Vous parcourez actuellement les archives de la catégorie Commerce.
| L | Ma | Me | J | V | S | D |
|---|---|---|---|---|---|---|
| « juil | ||||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | ||||
- Admin (47)
- Agadir (28)
- Agriculture (3)
- Arnaque (47)
- Art (21)
- Associatif (11)
- Charte (2)
- Commerce (107)
- Communication (49)
- Construction (70)
- Culture (67)
- Découverte (45)
- Développement (166)
- Droit (48)
- Ecologie (23)
- Economie (142)
- Education (29)
- Entreprise (74)
- ERM et MRE (81)
- Europe (38)
- Evènement (20)
- Expatriation (24)
- Finances (79)
- Fisc (28)
- Foncier (10)
- Formation (13)
- France (45)
- Histoire (4)
- Humour. Quoique… (15)
- Immigration Emigration (41)
- Immobilier (121)
- Industrie (35)
- Investissement (88)
- Livres (10)
- Nature (10)
- Partenaires Internet (8)
- Pollution (13)
- Presse Médias (11)
- Religion (11)
- Retraite (43)
- Santé (22)
- Senior (41)
- Social (11)
- Société (223)
- Sortie (36)
- Sport (5)
- Tourisme (76)
- Transport (47)
- Travail (45)
- 11.7.2011: C'est les vacances... reprise des articles fin Août...
- 1.7.2011: Les arts dans la rue avec l'IFA, en juillet à Agadir
- 30.6.2011: Logement économique du Maroc sur terrain vague…
- 29.6.2011: IDE au Maroc et idées pour le Maroc…
- 28.6.2011: Résidence Senior en France ou au Maroc ? Des questions à se poser avant…
- 27.6.2011: La plus grande arnaque concerne chacun au Maroc
- 24.6.2011: Le Souk Al Had ou la Place Jemaa El Fna qui manquait à Agadir
- 23.6.2011: Festival Timitar 2011 Agadir, demandez le programme
- 22.6.2011: Les clients du logement social iront-ils aux salons immobiliers en Europe ?
- 21.6.2011: MRE : Un poids lourd dans la balance électorale prochaine
Blogroll
Facebook
Le Groupement
Nos Partenaires Internet
- juillet : 2011
- juin : 2011
- mai : 2011
- avril : 2011
- mars : 2011
- février : 2011
- janvier : 2011
- décembre : 2010
- novembre : 2010
- octobre : 2010
- septembre : 2010
- août : 2010
- juillet : 2010
- juin : 2010
- mai : 2010
- avril : 2010
- mars : 2010
- février : 2010
- janvier : 2010
- décembre : 2009
- novembre : 2009
- octobre : 2009
Archive de la catégorie Commerce
Le Souk Al Had ou la Place Jemaa El Fna qui manquait à Agadir
24.6.2011 par admin.

La baie est à Agadir ce qu’est la place Jemaa el Fna à Marrakech. Néanmoins entre le sable chaud et les terrasses de café sur la corniche, le programme de découverte reste limité à Agadir intra muros. Après avoir grimpé la colline vers les remparts de l’ancienne médina qui permet la photo de la ville vue d’avion à bon prix, à bord d’un petit taxi rouge qui s’essouffle à chacun des nombreux virages, la seule échappatoire touristique possible reste le souk Al Had. C’est l’hyper surface commerciale marchande traditionnelle pour l’ensemble des Gadiris, plus agréable il est vrai que les allées des nouvelles surfaces qui s’implantent désormais elles aussi au Maroc. Le souk Al Had est le plus grand du pays, différent de ceux qui rejoignent la place Jemaa el Fna de Marrakech. Si le touriste s’y promène, c’est plutôt l’autochtone qui en ressort avec des paquets sur les bras. Vous y trouverez certes plus de produits du quotidien made in China ou Maroc que les traditionnelles réalisations de l’artisanat, plus limitées. Le souk est aussi et avant tout le marché nourricier de milliers de familles gadiries. Le marché aux fruits et légumes est à voir, un tableau naturel aux couleurs appétissantes qui donne toute leur splendeur aux tagines quotidiens.
Entrez par le nord, le sud, l’est et l’ouest, ce ne sont pas les portes qui manquent, chacune offre des étalages selon vos besoins et recherches. Les autochtones connaissent le plan par habitude, les touristes ont le temps de découvrir et parfois de s’y perdre aussi sans accompagnateur. De quoi passer une bonne journée, la restauration est présente sur place. Une petite ville dans la ville…
Le souk renaît de certaines de ses cendres ou plutôt de son usure dans le temps. La modernisation apporte l’organisation doucement et de nouvelles structures plus confortables désormais pour les commerçants, les Gadiris et les visiteurs. Un incontournable donc, à visiter à Agadir. Attention, fermé le lundi…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
—————————————————–
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————–
http://www.leconomiste.com/article/883660-agadir-souk-al-had-reamenage
Agadir: Souk Al Had réaménagé
L’opération a coûté près de 87 millions de DH
Quelque 400 boutiques de plus.

