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Archive de la catégorie ERM et MRE

Les clients du logement social iront-ils aux salons immobiliers en Europe ?

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Moins de 50.000 visiteurs sur 1.000.000 de clients potentiels qui attendent du logement social et économique au Maroc laissent interrogatifs sur la démarche marketing ou publicitaire engagée pour attirer les premiers intéressés. Le logement social et économique s’adressera-t-il effectivement aux premiers nécessiteux, c’est-à-dire aux Marocains locaux ? La dérive est apparue rapidement. Dès les premiers produits commercialisés et présentés au Maroc, l’on a pu voir les banques, notamment à l’approche de l’arrivée des MRE en période estivale, s’orner de propositions de crédits et de package pour leur vendre ces logements. 

Voilà que les salons de l’immobilier marocain à l’étranger qui, au lieu d’adapter leurs produits dits de standing ou de haut standing, dans une vision de qualité européenne et de prix plus raisonnables attendus désormais par les étrangers, se mettent tous à vendre à de futurs “investisseurs” MRE, ce “social béton”, tout en leur faisant bénéficier des avantages consentis aux plus nécessiteux au Maroc… Certes, ces derniers ont raison de penser à leur lendemain pour leur retraite, mais leurs appartements bon marché économiques et sociaux viendront-ils rejoindre les milliers de logements vides et inoccupés qui ceinturent de nombreuses villes et quartiers où construisent encore d’autres MRE, ou ce qu’ont fait ceux des premières générations de MRE ? 

N’est-on pas en train de relancer un nouveau secteur spéculatif au Maroc sur ces produits ? Pourquoi ne pas mettre le “paquet” de communication et d’approche en direction des familles au Maroc qui attendent de se loger plus dignement ? Le programme engagé envers ces dernières pour les 10 prochaines années semble bien dériver vers des objectifs financiers et commerciaux plus que vers une recherche accélérée de solutions sociales. 

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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SMAP Immo Paris : - 10% de fréquentation 07.06.2011 

Le Salon de l’immobilier marocain à Paris a fermé ses portes, dimanche 5 juin, enregistrant une légère baisse de visiteurs par rapport à 2010. Malgré cela, organisateurs, promoteurs immobiliers et banques semblent satisfaits. Pour l’occasion, le mouvement du 20 février s’est invité au salon, pour une action très ciblée. Le SMAP Immo 2011 de Paris a enregistré une baisse d’environ 5 000 visiteurs, soit de 10% de son public. Le salon de l’immobilier, qui s’est tenu du 2 au 5 juin au Parc des Expositions de Paris, a accueilli 45 000 personnes cette année, au lieu de 50 000 en 2010, rapporte les organisateurs cités par la MAP. 

Samir Chamah, PDG du groupe SMAP Immo, se dit « très satisfait » de cette 8e édition. L’affluence et les résultats enregistrés démontrent que le secteur sait faire face à la crise ; « on a pu relever un défi », estime-t-il. Côté promoteurs et banques, même constat positif. Les deux mettent l’accent sur « l’importance des transactions immobilières réalisées », explique la MAP. Aucun ordre de grandeur n’a toutefois été donné. Un aspect expliquerait ces bons résultats : l’offre immobilière s’est diversifiée au Maroc, selon M. Chamah, aussi bien géographiquement que sur le plan financier. Au SMAP, les acheteurs potentiels peuvent trouver des logements situés presque n’importe où au Maroc. Les prix varient entre 22 000 euros pour des logements économiques, à plusieurs millions d’euros pour le haut de gamme, explique-t-il. 

Certaines tendances se seraient dégagées. Des financements auraient surtout été sollicités auprès des banques pour le logement économique. Plusieurs des 7 banques présentes auraient eu en moyenne 1500 visiteurs par jour. Côté promoteurs, « des dizaines de concrétisations de contrats » sont évoqués selon la MAP. Un chiffre moins impressionnant, mais il faut y ajouter les « prises de contact avec les clients potentiels qui préfèrent visiter les biens proposés sur place avant de décider ». Un certain scepticisme s’est dégagé cette année au SMAP Immo. Les conférences de conseils juridiques auraient connu une très grande affluence. Les risques liés à un investissement immobilier au Maroc sont vraisemblablement présents dans les esprits des acheteurs. 

Le printemps arabe s’invite au SMAP Immo 

Le SMAP Immo 2011 a aussi intégré l’actualité marocaine. Etaient ainsi invités, pour une conférence-débat « Transition démocratique au Maroc », J.C. Dassier, directeur de la chaîne LCI, Abdelmejid Jmahri, de l’USFP, et A. Berrada de SAPRESS, premier éditeur de journaux au Maroc.

Tous les invités n’ont pas été approuvés par l’organisation du salon : des jeunes de la section parisienne du Mouvement du 20 février ont voulu empécher la conférence. Selon eux, elle était un exemple de « propagande du Makhzen ». LCI serait « connu par tous pour son soutien inconditionnel au régime autoritaire en place » et Jmahri de l’USFP se serait discrédité en traitant les jeunes du Mouvement de « wakkaline ramdan » (non jeûneurs). Les jeunes ont « scandé des slogans dénonçant le pillage en cours, condamnant la répression sanglante du régime Makhzenien des marches pacifiques du peuple marocain et mettant à nu le simulacre de démocratie que le régime tente de vendre à l’opinion publique française et parmi la diaspora marocaine », explique un communiqué. 

Frederic Schmachtel Yabiladi.com

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http://www.lematin.ma/journal/SMAP-Immo-Paris-2011_Grande-affluence-d-une-clientele-de-qualite/152136.html 

SMAP Immo Paris 2011 

Grande affluence d’une clientèle de qualité

Plus de 45.000 visiteurs sont venus s’enquérir de l’offre exposée. La huitième édition du Smap Immo 2011 confirme encore l’engouement des Marocains du monde et même des étrangers pour l’acquisition d’un bien immobilier au Maroc malgré la conjoncture actuelle. Au total, 45.300 visiteurs se sont rendus au Parc des expositions Portes de Versailles pour assister à ce rendez-vous incontournable de la promotion de l’immobilier marocain à l’étranger, qui s’est tenu du 2 au 5 juin à Paris. 

Autant leurs motivations sont variées, autant ils sont unanimes quant à la grande attractivité de l’immobilier au Maroc. Preuve en est : ces clients potentiels n’ont pas hésité à se déplacer, lors d’un week-end férié (fête de l’ascension), pour rechercher les bonnes opportunités offertes par cette vitrine de l’immobilier marocain qui gagne en maturité et en qualité, soit pour acquérir ou construire un logement secondaire, effectuer un achat en vue de leur retraite, faire un investissement fructueux ou encore pour rechercher un placement financier…

Comme attendu, cette année, c’est le social qui a raflé la mise. Cette tendance a été relevée lors des deux premières étapes du roadshow Smap Immo (Berlin et Milan) et se confirme davantage. «Je viens au salon pour rechercher un logement à 250.000 DH. Comme je suis encore jeune, c’est un placement financier que je fais pour assurer ma retraite», a affirmé un jeune cadre installé à Lyon. D’ailleurs, les MRE bénéficient des mêmes avantages que les personnes résidant au Maroc, y compris l’aide directe de 40.000 DH que l’Etat verse au promoteur via un notaire. «Nous sommes à la recherche d’un appartement à El Jadida. Notre budget se situe aux environs de 50.000 euros», a souligné un père de famille. Le salon a accueilli des personnes jeunes et plus âgées à la recherche de bonnes opportunités de placement financier. «Fait marquant de cette édition : la concrétisation à l’issue de ce salon d’un nombre important de transactions et/ou de réservations représentant plusieurs dizaines de millions d’euros effectuées par les MRE, mais aussi par les Européens présents en France et dans les pays frontaliers», déclaré Samir El Chammah, P-DG du Smap Group. Et d’ajouter : «Un sondage effectué sur le terrain auprès d’un grand nombre d’exposants a montré leur très grande satisfaction».Du côté des promoteurs, le satisfecit est général. «Nous avons effectué une centaine de ventes et nous avons largement atteint nos objectifs», a déclaré le directeur du pôle immobilier d’un grand groupe. Les clients effectuaient des réservations par chèques et attendent leur retour au Maroc pour finaliser les ventes. La particularité cette année, surtout, en moyen standing et le luxe, c’est la disponibilité immédiate du bien immobilier. Plusieurs projets, en cours de commercialisation, sont finalisés et achevés, ce qui rassure les clients. Les banques étaient également de la partie. Les stands des 7 établissements financiers n’ont pas désempli du jeudi au dimanche derniers avec toutefois une petite accalmie vendredi qui a été rattrapée dès le lendemain. Que ce soit les chargés de clientèle ou même les directeurs, tout le monde a retroussé les manches et mis la main à la pâte.

