu’il nous a laissé… Tout est relatif mais beaucoup d’électrons se retrouvent libres de toutes propositions devant un marché qui, lui, ne serait pas infini mais bien relatif, comme disait Albert… 

Inadéquation entre besoin, formation, offre, demande, le tout emballé dans un mouvement pour les pays émergents souvent très rapide, qui ne laisse pas la réactivité suffisante pour reprendre la barre en main. Entre le début d’un engagement d’étude et sa finalité, que de choses se passent désormais… 

Mais les universités ne répondent pas aux entreprises ; le fond et la forme des enseignements ne sont pas sur la même ligne directrice, ceci reste international. De là à dire qu’elles formeraient pour autant plus au savoir qui libèrerait la créativité des jeunes pour entreprendre individuellement et non attendre du marché des autres ou des institutions d’Etat sécuritaires, il reste là aussi une marge… 1% des jeunes diplômés du Maroc seraient dans une optique de création de leur emploi à la sortie, ce qui laisse 99% qui espèrent de l’Etat… Faut-il rappeler que la majorité des Marocains reste des auto-entrepreneurs, majoritairement dans le secteur implicite et qu’ils vivent pour la plupart bien mieux que les jeunes de maintenant…

consigne.jpgLe manque dit “ceci”, les gens répondent, mais avec un recul qui les englobe, et c’est ainsi que le brave diplômé qui répond “cela” avec un décalage logique rejoint souvent une tout autre orientation que sa formation initiale, quand ce n’est pas par force l’épicerie ou la ferme de papa.  

Philippe DELESALLE

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Maghreb : bienvenue à bord de la galère Emploi 

Manque de confiance des employeurs, agences de placement inefficaces, pénurie de débouchés en rapport avec leur formation… les nouveaux arrivants sur le marché du travail ne sont pas gâtés. 

Au Maghreb comme ailleurs, il ne fait pas bon être jeune sur le marché du travail. Dans un rapport paru en août dernier (« Global Employment Trends for Youth »), l’Organisation internationale du travail (OIT) en fait le triste constat: en 2009, 81 millions de jeunes chômeurs (de 15 ans à 24 ans) ont été recensés dans le monde. Du jamais vu, selon l’OIT. Et le Maghreb, qui concentre près de 4 millions de jeunes demandeurs d’emploi, fait l’objet de prévisions à court terme plutôt pessimistes: « Le niveau de chômage des jeunes devrait poursuivre sa tendance haussière – en 2010 et 2011 – en Afrique du Nord et au Moyen-Orient », contrairement aux autres régions du globe. Et ce alors que le Fonds monétaire international (FMI) table pourtant sur une crois­sance comprise entre 2 % et 5 % en 2010 et 2011 pour l’Algérie, le Maroc et la Tunisie… Pour Abdelilah Jennane, directeur exécutif de Diorh, un cabinet marocain de conseil en ressources humaines, cette situation illustre « la faillite du système éducatif, au Maroc comme chez ses voisins du Maghreb, qui ne forment pas des profils adaptés au marché du travail ». 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes: la moitié des bacheliers tunisiens se dirigent vers la filière sciences humaines, alors que 50 % des diplômés de ce secteur n’ont toujours pas trouvé de travail au bout de trois ans. « Certains diplômés ne peuvent pas se prévaloir de compétences échangeables sur le marché de l’emploi, du fait de formations trop spécifiques ou trop décalées, en lettres, en langues, en droit ou en sciences humaines », confirme Hicham Lakhmiri, directeur général d’Amaljob.com, un portail marocain de recrutement. 