Souk El Had, le plus grand souk urbain du pays, est en train de faire peau neuve
Pour les habitants d’Agadir et les touristes, aussi bien nationaux qu’internationaux, Souk El Had est un passage obligé. Avec ses quelque 3.000 boutiques, le client est sûr d’y trouver sa quête d’autant plus que ce grand marché est organisé en différentes ailes: fruits et légumes, boucherie, épices, meubles, artisanat d’art local, vêtements…
Protégé par un mur crénelé de 6 mètres de haut avec bastions, cet édifice commercial qui compte 14 entrées, est le plus grand du pays et d’Afrique. De fait, il est construit sur 11 hectares dont deux en extension actuellement. Cette opération a été possible grâce au transfert du terrain Abdallah Didi, mitoyen au souk, vers le quartier Mohammadi. Cette zone comprendra plus de 400 nouvelles boutiques, un bloc d’abattage de volailles, un centre de logistique, un parking de livraison et un centre de transfert des déchets du souk. Cette troisième tranche de travaux relatifs à la requalification du souk englobe aussi des travaux à l’intérieur même de l’édifice. Il s’agit du revêtement et de la couverture des allées, de la construction de charpentes et travaux d’assainissement et de démolition dans un but de dédensification. Les axes principaux et secondaires ainsi libérés représentent 430 boutiques selon le directeur du souk. Ils permettront plus de fluidité pour la circulation et faciliteront éventuellement l’intervention des pompiers ou autres en cas de besoin.
«Ce projet de réhabilitation mené par la commune urbaine d’Agadir, s’inscrit dans le cadre de mise à niveau des infrastructures commerciales de la ville et de l’amélioration du potentiel touristique», explique Lahoucine Oukessou, vice-président du Conseil municipal d’Agadir. «Il vise aussi à faire de Souk El Had un édifice attractif et un pôle commercial de premier rang», ajoute-t-il. L’enveloppe budgétaire allouée à cette troisième tranche est de près de 87 millions de DH. En principe, la fin des travaux est prévue pour l’été 2011, mais elle reste tributaire des 6 entreprises engagées et de leur respect des délais. Pour le moment, les travaux, en cours de finition, avancent bien. Il faut toutefois signaler que travailler dans un chantier où les commerces sont ouverts, présente des contraintes aussi bien pour les entreprises que pour les commerçants qui sont parfois obligés de fermer pendant plusieurs jours. «Les travaux perturbent notre commerce mais c’est pour la bonne cause», dit ce commerçant. Certains ont d’ailleurs profité de cette effervescence pour faire refaire leurs locaux. D’autres espèrent des jours meilleurs dans un cadre agréable avec leur transfert dans les nouvelles boutiques du terrain Didi.
Pour rappel, les travaux de mise en valeur de Souk El Had ont commencé en 2009 et ont nécessité près de 32 millions de DH pour la première et deuxième tranche. Ces travaux, réalisés à cent pour cent, concernent la construction d’un hall ouest légumes, sur une superficie de 3.000 m2 et d’un hall central sur 7.000 m2. Il s’agit aussi de la construction d’une charpente métallique de 8.000 m2 avec un revêtement du sol en dallage industriel et dallage imprimé sur une surface de 10.200 m2, avec un réseau d’assainissement pluvial.
Restauration
La mise à niveau du grand souk comprend de même, la restauration de la muraille, haute de six mètres, et son éclairage par 210 projecteurs au sol de 150 watts. 6 autres projecteurs de 2000 Watts chacun ont été déployés pour éclairer la charpente métallique. Pour ce qui est des blocs sanitaires, six ont été réaménagés et un a été nouvellement construit sur une surface de 10 m2.
Ouvert six jours sur sept, le grand souk d’Agadir accueille plus de 1.500 visiteurs par jour. Il génère près de 10.000 emplois et permet des transactions évaluées à plus de 10 millions de DH par semaine, soit plus de 520 millions de DH annuellement.
De notre correspondante Fatiha NAKHLI
Posté dans Agadir, Découverte, Tourisme, Commerce | Aucun commentaire »
Les affaires au Maroc et ce qui est autour, selon l’OCDE
17.6.2011 par admin.

2000 dossiers seraient déposés chaque semaine dans les tribunaux du Maroc pour des “indélicatesses” dans le milieu des affaires. Dans l’attente d’une réforme en profondeur de la justice, le droit serait prochainement le secteur qui recrutera le plus si rien n’est fait.