Ouverture de comptes, conseils en termes d’investissements, simulation de crédit logement et traitement des réclamations des MRE… les tâches étaient multiples.
Selon Abdellah Hamza, directeur de division animation des Réseaux de distribution marocains du monde de la Banque populaire : «Nous sommes contents de notre présence au Smap Immo car c’est un lieu de rencontres avec les Marocains du monde pour connaître davantage leurs attentes et adapter nos offres à leur besoin». Ce responsable a souligné qu’il y avait toutefois moins d’étrangers par rapport aux éditions précédentes et que de plus en plus de jeunes veulent acheter des résidences secondaires allant du social jusqu’au haut standing avec toutefois une préférence pour les appartements à 250.000 DH HT l’unité et ceux de moyen standing. «Nous sommes présents à ce salon pour fournir à nos clients une meilleure qualité de services. Nous avons reçu beaucoup de visiteurs qui demandent des informations sur nos produits», a expliqué Nour Eddine Charkani, président du directoire de Dar Assafaa. «La nouveauté cette année, c’est l’octroi de l’autorisation sur place au lieu d’attendre le retour au Maroc pour traiter le dossier de crédit», a-t-il affirmé. Pour leur part, les notaires du Maroc ont animé des conférences-débats quotidiennes pour mieux expliquer aux visiteurs l’environnement juridique lié à l’investissement immobilier au Maroc (VEFA, transmission du patrimoine, convention fiscale France/Maroc, régimes fonciers…).

Ces rendez-vous ont drainé un grand nombre de participants, dont beaucoup d’Européens intéressés par les thématiques développées.
Par ailleurs, en dehors des conférences, les notaires Chimaa Haddioui, Kawtar Haddioui et Abdelmajid Bargach ont été à la disposition des visiteurs pour les informer et les conseillers sur les démarches à entreprendre. ”Noir”, arnaques, problèmes d’héritage, sécurisation des transactions immobilières… autant de points qui ont été relevés par la diaspora marocaine et les Européens. Les représentants de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers ont également eu leur lot de visites.

Une grande majorité des visiteurs voulait s’informer sur les procédures et la VEFA.
A rappeler, in fine, que cette édition du Smap Immo a réuni 120 exposants représentant 64 villes de toutes les régions du Royaume. L’offre immobilière exposée a été de plus en plus large et diversifiée et accessible à tous les budgets. «Ce succès confirme une fois de plus le grand potentiel que recèle l’immobilier marocain en France et en Europe, ainsi que la capacité du Smap Immo à attirer un grand public, fortement motivé par une acquisition immobilière», a conclu Samir El Chammah. Fort de ce succès parisien et de ceux rencontrés à Bruxelles et à Milan, le roadshow Smap 2011 fixe deux autres rendez-vous de l’immobilier et de l’art de vivre marocains : à Marseille du 11 au 13 novembre et à Barcelone de 2 au 4 décembre prochains.

Le haut standing

C’est le luxe qui n’est pas très présent, cette année, au Smap Immo. D’ailleurs, le pavillon ‘’Excellence” n’a pas été programmé. Vu la conjoncture économique, la clientèle étrangère ‘’a décidé de reporter ses projets d’acquisition de résidences secondaires” au Maroc. Pour l’heure, le segment commence à reprendre son rythme petit à petit, surtout à Marrakech.
C’est ce que nous a confié à Paris le ministre concerné Ahmed Taoufiq Hejira, qui a inauguré la 8e édition du Smap Immo. Notons aussi que les promoteurs immobiliers, durant cette période de crise, ont revu ‘’le montage financier de leurs projets” et certains ont fortement révisé leurs tarifs. Certes, des groupes ont maintenu leurs prix, mais il y a eu une correction du marché qui a causé énormément de dégâts au sein de la profession. Actuellement, il y a des projets qui étaient suspendus et qui ont redémarré. Est-ce le début de fin de crise ? On n’en sait rien pour le moment, des indicateurs confortent cette thèse, mais rien n’est encore sûr. En tout cas, lors de ce salon, une dizaine de projets haut standing étaient exposés et qui ont, d’ailleurs, suscité de l’intérêt de la part de la clientèle parisienne. «Nous sommes ravis de rencontrer de la clientèle que nous avons reçue et nous sommes pleinement satisfaits de notre participation au Smap Immo Paris», a insisté Céline Serna, directrice commerciale de Dar Lamia, qui fait la promotion d’un projet de villas de luxe à Marrakech.


Même son de cloche chez Jean Claude Rolland, P-DG de Club Evasion qui vend des villas à Mirleft : «Les clients qui se sont déplacés au Smap, cette année, sont des ‘’clients de qualité” qui veulent investir au Maroc car ils ont confiance dans ce pays».
Outre les séniors qui veulent s’installer au Maroc pour passer leur retraite, particulièrement à Marrakech et le Sud d’Agadir, les MRE investissent également dans le segment haut standing pour avoir un pied-à-terre pour y passer les vacances ou pour préparer la retraite.

Moments forts…

En marge de la 8e édition du Smap Immo, une rencontre-débat sous le thème «Evolution démocratique au Maroc» a été organisée à Paris et à laquelle a pris part Khalid Naciri, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Initiée par le groupe Sapresse, cette conférence a rassemblé des journalistes marocains ainsi que d’autres arabes et français en plus d’autres personnalités marocaines.

Lors de cet événement, Khalid Naciri a présenté les acquis du Royaume et ses points forts au moment où le monde arabe est en ébullition. Il a mis en exergue le contexte exceptionnel que vit le Maroc suite au discours royal du 9 mars qu’il a qualifié de «révolutionnaire». Il a également précisé que les réformes constitutionnelles sont «largement engagées» et ont fait l’objet de «débats nationaux et populaires extrêmement avancés».

Evoquant le projet de la nouvelle Constitution, tel que annoncé par le discours royal, le ministre a affirmé que la première mouture a été élaborée par une Commission de juristes et a fait l’objet de consultations entre les partis politiques et les syndicats.
Il a indiqué que ce sera «un projet extrêmement avancé». Ce texte «donnera du Maroc l’image d’un pays fortement ancré dans la modernité et désireux de tourner la page d’une approche traditionnelle et obsolète».
Autre moment fort, la projection du match Maroc-Algérie en direct au sein du Parc d’exposition Portes de Versailles.
Sur invitation des organisateurs, les exposants ont préféré rester après la fermeture du salon pour suivre le match tant attendu par les Marocains. Dès le premier but, l’euphorie a gagné la salle qui s’enflammait à chaque but marquant créant ainsi une ambiance de fête, de joie partagée et créant également des liens chaleureux entre les téléspectateurs présents. Un moment que beaucoup d’entre eux ne sont pas prêts d’oublier.

MRE : Un poids lourd dans la balance électorale prochaine

je-vote-donc-je-suis.jpgUn poids qui pèse depuis des années entre le Maroc et ses MRE, entre associations d’un côté et dialogue au ralenti depuis des années de l’autre. L’annonce de la nouvelle constitution est une raison importante pour la communauté à l’étranger de se faire entendre plus démocratiquement sur sa propre représentation dans l’histoire du Maroc. Une communauté de poids qui peut peser lourd et très lourd pour la suite, un bienfait pour une avancée globale de démocratie que chacun encourage à tous les étages. 

Le temps permettra-t-il de répondre aux MRE disséminés ? Les moyens pour voter et la législation en ce sens seront-ils prêts à l’heure ? Toute une organisation qui devra répondre dans une certaine urgence.  je-pense-donc-je-vote.jpg

Un peu plus de 12 millions d’inscrits sur les listes au Maroc. Il resterait 10% de votants potentiels MRE selon les chiffres incertains, certainement plus éventuellement. Un groupe, donc, qui véhicule politiquement un poids lourd, s’il passe le nouveau port de Tanger Med cette année. 

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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5 millions de MRE… Combien vont voter pour la Constitution et quid des législatives ?

Pour le référendum, des bureaux devront être ouverts au sein des consulats mais seront-ils suffisants ? La participation politique des MRE est encore en débat. Le CCME se prépare à donner un avis consultatif sur la question.  Ils sont, à peu près, cinq millions et ils seront, eux aussi, impliqués dans les changements constitutionnels profonds que connaîtra le Maroc. Bien sûr, il faut compter outre les 3,78 millions dûment inscrits sur les listes des consulats, les jeunes de moins de 16 ans et les clandestins, mais, c’est un fait, ces Marocains qui représentent plus de 10% de la population sont également concernés. Comment vont-ils voter au référendum?

Et qu’en sera-t-il des prochaines élections législatives ? Si la réponse à la première question coule de source, la seconde est plutôt problématique. Il faut d’abord préciser, observe Driss Ajbali, membre du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), que «dans la masse migratoire, tout le monde n’est pas potentiellement votant dont par exemple les mineurs, les non-inscrits, les désintéressés, les doubles ou triples nationaux. Ce n’est pas un corps électoral homogène».
Une fois ce point clarifié, le même responsable explique: «Pour le référendum, comme ce fut le cas par le passé, tous les Marocains du monde pourront voter grâce, à ma connaissance, au dispositif qui sera mis en place dans les consulats et les ambassades».