L’éternelle débrouille

Ce n’est donc pas tant la qualité de l’enseignement qui est mise en cause que la déconnexion de la sphère éducative d’un marché du travail désormais soumis aux impératifs de l’économie de marché. Jusque dans les années 1990, le chômage des jeunes n’était pas aussi préoccupant qu’aujourd’hui. Désormais, « l’insertion des jeunes diplômés constitue une problématique complexe et assez embarrassante pour ces pays, qui les ont formés et sont dans l’incapacité de leur proposer un emploi », constate Jean-Paul Barbier, membre du Bureau international du travail à Ge­nève, au département « analyse de l’emploi ». Circonstance aggravante, les primo ­arrivants sur le marché du travail, inexpérimentés, pâtissent d’une forme de défiance de la part des employeurs. Ces derniers leur préfèrent des personnes ayant déjà fait leurs preuves, même quand leur profil ne correspond pas à 100 %, voire des expatriés. « En Algérie, le marché croît rapidement, explique Djaffer Louaï, directeur associé du site Emploitic.com. Les entreprises ont donc des besoins urgents en termes de ressources humaines et sont donc moins enclines à recruter des jeunes qu’il faudra former en interne. » Sur place, c’est le système de la débrouille qui s’impose. Mehdi, un Algérois de 25 ans, diplôme d’aide-comptable en poche, raconte ainsi son expérience: « À la sortie de l’école, je me suis inscrit à l’Anem [Agence nationale pour l’emploi]. Je suis resté environ sept mois au chômage avant de trouver par mes propres moyens un poste non déclaré, sans rapport avec ma qualification, comme caissier dans une entreprise de prêt-à-porter. J’ai ensuite été agent commercial dans une boîte de publicité, pendant huit mois. » Ironie du sort, il est aujourd’hui employé – et toujours non déclaré – au sein d’une agence privée qui aide les demandeurs d’emploi. 

Création d’entreprise

L’expérience de Mehdi est révélatrice d’un autre handicap. Dans cette course au premier job, les services publics de l’emploi ne sont que d’un recours assez limité. Pour Hicham Lakhmiri, ­l’Agence marocaine pour l’emploi (Anapec) « traîne une mauvaise image auprès du grand public », qui considère que les « moyens font souvent défaut et [que] le conseil est inexistant ». De son côté, Djaffer Louaï estime que « l’Anem – l’agence algérienne – gagnerait à s’informatiser davantage, même si elle a modernisé et rendu ses agences plus accueillantes ».

Peinant à assurer l’intermédiation entre postulants et offres d’emplois qualifiés, les services publics – particulièrement en Algérie et en Tunisie – ont développé des dispositifs d’aide à la création d’entreprise. Une option qui, par nécessité plus que par choix, peut s’imposer aux postulants quand le recrutement par internet, les salons professionnels ou le bon vieux piston s’avèrent infructueux.

Au Maroc, êtes-vous ISO ?

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Développement ne rime pas au départ avec qualité et compétences, c’est seulement ensuite que l’on peut et que l’on se doit d’améliorer les choses. Le développement du Maroc, indéniable depuis des années, entre dans cette phase depuis quelques temps, les méthodes parfois empiriques qui ont servi ces dernières années dans divers secteurs laissent et laisseront de plus en plus la place à la norme, la règle, la méthodologie. 

Il faudra donc se faire douce violence dans de nombreux secteurs, soit devenir un peu “MASO” pour entrer dans cette vision, notamment celle des entreprises qui parlent plutôt d’ISO, sous le poids de l’obligation demain.  

Une forme de masochisme industriel et professionnel qu’ont découvert, voilà des années, de nombreux Européens au sein de leur entreprise, où chaque geste, chaque acte, chaque poste se devait d’être soudainement répertorié dans une Bible interne. Un bien parfois, qui ferait de la norme le maître à penser de tout bon petit employé, qui n’aurait plus qu’à appliquer à la lettre, sans réfléchir, déshumanisant ainsi les rapports humains par l’autre face. 

Passer maintenant de pays émergent aux entreprises ISO va être et doit être un challenge très important, afin de sauter toute une procédure plus humaine que le temps ne laisse plus désormais, face à des marchés qui vous arrivent en pleine face. Le facteur temps est-il récupérable proportionnellement à l’effort individuel humain possible ? A quand l’ISO pour toutes les procédures administratives au Maroc au sein des entreprises de l’Etat ? 

Philippe DELESALLE

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M. Réda Chami : le nombre des entreprises certifiées ISO 9001 au Maroc avoisine le millier contre une seule en 1995  

reda-chami-qualite-iso.jpgM. Ahmed Reda Chami Ministre du Commerce, de l’industrie et des technologies nouvelle. /AA

Le nombre des entreprises certifiées ISO 9001 au Maroc avoisine le millier en 2010 contre une seule en 1995, a fait savoir, mardi à Tétouan le ministre de l’Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, M. Ahmed Réda Chami, à l’occasion du lancement de la Semaine nationale de la qualité dans cette ville.

La norme ISO 9001 donne les exigences organisationnelles requises pour l’existence d’un système de management de la qualité. S’appuyant sur 8 principes dont l’orientation client, l’approche processus et l’amélioration continue, cette norme est à la source de nombreux autres référentiels sectoriels et est ouverte à toute entreprise ayant mis en place un système qualité depuis au moins un an, des audits internes et une revue de direction.