Pas étonnant d’entendre alors chacun déclarer qu’il vaut mieux “s’arranger”, afin de ne pas franchir les portes des tribunaux pour un voyage qui semble souvent sans fin, où seuls les plus patients qui en ont les moyens peuvent arriver au port final.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
—————————————————–
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————– http://www.aufaitmaroc.com/actualites/economie/2011/6/7/ce-que-le-maroc-doit-faire-selon-locde
Environnement des Affaires
Ce que le Maroc doit faire selon l’OCDE
Une étude de l’OCDE sur le Climat des Affaires au Maroc vient d’être rendue publique. Ce rapport s’appuie sur des instruments clés, tels que le Cadre d’action pour l’investissement ou les Principes de gouvernement d’entreprise. Réalisée en collaboration avec le ministère des Affaires économiques et générales, et avec la contribution du secteur privé et de la société civile, l’étude est révélatrice des préoccupations essentielles des investisseurs.

Environnement des Affaires au Maroc, selon l’OCDE./DR
Le rapport de l’Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE), qui sera présenté aujourd’hui à Rabat, relève que de Le Maroc a réalisé ces dernières années de nombreux efforts visant à améliorer l’environnement des affaires.Pour développer le tissu économique national, le gouvernement a en effet adopté “une approche systémique, à travers des stratégies sectorielles ayant une vision intégrée, susceptible de créer une synergie et un effet d’entrainement intersectoriel”, explique l’économiste Chafik Chtibi. Notons également les mesures incitatives et les Programmes de mise à niveau et de modernisation visant le développement des PME, ainsi que les initiatives s’intéressant aux TPE pour, in fine, promouvoir l’auto-emploi.
“Nous avons mis en place un certain nombre de réformes sur les plans législatifs, réglementaires et institutionnels pour mettre en place un cadre favorable, propice à l’investissement. Et depuis une année, le Comité National de l’Environnement des Affaires assure le suivi de gouvernance des réformes.”Nizar Baraka, Ministre délégué des Affaires Economiques et générales Malgré ces efforts, l’OCDE note également que beaucoup d’obstacles se dressent encore face aux investissements. Le cadre institutionnel est le premier à être pointé du doigt. En effet, le rapport souligne, entre autres freins à l’investissement, une faible coordination institutionnelle, un déficit en communication et en consultation, maintien de certains monopoles (le rapport cire les chantiers ferroviaires) et l’opacité et la lenteur de la justice.
Vision des économistes
Le rapport explique que pour améliorer la compétitivité et attirer davantage d’investisseurs, le Maroc doit améliorer la coordination entre ses institutions et le dialogue avec les acteurs non gouvernementaux, renforcer ses efforts d’intégrité et de lutte contre la corruption, s’attaquer plus avant aux questions de l’informalité, de la justice et de l’accès au foncier, et renforcer la compétitivité régionale, l’innovation et les compétences de ses jeunes.Au niveau des Ressources Humaines, les performances réalisées par le Maroc sont plutôt mitigées, si on les compare aux pays retenus dans une étude parallèle, publiée par l’Observatoire de la Compétitivité Internationale de l’Economie Marocaine.
“L’explication principale est à rechercher dans le niveau très élevé de l’analphabétisme, malgré des efforts consentis par l’Etat en matière d’éducation, qui consacre près de 25% du Budget général.”Seddik Mouaffak, économiste.
Par ordre d’importance, le second problème principal dénoté par l’économiste Driss Benali est celui du système juridique. “Une réforme globale doit être opérée sur ce jalon”, explique l’économiste. Sur ce volet, les modes de gouvernance dans le système de la justice sont particulièrement pointés du doigt.
“Avec plus de 1.000 dossiers que les juges accumulent en moyenne chaque trois jours, il est certain que la Justice doit être revue dans ses profondeurs.”Maître Houcine Sefrioui, Président du Notariat International.
Concernant le volet de la corruption, Mohamed Horani, le Président de la Confédération Générale des Entreprises Marocaines (CGEM), ne manque pas de rappeler les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre ce fléau, notamment via le site stopcorruption.ma. Mais cela engendre ce que l’on appelle désormais le phénomène de la “non-décision”, explique Horani.
“Les fonctionnaires n’osent plus prendre le moindre petit risque de peur d’être soupçonnés de corruption. Il faut donc à ce niveau simplifier, clarifier et faciliter l’interprétation de toutes les procédures administratives.”Mohamed Horani, Président de la CGEM
D’autres obstacles pragmatiques empêchent également l’instauration d’un bon climat des affaires au Maroc.
“Il y a également un manque de mécanisme adapté aux besoins réels de financement des PME. L’impôt spécifique appliqué aux organismes financiers est excessif, ajouté à un faible taux d’encadrement et un faible niveau de formation vu que la majorité des PME au Maroc sont de structures familiales, donc les affaires familiales dominent.”Zakaria Mekouar, entrepreneur et économiste.