Le référendum, ajoute-t-il, est «un scrutin exceptionnel et ne pose pas de conditions particulières si ce n’est d’être Marocain, en âge de voter et d’être inscrit sur les listes électorales». En conséquence, «les Marocains établis à l’étranger qui remplissent ces conditions ou qui viennent de s’inscrire lors de la dernière campagne du 7 au 20 mai pourront donc voter. Il n’y a pas nécessairement de logistique particulière si ce n’est celle qui sera mise en place dans les chancelleries marocaines dans les différents pays de résidence». Les choses ne sont pas aussi simples, estime, toutefois, Saïd Ida Hassan, ancien directeur de bureau de la MAP à Madrid, et président de l’Instance des Marocains de l’étranger pour la réforme constitutionnelle. Il cite le cas de l’Espagne qui ne compte que dix consulats pour une population émigrée de près de 900 000 personnes pour illustrer la difficulté de l’opération. Aussi propose-t-il, «nous en tant qu’instance des Marocains expatriés, nous allons militer pour que des bureaux de vote itinérants soient mis en place».  
 

Il faut attendre la Constitution pour y voir un peu plus clair

Concrètement, cette instance appelle à l’installation des bureaux de vote dans les locaux des différentes associations de MRE. Pour l’heure, le ministère de l’intérieur a bien mis en place une procédure spécifique pour faciliter l’inscription des MRE sur les listes électorales. Selon une source du ministère de l’intérieur, les MRE ont été invités à déposer leurs demandes d’inscription dans différents consulats, ces demandes ont été transmises par le ministère des affaires étrangères à celui de l’intérieur et les services de ce dernier se sont chargés de les répartir entre les différentes communes selon la demande de chaque inscrit. Pour l’opération de vote, la carte d’immatriculation au consulat fera office de carte d’électeur. Ceci pour le vote référendaire du début juillet prochain. Pour les élections législatives, la question n’a pas encore été tranchée. Ce sera en effet au futur texte de la Constitution de définir les modalités de représentation des MRE dans les instances législatives. Ainsi, explique M. Ajbali, «il faudra d’abord attendre de savoir ce que dira, sur ce sujet, la nouvelle Constitution. Si la question de la participation politique ne pose pas véritablement de problème, la question de la représentation, dans l’une ou l’autre Chambre ou dans les deux reste une question technique délicate, et, en l’occurrence, la technique en la matière peut être très politique». Une fois cette question réglée, se pose, ensuite, celle du découpage électoral. Pour ce responsable du CCME, «on peut prendre, par exemple, l’ampleur de la dispersion de l’immigration marocaine avec certes une concentration en Europe (85%) mais aussi un éclatement sur tous les continents. Cette configuration peut poser un problème de découpage et par là un véritable problème d’égalité des citoyens face à ce travail de ciseaux». Mais, ajoute-t-il, cette question, «ce n’est pas la Constitution qui la règle, c’est le code électoral. Et celui-ci est défini par une loi après concertation avec les partis politiques».  

Pas seulement au Parlement, mais aussi au CES, à la Haca …

 La question de représentativité des MRE n’ayant pas encore été tranchée, une partie de la classe politique estime néanmoins que l’idéal serait que cette communauté soit représentée au sein de la deuxième Chambre. L’instance que préside Saïd Ida Hassan, qui vient de présenter dernièrement un mémorandum de réforme à la commission chargée de la révision de la Constitution, n’est pas de cet avis. Bien plus, affirme Ida Hassan, «confiner les MRE dans la deuxième Chambre serait une spoliation de leur droit constitutionnel en tant que citoyens marocains qui ont le droit d’être représentés dans les instances de l’Etat, comme le Conseil économique et sociale, la Haca, etc, et pas uniquement au Parlement avec ses deux Chambres». De là à concrétiser ces revendications,  il y a tout un chemin à parcourir. A commencer par définir les circonscriptions électorales. Sur ce point, note M. Ida Hassan, c’est une question purement technique à laquelle seul l’Intérieur peut répondre.
A en croire les responsables du CCME, c’est une problématique bien plus profonde. Ainsi, et aux dires de Driss Ajbali, «le CCME mène une réflexion interne au sein d’un groupe de travail dédié à cette question et depuis trois ans. L’objectif est d’élaborer un avis consultatif qui sera soumis à qui de droit. Cette question, pour nous, est tellement sérieuse qu’on souhaite la traiter avec la hauteur de vue qui lui sied et un raisonnement rigoureux loin de la démagogie et des slogans». En définitive, la question de la participation politique des MRE reste une des questions majeures pour notre pays.
 

Tahar Abou El Farah. La Vie éco www.lavieeco.com

Logement social au Maroc vendu à l’étranger !!!

antisocial-logement-sociaux.jpg1.000.000 : c’est le besoin en logements sociaux pour les prochaines années. Les clients sont connus et donc ciblés “au Maroc”. Pourquoi alors les promoteurs vendent-ils leurs logements économiques et sociaux via des agences et dans les salons immobiliers jusqu’à l’étranger partout en Europe ? 

 Après la perte d’un secteur dit de standing depuis la crise - oui, oui, elle est enfin passée par là malgré le déni collectif des professionnels pendant quelques temps - ne cherche-t-on pas à récupérer un marché externe avec cette nouvelle direction dans la construction ? 

La démarche commerciale et marketing ne devrait-elle pas commencer par répertorier les premiers bénéficiaires de ces logements sociaux au Maroc ? L’engouement de tous depuis fin 2008 pour cette nouvelle direction, défendue corps sans âme par les plus gros professionnels de ce secteur face à Rabat, ne nous donnera-t-il pas dans quelques années un bilan identique à celui du standing, par de plus petits investisseurs qui chercheront à louer à plus pauvres qu’eux, lesquels attendront un troisième plan de logement social ? 

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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Logement social : Les professionnels mettent en garde les acquéreurs 

05.06.2011 

La Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI)  a rendu public, lundi 30 mai, une note dédiée aux acquéreurs de logement social. Une sorte de mise en garde adressée aux potentiels acheteurs parce que pour la FNPI, «acquérir un logement social est un droit pour tout citoyen répondant aux critères d’éligibilité fixés par l’Etat». Il s’agit  aussi  d’un rappel à l’ordre aux professionnels qui ne respectent pas les règles et les procédures concernant le logement social.

Dans sa note, la FNPI a mis l’accent sur les principaux détails des conditions d’acquisition d’un habitat social. «Nous estimons que si les professionnels connaissent bien ces dispositifs, les acquéreurs n’ont pas bénéficié de campagnes d’informations et de sensibilisation dans ce sens», a souligné Mohamed Iqbal El Kettani, directeur délégué de la Fédération. M. El Kettani a indiqué dans ce sens que «le rôle de la FNPI est d’informer les acquéreurs et de clarifier les conditions d’acquisition d’un logement social afin qu’ils sachent quels sont leurs droits et devoirs, dans le souci d’instaurer des relations commerciales saines et transparentes entre les promoteurs immobiliers et leur clientèle». Poursuivant qu’«il s’agit d’un rappel des dispositions réglementaires en vigueur telles que stipulées dans la loi de Finances 2010». En effet, la Fédération nationale des promoteurs immobiliers a insisté sur quatre  points essentiels. Il est question en premier lieu du dispositif relatif au logement à 250.000 dirhams. Ainsi, le logement social est vendu à un prix variable  avec un maximum de 250.00 DH hors TVA. De même, la FNPI a mis en relief dans sa note le rôle du notaire dans ce genre de  transactions immobilières.

De ce fait, la Fédération a insisté à ce que  «la transaction se fasse devant le notaire et passe par la signature d’un compromis de vente puis d’un contrat de vente définitif. Préalablement à la phase de signature du compromis de vente, le promoteur peut demander une avance de réservation sur le prix d’acquisition. Cette avance est dans tous les cas incluse dans le prix de vente total qui figure sur le compromis et le contrat de vente définitif». Le troisième point mis en exergue par la FNPI s’articule autour de la mesure visant à soutenir l’acquéreur, et ce en lui faisant bénéficier d’une aide financière accordée par l’Etat, dont le montant correspond à la valeur de la TVA du bien objet de la transaction établie devant le notaire. Le versement de cette aide est, par ailleurs, conditionné par l’engagement de l’acquéreur à occuper le logement à titre d’habitation principale pendant 4 ans. 

En outre, la FNPI a rappelé aux acheteurs  le droit d’acquérir un logement social dans la ville de leur choix pourvu que ce logement constitue sa résidence principale. Cette disposition est valable également pour les Marocains résidents à l’étranger, même s’ils ont d’autres logements dans leur pays d’accueil. Ce rappel vient accompagner la dynamique que connaît le logement social, notamment grâce aux dispositifs de la loi de Finances 2010 qui a baissé le seuil de production à 500 unités. Pour les professionnels, l’année 2011 se veut prometteuse. Selon M. El Kettani, l’année en cours connaîtra la mise sur le marché d’un nombre important d’unités. L’objectif est d’arriver à l’horizon 2015 à produire 300.000 unités.

