Vous parcourez actuellement les archives de la catégorie Développement.
| L | Ma | Me | J | V | S | D |
|---|---|---|---|---|---|---|
| « juil | ||||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | ||||
- Admin (47)
- Agadir (28)
- Agriculture (3)
- Arnaque (47)
- Art (21)
- Associatif (11)
- Charte (2)
- Commerce (107)
- Communication (49)
- Construction (70)
- Culture (67)
- Découverte (45)
- Développement (166)
- Droit (48)
- Ecologie (23)
- Economie (142)
- Education (29)
- Entreprise (74)
- ERM et MRE (81)
- Europe (38)
- Evènement (20)
- Expatriation (24)
- Finances (79)
- Fisc (28)
- Foncier (10)
- Formation (13)
- France (45)
- Histoire (4)
- Humour. Quoique… (15)
- Immigration Emigration (41)
- Immobilier (121)
- Industrie (35)
- Investissement (88)
- Livres (10)
- Nature (10)
- Partenaires Internet (8)
- Pollution (13)
- Presse Médias (11)
- Religion (11)
- Retraite (43)
- Santé (22)
- Senior (41)
- Social (11)
- Société (223)
- Sortie (36)
- Sport (5)
- Tourisme (76)
- Transport (47)
- Travail (45)
- 11.7.2011: C'est les vacances... reprise des articles fin Août...
- 1.7.2011: Les arts dans la rue avec l'IFA, en juillet à Agadir
- 30.6.2011: Logement économique du Maroc sur terrain vague…
- 29.6.2011: IDE au Maroc et idées pour le Maroc…
- 28.6.2011: Résidence Senior en France ou au Maroc ? Des questions à se poser avant…
- 27.6.2011: La plus grande arnaque concerne chacun au Maroc
- 24.6.2011: Le Souk Al Had ou la Place Jemaa El Fna qui manquait à Agadir
- 23.6.2011: Festival Timitar 2011 Agadir, demandez le programme
- 22.6.2011: Les clients du logement social iront-ils aux salons immobiliers en Europe ?
- 21.6.2011: MRE : Un poids lourd dans la balance électorale prochaine
Blogroll
Facebook
Le Groupement
Nos Partenaires Internet
- juillet : 2011
- juin : 2011
- mai : 2011
- avril : 2011
- mars : 2011
- février : 2011
- janvier : 2011
- décembre : 2010
- novembre : 2010
- octobre : 2010
- septembre : 2010
- août : 2010
- juillet : 2010
- juin : 2010
- mai : 2010
- avril : 2010
- mars : 2010
- février : 2010
- janvier : 2010
- décembre : 2009
- novembre : 2009
- octobre : 2009
Archive de la catégorie Développement
Logement économique du Maroc sur terrain vague…
30.6.2011 par admin.
Des immeubles sans routes, des enfants sans écoles, des croyants sans mosquées, des malades sans proches secours, des foules sans policiers. Non, ce n’est pas une liste à la Jacques Prévert, bien que les ratons laveurs circulent librement par manque d’équipement entre le béton neuf.

Le développement des villes en cours d’urbanisation aboutit parfois dans certains quartiers nouveaux à des zones boueuses difficiles d’accès, qui le demeurent pendant des années, sans parler des inconvénients du quotidien pour de nombreuses familles. Ville nouvelle, ou ville-dortoir comme l’appellation court désormais, n’encouragerait pas les demandeurs à devoir s’exiler de toute vie sociale pour autant. Avant de signer l’acte d’achat allez vous rendre compte de l’environnement qui parfois est très beau, quand seul le paysage naturel existe et moins quand les panneaux promesses vous annoncent une suite potentielle…
Le charme des anciennes médinas n’est pas près de disparaître, avec sa vie active et grouillante, critère indispensable d’un groupe social viable au Maroc.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
——————————————————
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————— http://www.lavieeco.com/news/economie/Des-logements-des-logements%E2%80%A6–mais-les-equipements-ne-suivent-toujours-pas-19786.html
Des logements, des logements… mais les équipements ne suivent toujours pas
Le taux de réalisation des équipements publics est à peine de 15%. A Rabat, Tanger et Marrakech, les exemples d’ensembles immobiliers déjà habités et dépourvus d’équipements sont légion. En dépit d’une mobilisation depuis plusieurs mois et une attention en haut lieu, le taux de réalisation des équipements publics des projets d’habitat reste très faible. A l’issue des 4 premiers mois de l’année, il stagnait toujours à 15%, soit le même niveau qu’en 2009 et chute même à 10% pour certaines catégories d’équipements, d’après des données recueillies auprès de la Direction de l’urbanisme au ministère de l’habitat. On y précise que ce taux déjà très bas aurait pu se dégrader si ce n’était «les équipements réalisés dans le cadre de l’Initiative nationale de développement humain (INDH) et les terrains de sport créés sur les derniers mois».
Il faut rappeler que pour éviter que les nouvelles unités de logement social à 250 000 DH ne viennent à leur tour creuser ce déficit, la question de l’équipement public dans ces nouveaux ensembles a été propulsée au rang de priorité. S’en était suivie une réunion tenue en janvier dernier par Zoulikha Nasri, conseillère du Souverain, avec les responsables concernés, dont 7 membres du gouvernement. Car, qui dit équipements publics dit hôpitaux, mosquées, écoles, dispensaires, mais également les routes, etc. Il avait alors été décidé d’installer un comité interministériel pour veiller à la coordination en amont des projets de logements sociaux. Ce comité s’est réuni plusieurs fois, selon un de ses membres, et l’on attend maintenant ses apports sur le terrain. L’enjeu est en tous cas considérable. «Près de 100 000 nouvelles unités à 250 000 DH sont actuellement en construction dans tout le Maroc. A raison de cinq occupants par logement et considérant un cycle de production d’un an, c’est bien pour un demi million de Marocains qu’il faut aménager des espaces de vie efficaces d’ici 2012», résume-t-on au ministère de l’habitat.
Les ministères et collectivités locales confrontés au manque de terrains et de ressourcesPour venir à bout du problème, le comité interministériel pourra en tout cas faire l’économie de la phase de diagnostic. Car les facteurs qui maintiennent pour l’heure le taux de réalisation des équipements publics à son bas niveau sont bien connus et se résument en trois points.
En premier lieu vient la difficulté pour les ministères, les organismes publics mais également les collectivités de mobiliser le foncier et les budgets nécessaires dans le cadre des plans d’aménagement. Certes, les promoteurs immobiliers s’impliquent de plus en plus dans la réalisation de ces équipements pour valoriser leurs produits, mais cet effort reste insuffisant pour réduire le déficit.
Le deuxième facteur qui justifie le faible taux d’équipement est le déphasage du rythme de réalisation par rapport à la croissance démographique. Cela tient au fait que l’évaluation des besoins se base sur des données qui ne sont pas fiables. Il ressort des procédures relatées par des agences urbaines contactées, qu’on a davantage tendance à recourir aux grilles normatives qui produisent des projections figées plutôt qu’aux enquêtes de terrain.
Le troisième facteur renvoie à l’absence de mise en œuvre des documents d’urbanisme. Contre cela, il faut «bannir le recours à la dérogation en matière d’urbanisme qui touche les équipements publics et l’examen au cas par cas des grands projets urbains en l’absence d’une vision stratégique de développement durable», tranche-t-on à l’Agence urbaine de Marrakech.
Beaucoup de retard dans les nouvelles villes
Comme a pu le constater La Vie éco en contactant plusieurs agences urbaines dans différentes villes, le phénomène ne touche pas uniquement les cités ou quartiers existants, les villes nouvelles en sont également affectées. De fait, l’appellation de cités- dortoirs qu’on colle habituellement à ces villes nouvelles paraît à peine exagérée. Pour s’en convaincre, la ville nouvelle de Tamesna à Rabat cumule un tel retard en matière d’équipements publics que toute la ville ne compte pas un seul poste de police alors que la norme en prévoit un dans un rayon d’un kilomètre et demi et un deuxième tous les 2,25 km (voir encadré). Les habitants de cette ville nouvelle ne sont pas mieux desservis s’agissant d’autres catégories d’équipements. L’ensemble immobilier R+4 Annour, qui y est développé par Addoha, s’étend sur 73 hectares, pour 227 immeubles, 4 200 logements (soit au bas mot 16 800 habitants) et… zéro équipement public. Avec tout cela Rabat fait figure d’élève modèle à l’échelle nationale avec un taux de réalisation des équipements publics de 28%.