L’évaluation souligne également les domaines où le processus de réformes reste incomplet et doit être renforcé. Le Maroc doit notamment améliorer sa communication et son image relatives à l’environnement des affaires, continuer d’améliorer ses infrastructures afin d’assurer un meilleur maillage territorial, soutenir le développement d’activités créatrices d’emploi et développer des compétences managériales. La simplification des procédures et l’amélioration de la coordination institutionnelle sont aussi des chantiers à poursuivre.
Hayin Fadi
Posté dans Investissement, Entreprise, Economie, Droit, Développement, Commerce | Aucun commentaire »
Des petits et moyens investisseurs étrangers en colère se réunissent à Marrakech
16.6.2011 par admin.

“Engagez-vous, vous verrez du pays”, annonçaient jadis les affiches de recrutement militaire. Le dos de l’affiche ressemblait, une fois sur le terrain après signature du contrat, à des corvées plutôt qu’à la balade touristique promise.
Si les choses s’arrangent doucement, il faut reconnaître qu’avec toute la bonne volonté que l’on apporte dans ses bagages, créer un projet professionnel au Maroc, si ce n’est en apparence pas plus compliqué qu’ailleurs sur le principe et les directives, devient vite une épreuve qui réclame de la résistance physique et de la patience plus que de la compétence.
De nombreux candidats abandonnent, parfois en y laissant quelques plumes et une partie de leurs économies. Tout est simple avant, pourquoi tout se complique-t-il ensuite ?
Devoir se déplacer trois fois au minimum pour une démarche basique par manque d’information, se retrouver au même guichet face à des gens différents qui vous annoncent trois démarches qui diffèrent, voilà déjà une première découverte à faire. Suivre un plus savant que vous qui vous aidera et qui n’aide que sa poche au final, et parfois sans plus de réussite, n’est pas le meilleur conseil non plus à suivre. Suivre une démarche officielle, ce qui est à conseiller, n’assure pas toujours pour autant une réponse aussi officielle, quand tout est verbal et où toute confirmation par écrit devient un autre combat où peu s’engagent car les écrits restent et les paroles s’envolent avec les responsabilités. Quant à investir sur un planning et attendre des mois de plus, parfois des années, avant de pouvoir commencer les activités faute de l’autorisation finale d’ouverture pour des commerçants, des restaurateurs, des auberges, c’est là que le Business plan en prend un sacré coup pour aborder le dépôt de bilan avant même le premier sur le plan comptable…
Comme certains le disent, n’est-il pas plus simple parfois de faire fi des règles officielles et ainsi gagner des mois de pertes de temps en passant par l’officielle démarche ? Si ce n’est pas à encourager, il est temps que les délais deviennent officiels et les démarches claires dès le commencement, gages d’une arrivée plus importante et sérieuse d’investisseurs tout aussi sérieux que réclament Rabat et le Maroc.
Est-il plus compliqué d’être correct et honnête dans la vie et dans la société ? Oui, malheureusement, parfois ou souvent encore…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
——————————————————-
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
——————————————————-
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=112&id=151659
Marrakech
Des investisseurs créent une association pour se défendre
Publié le : 29.05.2011
Des investisseurs français décident de dénoncer, à travers une association, les problèmes dont ils sont victimes.
Ce sera un coup dur porté contre les efforts menés par le Maroc pour assainir le climat des affaires si cette action entreprise par des investisseurs étrangers (des Français) voit le jour. En effet, une dizaine de Français sont en train de monter, ce qu’ils envisagent d’appeler «l’Association de défense des investisseurs étrangers».
L’idée de cette structure est née en réaction à «la lenteur des procédures administratives dont nous sommes victimes, les atermoiements de la part des autorités locales, le traitement indifférent, la “distinction” par rapport à d’autres investisseurs privilégiés… », ont expliqué quelques-uns.Les initiateurs de cette action soutiennent qu’il y a plusieurs cas d’investisseurs étrangers qui doivent passer une bonne partie de leur temps à «faire face aux obstacles qui les empêchent d’avancer dans leurs affaires».
Certains, que nous avons rencontrés à Marrakech, nous ont affirmé qu’ils passent une bonne partie de leur temps à résoudre des problèmes administratifs au lieu de vaquer à leurs affaires. «Ce qui me donne le courage de dénoncer ces problèmes, c’est que je ne suis pas le seul étranger qui a ce genre de souci.