Source : aujourdhui.ma

L’arnaque immobilière attendrait le MRE plus que le Marocain…

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“Nul n’est censé ignorer l’arnaque”

Dixit l’organisateur des salons immobiliers du Maroc en France. 

Avoir pignon sur rue et avoir un grand panneau avec un nom connu dans la promotion immobilière serait un gage de sécurité. Il suffit de lire les réponses des victimes à la suite des articles sur le sujet pour comprendre la réalité ou parfois l’inverse. En parcourant les forums Internet sur le Maroc, les plus virulents envers les promoteurs restent bien effectivement les MRE, qui se lâchent ouvertement et qui expliquent les diverses transactions vécues, ou subies plus souvent selon la finalité. 

Le Notaire est-il maintenant plus sécurisant pour autant ? Oui, selon le notaire, mais là encore avant d’arriver devant son bureau, le client aura déjà implicitement accepté des choses moins acceptables, le notaire faisant office de légalisateur qui donne confiance à d’autres qui le sont moins. Choisissez le vôtre et non celui du vendeur ou prenez conseil avec un second. Le conseil notarial est gratuit, c’est leur fonction initiale avant tout acte. Certains notaires qui jouent franc jeu avec l’éthique et le respect des lois, qu’ils représentent faut-il le rappeler, ne signent pas beaucoup d’actes de ventes s’ils attendent d’avoir en totale transparence tous les éléments sur papier. Pour rappel, selon des notaires sérieux et les syndicats de professionnels de l’immobilier au Maroc, les conditions d’application des lois comme la VEFA par exemple sont quasi impossibles en l’état de manière juridique. Si cela permet de faire évoluer une construction par le financement des clients, comment réclamer aux promoteurs une garantie équivalente en dépôt en banque, alors que les banques financent aussi les projets des promoteurs bien souvent ? Faut-il souligner que tout paiement avec reçu écrit est la base minimum des échanges dans les affaires transparentes ? Ce que personne n’accepterait en Europe dans son quotidien et de surcroît dans un achat aussi important que l’immobilier semble s’évaporer pour beaucoup dès que le charme oriental agit sur eux à la sortie de l’avion ou lors du passage du port de Tanger. 

Bref par cela et sans entrer dans le détail de chacun, l’on imagine le nombre de personnes, MRE ou autres, qui dans les salons de l’immobilier se mettent déjà en danger dès qu’ils signent le chèque de réservation… sans même aborder la construction en elle-même ni un cahier des charges qualitatif des biens, autre aspect qui réserve des surprises, ensuite. 

Pour rappel, 60% des Marocains se tournent vers l’autoconstruction. Si les moyens financiers des MRE et des étrangers diffèrent, il subsiste néanmoins de nombreuses autres raisons plus subtiles que matérielles. Mais il existe des professionnels sérieux aussi. C’est cette recherche qu’il faut effectuer avant tout engagement, les moyens de se renseigner existent.

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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http://www.yabiladi.com/articles/details/5756/etre-acheter-dans-l-immobilier-maroc.html 

Etre MRE et acheter dans l’immobilier au Maroc : Les précautions à prendre [Magazine]  

Un Marocain résidant à l’étranger est plus vulnérable aux arnaques et autres petits arrangements qu’un résidant lorsqu’il achète un bien immobilier au Maroc. Eloigné du lieu où il achète, il ne peut tout vérifier par lui-même. Il est toutefois possible de prendre certaines précautions pour éviter des mésaventures. 

Nous vivons dans un marché où nul n’est sensé ignorer l’arnaque », lance Abdellatif Essadki, organisateur des salons immobiliers du Maroc « Le Maroc chez vous » à Lyon et Montpellier. Les acheteurs d’un bien immobilier au Maroc doivent donc se montrer très vigilants tout au long de la procédure qui les mène jusqu’à prendre possession de leur appartement. Pour limiter les risques de tomber sur une arnaque, « il faut s’adresser à des promoteurs immobiliers qui ont pignon sur rue », souligne Mohamed Koutbi, Délégué général de la Fédération Nationale des Promoteurs Immobiliers (FNPI).  

« Les grands groupes immobiliers ne feront pas une arnaque pour un bénéfice aussi faible que celui retiré d’une simple vente. Ils ne mettront jamais l’image de tout leur groupe en danger pour si peu », explique l’organisateur du salon Maroc Property Immo, à Montréal. Ces conseils, frappés au coin du bon sens, ne protègent pas, en cas d’achat sur plan, des retards et malfaçons. Les réalisations de grands groupes peuvent aussi être insatisfaisantes, même s’ils ne sont pas coupables de réelles arnaques (voir « Votre avis »).  Pour l’en préserver, il faut, dans la mesure du possible, « au moment de sa réservation, obtenir un maximum d’informations sur le bien que l’on achète et qu’elles soient mentionnées sur le reçu remis à l’acheteur pour attester de sa réservation », continue Mohamed Koutbi. En cas d’achat sur plan, ce n’est, toutefois, qu’au moment de la signature du contrat préliminaire de vente - lequel doit respecter toutes les dispositions de la loi (voir article « La loi VEFA ») - que ces informations auront une valeur contractuelle.  

« Si je n’avais qu’un seul conseil à donner, je dirais : sécurisez toute transaction en passant par un notaire », souligne Nabil Kerdoudi, Directeur général de Al Omrane Casablanca. Dans les salons immobiliers, avancer des arrhes pour réserver le bien que l’on veut acheter est une pratique courante mais problématique. L’avance relève du droit commun, si elle n’est pas illégale - un promoteur ne sera pas poursuivi pour l’avoir demandé - elle n’est pas, non plus, règlementée. La loi sur la VEFA la considère comme « nulle et non avenue », pourtant, usuellement, cette avance s’élève à 10% du prix de vente. S’il accepte de la verser, l’acheteur doit se renseigner sur ce qu’elle deviendra si lui, ou le promoteur, devait finalement se désister. 

 Dans le cas d’un achat d’un bien bâti ou d’un terrain, il est essentiel de faire le déplacement pour voir le bien et consulter la conservation foncière. « Il faut uniquement acheter des biens immatriculés, sans quoi il n’existera pas de conservation foncière or c’est elle qui permet de connaître toute l’histoire de la propriété et surtout de s’assurer que le vendeur en est bien le propriétaire », prévient Mme Senoussi, notaire à Casablanca.   Ensuite, l’acheteur doit prendre le temps de réaliser plusieurs visites à plusieurs moments de la journée, pour tenir compte l’environnement de l’appartement. Dans tous les cas, le propriétaire doit se renseigner sur le confort invisible : plomberie, électricité, étanchéité, insonorisation… « Le promoteur est tenu de tout lui fournir », rappelle le Délégué général de la FNPI. 

Cet article a été précédemment publié dans Yabiladi Mag n° 7

Julie Chaudier Copyright Yabiladi.com

Investisseurs, oui. Lesquels pour le Maroc ou pour quel Maroc ?

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Investisseurs. Un mot lié à toutes les sauces. Le simple MRE qui revient au Pays est un Investisseur. Le retraité étranger qui cherche à poser sa petite maison au Maroc en est un autre. Même le simple touriste le devient, lorsqu’il investit pendant une semaine, en participant à l’entrée de quelques devises.

Côté presse, les Investisseurs sont surtout représentés par les gros groupes qui, eux, viennent parler de leurs projets purement financiers et économiques directement auprès des ministères. Bref, des dossiers qui sont en de meilleures mains à Rabat que dans des représentations administratives régionales ou municipales. 

Il serait bien, effectivement, de donner davantage la parole et de montrer de l’intérêt aux petits et moyens projets qui apportent une réelle plus-value partout au Maroc. Des investisseurs qui ne voient le Maroc que comme une sortie possible afin de répondre aux gourmands actionnaires, et prêts à repartir demain selon les vents, ne sont pas représentatifs de la meilleure solution pour l’ensemble des Marocains. L’exemple de la téléphonie mobile, qui permet aux gros groupes européens de s’enrichir encore en faisant payer au Marocain le téléphone le plus cher au monde, ne s’inscrit pas dans le sens positif au final. Mais eux sont reçus sur tapis rouge. Un pays fonctionne beaucoup plus sainement par les petites et moyennes entreprises qui apportent davantage de possibilités à tous et à tous les endroits où elles se posent. Le petit commerce, l’artisan, les petites structures de services, font vivre bien plus de monde et sont plus proches des gens que les grosses industries qui, à terme, ne considèrent l’homme que comme un élément de production, à bon marché le plus souvent. 