Tanger affiche ce même taux relativement correct mais n’en abrite pas moins plusieurs exemples aberrants. Deux projets situés dans la périphérie immédiate de la ville en apportent la preuve. Le projet Bab Al Andalous, développé par le groupe Jamaï, habité dès 2007 et regroupant 3 082 unités, ne dispose pas à ce jour de lycée, d’école, de mosquée et de centre de santé prévus. Pour une taille deux fois plus grande, l’ensemble Al Irfane souffre d’un manque d’infrastructures aussi importants. Le collège et deux des 4 écoles prévues initialement viennent tout juste d’être autorisés ce début d’année…Cet ensemble est pourtant habité depuis 5 ans.
A Marrakech, le cas du quartier M’Hamid est des plus parlants. Celui-ci a connu un développement urbain déstructuré sous l’effet d’une forte croissance de sa population, ce qui l’apparente d’ailleurs plus à un ensemble de grands secteurs de logements (selon les termes de l’Agence urbaine de la ville). En tout et pour tout, la zone ne dispose que d’un seul centre de santé qui, pour ne rien arranger, doit aussi couvrir une grande partie des besoins de la population du quartier Askejour et des communes Saada et Tassoultante. Et preuve que l’inadéquation peut aussi intervenir par l’excès, le quartier M’Hamid abrite 34 garderies… Autant d’erreurs qu’il ne faut pas reproduire.
Normes : Une école pour 8 000 habitants
Lorsqu’elles élaborent les documents d’urbanisme, les autorités locales doivent se conformer à une liste qui fixe le nombre d’équipements publics (écoles primaires ou secondaires, équipements sportifs, centres de santé) à prévoir pour chaque quartier. La norme est d’une école primaire pour 8 000 habitants et d’un collège pour 16 000. Un centre de santé urbain doit également être mis en place pour les groupements de 30 000 habitants et dans un rayon de 2 kilomètres. Il est également envisagé une mosquée pour la prière du vendredi dans un rayon de 600 mètres. Viennent enfin les postes de police : il en faut un poste de proximité, dans un rayon d’un kilomètre et demi, et un deuxième, appelé arrondissement de police, dans un rayon de 2,25 km.
Reda Harmak. La Vie éco www.lavieeco.com
Posté dans Social, Construction, Développement, Immobilier, Société | Aucun commentaire »
IDE au Maroc et idées pour le Maroc…
29.6.2011 par admin.
Le tapis rouge des investisseurs au Maroc ne suffit pas dans la globalité des attentes. Mais à force de parler des IDE représentés uniquement par les grands groupes visés ou attendus, le tour des listings internationaux finit par se réduire à un moment, encore plus après la crise de 2008 qui change la vision internationale des affaires.
Qui dit IDE oublie souvent les idées de nombreux petits et moyens projets qui passent en prospection au Maroc, mais qui ne trouvent pas un accueil aussi intéressé dans les diverses administrations. Apporter quelques millions ou milliards ouvre les portes, mais des milliers de petits projets dans un pays qui apportent des milliers de petites sommes et qui permettraient de répondre plus localement aux attentes du développement général pour tous et plus directement, est une vision malheureusement mise de côté et les partants se retrouvent seuls devant le système D de A à Z. ![]()
Les petits projets apportent autant que le gros, surtout quand les volontaires vivent au pays pour y dépenser leur gain au quotidien, chose différente pour les actionnaires, dont certains doivent à peine savoir où se trouve l’usine dans laquelle ils investissent…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
—————————————————–
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————– http://www.aufaitmaroc.com/actualites/economie/2011/6/12/le-maroc-en-crise-continue-de-capitaux-etrangers-depuis-2008
Conjoncture
Le Maroc en crise continue de capitaux étrangers depuis 2008

Les Investissements Directs à l’Etranger (IDE) au Maroc sont en baisse continue depuis 2008./DR
Voir aussi:L’attractivité du Maroc en investissements étrangers débattue
Le Maroc est le pays qui a attiré le moins d’Investissement Direct à l’Etranger (IDE) depuis 2008 dans tout le Maghreb. C’est la conclusion de la dernière lettre du Centre Marocain de Conjoncture (CMC) publiée vendredi dernier.
L’étude, basée sur une analyse comparative avec la Tunisie, la Turquie, la Jordanie, l’Egypte et l’Algérie, montre que vu la taille de l’économie nationale et le volume de sa population, le Maroc a drainé un volume des IDE relativement faible, le positionnant parmi les derniers de la liste. Pour cause, les capitaux étrangers qui s’intéressent au Maroc sont plutôt concentrés et focalisés sur un nombre restreint de secteurs. C’est en effet la France et l’Espagne qui, entre 2000 et 2010, ont été à l’origine de plus de 50% des Investissements directs étrangers. Ces deux partenaires commerciaux du Maroc sont suivis des Emirats Arabes Unis, souligne l’étude.
Au plan sectoriel, ce sont les télécommunications qui ont bénéficié d’une attention particulière des investisseurs étrangers durant la période avec un cumul de 63.65 millions DH. Viennent après les secteurs de l’industrie, de l’immobilier, du tourisme et des banques, qui ont tout de même connu une contraction à partir de 2008, due à la crise économique mondiale. Notons à ce titre que les IDE ont accusé une chute de 39% dans le monde l’année suivante. Dans l’immobilier, la contraction des capitaux étrangers en 2009 est de 36%, à près de 6 milliards de DH. Le secteur financier et le tourisme ont enregistré 20 et 46% de moins qu’en 2008, à 4 milliards et 3,1 milliards de DH. Le secteur de l’énergie présente d’intéressantes opportunités, mais pour attirer davantage de ressources extérieures, il faudra, selon l’étude, mieux vendre des secteurs comme l’agriculture à des sources diversifiées.
Hayin Fadi
Posté dans Entreprise, Investissement, Economie, Développement, Société | Aucun commentaire »
Les clients du logement social iront-ils aux salons immobiliers en Europe ?
22.6.2011 par admin.

Moins de 50.000 visiteurs sur 1.000.000 de clients potentiels qui attendent du logement social et économique au Maroc laissent interrogatifs sur la démarche marketing ou publicitaire engagée pour attirer les premiers intéressés. Le logement social et économique s’adressera-t-il effectivement aux premiers nécessiteux, c’est-à-dire aux Marocains locaux ? La dérive est apparue rapidement. Dès les premiers produits commercialisés et présentés au Maroc, l’on a pu voir les banques, notamment à l’approche de l’arrivée des MRE en période estivale, s’orner de propositions de crédits et de package pour leur vendre ces logements.
Voilà que les salons de l’immobilier marocain à l’étranger qui, au lieu d’adapter leurs produits dits de standing ou de haut standing, dans une vision de qualité européenne et de prix plus raisonnables attendus désormais par les étrangers, se mettent tous à vendre à de futurs “investisseurs” MRE, ce “social béton”, tout en leur faisant bénéficier des avantages consentis aux plus nécessiteux au Maroc… Certes, ces derniers ont raison de penser à leur lendemain pour leur retraite, mais leurs appartements bon marché économiques et sociaux viendront-ils rejoindre les milliers de logements vides et inoccupés qui ceinturent de nombreuses villes et quartiers où construisent encore d’autres MRE, ou ce qu’ont fait ceux des premières générations de MRE ?
N’est-on pas en train de relancer un nouveau secteur spéculatif au Maroc sur ces produits ? Pourquoi ne pas mettre le “paquet” de communication et d’approche en direction des familles au Maroc qui attendent de se loger plus dignement ? Le programme engagé envers ces dernières pour les 10 prochaines années semble bien dériver vers des objectifs financiers et commerciaux plus que vers une recherche accélérée de solutions sociales.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
——————————————————
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————— http://www.yabiladi.com/articles/details/5747/smap-immo-paris-frequentation.html
SMAP Immo Paris : - 10% de fréquentation 07.06.2011
Le Salon de l’immobilier marocain à Paris a fermé ses portes, dimanche 5 juin, enregistrant une légère baisse de visiteurs par rapport à 2010. Malgré cela, organisateurs, promoteurs immobiliers et banques semblent satisfaits. Pour l’occasion, le mouvement du 20 février s’est invité au salon, pour une action très ciblée. Le SMAP Immo 2011 de Paris a enregistré une baisse d’environ 5 000 visiteurs, soit de 10% de son public. Le salon de l’immobilier, qui s’est tenu du 2 au 5 juin au Parc des Expositions de Paris, a accueilli 45 000 personnes cette année, au lieu de 50 000 en 2010, rapporte les organisateurs cités par la MAP.