C’est aussi pourquoi nous avons décidé, moi et plusieurs investisseurs étrangers, de constituer une association pour défendre les intérêts des investisseurs étrangers afin de dénoncer publiquement les problèmes dont nous sommes victimes», indique l’un des initiateurs de cette action, qui préfère garder l’anonymat jusqu’à la date de création effective de l’association.Il faut le dire que le Centre régional d’investissement (CRI) de Marrakech ainsi que le Conseil régional du tourisme de Marrakech (CRT) font des pieds et des mains pour rendre la région très attractive en tant que destination de choix pour les investisseurs.Des efforts sont mis en œuvre dans la continuité de la politique menée sur le plan national. L’on fait allusion à ceux consentis pour assainir le climat des affaires et tout ce qui s’en suit.
Ainsi, l’on peut se rendre compte, par exemple, qu’au niveau du CRI, les autorités locales mettent en avant le fait que la région de Marrakech Tensift Al Haouz offre aux investisseurs une multitude d’opportunités d’investissements à travers des zones d’activités touristiques, industrielles et de zones dédiées aux métiers de l’offshoring… La région a enregistré un flux important d’investisseurs de renommée nationale et internationale. Au titre de l’année 2008, 734 projets d’un montant d’investissement de 65 milliards de dirhams, ont reçu l’avis favorable. A terme, ces projets permettront de créer près de 42.350 nouveaux emplois…
Par ailleurs, ce n’est un secret pour personne, les dernières statistiques montrent que le Maroc est la première destination des investissements directs français à la fois dans la région Afrique du Nord et Moyen-Orient et sur le continent africain. Présentes dans des secteurs très divers, les participations françaises apparaissent en phase avec la modernisation et la montée en puissance de l’économie marocaine. Dans ce sens, on relève de nombreuses localisations avec une diversification géographique en cours, notamment à Marrakech.
En effet, dans cette région, l’implantation des antennes des entreprises françaises est passée de 16 à 23 filiales, soit une augmentation de plus 44%. Chiffres n’incluant pas les activités créées à titre individuel ou familial par des Français installés à Marrakech. Dans ce sens, l’hôtellerie, à travers les maisons d’hôtes, et la restauration sont les deux principaux secteurs d’activités des Français récemment installés à Marrakech, où fleurissent des enseignes de cuisine provençale, de spécialités du Sud-Ouest mais aussi de crêpes bretonnes ou de boulangerie artisanale… Beaucoup de Français ont acheté des restaurants, des débits de boissons alcoolisées… qu’ils gèrent avec des investissements entre 10 et 30 millions de dirhams.
Témoignage
«Je suis un investisseur de nationalité française et résident au Maroc, pays qui m’a bien accueilli depuis 2 ans. J’ai investi 10 MDH dans le domaine touristique en achetant un café-restaurant à Guéliz Marrakech. Malheureusement, j’ai découvert que j’étais victime d’une escroquerie pour laquelle une procédure judiciaire est en cours. Je suis amené à faire face à un dysfonctionnement administratif qui a pour effet de battre en brèche le développement de mes affaires. Alors que j’ai des engagements vis-à-vis de certains opérateurs…».
C’est là le témoignage de l’un des investisseurs que nous avons rencontré à Marrakech et qui a essayé de saisir plusieurs instances afin de pouvoir régler ses problèmes avec l’administration dans la ville ocre.
Repères Franco-marrakchis
Plus de dix mille Français habitent la région de Marrakech. Si la majorité s’installe dans la ville ocre, où elle s’est procuré des maisons secondaires ou qui a épousé des Marocaines, une bonne partie a décidé de monter des mini-affaires
Débit de boissons
L’une des raisons de mécontentement des étrangers qui ont des cafés-restaurants à Marrakech c’est le manque de clarté s’agissant des critères adoptés pour l’octroi des autorisations pour la vente des boissons alcoolisées.
Posté dans Entreprise, Expatriation, Travail, Investissement, Développement, Arnaque, Commerce | 1 commentaire »
Maroc : “Et Dieu créa la terre pour que l’homme entreprit à son tour…”
7.6.2011 par admin.

La création n’est pas abordée de manière identique, tous ne seraient pas des artistes pour apporter de la nouveauté. Ou comment faire du neuf avec du vieux. La Moukalawati, un programme lancé par le Maroc en 2006 afin d’aider les plus petits à créer leur petite entreprise ou projet, est bien loin de ce que l’on aurait pu tous en attendre. Si les raisons sont multiples et certes partagées, le décalage entre les objectifs et la finalité est à faire ressortir dans l’analyse. Quelle adéquation entre besoins et réponses, ou quel gouffre entre approche des petits créateurs face aux instances qui pensent professionnalisme, voire modèle international ?