Voir gros au départ, c’est en payer le prix ensuite, ou le faire payer à tous sur divers plans qui apportent leur triste lot de mécontentements sociaux. Les petits et moyens investisseurs se sentent seuls et abandonnés, quand ils arrivent au Maroc avec leurs projets ou leurs dossiers sous le bras. Ce ne sont pas les Centres de renseignement régionaux des investisseurs qui conseillent au mieux le volontaire sur sa ligne de départ. Bien qu’étant un organisme positif à signaler pour créer administrativement une entreprise. 

En matière de projet d’investissement moyen, le coup de feu est donné par des encouragements. Puis le coureur reste seul après s’être lancé dans les couloirs des administrations, qui de l’une à l’autre vous orientent vers une autre pratique sportive, qui ressemble rapidement à un mélange d’athlétisme, de biathlon et de triathlon, et qui ne voit plus guère arriver de finalistes sur une hypothétique ligne d’arrivée dessinée par Rabat, pour cause d’épuisement. 

Un guichet unique, voilà qui est lancé. Cela éviterait de courir après sept administrations à la fois, afin seulement de “tenter” de savoir ce qui ”serait” possible ou non de faire sur un terrain à un endroit précis. Les volontés administratives de chacun, en fin de compte, ne peuvent pas grand-chose pour vous par manque de lien avec les autres services du pays, quand ils peuvent déjà vous répondre quelque chose d’officiel. Si l’accueil reste toujours chaleureux dans les bureaux capitonnés des responsables de service, la finalité fait souvent dire que l’on ne sait rien de plus en sortant qu’en entrant pour faire avancer son projet. Rapidement, vous vous sentez transformé en ballon qui passe de pied en pied, jusqu’au moment où vous dites STOP. 

Des milliers de personnes, avec des petits et moyens projets pouvant faire travailler de manière sérieuse des milliers de Marocains, arrivent au Maroc. Mais cela ne semble pas encore vu comme une meilleure opportunité à plus long terme, alors que cela apporte des possibilités non seulement économiques, mais des réponses aussi aux autres besoins plus proches des hommes sur le plan du développement social plus localisé. 

Entre un guichet unique, pour enfin leur répondre sérieusement, et l’objectif d’une pensée unique de développement, seul le temps répondra prochainement au Pays avec ses conséquences. Le vent mondialisé vise le Maroc, mais une tempête pourrait demain faire changer beaucoup de gros qui ne laisseraient derrière eux que des friches industrielles. Le Maroc doit-il être juste une plate-forme pour se poser et pour redécoller aussi rapidement ? 

Si l’Espagne et l’Europe voient le Maroc ainsi, que l’on regarde l’exemple espagnol depuis ses années de développement, notamment touristique, jusqu’à aujourd’hui, obligé désormais de regarder toujours plus au sud pour pallier le manque de réflexion d’hier… 

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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Le Maroc deviendra une plate-forme des investisseurs européens en Afrique du Nord (magazine espagnol)  

Lundi, 09 Mai 2011 20:00 MAP/ actu-maroc.com  

Le Maroc a affiché, ces dernières années, sa ferme volonté de s’appuyer sur le secteur industriel pour affronter l’avenir et devenir une plate-forme des investisseurs européens en Afrique du Nord, souligne le magazine espagnol spécialisé dans l’actualité des NTIC “Channel Partner”.

Pour réaliser cette ambition, le Royaume s’est doté, en 2009, du plan Emergence, indique ce magazine mensuel dans un article publié sur son site Internet, ajoutant que l’objectif est d’attirer des investissements dans des secteurs comme l’aéronautique, l’automobile ou les nouvelles technologies.

“Channel Partner” relève que ce plan a été élaboré notamment pour “attirer des investisseurs étrangers disposés à s’implanter au Maroc, générer de l’emploi et bien positionner le pays dans le contexte économique mondial”. “Grâce à ce plan élaboré en 2005, plusieurs postes d’emploi ont été créés dans le secteur de l’offshoring, particulièrement avec l’installation de l’usine de Renault à Tanger”, précise la publication, rappelant que cette initiative ambitionne la création de 220.000 postes d’emploi, ainsi que l’augmentation du PIB de 4,5 milliards d’euros et du volume des exportations.

Pour appuyer l’implantation des entreprises étrangères, poursuit “Channel Partner”, le Maroc offre une série d’avantages, dont la construction de parcs industriels, des incitations fiscales et des programmes de formation d’une main d’œuvre qualifiée. Le magazine espagnol a mis l’accent également sur l’importance de l’initiative du Guichet unique, “un outil destiné à faciliter l’implantation de l’investisseur étranger au Maroc et à accélérer les procédures”.

“Channel Partner” souligne, dans le même contexte, que le Maroc compte renforcer son partenariat avec l’Espagne dans “trois secteurs stratégiques”, à savoir l’automobile, l’aéronautique et le nearshoring. “Channel Partner” est une revue mensuelle destinée aux professionnels des NTIC, s’intéressant notamment aux dernières nouveautés et tendances du marché en la matière, ainsi que les défis auxquels fait face ce secteur.

MAP

Marrakech, baromètre de l’immobilier du Maroc pour les étrangers

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 Marrakech n’a pas attendu de tristes évènements pour devenir plus modeste sur le secteur de l’immobilier. L’étendue des constructions avait déjà été stoppée par la volonté de Rabat, chose arrivée éventuellement tardivement. Le discours néanmoins entendu sur la hausse des prix de l’immobilier n’est pas au diapason des professionnels qui, eux, insistent plus sur le manque de clients et une baisse des prix. Encore un effort, sur ce dernier point les clients attendent encore…  

Si le printemps arabe ne semble pas concerner le Maroc selon certains, la prudence des clients attendrait plutôt l’automne ou l’hiver prochain par sécurité ; les cortèges qui défilent dans les rues devant les touristes ne sont pas sans interpeller les gens. 

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Des projets qui semblent s’étirer dans le temps, au point que certains situés dans le standing prennent la direction d’une transformation vers du logement économique, cela n’est pas fait pour améliorer une image de sérieux, mais plutôt confirmer les erreurs d’un passé proche. 

L’époque n’est plus la même, ceux qui se sont engagés hier sont de force dans l’attente ou la recherche de solutions. Les nouveaux et prochains projets seront, eux, à voir sous un angle tout à fait différent avec beaucoup plus de réflexion désormais, plus de qualité et de service et avec un appétit économique et financier enfin plus respectueux des clients. L’attente est surtout sur cela, que ne veulent pas voir arriver certains professionnels. 

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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Immobilier : les promoteurs la jouent modeste à Marrakech 

Les travaux du projet de Bab Asfi à Tamansourt, à 20 km de Marrakech, ont été arrêtés.

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 Après l’éclatement de la bulle immobilière, les professionnels de la Ville ocre se positionnent sur le segment “économique”. Le logement social prendra-t-il le relais des résidences de luxe?  À plus d’un titre, Marrakech, joyau touristique du royaume chérifien, est sorti de sa bulle. Rattrapé par la crise financière, le marché immobilier de la Ville ocre, après une période d’euphorie frisant l’indécence entre 2005 et 2008, subit un véritable contrecoup. « Tous les segments de marché – villas, appartements, riads – ont enregistré une baisse », résume le notaire Saïd Harrous.  La tendance s’est confirmée au quatrième trimestre de 2010, selon une note de conjoncture de Bank Al-Maghrib et de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie: globalement, les prix de l’immobilier sur Marrakech ont reculé de 2,4 % par rapport au quatrième trimestre de 2009. Dans le détail, le prix des appartements enregistre une baisse de 6,9 %, et celui des villas de 21,7 %! 

Effets du “printemps arabe”

 Tributaire à 90 % de sa clientèle étrangère aisée, Marrakech pâtit également du contexte géopolitique au Maghreb et au Moyen-Orient, régions bousculées par le « printemps arabe ».  « La clientèle étrangère est très frileuse, poursuit Saïd Harrous. Pour elle, le Maroc, ça reste l’Afrique du Nord, alors que les événements internationaux n’ont rien à voir avec notre pays… » 

Le vent a semble-t-il tourné: avis de gros temps sur les projets haut de gamme et touristiques! Illustration éloquente avec la mésaventure du promoteur français La Perla World (ex-Mandarine Holding), qui indiquait, en novembre 2010, que les travaux du projet Bab Asfi [prévoyant la construction d’un lotissement de riads à Tamansourt, ville nouvelle à 20 km de Marrakech, NDLR] avaient été arrêtés à la fin du premier semestre de 2010. En mars dernier, la société indiquait qu’elle « étudie notamment la possibilité de repositionner le projet sur un segment “économique”, actuellement très porteur au Maroc »… Une orientation stratégique qui laisse sceptique Vincent Benvenuti, agent immobilier: « Il ne me paraît pas possible – sauf dans un ou deux cas marginaux – de déclasser des projets de standing pour en faire des logements sociaux, ne serait-ce que par rapport au prix du foncier. » 