Dans une allocution, lue en son nom par le délégué du commerce à Tétouan, le ministre a évoqué les mesures prises par son département pour créer un climat propice à la croissance de l’investissement et à garantir un environnement favorable au fonctionnement des affaires et à l’amélioration de la compétitivité du tissu productif.

Il a fait état, à cet égard, du programme de développement des parcs industriels qui concerne 22 plateformes intégrées de haut niveau sur une superficie de 2300 ha ainsi que les mesures mises en place dans le cadre du pacte national pour l’émergence industrielle notamment Rawaj pour la modernisation du commerce et le Maroc Numérique.

Rappelant le thème choisi pour cette 14ème édition à savoir, “la qualité, c’est aussi optimiser l’utilisation des ressources”, M. Chami a, par ailleurs, fait savoir que 555 entreprises ont bénéficié du programme d’accompagnement à travers l’Agence nationale de promotion des petites et moyennes entreprises pour un montant de plus de 75 millions de DH, afin de les aider à établir les différents systèmes de gestion.

 Pour sa part, le président de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de la Wilaya de Tétouan (CCIST), Abdellatif Afailal a insisté sur la qualité qui, selon lui, ne constitue plus un choix personnel mais une nécessité qui s’impose en particulier à la lumière des grands développements que connaissent les échanges internationaux suite au démantèlement tarifaire et à l’élimination des obstacles douaniers ce qui, selon lui, requiert des entreprises marocaines, de s’armer de techniques et d’équipements modernes pour renforcer leur immunité économique.

Au cours de cette journée, les participants ont suivi des exposés sur ” le système de management de la qualité ISO 9004 et l’amélioration des performances par l’optimisation des ressources ” ainsi que sur ” l’optimisation des ressources dans le système éducatif dans l’enseignement supérieur “.

 Cette semaine a débuté lundi, et s’est déroulée pour la première fois, à Chefchaouen avec la discussion notamment du thème portant sur ” la démarche qualité dans l’administration publique et les collectivités locales “. Elle se poursuivra mercredi à Larache, une autre ville qui relève de la CCIS de la Wilaya de Tétouan.

Parmi les thèmes qui y seront discutés, figurent celui de ” l’approche gestion environnementale des performances : optimisation des ressources “.

 MAP

Le casque “étendu” deviendra obligatoire sur les chantiers, au Maroc

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Professionnalisme : voilà le terme que l’on retrouve plus souvent dans les approches professionnelles des entreprises ; les choses bougent en ce sens.

Une caisse à outils bien rangée, c’est un gain pour l’artisan ; un chantier bien organisé, c’est la moitié du travail déjà fait. Ceci n’est pas encore acquis pour beaucoup, qui commencent à essayer d’organiser les choses seulement le jour où ils se retrouvent devant le mur, déjà en amont dans les bureaux.

Le fatalisme, en vertu duquel le ciel veut, ou pas, encourage aussi au quotidien l’anarchie complète de projets qui, en conséquence, fait déborder les plannings, les incompréhensions, bref au final, la qualité, le prix, le service, les machakil … Et pire, la mort régulière d’hommes chaque année, parmi les 60.000 accidents du travail…

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De nouvelles et bonnes intentions. Mais, devant le manque de contrôles évident et le manque de moyens techniques et financiers chez de nombreuses entreprises, le coût de la volonté sera-t-il financé réellement, pour éviter de revoir sur les chantiers des ouvriers avec des tongues aux pieds, ou attachés au bout d’une corde pour peindre une façade, ou tenus par les pieds par des collègues, dans le vide, pour fixer un climatiseur, ou devant longer les tuyaux d’eau, faute d’échelle… ? Entre casque ou qui casquera, reste la question de la volonté de chacun à son niveau.

Philippe DELESALLE

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Immobilier. Finie l’anarchie dans les chantiers?

· La Fédération prépare un cahier des charges spécifique
· Objectif: professionnaliser le secteur, maîtriser les coûts et sécuriser les chantiers
· Une moyenne de 55 à 60.000 accidents par an

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Insécurité, non-respect des normes réglementaires, fraude, informel… Ce sont là les caractéristiques de la plupart des chantiers de construction au Maroc. Pour faire face à cet état des lieux inquiétant et éviter des drames à l’avenir, la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI) prépare un projet de cahier de prescriptions spéciales (CPS) pour les professionnels. «Le but est d’optimiser les budgets, raccourcir les délais… Ce qui contribuera à professionnaliser davantage le secteur», souligne Iqbal El Kettani, directeur délégué à la FNPI. L’ambition de la Fédération étant d’établir un modèle unifié qui faciliterait la gestion des chantiers entre les différents professionnels (maîtres d’ouvrage, architectes, entrepreneurs, tiers …). Le CPS unifié devra en outre réduire les risques d’accidents de travail (entre 55.000 et 60.0000 selon les années).