Demander un business plan est déjà un objectif à atteindre pour la micro-entreprise en devenir, souvent des gens volontaires, mais qui ne sont pas tous des comptables ni des personnes formées spécialement à la gestion. S’entourer à ce niveau des conseils et des professionnels représente déjà une grosse part du budget attendu des banques, pour aborder seulement de manière technique le projet. Demandez donc à votre petit commerçant, épicier au souk, son approche mathématique de son activité, il vous sourira gentiment…
Les demandes n’ont pas manqué néanmoins, ce qui prouve le besoin ; mais entre vouloir, pouvoir, capacités d’y répondre, et volonté de prendre un peu de risques pour les banques, voilà que les divergences d’intérêts soulèvent encore le point fort ou faible d’une très bonne initiative à la base.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
——————————————————
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————— http://www.lavieeco.com/news/economie/Moukawalati–4-ans-et-demi-et-un-fiasco-total-19430.html
Exclusif Moukawalati : 4 ans et demi et un fiasco total
A peine 3 500 entreprises créées et seulement 1 800 projets financés par les banques. Un taux de réalisation ne dépassant pas 12% par rapport aux objectifs initiaux, 6% si l’on considère les dossiers financés par les banques.

Rien n’y fait, le programme Moukawalati n’est pas arrivé à décoller en quatre ans et demi.
Lancé en septembre 2006, ce programme, destiné à promouvoir la création d’entreprises par les jeunes, n’atteint pas les chiffres espérés malgré un relifting en cours de route et une campagne massive de communication de l’Etat pour inciter les jeunes à y recourir. Deux chiffres, à eux seuls, en disent long sur l’ampleur du fiasco : depuis le lancement jusqu’au début avril 2011, le nombre d’entreprises créées dans le cadre de Moukawalati est d’à peine 3 500, et encore ! Le pire est que sur ces 3 500 TPE (très petites entreprises), seules 1 800 ont eu droit à un financement bancaire, le reste ayant été autofinancé. Or, on le sait, l’essence même du programme est justement de permettre à de jeunes porteurs de projets mais sans moyens financiers d’accéder à des crédits bancaires. Pour certains acteurs associatifs impliqués dans le programme, les 1 800 projets financés par les banques sont les véritables projets Moukawalati et c’est sur cette base qu’on doit évaluer le programme. Or, quand on sait que les pouvoirs publics tablaient sur la création de 30000 TPE à fin 2008 déjà, le compte est vite fait : plus de quatre ans après le lancement du programme, on est à peine à 6% de l’objectif et, au mieux, 12% si l’on prend en considération les 1 700 jeunes qui ont autofinancé leur entreprise. Pendant ce temps, plus de 40 000 jeunes ont exprimé le souhait de bénéficier d’un financement Moukawalati.
Le nombre de dossiers acceptés par les banques en chute libre
Le diagnostic dressé par le Comité national de pilotage de Moukawalati, présidé par le Premier ministre le 2 mars dernier, à l’occasion d’une réunion de réflexion, est venu confirmer le constat d’échec mais en l’étayant un peu plus. Sur le PV du comité que La Vie éco a pu consulter, une dizaine de points ont été relevés. On citera notamment un rythme de création toujours faible, ne dépassant guère les 1 000 TPE par an, une image négative du programme auprès des porteurs de projets, un déficit en termes d’accompagnement de qualité pour les jeunes créateurs ou encore l’absence de suivi post création.
Mais c’est incontestablement le volet financement qui pose le plus gros problème. Le constat fait par les membres du comité de pilotage à ce sujet est on ne peut plus clair : le nombre de dossiers rejetés par les banques est de plus en plus important, ce qui explique d’ailleurs que la moitié des TPE créées l’ont été par autofinancement. D’ailleurs, à ce niveau, les chiffres de la Caisse centrale de garantie (CCG) qui intervient au titre de la garantie de l’Etat le démontrent amplement. Le nombre de dossiers Moukawalati financés par les banques ainsi que le volume de crédits correspondant sont en chute libre depuis 2007. Cette année-là, les banques avaient financé 612 dossiers, puis 491 en 2008, 430 en 2009 et seulement 285 en 2010. Pour les trois premiers mois de 2011, la tendance n’est guère meilleure, à peine 44 dossiers bancarisés, ce qui revient à un rythme annuel de 160 dossiers. En même temps, le volume des crédits est passé de 121 MDH en 2007 à 100 MDH en 2008, 85 MDH en 2009 et 57 MDH en 2010.