Méthode Coué 

Le logement social, bouée de sauvetage des promoteurs locaux? Après s’être temporairement refait une santé en basculant sur le marché locatif, ils entonnent déjà le refrain de la reprise, à l’exemple d’Adil Bouhaja, président de l’Association des promoteurs immobiliers de Marrakech: « Au plan des mises en chantier, l’année 2011 s’annonce exceptionnelle: la plupart des promoteurs ont finalisé leurs études et déposé leurs demandes d’autorisation. » 

Des propos qui, s’ils fleurent bon la méthode Coué, reposent tout de même sur quelques certitudes. « La tendance actuelle s’oriente sur l’“économique”, qui reste une niche très favorable eu égard au déficit d’offre sur le marché », confirme Jaafar Derraji, agent immobilier. Il faut dire, aussi, que l’État marocain soutient activement ce segment du marché. La loi de finances 2010 a ainsi entériné des incitations fiscales visant à la fois promoteurs et acquéreurs de logements d’une valeur inférieure à 250.000 dirhams (21.850 euros). Joignant les actes à la parole, le groupe Al Omrane, promoteur public, vient de lancer, en présence du roi Mohammed VI, la construction de quatre ensembles immobiliers totalisant 682 appartements à moins de 250.000 dirhams, dans le quartier de M’Hamid, dans le sud de Marrakech. Les groupes privés ne sont pas en reste, à l’image d’Al Amane, qui vient de livrer deux lots d’appartements vendus à partir de 120.000 dirhams à Tamansourt, ainsi que des logements de plus haut standing (à partir de 250.000 dirhams) en centre-ville. 

Investissez, investissez, il en restera toujours quelque chose… Mais quoi et pour qui ?

 formel-ou-non.jpgInvestir est le mot préféré du Maroc depuis des années. La conjoncture, pour les industriels étrangers par leurs propres problématiques, fait du Maroc une terre d’asile économique et financière qui permet encore à certaines grosses sociétés étrangères de satisfaire leurs actionnaires. Ne nous leurrons pas, ces derniers ne viennent pas au Maroc pour le tagine ni la douceur du climat, mais bien pour se sauver par les autres tout en restant chez eux. Le social, par des pratiques qui relèvent encore du Taylorisme un peu plus adapté à l’époque présente, n’en fera pas encore des visionnaires humanistes pour la suite. 

Mais qui s’intéresse vraiment aux PME et aux très petites entreprises ? Attirer les gros via Rabat et les ministères est une chose, afin de répondre au besoin des emplois de masse, qui semble satisfaire certaines villes par l’évolution de la démographie ; mais à plus long terme est-ce réellement la seule solution, quand on sait que la délocalisation des grandes entreprises se fait aussi rapidement dans les deux sens ? Le social sera une facture ou une fracture qui restera à payer par l’ensemble du Maroc, demain. 

Les petites entreprises répondent bien plus aux besoins généraux et sociaux des populations, et ce sont elles qui sont le moins encadrées, que ce soit des créations locales ou par des installations d’étrangers. Beaucoup de ces derniers ne viennent pas seulement en tant que retraités ou pour passer des séjours de détente dans leur résidence secondaire. De plus en plus de gens entre 30 et 50 ans envisagent le Maroc comme terre de vie et de travail, donc sur tous les plans. 

La très petite entreprise et la PME représentent donc un secteur qui devrait être mieux encadré de la part des administrations. Si l’encouragement est toujours présent au départ, le reste est du domaine du système débrouille individuel et de la découverte empirique qui fait parfois renoncer les postulants. Les petites structures, pour rappel, dans de nombreux pays, sont la base d’une économie fixe qui emploie bien plus de monde à terme que l’industrie infidèle dans le temps, et qui réutilise ses gains en interne dans le pays. Ce que l’on gagne au présent est ce que l’on perd parfois avec le temps en visant grand au départ. Le donnant-donnant n’est pas toujours le gagnant-gagnant selon l’heure. 

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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Investissement étranger : 840 entreprises industrielles qui emploient 162 000 personnes

Le japonais Sumitomo emploie à lui seul 15 000 personnes dans ses 5 sites de fabrication. 8 000 emplois chez Yazaki, 6 000 chez l’américain Delphi et 6 000 autres chez l’allemand Leoni. 51 300 emplois dans le textile, 38 700 dans les industries électriques et électroniques et 30 000 dans l’agroalimentaire.

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Depuis que le Maroc est entré dans le club des pays les plus attractifs de la région pour les investissements étrangers, le nombre d’entreprises qui ont choisi de venir s’y installer est sans cesse en hausse. Selon la dernière enquête exhaustive du ministère de l’industrie (recoupée avec les chiffres de la CNSS), on dénombrait quelque 842 entreprises étrangères ou à participation étrangère opérant dans le seul secteur industriel au Maroc. A la même date, c’est-à-dire fin 2009, les chiffres de la CNUCED faisaient état d’un stock de 40 milliards de dollars au titre des investissements directs étrangers cumulés depuis 2000.

Offshoring : 46 000 emplois à fin 2010

Si le plus souvent c’est le volume des fonds injectés dans le circuit qui a retenu l’attention des analystes, l’autre impact, non moins important, qui est la création d’emplois, est à ce jour encore mal appréhendé. Certes, à l’occasion de l’arrivée d’un investisseur étranger, d’une opération d’envergure ou de l’inauguration de nouveaux sites, l’impact en termes de création d’emplois est toujours mis en avant, mais souvent la mesure des réalisations effectives manque à l’appel. Combien les entreprises étrangères emploient-elles de personnes au Maroc ? Réponse très précise du ministère : 161 629 à fin 2009 rien que dans l’industrie.
Le 5 mai, à l’occasion des IIe Assises de l’industrie, tenues à Casablanca, Ahmed Chami a dévoilé quelques exemples qui permettent de mesurer l’impact des IDE dans l’industrie. Le japonais Sumitomo, géant mondial du câblage destiné à l’automobile, emploie aujourd’hui 15 000 personnes à travers ses 5 sites de production implantés au Maroc. Ce n’est pas rien quand on sait que le groupe, toutes activités confondues, emploie 72 000 salariés à travers ses 36 filiales et 115 sites de production dans le monde, le Maroc étant manifestement devenu l’un des hub stratégiques du conglomérat japonais. Un autre groupe japonais, lui aussi spécialisé dans le câblage, lui emboîte le pas. Il s’agit de Yazaki qui emploie aujourd’hui 8 000 personnes sur sa plateforme marocaine. En venant s’installer en 2000 à Tanger, Yazaki Corporation inaugurait sa présence sur le continent africain. En 2010, Yazaki Morocco SA a même ouvert un deuxième site de production en choisissant cette fois-ci de l’implanter à la toute nouvelle Automotive City de Kénitra. Et c’est à TFZ qu’on retrouve une autre success story en matière d’investissement étranger. Il s’agit de l’américain Delphi, géant mondial des équipements électroniques pour automobile, qui a ouvert sa première usine en 1999 puis une seconde en 2009 avec à la clé un effectif de 6 000 salariés. 6 000, c’est également le nombre d’employés de l’allemand Leoni lui aussi spécialisé dans la production de fibres optiques et câblage automobile qui possède trois sites de fabrication à Bouznika, Aïn-Sebaâ et Bouskoura. Parmi la liste des plus gros employeurs étrangers au Maroc, on trouve également le français Webhelp (relation client et call-centers) qui emploie 5 000 opérateurs, l’américain Dell avec 2 000 personnes ou encore le spécialiste anglais de l’outsourcing, Logica qui emploie 720 personnes.

Plus de la moitié des emplois occupés par des femmes

Pour ces trois derniers cas particulièrement, on notera qu’ils opèrent tous dans les nouvelles technologies et l’offshoring, nouveau métier mondial du Maroc qui semble le plus avancé aujourd’hui. A fin 2010, l’offshoring comptait pas moins de 46 000 emplois déjà. Une ascension fulgurante quand on la compare aux autres secteurs industriels.

 Ainsi, sur les 161 629 emplois créés aujourd’hui par les entreprises étrangères au Maroc, 51 300 sont dans le secteur du textile-habillement et cuir contre 38 700 dans les industries électriques et électroniques et 30 400 dans le secteur de l’agroalimentaire. Le reste est réparti entre les industries chimiques et parachimiques, pour 21 400 emplois, et les industries métallurgiques et mécaniques pour 19 800 emplois. Détail intéressant à relever : sur les 161 700 emplois, 90 000, soit plus de la moitié, sont des femmes.  

Pour ce qui est des secteurs de prédilection, les chiffres du ministère de l’industrie montrent que l’investissement étranger dans l’industrie va essentiellement dans trois secteurs que sont le textile (246 entreprises), les industries mécaniques (211) et la chimie et parachimie (201).
Evidemment, il ne s’agit là que de l’investissement industriel auquel il faut rajouter les projets portés par des groupes étrangers dans les services, notamment le tourisme, depuis quelques années les BTP et plus récemment l’agriculture, avec le Plan Maroc vert.