Selon la FNPI, «les prescriptions qui figurent sur le projet de CPS ont pour objectif de créer des normes techniques et juridiques opposables aux tiers au même titre que la législation qu’elles complètent». Parmi ces clauses, la définition des responsabilités de chaque intervenant. Ainsi, l’entrepreneur est responsable de la totalité de son chantier. Il a l’obligation d’assurer la coordination entre les fournisseurs et des éventuels sous-traitants ainsi que la bonne exécution des plans et aspects techniques tels que conçus par l’architecte. L’entrepreneur est également le seul à recevoir le paiement de toutes les sommes dues par le maître d’ouvrage. Les obligations ne s’arrêtant pas là, l’entrepreneur doit aussi soumettre à l’approbation de l’architecte la liste des entreprises spécialisées retenues pour la fourniture et la sous-traitance. Si l’une de ces entreprises s’avère défaillante, l’entrepreneur est tenu de présenter immédiatement une autre entreprise à l’agrément de l’architecte. Le but étant d’éviter les retards dans l’exécution des travaux et les augmentations des prix. Cependant, l’aval obligatoire de l’architecte ne doit pas créer un lien de droit entre ce dernier et les sous-traitants.

En plus de ces obligations, l’entrepreneur devrait fournir, avant approvisionnement, une liste complète comportant toutes les indications sur la marque, la qualité et la provenance des matériels et matériaux qu’il compte utiliser. Cette liste devrait être accompagnée d’un échantillonnage qui lui correspond. Cela étant, la responsabilité de l’entrepreneur reste engagée même après approbation de l’organisme de contrôle et du maître d’œuvre.La demande de réception du matériel devrait être présentée au moins 15 jours avant son emploi. Plus encore, l’entrepreneur sera tenu d’employer les espèces et les qualités de matériaux, matériels et appareils prescrits par l’architecte.


Par ailleurs, et pour des raisons de sécurité, le logement sur chantier du personnel des entreprises sera interdit sauf pour le cas strictement nécessaire qui concerne le gardiennage des installations. L’entrepreneur sera en outre appelé à soumettre à l’architecte l’organigramme détaillé des effectifs du personnel travaillant sur le chantier, en mentionnant le nombre d’ouvriers par spécialité. Il dispose à cet effet d’un délai de 7 jours qui commence à partir du lendemain du jour de la notification de l’ordre de service du démarrage des travaux.
Pour l’avancement optimal du chantier, l’architecte a toute la latitude de prévoir autant de réunions hebdomadaires. Selon le projet de CPS unifié, les rendez-vous de chantier et de coordination ont lieu respectivement une fois par semaine au jour et au lieu fixés par l’architecte. Le projet va plus loin en interdisant l’utilisation des téléphones portables durant les réunions de chantier et de coordination. La présence des entreprises, dont les travaux sont en cours, est obligatoire. En cas d’absence de ces entreprises, des décisions seront prises par le maître d’œuvre et seront notifiées aux absents. Cette absence non justifiée sera sanctionnée d’une amende de 2.000 DH. 

Compte prorata

Lorsque plusieurs entrepreneurs concourent à la réalisation d’un même ouvrage, il est tenu compte des dépenses d’intérêt commun et des produits éventuels du chantier. Ainsi, la trésorerie du compte prorata sera constituée d’une retenue pour provision de 1,5% déductible directement au prorata des montants TTC des situations d’entreprises. Cependant, en prenant en considération les dépenses du démarrage du chantier, une avance de 0,5% du montant total TTC du marché adjugé de chaque entreprise sera exigée. Selon le projet de CPS, «le règlement du premier décompte est strictement subordonné au règlement de cette avance. Le 0,5% sera résorbé par la retenue mensuelle de 1,5%».
A noter que tous les entrepreneurs seront tenus de participer aux dépenses du compte prorata proportionnellement aux montants de leur marché. Ce compte devra être géré par l’architecte dès le démarrage du chantier.

J. B.