Certes, comme l’expliquent des membres du comité de pilotage, Moukawalati n’est pas seulement un dispositif de financement mais un programme pour promouvoir la création de TPE par les jeunes à travers le financement et l’accompagnement. Mais il est certain que le financement par les banques constitue aujourd’hui le principal problème. Et ce n’est pas un hasard si le comité de pilotage a tenu à organiser sa réunion de mars en y associant le Groupement professionnel des banques marocaines (GPBM) premier concerné. Et quand on leur pose la question, les banquiers ne manquent pas non plus d’arguments. Business plan mal faits ou trop génériques, problèmes d’adéquation entre les profils des jeunes et les projets proposés. Mais ce n’est pas tout. Il faut dire aussi, et de l’aveu même de certains membres du comité de pilotage, les banques ne fournissent pas suffisamment d’efforts. En agences, le personnel est peu mobilisé pour les dossiers Moukawalati perçus souvent comme une perte de temps et d’énergie par leurs montants dérisoires. Le diagnostic relève aussi une frilosité des banques par rapport à la prise de risque sur les dossiers qui se traduit par des refus ou encore par l’exigence de garantie que les jeunes n’ont pas. A ce reproche, les banquiers répondent par un argument de taille : les impayés générés par les dossiers de crédits Moukawalati augmentent de manière inquiétante. «Même avec la garantie de l’Etat pour 85% du crédit, à travers la CCG, il ne s’agit pas non plus de distribuer des crédits à tort et à travers», reconnaît un membre du comité pour justifier l’attitude des banques. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, les différents intervenants cherchent une issue pour relancer le mécanisme. Les premières réunions, comme celle du 2 mars, ont pour objectif d’élaborer un plan d’action d’urgence pour relancer la machine. Encore faut-il que chacun y mette du sien au risque de procéder à un autre relifting sans résultat comme celui opéré en 2009 et qui n’aura servi à rien.
Palmarès : Casablanca et Agadir loin en tête des dossiers financés
Sur les 1 800 dossiers Moukawalati ayant eu la chance d’accéder à un crédit bancaire à fin mars 2011, 300 portent sur des projets implantés à Casablanca et 260 dans la région Souss Massa Draâ. La région de Tanger-Tétouan vient en troisième position avec 155 projets et, étonnamment, on retrouve en 4e position la région de Guelmim-Es-Smara avec 152 projets. Pourtant, moins dotée en moyens et en ressources, la région fait mieux que Rabat-Salé (147 dossiers), le Gharb (103 dossiers) ou encore Doukkala (93 dossiers). On remarquera également la montée en puissance depuis une année de la région de Chaouia-Ouardigha qui a vu une trentaine de projets financés en l’espace d’un an (2010), soit autant que le nombre de dossiers financés entre 2006 et 2009. Etonnant !
Saâd Benmansour. La Vie éco www.lavieeco.com
Posté dans Entreprise, Travail, Economie, Commerce | Aucun commentaire »
Entre souk et Internet, le petit commerce aura-t-il le temps d’exister pleinement ?
6.6.2011 par admin.

Quand le développement va plus vite que l’application des formes et des concepts de commerce dans les pays émergents, l’avenir des petits commerces est à revoir.
L’exemple des produits pharmaceutiques en est une bonne illustration. Entre les médecines naturelles qui ont vu arriver les scientifiques des laboratoires via les pharmacies qui, elles-mêmes, se font concurrencer par le manque de règles commerciales via les parapharmacies, et maintenant le commerce Internet direct, la rapidité des moyens nouveaux de commercialiser les produits ou les services divers va révolutionner les habitudes.
Les chaînes de magasins en franchise représentaient déjà une concurrence qualitative qui arrivait sur le marché depuis quelques années et encore maintenant ; mais la suite des petits commerces et des projets en ce sens va devenir de plus en plus risquée pour les petits entrepreneurs, si les règles et les applications ne peuvent plus suivre ce mouvement rapide.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
—————————————————–
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————–
http://www.infomaroc.net/general/101622.html

Écrit par libe.ma
La guerre entre pharmaciens et acteurs opérant dans le secteur de la parapharmacie est bel et bien déclenchée. Lutte d’intérêts bien sûr puisque les officines ont vu leurs chiffres d’affaires baisser considérablement avec l’évolution sans précédent de la parapharmacie au Maroc. Elle a réalisé de gros chiffres d’affaires ces dernières années et les pharmaciens se voient privés d’un monopole qu’ils ont toujours détenu.
La parapharmacie a longtemps fait les beaux jours des officines surtout que la plupart des laboratoires et fournisseurs refusaient d’approvisionner d’autres commerces en produits qui étaient vendus exclusivement en officine. Mais les temps ont changé. La parapharmacie a depuis franchi beaucoup d’étapes et libéralisation oblige, plusieurs nouvelles franchises sont arrivées au pays et d’autres fournisseurs se sont installés sur la place et ont commencé à approvisionner les parapharmacies à des prix très compétitifs.
Ce fut l’époque florissante sans précédent pour la parapharmacie où s’est créée une nouvelle concurrence au sein même du secteur au bonheur du consommateur qui y trouvait son compte. Et depuis, la parapharmacie a gagné ses galons, s’est fait une place au soleil et s’est beaucoup améliorée, les moyens de publicité et Internet aidant.