Samir Chamah, PDG du groupe SMAP Immo, se dit « très satisfait » de cette 8e édition. L’affluence et les résultats enregistrés démontrent que le secteur sait faire face à la crise ; « on a pu relever un défi », estime-t-il. Côté promoteurs et banques, même constat positif. Les deux mettent l’accent sur « l’importance des transactions immobilières réalisées », explique la MAP. Aucun ordre de grandeur n’a toutefois été donné. Un aspect expliquerait ces bons résultats : l’offre immobilière s’est diversifiée au Maroc, selon M. Chamah, aussi bien géographiquement que sur le plan financier. Au SMAP, les acheteurs potentiels peuvent trouver des logements situés presque n’importe où au Maroc. Les prix varient entre 22 000 euros pour des logements économiques, à plusieurs millions d’euros pour le haut de gamme, explique-t-il.
Certaines tendances se seraient dégagées. Des financements auraient surtout été sollicités auprès des banques pour le logement économique. Plusieurs des 7 banques présentes auraient eu en moyenne 1500 visiteurs par jour. Côté promoteurs, « des dizaines de concrétisations de contrats » sont évoqués selon la MAP. Un chiffre moins impressionnant, mais il faut y ajouter les « prises de contact avec les clients potentiels qui préfèrent visiter les biens proposés sur place avant de décider ». Un certain scepticisme s’est dégagé cette année au SMAP Immo. Les conférences de conseils juridiques auraient connu une très grande affluence. Les risques liés à un investissement immobilier au Maroc sont vraisemblablement présents dans les esprits des acheteurs.
Le printemps arabe s’invite au SMAP Immo
Le SMAP Immo 2011 a aussi intégré l’actualité marocaine. Etaient ainsi invités, pour une conférence-débat « Transition démocratique au Maroc », J.C. Dassier, directeur de la chaîne LCI, Abdelmejid Jmahri, de l’USFP, et A. Berrada de SAPRESS, premier éditeur de journaux au Maroc.
Tous les invités n’ont pas été approuvés par l’organisation du salon : des jeunes de la section parisienne du Mouvement du 20 février ont voulu empécher la conférence. Selon eux, elle était un exemple de « propagande du Makhzen ». LCI serait « connu par tous pour son soutien inconditionnel au régime autoritaire en place » et Jmahri de l’USFP se serait discrédité en traitant les jeunes du Mouvement de « wakkaline ramdan » (non jeûneurs). Les jeunes ont « scandé des slogans dénonçant le pillage en cours, condamnant la répression sanglante du régime Makhzenien des marches pacifiques du peuple marocain et mettant à nu le simulacre de démocratie que le régime tente de vendre à l’opinion publique française et parmi la diaspora marocaine », explique un communiqué.
Frederic Schmachtel Yabiladi.com
—————————————————–
SMAP Immo Paris 2011
Grande affluence d’une clientèle de qualité
Plus de 45.000 visiteurs sont venus s’enquérir de l’offre exposée. La huitième édition du Smap Immo 2011 confirme encore l’engouement des Marocains du monde et même des étrangers pour l’acquisition d’un bien immobilier au Maroc malgré la conjoncture actuelle. Au total, 45.300 visiteurs se sont rendus au Parc des expositions Portes de Versailles pour assister à ce rendez-vous incontournable de la promotion de l’immobilier marocain à l’étranger, qui s’est tenu du 2 au 5 juin à Paris.
Autant leurs motivations sont variées, autant ils sont unanimes quant à la grande attractivité de l’immobilier au Maroc. Preuve en est : ces clients potentiels n’ont pas hésité à se déplacer, lors d’un week-end férié (fête de l’ascension), pour rechercher les bonnes opportunités offertes par cette vitrine de l’immobilier marocain qui gagne en maturité et en qualité, soit pour acquérir ou construire un logement secondaire, effectuer un achat en vue de leur retraite, faire un investissement fructueux ou encore pour rechercher un placement financier…
Comme attendu, cette année, c’est le social qui a raflé la mise. Cette tendance a été relevée lors des deux premières étapes du roadshow Smap Immo (Berlin et Milan) et se confirme davantage. «Je viens au salon pour rechercher un logement à 250.000 DH. Comme je suis encore jeune, c’est un placement financier que je fais pour assurer ma retraite», a affirmé un jeune cadre installé à Lyon. D’ailleurs, les MRE bénéficient des mêmes avantages que les personnes résidant au Maroc, y compris l’aide directe de 40.000 DH que l’Etat verse au promoteur via un notaire. «Nous sommes à la recherche d’un appartement à El Jadida. Notre budget se situe aux environs de 50.000 euros», a souligné un père de famille. Le salon a accueilli des personnes jeunes et plus âgées à la recherche de bonnes opportunités de placement financier. «Fait marquant de cette édition : la concrétisation à l’issue de ce salon d’un nombre important de transactions et/ou de réservations représentant plusieurs dizaines de millions d’euros effectuées par les MRE, mais aussi par les Européens présents en France et dans les pays frontaliers», déclaré Samir El Chammah, P-DG du Smap Group. Et d’ajouter : «Un sondage effectué sur le terrain auprès d’un grand nombre d’exposants a montré leur très grande satisfaction».Du côté des promoteurs, le satisfecit est général. «Nous avons effectué une centaine de ventes et nous avons largement atteint nos objectifs», a déclaré le directeur du pôle immobilier d’un grand groupe. Les clients effectuaient des réservations par chèques et attendent leur retour au Maroc pour finaliser les ventes. La particularité cette année, surtout, en moyen standing et le luxe, c’est la disponibilité immédiate du bien immobilier. Plusieurs projets, en cours de commercialisation, sont finalisés et achevés, ce qui rassure les clients. Les banques étaient également de la partie. Les stands des 7 établissements financiers n’ont pas désempli du jeudi au dimanche derniers avec toutefois une petite accalmie vendredi qui a été rattrapée dès le lendemain. Que ce soit les chargés de clientèle ou même les directeurs, tout le monde a retroussé les manches et mis la main à la pâte.
Ouverture de comptes, conseils en termes d’investissements, simulation de crédit logement et traitement des réclamations des MRE… les tâches étaient multiples.
Selon Abdellah Hamza, directeur de division animation des Réseaux de distribution marocains du monde de la Banque populaire : «Nous sommes contents de notre présence au Smap Immo car c’est un lieu de rencontres avec les Marocains du monde pour connaître davantage leurs attentes et adapter nos offres à leur besoin». Ce responsable a souligné qu’il y avait toutefois moins d’étrangers par rapport aux éditions précédentes et que de plus en plus de jeunes veulent acheter des résidences secondaires allant du social jusqu’au haut standing avec toutefois une préférence pour les appartements à 250.000 DH HT l’unité et ceux de moyen standing. «Nous sommes présents à ce salon pour fournir à nos clients une meilleure qualité de services. Nous avons reçu beaucoup de visiteurs qui demandent des informations sur nos produits», a expliqué Nour Eddine Charkani, président du directoire de Dar Assafaa. «La nouveauté cette année, c’est l’octroi de l’autorisation sur place au lieu d’attendre le retour au Maroc pour traiter le dossier de crédit», a-t-il affirmé. Pour leur part, les notaires du Maroc ont animé des conférences-débats quotidiennes pour mieux expliquer aux visiteurs l’environnement juridique lié à l’investissement immobilier au Maroc (VEFA, transmission du patrimoine, convention fiscale France/Maroc, régimes fonciers…).
Ces rendez-vous ont drainé un grand nombre de participants, dont beaucoup d’Européens intéressés par les thématiques développées.
Par ailleurs, en dehors des conférences, les notaires Chimaa Haddioui, Kawtar Haddioui et Abdelmajid Bargach ont été à la disposition des visiteurs pour les informer et les conseillers sur les démarches à entreprendre. ”Noir”, arnaques, problèmes d’héritage, sécurisation des transactions immobilières… autant de points qui ont été relevés par la diaspora marocaine et les Européens. Les représentants de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers ont également eu leur lot de visites.
Une grande majorité des visiteurs voulait s’informer sur les procédures et la VEFA.
A rappeler, in fine, que cette édition du Smap Immo a réuni 120 exposants représentant 64 villes de toutes les régions du Royaume. L’offre immobilière exposée a été de plus en plus large et diversifiée et accessible à tous les budgets. «Ce succès confirme une fois de plus le grand potentiel que recèle l’immobilier marocain en France et en Europe, ainsi que la capacité du Smap Immo à attirer un grand public, fortement motivé par une acquisition immobilière», a conclu Samir El Chammah. Fort de ce succès parisien et de ceux rencontrés à Bruxelles et à Milan, le roadshow Smap 2011 fixe deux autres rendez-vous de l’immobilier et de l’art de vivre marocains : à Marseille du 11 au 13 novembre et à Barcelone de 2 au 4 décembre prochains.