Recadrage : Emplois perdus et emplois créés

A l’occasion de le tenue des Assises de l’industrie, Ahmed Chami a dévoilé 15 000 emplois qui ont été créés en 2010 par les quatre nouveaux métiers du Maroc que sont l’aéronautique, l’offshoring, l’automobile et l’électronique. A fin 2010, ces secteurs employaient environ 115 000 personnes contre 100 000 en 2009 et 44 000 seulement en 2004. Quelques jours auparavant, le HCP, lui, fait état, dans ses chiffres du chômage, d’une situation pas très reluisante pour l’industrie qui aurait détruit 33 000 emplois entre fin mars 2010 et fin mars 2011.
Contradiction entre les chiffres ? En fait, tout est question de lecture. Les quatre métiers mondiaux du Maroc ont bien créé 15 000 emplois, mais l’industrie, dans son ensemble, a détruit 33 000 emplois nets, ce qui correspond au solde entre les créations d’emplois et les destructions.

Il est naturel que des secteurs dits classiques ou d’autres secteurs où le Maroc ne dispose plus d’avantages comparatifs perdent des emplois. Maintenant, tout l’enjeu consiste à faire en sorte que les nouveaux métiers en créent suffisamment pour compenser.

Saâd Benmansour.

La Vie éco http://www.lavieeco.com/

Maroc. Des investisseurs repartent, ne sachant où poser leurs valises

 homme-valise-investisseur.jpgLe Foncier. Une problématique dans la région MENA, et donc au Maroc. La spéculation immobilière, hier, se portait sur la construction ; mais au fur et à mesure que les prix interpellaient les clients, les promoteurs s’en défendaient en justifiant le prix trop élevé par la rareté du foncier. Certes, ce fut “une” des raisons, mais pas l’unique alors. 

Aujourd’hui, ce serait la principale, alors que les “nouveaux” promoteurs revoient à la baisse les prix de vente des constructions, avec encore de la bonne marge chez certains, qui ne veulent pas se couper juste un petit doigt ou qui persistent à se crever les yeux encore un moment. 

Trouver un terrain, dans le cas d’un client privé pour sa petite résidence, ou pour un professionnel, devient un parcours du combattant maintenant. Que ce soit auprès des particuliers qui inondent les petites annonces, souvent vides de possibilité après déplacement, à cause des démarches de légalisation des biens, ou par une démarche plus officielle auprès des services administratifs censés vous “aider”, walou ! Le temps passe, chacun attend et n’avance plus beaucoup, ce qui ralentit les projets. 

Projets qui s’enlisent et qui rapidement font changer d’orientation ou de pays les investisseurs. L’on peut se demander alors, en visitant les immenses espaces libres du Maroc, et devant l’appel continu et officiel envers des investisseurs, allant même les chercher chez eux parfois, pourquoi, en fin de compte, ils ne sont pas plus nombreux, qu’ils soient de gros groupes, de moyens investisseurs ou même de petits individuels.

Pourtant ils existent et arrivent, et contactent toujours les professionnels et les conseils sérieux présents. Mais comme des touristes, ils regardent, ils tentent un moment, et puis devant une réalité sous forme d’une jungle épaisse, finissent par suer beaucoup trop et rebroussent chemin, se sentant, il faut le dire, en terrain très hostile où la confiance ne trouve plus pied rapidement. 

Des gens qui passent des mois à chercher un terrain, qui se font balader à tous les niveaux dans un flou général toujours verbal, car sans traces, parfois même via des notaires ou des agences, qui attendent souvent des années pour une réponse administrative, c’est une situation courante. Des professionnels, qui arrivent avec des projets sur papier et répondant aux attentes du développement du Maroc, qui s’entendent dire par les services des Domaines, propriétaires de 90% du foncier du Maroc, qu’ils n’ont pas un m² à vous présenter ni même une carte de leur région, ni des plans de terrains pour projets afin de vous orienter dans vos recherches, une telle situation friserait le sabotage de ce qui est voulu dans les orientations de Rabat. Il semble même que la transparence, réclamée désormais dans les administrations, ainsi que les sanctions prises depuis un moment, gèle les mouvements des services, quand ces derniers ne vous orientent pas dans le sens inverse entendu dans un autre service concerné par les projets. Le lien entre les divers services pour la coordination des projets au Maroc n’existe pas dans les administrations. Une jungle donc, là aussi, pour les professionnels sérieux qui débarquent avec leur dossier et qui, face à cette situation ridicule, s’en retournent comme ils sont arrivés. 

Entre le haut et le bas, au Maroc, la problématique reste bien le milieu, comme une sorte de pieuvre, où le silence est devenu force de loi face aux demandes d’investisseurs. Comme on se plaît à le dire en Europe, il vaut mieux s’adresser au bon Dieu qu’à ses saints. Les Marocains vous diront : ”il vaut mieux s’adresser à Rabat quà la Région”. Faut-il aussi aller déranger SM Mohamed VI pour enfin faire avancer de très nombreux projets qui finissent aux archives ?

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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Banque mondiale : Trop d’opacité dans le foncier  

mercredi 27 avril -

 La pénurie artificielle du foncier freine la croissance 

Le fait est tellement rare qu’il mérite d’être souligné. Un rapport de la Banque mondiale qui, pour la première fois, ne jette pas son dévolu sur les Etats pour, comme c’est le cas souvent, « exiger » plus de réformes, d’ouverture, de baisse de taux des taxes.

Le dernier en date, le rapport sur « Des privilèges à la concurrence » dans le développement des pays de la région Mena, a été présenté vendredi dernier à la CGEM. 

Selon Najy Benhassine , économiste senior à la Banque mondiale, l’un des principaux freins au développement du secteur privé, c’est l’accès au foncier. Pour lui, « le rôle dominant des gouvernements et des pouvoirs locaux sur les marchés fonciers dans la plupart des pays de la région nuit à l’investissement, en rationnant l’offre et en utilisant le domaine public comme source de rente ».  Les assises du Conseil de la concurrence, prévues en décembre 2011 à Tanger, débattront de la thématique de la rente. Sachant que l’attribution, bien que subventionnée, d’assiettes foncières est, selon la Banque mondiale, « un moyen non négligeable pour les gouvernements de créer des rentes économiques ». 

En conséquence, relève l’institution, « dans toute la région, la pénurie artificielle de terrains publics en augmente la valeur ». La gestion des zones industrielles et l’opacité des procédures d’attribution de terrains à des investisseurs laissent encore une grande place aux décisions discrétionnaires et aux traitements de faveur. Certains pays sont passés maîtres dans ce jeu pernicieux. Les pays incriminés sont l’Egypte, l’Algérie, le Maroc, la Jordanie et l’Arabie saoudite où « la terre est souvent l’un des atouts les plus importants pour les gouverneurs qui s’assurent totalement le contrôle ». Ce qui se révèle être un avantage concurrentiel certain pour les investisseurs les mieux introduits, mais aussi pour les fonctionnaires qui ont le pouvoir d’imposer des barrières d’entrée pour bénéficier de rentes sur les terrains publics concédés. Le défi permanent d’amélioration de l’accès au foncier tertiaire détournerait le secteur privé de son objectif originel. 

Conséquence, il peine à tirer les économies sur le chemin d’une croissance forte et durable. A l’exception de certains pays du Golfe, aucun pays –pétrolier ou non– n’a pour l’instant réussi à déclencher une transformation structurelle de son économie, relève la Banque mondiale. Pis encore, au regard de la diversification de leurs exportations, « aucune de ces économies ne connaît non plus le dynamisme des pays émergents comme la Malaisie, la Chine, la Corée et la Turquie »

Le rapport ne propose pas de recette standard de réformes capables de générer une diversification et une croissance soutenue dans tous les pays de la région. « Une telle recette n’existe pas ». 

Crédibilité des réformes 

TROIS aspects des politiques économiques affectent les anticipations des investisseurs, selon les auteurs du rapport : le cadre réglementaire, l’application de ces règles et la crédibilité de la mise en œuvre des réformes. L’état des lieux des réformes a permis d’évaluer si le problème relève d’un manque de réformes. Dans certains pays, notamment pétroliers, c’est le cas. Mais le défaut de textes et de réformes légales ne suffit pas à expliquer le manque de dynamisme économique de la région. Il y a aussi la manière dont ces réformes sont effectivement appliquées et respectées. Le troisième volet porte sur les facteurs qui limitent la crédibilité des réformes dans la région. Ces éléments expliquent en grande partie le déficit de croissance du secteur privé de la région. 

Bachir THIAM www.leconomiste.com

La France gratte ses fonds de tiroir chez les résidents étrangers…

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La France commence à fouiller ses fonds de tiroir, afin de récupérer ce qui manque dans ses caisses. Crise oblige. Elle n’oublie pas ses ressortissants qui ont un pied au pays des origines et l’autre ailleurs dans ce monde. Pas d’affolement, les experts n’abordent pour l’instant que les tiroirs les plus dorés ayant le label ISF. Il était certes attendu, mathématiquement parlant, qu’à un moment Bercy jetterait un œil plus puissant vers les biens des Français qui résident à l’étranger, d’autant plus que la situation globale mondiale encourage de plus en plus de gens à quitter la France et l’Europe pour des terres plus comptables et plus compatibles pour eux.  