Le haut standing
C’est le luxe qui n’est pas très présent, cette année, au Smap Immo. D’ailleurs, le pavillon ‘’Excellence” n’a pas été programmé. Vu la conjoncture économique, la clientèle étrangère ‘’a décidé de reporter ses projets d’acquisition de résidences secondaires” au Maroc. Pour l’heure, le segment commence à reprendre son rythme petit à petit, surtout à Marrakech.
C’est ce que nous a confié à Paris le ministre concerné Ahmed Taoufiq Hejira, qui a inauguré la 8e édition du Smap Immo. Notons aussi que les promoteurs immobiliers, durant cette période de crise, ont revu ‘’le montage financier de leurs projets” et certains ont fortement révisé leurs tarifs. Certes, des groupes ont maintenu leurs prix, mais il y a eu une correction du marché qui a causé énormément de dégâts au sein de la profession. Actuellement, il y a des projets qui étaient suspendus et qui ont redémarré. Est-ce le début de fin de crise ? On n’en sait rien pour le moment, des indicateurs confortent cette thèse, mais rien n’est encore sûr. En tout cas, lors de ce salon, une dizaine de projets haut standing étaient exposés et qui ont, d’ailleurs, suscité de l’intérêt de la part de la clientèle parisienne. «Nous sommes ravis de rencontrer de la clientèle que nous avons reçue et nous sommes pleinement satisfaits de notre participation au Smap Immo Paris», a insisté Céline Serna, directrice commerciale de Dar Lamia, qui fait la promotion d’un projet de villas de luxe à Marrakech.
Même son de cloche chez Jean Claude Rolland, P-DG de Club Evasion qui vend des villas à Mirleft : «Les clients qui se sont déplacés au Smap, cette année, sont des ‘’clients de qualité” qui veulent investir au Maroc car ils ont confiance dans ce pays».
Outre les séniors qui veulent s’installer au Maroc pour passer leur retraite, particulièrement à Marrakech et le Sud d’Agadir, les MRE investissent également dans le segment haut standing pour avoir un pied-à-terre pour y passer les vacances ou pour préparer la retraite.
Moments forts…
En marge de la 8e édition du Smap Immo, une rencontre-débat sous le thème «Evolution démocratique au Maroc» a été organisée à Paris et à laquelle a pris part Khalid Naciri, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Initiée par le groupe Sapresse, cette conférence a rassemblé des journalistes marocains ainsi que d’autres arabes et français en plus d’autres personnalités marocaines.
Lors de cet événement, Khalid Naciri a présenté les acquis du Royaume et ses points forts au moment où le monde arabe est en ébullition. Il a mis en exergue le contexte exceptionnel que vit le Maroc suite au discours royal du 9 mars qu’il a qualifié de «révolutionnaire». Il a également précisé que les réformes constitutionnelles sont «largement engagées» et ont fait l’objet de «débats nationaux et populaires extrêmement avancés».
Evoquant le projet de la nouvelle Constitution, tel que annoncé par le discours royal, le ministre a affirmé que la première mouture a été élaborée par une Commission de juristes et a fait l’objet de consultations entre les partis politiques et les syndicats.
Il a indiqué que ce sera «un projet extrêmement avancé». Ce texte «donnera du Maroc l’image d’un pays fortement ancré dans la modernité et désireux de tourner la page d’une approche traditionnelle et obsolète».
Autre moment fort, la projection du match Maroc-Algérie en direct au sein du Parc d’exposition Portes de Versailles.
Sur invitation des organisateurs, les exposants ont préféré rester après la fermeture du salon pour suivre le match tant attendu par les Marocains. Dès le premier but, l’euphorie a gagné la salle qui s’enflammait à chaque but marquant créant ainsi une ambiance de fête, de joie partagée et créant également des liens chaleureux entre les téléspectateurs présents. Un moment que beaucoup d’entre eux ne sont pas prêts d’oublier.
Posté dans Construction, Social, Investissement, Développement, Immobilier, ERM et MRE | Aucun commentaire »
Les affaires au Maroc et ce qui est autour, selon l’OCDE
17.6.2011 par admin.

2000 dossiers seraient déposés chaque semaine dans les tribunaux du Maroc pour des “indélicatesses” dans le milieu des affaires. Dans l’attente d’une réforme en profondeur de la justice, le droit serait prochainement le secteur qui recrutera le plus si rien n’est fait.
Pas étonnant d’entendre alors chacun déclarer qu’il vaut mieux “s’arranger”, afin de ne pas franchir les portes des tribunaux pour un voyage qui semble souvent sans fin, où seuls les plus patients qui en ont les moyens peuvent arriver au port final.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
—————————————————–
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————– http://www.aufaitmaroc.com/actualites/economie/2011/6/7/ce-que-le-maroc-doit-faire-selon-locde
Environnement des Affaires
Ce que le Maroc doit faire selon l’OCDE
Une étude de l’OCDE sur le Climat des Affaires au Maroc vient d’être rendue publique. Ce rapport s’appuie sur des instruments clés, tels que le Cadre d’action pour l’investissement ou les Principes de gouvernement d’entreprise. Réalisée en collaboration avec le ministère des Affaires économiques et générales, et avec la contribution du secteur privé et de la société civile, l’étude est révélatrice des préoccupations essentielles des investisseurs.

Environnement des Affaires au Maroc, selon l’OCDE./DR
Le rapport de l’Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE), qui sera présenté aujourd’hui à Rabat, relève que de Le Maroc a réalisé ces dernières années de nombreux efforts visant à améliorer l’environnement des affaires.Pour développer le tissu économique national, le gouvernement a en effet adopté “une approche systémique, à travers des stratégies sectorielles ayant une vision intégrée, susceptible de créer une synergie et un effet d’entrainement intersectoriel”, explique l’économiste Chafik Chtibi. Notons également les mesures incitatives et les Programmes de mise à niveau et de modernisation visant le développement des PME, ainsi que les initiatives s’intéressant aux TPE pour, in fine, promouvoir l’auto-emploi.
“Nous avons mis en place un certain nombre de réformes sur les plans législatifs, réglementaires et institutionnels pour mettre en place un cadre favorable, propice à l’investissement. Et depuis une année, le Comité National de l’Environnement des Affaires assure le suivi de gouvernance des réformes.”Nizar Baraka, Ministre délégué des Affaires Economiques et générales Malgré ces efforts, l’OCDE note également que beaucoup d’obstacles se dressent encore face aux investissements. Le cadre institutionnel est le premier à être pointé du doigt. En effet, le rapport souligne, entre autres freins à l’investissement, une faible coordination institutionnelle, un déficit en communication et en consultation, maintien de certains monopoles (le rapport cire les chantiers ferroviaires) et l’opacité et la lenteur de la justice.
Vision des économistes
Le rapport explique que pour améliorer la compétitivité et attirer davantage d’investisseurs, le Maroc doit améliorer la coordination entre ses institutions et le dialogue avec les acteurs non gouvernementaux, renforcer ses efforts d’intégrité et de lutte contre la corruption, s’attaquer plus avant aux questions de l’informalité, de la justice et de l’accès au foncier, et renforcer la compétitivité régionale, l’innovation et les compétences de ses jeunes.Au niveau des Ressources Humaines, les performances réalisées par le Maroc sont plutôt mitigées, si on les compare aux pays retenus dans une étude parallèle, publiée par l’Observatoire de la Compétitivité Internationale de l’Economie Marocaine.
“L’explication principale est à rechercher dans le niveau très élevé de l’analphabétisme, malgré des efforts consentis par l’Etat en matière d’éducation, qui consacre près de 25% du Budget général.”Seddik Mouaffak, économiste.
Par ordre d’importance, le second problème principal dénoté par l’économiste Driss Benali est celui du système juridique. “Une réforme globale doit être opérée sur ce jalon”, explique l’économiste. Sur ce volet, les modes de gouvernance dans le système de la justice sont particulièrement pointés du doigt.
“Avec plus de 1.000 dossiers que les juges accumulent en moyenne chaque trois jours, il est certain que la Justice doit être revue dans ses profondeurs.”Maître Houcine Sefrioui, Président du Notariat International.
Concernant le volet de la corruption, Mohamed Horani, le Président de la Confédération Générale des Entreprises Marocaines (CGEM), ne manque pas de rappeler les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre ce fléau, notamment via le site stopcorruption.ma. Mais cela engendre ce que l’on appelle désormais le phénomène de la “non-décision”, explique Horani.
“Les fonctionnaires n’osent plus prendre le moindre petit risque de peur d’être soupçonnés de corruption. Il faut donc à ce niveau simplifier, clarifier et faciliter l’interprétation de toutes les procédures administratives.”Mohamed Horani, Président de la CGEM
D’autres obstacles pragmatiques empêchent également l’instauration d’un bon climat des affaires au Maroc.
“Il y a également un manque de mécanisme adapté aux besoins réels de financement des PME. L’impôt spécifique appliqué aux organismes financiers est excessif, ajouté à un faible taux d’encadrement et un faible niveau de formation vu que la majorité des PME au Maroc sont de structures familiales, donc les affaires familiales dominent.”Zakaria Mekouar, entrepreneur et économiste.
L’évaluation souligne également les domaines où le processus de réformes reste incomplet et doit être renforcé. Le Maroc doit notamment améliorer sa communication et son image relatives à l’environnement des affaires, continuer d’améliorer ses infrastructures afin d’assurer un meilleur maillage territorial, soutenir le développement d’activités créatrices d’emploi et développer des compétences managériales. La simplification des procédures et l’amélioration de la coordination institutionnelle sont aussi des chantiers à poursuivre.
Hayin Fadi
Posté dans Investissement, Entreprise, Economie, Droit, Développement, Commerce | Aucun commentaire »
Des petits et moyens investisseurs étrangers en colère se réunissent à Marrakech
16.6.2011 par admin.

“Engagez-vous, vous verrez du pays”, annonçaient jadis les affiches de recrutement militaire. Le dos de l’affiche ressemblait, une fois sur le terrain après signature du contrat, à des corvées plutôt qu’à la balade touristique promise.
Si les choses s’arrangent doucement, il faut reconnaître qu’avec toute la bonne volonté que l’on apporte dans ses bagages, créer un projet professionnel au Maroc, si ce n’est en apparence pas plus compliqué qu’ailleurs sur le principe et les directives, devient vite une épreuve qui réclame de la résistance physique et de la patience plus que de la compétence.
De nombreux candidats abandonnent, parfois en y laissant quelques plumes et une partie de leurs économies. Tout est simple avant, pourquoi tout se complique-t-il ensuite ?
Devoir se déplacer trois fois au minimum pour une démarche basique par manque d’information, se retrouver au même guichet face à des gens différents qui vous annoncent trois démarches qui diffèrent, voilà déjà une première découverte à faire. Suivre un plus savant que vous qui vous aidera et qui n’aide que sa poche au final, et parfois sans plus de réussite, n’est pas le meilleur conseil non plus à suivre. Suivre une démarche officielle, ce qui est à conseiller, n’assure pas toujours pour autant une réponse aussi officielle, quand tout est verbal et où toute confirmation par écrit devient un autre combat où peu s’engagent car les écrits restent et les paroles s’envolent avec les responsabilités. Quant à investir sur un planning et attendre des mois de plus, parfois des années, avant de pouvoir commencer les activités faute de l’autorisation finale d’ouverture pour des commerçants, des restaurateurs, des auberges, c’est là que le Business plan en prend un sacré coup pour aborder le dépôt de bilan avant même le premier sur le plan comptable…
Comme certains le disent, n’est-il pas plus simple parfois de faire fi des règles officielles et ainsi gagner des mois de pertes de temps en passant par l’officielle démarche ? Si ce n’est pas à encourager, il est temps que les délais deviennent officiels et les démarches claires dès le commencement, gages d’une arrivée plus importante et sérieuse d’investisseurs tout aussi sérieux que réclament Rabat et le Maroc.
Est-il plus compliqué d’être correct et honnête dans la vie et dans la société ? Oui, malheureusement, parfois ou souvent encore…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
——————————————————-
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
——————————————————-
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=112&id=151659
Marrakech
Des investisseurs créent une association pour se défendre
Publié le : 29.05.2011
Des investisseurs français décident de dénoncer, à travers une association, les problèmes dont ils sont victimes.
Ce sera un coup dur porté contre les efforts menés par le Maroc pour assainir le climat des affaires si cette action entreprise par des investisseurs étrangers (des Français) voit le jour. En effet, une dizaine de Français sont en train de monter, ce qu’ils envisagent d’appeler «l’Association de défense des investisseurs étrangers».
L’idée de cette structure est née en réaction à «la lenteur des procédures administratives dont nous sommes victimes, les atermoiements de la part des autorités locales, le traitement indifférent, la “distinction” par rapport à d’autres investisseurs privilégiés… », ont expliqué quelques-uns.Les initiateurs de cette action soutiennent qu’il y a plusieurs cas d’investisseurs étrangers qui doivent passer une bonne partie de leur temps à «faire face aux obstacles qui les empêchent d’avancer dans leurs affaires».
Certains, que nous avons rencontrés à Marrakech, nous ont affirmé qu’ils passent une bonne partie de leur temps à résoudre des problèmes administratifs au lieu de vaquer à leurs affaires. «Ce qui me donne le courage de dénoncer ces problèmes, c’est que je ne suis pas le seul étranger qui a ce genre de souci.
C’est aussi pourquoi nous avons décidé, moi et plusieurs investisseurs étrangers, de constituer une association pour défendre les intérêts des investisseurs étrangers afin de dénoncer publiquement les problèmes dont nous sommes victimes», indique l’un des initiateurs de cette action, qui préfère garder l’anonymat jusqu’à la date de création effective de l’association.Il faut le dire que le Centre régional d’investissement (CRI) de Marrakech ainsi que le Conseil régional du tourisme de Marrakech (CRT) font des pieds et des mains pour rendre la région très attractive en tant que destination de choix pour les investisseurs.Des efforts sont mis en œuvre dans la continuité de la politique menée sur le plan national. L’on fait allusion à ceux consentis pour assainir le climat des affaires et tout ce qui s’en suit.
Ainsi, l’on peut se rendre compte, par exemple, qu’au niveau du CRI, les autorités locales mettent en avant le fait que la région de Marrakech Tensift Al Haouz offre aux investisseurs une multitude d’opportunités d’investissements à travers des zones d’activités touristiques, industrielles et de zones dédiées aux métiers de l’offshoring… La région a enregistré un flux important d’investisseurs de renommée nationale et internationale. Au titre de l’année 2008, 734 projets d’un montant d’investissement de 65 milliards de dirhams, ont reçu l’avis favorable. A terme, ces projets permettront de créer près de 42.350 nouveaux emplois…
Par ailleurs, ce n’est un secret pour personne, les dernières statistiques montrent que le Maroc est la première destination des investissements directs français à la fois dans la région Afrique du Nord et Moyen-Orient et sur le continent africain. Présentes dans des secteurs très divers, les participations françaises apparaissent en phase avec la modernisation et la montée en puissance de l’économie marocaine. Dans ce sens, on relève de nombreuses localisations avec une diversification géographique en cours, notamment à Marrakech.
En effet, dans cette région, l’implantation des antennes des entreprises françaises est passée de 16 à 23 filiales, soit une augmentation de plus 44%. Chiffres n’incluant pas les activités créées à titre individuel ou familial par des Français installés à Marrakech. Dans ce sens, l’hôtellerie, à travers les maisons d’hôtes, et la restauration sont les deux principaux secteurs d’activités des Français récemment installés à Marrakech, où fleurissent des enseignes de cuisine provençale, de spécialités du Sud-Ouest mais aussi de crêpes bretonnes ou de boulangerie artisanale… Beaucoup de Français ont acheté des restaurants, des débits de boissons alcoolisées… qu’ils gèrent avec des investissements entre 10 et 30 millions de dirhams.
Témoignage
«Je suis un investisseur de nationalité française et résident au Maroc, pays qui m’a bien accueilli depuis 2 ans. J’ai investi 10 MDH dans le domaine touristique en achetant un café-restaurant à Guéliz Marrakech. Malheureusement, j’ai découvert que j’étais victime d’une escroquerie pour laquelle une procédure judiciaire est en cours. Je suis amené à faire face à un dysfonctionnement administratif qui a pour effet de battre en brèche le développement de mes affaires. Alors que j’ai des engagements vis-à-vis de certains opérateurs…».
C’est là le témoignage de l’un des investisseurs que nous avons rencontré à Marrakech et qui a essayé de saisir plusieurs instances afin de pouvoir régler ses problèmes avec l’administration dans la ville ocre.
Repères Franco-marrakchis
Plus de dix mille Français habitent la région de Marrakech. Si la majorité s’installe dans la ville ocre, où elle s’est procuré des maisons secondaires ou qui a épousé des Marocaines, une bonne partie a décidé de monter des mini-affaires
Débit de boissons
L’une des raisons de mécontentement des étrangers qui ont des cafés-restaurants à Marrakech c’est le manque de clarté s’agissant des critères adoptés pour l’octroi des autorisations pour la vente des boissons alcoolisées.
Posté dans Entreprise, Expatriation, Travail, Investissement, Développement, Arnaque, Commerce | 1 commentaire »
UE/Maroc, un partenariat sous condition ou sous perfusion
14.6.2011 par admin.