Après avoir gratté les quelques nantis labellisés ISF à l’étranger, s’intéresseront-ils ensuite aux milliers de Français moyens qui recherchent, eux aussi, plus de moyens ailleurs et qui par cela videraient indirectement les caisses de Bercy après les avoir remplies pendant toute leur carrière ? N’attendez pas à Paris des “reberciements” de la part des résidents à l’étranger, ni leur retour rapide au bercail des origines pour autant. 

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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ISF : ce qui attend les non-résidents 

Budget 2012 : le Sénat juge qu’il faudra de 6 à 10 milliards de plus d’économies  

Le gouvernement va bien taxer à compter du 1er janvier 2012 les résidences secondaires des non-résidents (étrangers ou Français expatriés) dans le cadre de la réforme de l’ISF (« Les Echos » du 14 avril). Seuls les logements détenus pour une utilisation personnelle seront taxés (et non l’immobilier locatif), sur la base de la valeur cadastrale du bien. Le barème de la taxe sera établi de manière à ce que l’impôt corresponde à l’équivalent d’un mois de loyer si le bien était loué. Le rendement attendu est de 180 millions d’euros par an. Les expatriés pour raisons professionnelles seront exemptés.

Autre impôt nouveau pour les expatriés : « l’exit tax » de 19 % s’appliquera au moment où les plus-values seront réalisées à l’étranger par les ménages ayant quitté la France depuis le 3 mars dernier (date de l’annonce du projet). Le durcissement du régime des donations et des successions entrera quant à lui en vigueur à la date de la publication au Journal officiel du collectif budgétaire réformant l’ISF, ce qui laisse quelques semaines aux contribuables pour effectuer des donations.

Les MRE, un poids constitutionnel et démocratique

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5 millions de voix peuvent peser lourd dans une balance et plus encore dans des urnes. C’est bien cela que les MRE réclament prioritairement depuis des années aux instances marocaines qui ne les voyaient que comme une manne financière pour le développement du pays, et comme une source d’entrée de devises. Le changement, et le réveil du pays poussé par une fièvre qui vient de plus loin depuis janvier 2011, donnera-t-il une meilleure écoute aux MRE par ceux qui oeuvrent actuellement au changement de la constitution marocaine ?  Une occasion certes pour les MRE de se faire entendre plus fortement dans leurs attentes envers un Maroc politique, puisque le domaine économique est déjà bien desservi par leurs apports réguliers. 

Une donne à analyser aussi avec plus de précision dans une carte politique locale qui parfois manquait de fond démocratique selon les locaux, au point qu’ils ne s’y intéressent pas en nombre lors des appels aux urnes. La vision démocratique n’est certainement pas la même pour ces MRE qui sont habitués au quotidien à une régulation réelle entre droits et devoirs, du moins administrativement, dans les divers pays où ils se sont posés depuis des années. Un décalage qui, s’il pouvait enfin s’exprimer prochainement au Maroc démocratiquement, devrait effectivement donner un coup de pied dans une démocratie qui n’est qu’au niveau du verbe souvent ou comme une vague notion encore pour beaucoup de leurs semblables plus sédentaires. C’est certainement cet afflux de votes nouveaux, plus analytiques, et plus responsables que doivent craindre les politiquement corrects. C’est que 5 millions de démocrates qui s’exprimeraient sur 30 millions feraient un parti puissant au Maroc. 

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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Réforme constitutionnelle Les MRE s’impliquent activement 

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La communauté marocaine installée à l’étranger cherche à avoir sa place dans la prochaine constitution Dans le cadre de la dynamique actuelle des réformes constitutionnelles et institutionnelles, toutes les composantes de la société marocaine y prennent part. 

C’est le cas aussi des Marocains composant la Communauté marocaine à l’étranger. Certes, différentes formations politiques ont appelé à accorder une place de choix aux Marocains résidents à l’étranger, notamment pour assurer leur participation politique. Cependant, les MRE à travers leurs différentes ONG et formations ont jugé bon d’élaborer, eux-mêmes, des propositions à soumettre à la « Commission consultative pour la révision constitutionnelle » (CCRC).De son côté, le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) a décidé d’entamer « un vaste programme de consultations auprès des Marocains du monde afin d’impliquer la communauté marocaine de l’étranger dans le grand débat national à propos des réformes constitutionnelles et politiques que vit le Maroc ».Pour cela, il a dressé aux MRE un questionnaire, qu’il a en même temps mis sur son site Internet à l’attention des membres de la communauté marocaine de l’étranger voulant émettre des propositions dans ce sens. Quatre principales questions ont été mises en avant par le CCME : Quelles sont, à votre avis, les principales modifications qui devraient être portées aux différents articles de la constitution actuelle ? Avez-vous des propositions à insérer dans la future constitution et qui servent au mieux les intérêts de la communauté marocaine à l’étranger ? Quelles sont à votre avis les meilleures modalités d’implication civique des Marocains de l’étranger en termes de participation politique, d’institutions nationales, … pour amplifier leur contribution citoyenne au développement ? Parallèlement à la réforme de la constitution, quelles sont, à votre avis, les principales préoccupations de la communauté marocaine à l’étranger dont les pouvoirs publics devraient s’occuper en priorité ?

Or, il faut le préciser, bien avant cette initiative du CCME, les citoyens marocains de l’étranger, à travers leurs organisations, se sont penchés sur l’élaboration de leurs propositions. D’ailleurs, certaines avaient même pour objectif d’appeler à la suppression du CCME. C’est le cas, par exemple du « Mouvement des Marocains démocrates installés à l’étranger », présidé par Jamal Riyane ou du « Mouvement nouvel Élan MONÉ », installé en Allemagne et présidé par Said Charchira.

Le « Mouvement Nouvel Élan MONÉ » a présenté à la CCRC un document qui reprend ses propositions. Ainsi, concernant les MRE, ce mouvement appelle à la participation politique des citoyens marocains de l’étranger, estimant que c’est un enjeu majeur non seulement pour eux, mais aussi pour le Maroc. « Il s’agit en fait de permettre aux élites de la communauté d’afficher leur dynamisme dans l’échiquier politico-économique et social du Maroc, comme ils l’ont démontré dans leurs pays de résidence. Leur seule ambition est de contribuer efficacement non seulement à l’élaboration des politiques homogènes et équilibrées à destination des millions de Marocains qui vivent et évoluent en dehors des frontières nationales, mais aussi de contribuer à donner un nouveau souffle à la vie publique et contribuer à lui rendre sa crédibilité. Car les citoyens marocains de l’étranger ont acquis une forte expérience de la démocratie dans leur pays de résidence et en maîtrisent les rouages », lit-on dans ce document.

Ce mouvement appelle, en outre, à ce que la prochaine constitution « réserve un article spécifique pour énoncer la participation des MRE dans les deux chambres, en leur permettant de voter et se porter candidats au niveau des circonscriptions à l’extérieur du Royaume ».
De son côté, le « Forum civil des Marocain d’Europe », structure qui regroupe les représentants des MRE dans différents pays d’accueil, a émis certaines propositions. Il appelle à « la constitution d’une instance élue et démocratique représentant les MRE avec une portée constitutionnelle sur la base d’une large concertation avec les MRE en vue de l’élaboration du dahir de son institution ». De même, ce Forum appelle à donner une portée constitutionnelle aux droits politiques des MRE et à la participation de leurs représentants à l’élaboration des règles relatives à « l’organisation de leur participation aux désignations politiques ».
Par ailleurs, les mécanismes de concertations avec les MRE se poursuivent dans le cadre du CCME.
 

Concertation 

Le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) qui a démarré une campagne de consultation à laquelle il associe les MRE, entend la clôturer le 20 mai. Il prévoit ainsi organiser, avant la fin de ce mois, un colloque international au Maroc autour du thème « la migration marocaine et les réformes constitutionnelles et politiques». Il envisage d’y associer les acteurs associatifs de l’émigration, des experts, des acteurs politiques, syndicaux et associatifs du Maroc.
C’est de cette manière que le CCME entend offrir une plateforme susceptible de faire participer les Marocains du monde et d’encourager leur contribution au débat, au même titre que l’ensemble des Marocains.
 

Repères Découpage électoral 

En plus de leurs propositions relatives à la réforme constitutionnelle, les MRE annoncent qu’ils ne manqueront pas de faire des propositions concrètes, lors des débats en rapport avec la loi sur le découpage des circonscriptions électorales. 

Consulats  

Dans ses propositions, le Forum civil des Marocain d’Europe appelle à « mettre un terme à la corruption que connaissent les consulats du Royaume dans la plupart des pays européens et à la création en leur sein de conseils dans lesquels siègeront des représentants des MRE en vue de veiller à leur bon fonctionnement ». 

Par Brahim Mokhliss | LE MATIN