Un partenariat repose sur le principe du gagnant-gagnant ou win win, comme disent les partenaires professionnels plus ouverts désormais. Mais quand la politique s’en mêle, peut-on encore parler du même concept ? L’UE, si nécessaire au Maroc pour la suite de son développement, n’est pas seulement perçue comme une aide, mais aussi comme une direction occidentale, selon le raisonnement de beaucoup de gens exprimant leurs analyses plus profondes. La mondialisation est bien en place et avance, ce qui fait la joie du consumérisme au Maroc mais qui interpelle aussi face aux mouvements en ce monde.
La politique économique de l’Europe est l’entrée en matière dans ses extensions, afin - il ne faut pas l’oublier - de rechercher de nouveaux marchés pour elle. Ceci est plus que clair et signifie donc, pour ceux qui s’y engagent, devoir abandonner, par habitude et souvent inconsciemment, des pans culturels entiers. La notion de démocratie tant avancée par le nord envers les pays du sud n’est pas arrivée du jour au lendemain, mais bel et bien par l’intérêt des uns et des autres, chose qui ouvre d’autres aspects d’une société que l’on n’abandonnerait pas volontairement, car bien plus ancrés dans l’homme.
La démocratie aurait un prix pas toujours sonnant et trébuchant via des aides et des subventions ou des prêts facilités entre les pays, mais qui se paie ensuite politiquement parlant.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
——————————————————
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
——————————————————
UE Maroc : vers un partenariat conditionné
Lundi, 06 Juin 2011 Ali Hajoui
Dotée de fonds supplémentaires, la nouvelle politique de voisinage donne le ton. La priorité sera désormais donnée aux partenaires engagés dans la mise en place d’une « démocratie durable » et d’une « économie solidaire ». Si les réformes engagées par le Maroc ont jusque là fait de lui un partenaire privilégié de l’Union Européenne. Le royaume a encore du chemin à parcourir et un certain nombre de défis à relever. Le récent rapport de l’UE sur le Maroc fait mention d’une nette progression enregistrée par le Maroc dans un certain nombre de domaines, avec néanmoins quelques points à améliorer. En matière de politique sociale, le Maroc est sur la bonne voie. Des efforts non négligeables ont été fournis en faveur de l’amélioration des indicateurs de développement humain.
Cela s’est notamment traduit par une amélioration en matière de scolarisation et d’alphabétisation. Le royaume doit néanmoins œuvrer davantage pour la création de conditions propices à une meilleure équité et justice sociales. Les conclusions relatives aux libertés fondamentales sont pour leur part plus mitigée, notamment sur la liberté de la presse. La mise en place d’un nouveau code de la presse est ainsi fortement souhaitable du point de vue des européens.
Autre point « faible », la corruption. Le niveau de corruption reste, du point de vue des européens encore élevé, et continue selon eux à porter atteinte à l’image du pays. La réforme politique constitue quant à elle, la pierre angulaire de ce partenariat. La concrétisation des réformes sera probablement l’occasion pour le Maroc de consolider sa place de partenaire privilégié et devrait contribuer à la réalisation d’une bonne partie des engagements pris par le royaume dans le cadre de son statut avancé.
Posté dans Investissement, Economie, Finances, Europe, Développement | Aucun commentaire »
Investisseurs, oui. Lesquels pour le Maroc ou pour quel Maroc ?
8.6.2011 par admin.

Investisseurs. Un mot lié à toutes les sauces. Le simple MRE qui revient au Pays est un Investisseur. Le retraité étranger qui cherche à poser sa petite maison au Maroc en est un autre. Même le simple touriste le devient, lorsqu’il investit pendant une semaine, en participant à l’entrée de quelques devises.
Côté presse, les Investisseurs sont surtout représentés par les gros groupes qui, eux, viennent parler de leurs projets purement financiers et économiques directement auprès des ministères. Bref, des dossiers qui sont en de meilleures mains à Rabat que dans des représentations administratives régionales ou municipales.
Il serait bien, effectivement, de donner davantage la parole et de montrer de l’intérêt aux petits et moyens projets qui apportent une réelle plus-value partout au Maroc. Des investisseurs qui ne voient le Maroc que comme une sortie possible afin de répondre aux gourmands actionnaires, et prêts à repartir demain selon les vents, ne sont pas représentatifs de la meilleure solution pour l’ensemble des Marocains. L’exemple de la téléphonie mobile, qui permet aux gros groupes européens de s’enrichir encore en faisant payer au Marocain le téléphone le plus cher au monde, ne s’inscrit pas dans le sens positif au final. Mais eux sont reçus sur tapis rouge. Un pays fonctionne beaucoup plus sainement par les petites et moyennes entreprises qui apportent davantage de possibilités à tous et à tous les endroits où elles se posent. Le petit commerce, l’artisan, les petites structures de services, font vivre bien plus de monde et sont plus proches des gens que les grosses industries qui, à terme, ne considèrent l’homme que comme un élément de production, à bon marché le plus souvent.
Voir gros au départ, c’est en payer le prix ensuite, ou le faire payer à tous sur divers plans qui apportent leur triste lot de mécontentements sociaux. Les petits et moyens investisseurs se sentent seuls et abandonnés, quand ils arrivent au Maroc avec leurs projets ou leurs dossiers sous le bras. Ce ne sont pas les Centres de renseignement régionaux des investisseurs qui conseillent au mieux le volontaire sur sa ligne de départ. Bien qu’étant un organisme positif à signaler pour créer administrativement une entreprise.
En matière de projet d’investissement moyen, le coup de feu est donné par des encouragements. Puis le coureur reste seul après s’être lancé dans les couloirs des administrations, qui de l’une à l’autre vous orientent vers une autre pratique sportive, qui ressemble rapidement à un mélange d’athlétisme, de biathlon et de triathlon, et qui ne voit plus guère arriver de finalistes sur une hypothétique ligne d’arrivée dessinée par Rabat, pour cause d’épuisement.
Un guichet unique, voilà qui est lancé. Cela éviterait de courir après sept administrations à la fois, afin seulement de “tenter” de savoir ce qui ”serait” possible ou non de faire sur un terrain à un endroit précis. Les volontés administratives de chacun, en fin de compte, ne peuvent pas grand-chose pour vous par manque de lien avec les autres services du pays, quand ils peuvent déjà vous répondre quelque chose d’officiel. Si l’accueil reste toujours chaleureux dans les bureaux capitonnés des responsables de service, la finalité fait souvent dire que l’on ne sait rien de plus en sortant qu’en entrant pour faire avancer son projet. Rapidement, vous vous sentez transformé en ballon qui passe de pied en pied, jusqu’au moment où vous dites STOP.
Des milliers de personnes, avec des petits et moyens projets pouvant faire travailler de manière sérieuse des milliers de Marocains, arrivent au Maroc. Mais cela ne semble pas encore vu comme une meilleure opportunité à plus long terme, alors que cela apporte des possibilités non seulement économiques, mais des réponses aussi aux autres besoins plus proches des hommes sur le plan du développement social plus localisé.
Entre un guichet unique, pour enfin leur répondre sérieusement, et l’objectif d’une pensée unique de développement, seul le temps répondra prochainement au Pays avec ses conséquences. Le vent mondialisé vise le Maroc, mais une tempête pourrait demain faire changer beaucoup de gros qui ne laisseraient derrière eux que des friches industrielles. Le Maroc doit-il être juste une plate-forme pour se poser et pour redécoller aussi rapidement ?
Si l’Espagne et l’Europe voient le Maroc ainsi, que l’on regarde l’exemple espagnol depuis ses années de développement, notamment touristique, jusqu’à aujourd’hui, obligé désormais de regarder toujours plus au sud pour pallier le manque de réflexion d’hier…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
——————————————————
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
——————————————————
Le Maroc deviendra une plate-forme des investisseurs européens en Afrique du Nord (magazine espagnol)
Lundi, 09 Mai 2011 20:00 MAP/ actu-maroc.com
Le Maroc a affiché, ces dernières années, sa ferme volonté de s’appuyer sur le secteur industriel pour affronter l’avenir et devenir une plate-forme des investisseurs européens en Afrique du Nord, souligne le magazine espagnol spécialisé dans l’actualité des NTIC “Channel Partner”.
Pour réaliser cette ambition, le Royaume s’est doté, en 2009, du plan Emergence, indique ce magazine mensuel dans un article publié sur son site Internet, ajoutant que l’objectif est d’attirer des investissements dans des secteurs comme l’aéronautique, l’automobile ou les nouvelles technologies.
“Channel Partner” relève que ce plan a été élaboré notamment pour “attirer des investisseurs étrangers disposés à s’implanter au Maroc, générer de l’emploi et bien positionner le pays dans le contexte économique mondial”. “Grâce à ce plan élaboré en 2005, plusieurs postes d’emploi ont été créés dans le secteur de l’offshoring, particulièrement avec l’installation de l’usine de Renault à Tanger”, précise la publication, rappelant que cette initiative ambitionne la création de 220.000 postes d’emploi, ainsi que l’augmentation du PIB de 4,5 milliards d’euros et du volume des exportations.
Pour appuyer l’implantation des entreprises étrangères, poursuit “Channel Partner”, le Maroc offre une série d’avantages, dont la construction de parcs industriels, des incitations fiscales et des programmes de formation d’une main d’œuvre qualifiée. Le magazine espagnol a mis l’accent également sur l’importance de l’initiative du Guichet unique, “un outil destiné à faciliter l’implantation de l’investisseur étranger au Maroc et à accélérer les procédures”.
“Channel Partner” souligne, dans le même contexte, que le Maroc compte renforcer son partenariat avec l’Espagne dans “trois secteurs stratégiques”, à savoir l’automobile, l’aéronautique et le nearshoring. “Channel Partner” est une revue mensuelle destinée aux professionnels des NTIC, s’intéressant notamment aux dernières nouveautés et tendances du marché en la matière, ainsi que les défis auxquels fait face ce secteur.
MAP
Posté dans Industrie, Travail, Entreprise, Expatriation, Investissement, Economie, Société, Immobilier, Développement, ERM et MRE | Aucun commentaire »
Entre souk et Internet, le petit commerce aura-t-il le temps d’exister pleinement ?
6.6.2011 par admin.

Quand le développement va plus vite que l’application des formes et des concepts de commerce dans les pays émergents, l’avenir des petits commerces est à revoir.
L’exemple des produits pharmaceutiques en est une bonne illustration. Entre les médecines naturelles qui ont vu arriver les scientifiques des laboratoires via les pharmacies qui, elles-mêmes, se font concurrencer par le manque de règles commerciales via les parapharmacies, et maintenant le commerce Internet direct, la rapidité des moyens nouveaux de commercialiser les produits ou les services divers va révolutionner les habitudes.
Les chaînes de magasins en franchise représentaient déjà une concurrence qualitative qui arrivait sur le marché depuis quelques années et encore maintenant ; mais la suite des petits commerces et des projets en ce sens va devenir de plus en plus risquée pour les petits entrepreneurs, si les règles et les applications ne peuvent plus suivre ce mouvement rapide.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
—————————————————–
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————–
http://www.infomaroc.net/general/101622.html

Écrit par libe.ma
La guerre entre pharmaciens et acteurs opérant dans le secteur de la parapharmacie est bel et bien déclenchée. Lutte d’intérêts bien sûr puisque les officines ont vu leurs chiffres d’affaires baisser considérablement avec l’évolution sans précédent de la parapharmacie au Maroc. Elle a réalisé de gros chiffres d’affaires ces dernières années et les pharmaciens se voient privés d’un monopole qu’ils ont toujours détenu.
La parapharmacie a longtemps fait les beaux jours des officines surtout que la plupart des laboratoires et fournisseurs refusaient d’approvisionner d’autres commerces en produits qui étaient vendus exclusivement en officine. Mais les temps ont changé. La parapharmacie a depuis franchi beaucoup d’étapes et libéralisation oblige, plusieurs nouvelles franchises sont arrivées au pays et d’autres fournisseurs se sont installés sur la place et ont commencé à approvisionner les parapharmacies à des prix très compétitifs.
Ce fut l’époque florissante sans précédent pour la parapharmacie où s’est créée une nouvelle concurrence au sein même du secteur au bonheur du consommateur qui y trouvait son compte. Et depuis, la parapharmacie a gagné ses galons, s’est fait une place au soleil et s’est beaucoup améliorée, les moyens de publicité et Internet aidant.
Des sites spécialisés sont apparus et des rencontres et journées ont été organisées pour mieux faire connaître ce secteur et aux promoteurs et aux consommateurs. Des produits sont commercialisés en ligne sur Internet et au niveau des show-rooms installés dans les grandes surfaces et ailleurs. Le paiement se fait à la livraison ou par carte bancaire en toute sécurité et facilité. Des atouts qui ont fait perdre aux officines beaucoup de leur monopole.
Cette situation va aggraver la crise de la pharmacie qui souffrait déjà de plusieurs autres maux. Les pharmaciens sont donc montés au créneau par le biais de leurs instances représentatives pour dénoncer cette anarchie dans le secteur et protestercontre le vide juridique qui permet cette concurrence déloyale selon ces instances. Devant cet état de fait, c’est la guerre des prix qui s’installe avec des réductions allant jusqu’à 40%. Dans ce secteur de la parapharmacie, un autre acteur entre en jeu et brade les prix d’une manière incroyable. Ce sont les parfumeries qui ont accès aux petites et moyennes bourses. Là aussi, c’est un marché florissant où des produits pharmaceutiques côtoient des cosmétiques à bon marché. C’est dire que les pharmaciens ont perdu le monopole de vente des produits de parapharmacie.
Mais puisqu’il s’agit de la santé du citoyen, il est impératif qu’un cadre juridique soit mis en place pour une gestion, organisation et un contrôle rigoureux du secteur. Beaucoup de produits ont été vendus et des citoyens ont subi des dommages au niveau de leur santé en raison de l’utilisation de produits périmés achetés dans des parfumeries ou encore chez «des marchands ambulants» au col blanc qui se présentent comme des représentants de grandes firmes internationales et opèrent au sein des administrations ou font du porte à porte.
Pire certains viennent arnaquer dans les gares routières, avant le départ d’un autocar, au vu et au su de tout le monde, des voyageurs crédules en leur écoulant des produits comme étant des médicaments. Il est temps que les pouvoirs publics interviennent pour mettre fin à cette anarchie et donc préserver la santé des citoyens et les intérêts des professionnels dans le secteur pharmaceutique.
Posté dans Entreprise, Travail, Développement, Commerce | Aucun commentaire »
To be formel or to be informel, là est la question au Maroc
3.6.2011 par admin.

Faire son beurre avec de l’huile se terminerait en margarine, qui répondrait à plus de monde au final. Tout pousse le Maroc vers le formalisme indispensable désormais à la suite de son développement économique, surtout devant une porte grande ouverte vers l’Europe et le monde qui l’attend au virage sur ce plan. Les réformes en ce sens se suivent et font parfois mal aux dents des mauvaises habitudes locales.
Sur le principe des vases communicants, l’informel est le vase à vider au fur et à mesure que le vase formel se remplira. Donc l’informel n’est plus à viser mais à gérer encore provisoirement, le principe ne pouvant accélérer le transvasement des liquides et des liquidités… Il est étonnant néanmoins le paradoxe qui se doit d’être soulevé ici, entre le Maroc qui vise le formel difficilement et la situation des pays européens où l’informel semble s’installer par force. Paradoxal, que les Etats membres ne puissent plus répondre aussi facilement au formalisme qu’ils réclament pour les autres, ailleurs. Le chômage de certains pays en Europe, le système D auquel recourent de plus en plus de gens, les solutions alternatives afin de continuer à vivre, semblent appeler un avenir qui donnerait alors raison à l’implicite marocain…
A force de vouloir tout régler pour les autres ou pour un peuple, la situation est-elle gérable, alors que les peuples améliorent, eux, leur vision de la bonne gestion ? Une histoire à s’emmêler la démocratie en ce moment. A suivre…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
—————————————————–
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————–
http://www.aufaitmaroc.com/opinion/chroniques/2011/5/11/linformel-notre-richesse
L’emploi au Maroc est sauvé par l’informel
L’informel, notre richesse

Au final, l’informel est une richesse pour notre pays. Il faut l’utiliser. Il faut leur donner l’aide nécessaire de formation, de capitaux et de protection sociale. Tous ces gens laborieux sont méritants et font preuve d’un esprit de créativité et d’initiative.Alors que nos médias, nos hauts fonctionnaires, nos syndicats, nos politiques, sont préoccupés par ces jolis dossiers que sont le développement durable, l’amélioration des revenus des fonctionnaires, le dialogue social, les technologies de l’information et nos fameux diplômés chômeurs; c’est une large frange de notre société qui est en attendant, laissée à l’abandon.
L’informel en effet représente 40% de l’emploi total du pays. En d’autres termes, c’est l’informel qui nous sauve actuellement d’un taux de chômage à deux chiffres… Et qui nous permet de trouver facilement un bidouilleur en plomberie, en électricité, en mécanique, ou encore en menuiserie pour nous dépanner. Ils sont près de 2,5 millions à vivre de ces petits métiers, sans couverture sociale, sans salaire minimum garanti, sans être inscrits dans une quelconque échelle de la Fonction publique, et sans prétendre à une quelconque promotion. Travailleurs silencieux, ils vont tôt le matin à leur besogne, rentrent tard, sans compter les heures et souvent avec le sourire.
Aucun d’eux n’a l’idée -ni le temps-, de manifester devant le Parlement ne serait-ce que pour revendiquer son droit au travail, au moins comme compensation de l’éducation qu’il n’a pas reçue et à laquelle il avait droit. Tout le monde les pointe du doigt, même les syndicats qui dénoncent toutes les infractions au Code du travail concernant les apprentis parfois employés dans les micro structures informelles.
Il ne faut pas faire d’amalgame. Certes quelques entreprises employant plus de quatre employés peuvent être considérées comme non citoyennes, en ne déclarant pas leurs salariés et en ne payant pas leurs impôts. En fait, ces structures emploient moins de 5% de la totalité des emplois informels. Il n’y a pas de quoi fouetter un chat. 95% de tous les autres emplois sont finalement le fait de personnes nécessiteuses qui se débrouillent du mieux qu’elles peuvent pour subsister dans la dignité, déchargeant ainsi l’État et la société d’un lourd poids. Oui, l’informel est une richesse pour notre pays. Il faut l’utiliser. Il faut leur donner l’aide nécessaire de formation, de capitaux et de protection sociale. Tous ces gens laborieux sont méritants et font preuve d’un esprit de créativité et d’initiative. Plutôt qu’à ne penser qu’à les taxer, les imposer, les charger de sécurité sociale, il faut leur donner les moyens pour améliorer la qualité du service qu’ils rendent à la population.Voyez plutôt ce que coûtent les diplômés chômeurs à qui on a garanti des emplois depuis plusieurs années: environ 30.000 ont bénéficié de ce cadeau qui coûte 2,5 milliards DH par an, 13 milliards en 5 ans… Sans oublier qu’ils ont reçu 50.000 DH par an durant leurs études universitaires soit environ 8 milliards DH.
Pourquoi l’État qui déniche ces milliards pour 30.000 citoyens qui ont en quelque sorte déjà reçu l’éducation qui leur était due, ne fait-il pas autant pour ces 2,5 millions de personnes qui vivent de l’informel et qui elles n’ont rien reçu?L’informel doit être utilisé de façon dynamique dans notre pays afin de le transformer en outil de développement. Imaginez juste un instant ces 2,5 millions de travailleurs, encadrés, formés, maîtrisant la qualité… L’incidence sur tout notre environnement en serait énorme.
Abdelhaq Sedrati
Posté dans Travail, Entreprise, Economie, Droit, Société, Développement, Commerce | Aucun commentaire »
Projets au Maroc : entre cadre légal et demande réelle
30.5.2011 par admin.

“Avant, les choses étaient plus simples malgré le manque de transparence”. C’est ce que l’on entend souvent en ce moment. La réglementation est nécessaire néanmoins, mais entre laxisme et manque de concertation entre les lois, les besoins et les possibilités, les situations n’avancent pas toujours plus rapidement.
Le Maroc veut des réponses pour les touristes attendus, devant le manque de structures, malgré un nombre de chambres d’hôtels qui réclament à être rénovées et celui d’appartements qui restent vides en pleine saison. Mais faut-il imposer des règles parfois trop strictes qui rebutent, et les clients acheteurs et les promoteurs dans leurs projets ?
Monter un projet à finalité touristique est une chose facile pour un professionnel, mais demander à des petits acheteurs dans un programme de se plier à des règles imposées, alors qu’ils paient leur résidence, est une vision unilatérale. Car ce sont eux qui investissent alors pour aider le tourisme voulu par l’Etat ! Acheter un bien pour le louer partiellement sous des contraintes de gestion peut fonctionner, sous réserve de pourvoir au moins garantir une rentabilité. Les plaquettes sont toujours alléchantes en ce sens, faisant croire que les acheteurs d’une maison se verraient gagnants en louant leur bien, jusqu’à 80% du temps où ils ne sont pas sur place… Que celui qui peut affirmer cela se présente sérieusement à tous, ou qu’il monte son cabinet d’audit en hôtellerie, il fera fortune… Cela fonctionne surtout pour l’individuel qui gère son petit bien, idéalement placé touristiquement et non pas en plein bled, sous réserve de gérer lui-même l’aspect locatif de son bien via son propre réseau d’amis ou via Internet.
Acheter en mettant son bien en gestion locative peut réserver des surprises, quand l’on connaît la faiblesse de la gestion en général, notamment sur des projets qui, avec la situation mondiale, attendent encore la fin qui semble s’étirer comme un élastique. Combien de clients attendent-ils encore la livraison de leur résidence, de la piscine, l’ouverture des commerces et des services, et qui ont une vue sur le chantier voisin ? La majorité des clients, si vous les écoutez, veulent être “chez eux”, donc libres de toute contrainte. Les projets attendus par l’Etat réclament aussi aux promoteurs des choses contraignantes, qui les obligent à s’engager sur des risques non désirés, qui compliquent l’engagement des investisseurs également, ainsi que le montage même des projets. L’Etat veut se préserver, à raison, des projets immobiliers qui pendant des années fleurissaient pour des raisons immoblières purement spéculatives. Les projets touristiques sont à encourager, ils peuvent permettre aussi l’emploi de nombreux locaux, non seulement à la construction mais ensuite par les services attendus. Mais il faudrait instaurer une concertation entre tous, sans devoir obliger plus qu’il ne le faudrait les bonnes volontés, qui existent.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
——————————————————
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————— http://www.lavieeco.com/news/economie/Gestion-locative-de-residence-de-vacances–malgre-le-cadre-legal-on-ne-se-bouscule-pas-19548.html
Maroc
Gestion locative de résidence de vacances : malgré le cadre légal, on ne se bouscule pas
Seulement deux promoteurs ont commencé la commercialisation de leurs projets selon la nouvelle formule. Plusieurs contraintes réglementaires rebutent les professionnels.
Se lancera, ne se lancera pas. Quelques mois après le parachèvement du cadre réglementaire des résidences immobilières de promotion touristique (RIPT), les professionnels continuent d’envoyer des signaux contradictoires quant à leurs intentions d’investir. Pour l’heure, seuls Earth Property et Inveravante (promoteur du complexe Anfaplace sur la corniche de Casablanca) ont annoncé officiellement la commercialisation de leurs projets dans le cadre de la nouvelle réglementation. Cela sachant, par exemple, que le groupe Palmeraie développement a été un précurseur en la matière au Maroc en proposant des formules similaires, avant même la mise en place du cadre légal.
Il faut rappeler que dans son fonctionnement de base, le principe de la RIPT implique trois acteurs : la société de promotion en charge principalement d’édifier la résidence, la société de gestion locative qui exploite la résidence et les acquéreurs devant confier leur appartement à la société de gestion contre un rendement et un droit d’habitation annuels prédéterminés.
Trois enseignes internationales spécialisées ont prospecté au Maroc mais ont renoncé
Le premier écueil touche le promoteur immobilier. Selon la loi, celui-ci est garant du remplacement de la société de gestion locative en cas de défaillance, et ce, pendant neuf ans après l’entrée en activité des projets. «Trop long, surtout que cette attribution ne s’accorde pas du tout avec le métier de base des promoteurs immobiliers», juge Abderrahman Sentissi, expert-comptable à Casablanca et spécialiste des RIPT.
Le second écueil concerne la société de gestion. Selon la loi, il appartient à celle-ci de meubler les logements. Or, cette pratique, qui n’a pas cours à l’international, engendre des dépenses non négligeables. «L’ameublement d’un studio peut nécessiter un investissement de 100 000 DH et cela peut aller jusqu’à 400 000 DH pour une villa», indique un spécialiste. En outre, la RIPT au Maroc consiste selon la loi en un bail civil ne donnant droit à aucune indemnité pour aucune des parties. Or, dans cette configuration, «si le propriétaire décide de récupérer l’entière propriété de son bien au bout du délai minimum de neuf ans, la société de gestion ne perçoit aucune indemnité alors qu’elle se retrouve privée d’un fonds de commerce», note-t-on. Ces deux contraintes paraissent rebuter les sociétés de gestion. «Trois enseignes internationales de la gestion locative qui ont prospecté le marché national récemment ont renoncé à s’y lancer», informe un professionnel.
R.H. La Vie éco www.lavieeco.com 2011-05-17
Posté dans Construction, Travail, Entreprise, Investissement, Economie, Développement, Droit, Immobilier | Aucun commentaire »