Des sites spécialisés sont apparus et des rencontres et journées ont été organisées pour mieux faire connaître ce secteur et aux promoteurs et aux consommateurs. Des produits sont commercialisés en ligne sur Internet et au niveau des show-rooms installés dans les grandes surfaces et ailleurs. Le paiement se fait à la livraison ou par carte bancaire en toute sécurité et facilité. Des atouts qui ont fait perdre aux officines beaucoup de leur monopole.
Cette situation va aggraver la crise de la pharmacie qui souffrait déjà de plusieurs autres maux. Les pharmaciens sont donc montés au créneau par le biais de leurs instances représentatives pour dénoncer cette anarchie dans le secteur et protestercontre le vide juridique qui permet cette concurrence déloyale selon ces instances. Devant cet état de fait, c’est la guerre des prix qui s’installe avec des réductions allant jusqu’à 40%. Dans ce secteur de la parapharmacie, un autre acteur entre en jeu et brade les prix d’une manière incroyable. Ce sont les parfumeries qui ont accès aux petites et moyennes bourses. Là aussi, c’est un marché florissant où des produits pharmaceutiques côtoient des cosmétiques à bon marché. C’est dire que les pharmaciens ont perdu le monopole de vente des produits de parapharmacie.
Mais puisqu’il s’agit de la santé du citoyen, il est impératif qu’un cadre juridique soit mis en place pour une gestion, organisation et un contrôle rigoureux du secteur. Beaucoup de produits ont été vendus et des citoyens ont subi des dommages au niveau de leur santé en raison de l’utilisation de produits périmés achetés dans des parfumeries ou encore chez «des marchands ambulants» au col blanc qui se présentent comme des représentants de grandes firmes internationales et opèrent au sein des administrations ou font du porte à porte.
Pire certains viennent arnaquer dans les gares routières, avant le départ d’un autocar, au vu et au su de tout le monde, des voyageurs crédules en leur écoulant des produits comme étant des médicaments. Il est temps que les pouvoirs publics interviennent pour mettre fin à cette anarchie et donc préserver la santé des citoyens et les intérêts des professionnels dans le secteur pharmaceutique.
Posté dans Entreprise, Travail, Développement, Commerce | Aucun commentaire »
To be formel or to be informel, là est la question au Maroc
3.6.2011 par admin.

Faire son beurre avec de l’huile se terminerait en margarine, qui répondrait à plus de monde au final. Tout pousse le Maroc vers le formalisme indispensable désormais à la suite de son développement économique, surtout devant une porte grande ouverte vers l’Europe et le monde qui l’attend au virage sur ce plan. Les réformes en ce sens se suivent et font parfois mal aux dents des mauvaises habitudes locales.
Sur le principe des vases communicants, l’informel est le vase à vider au fur et à mesure que le vase formel se remplira. Donc l’informel n’est plus à viser mais à gérer encore provisoirement, le principe ne pouvant accélérer le transvasement des liquides et des liquidités… Il est étonnant néanmoins le paradoxe qui se doit d’être soulevé ici, entre le Maroc qui vise le formel difficilement et la situation des pays européens où l’informel semble s’installer par force. Paradoxal, que les Etats membres ne puissent plus répondre aussi facilement au formalisme qu’ils réclament pour les autres, ailleurs. Le chômage de certains pays en Europe, le système D auquel recourent de plus en plus de gens, les solutions alternatives afin de continuer à vivre, semblent appeler un avenir qui donnerait alors raison à l’implicite marocain…
A force de vouloir tout régler pour les autres ou pour un peuple, la situation est-elle gérable, alors que les peuples améliorent, eux, leur vision de la bonne gestion ? Une histoire à s’emmêler la démocratie en ce moment. A suivre…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
—————————————————–
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————–
http://www.aufaitmaroc.com/opinion/chroniques/2011/5/11/linformel-notre-richesse
L’emploi au Maroc est sauvé par l’informel
L’informel, notre richesse

Au final, l’informel est une richesse pour notre pays. Il faut l’utiliser. Il faut leur donner l’aide nécessaire de formation, de capitaux et de protection sociale. Tous ces gens laborieux sont méritants et font preuve d’un esprit de créativité et d’initiative.Alors que nos médias, nos hauts fonctionnaires, nos syndicats, nos politiques, sont préoccupés par ces jolis dossiers que sont le développement durable, l’amélioration des revenus des fonctionnaires, le dialogue social, les technologies de l’information et nos fameux diplômés chômeurs; c’est une large frange de notre société qui est en attendant, laissée à l’abandon.
L’informel en effet représente 40% de l’emploi total du pays. En d’autres termes, c’est l’informel qui nous sauve actuellement d’un taux de chômage à deux chiffres… Et qui nous permet de trouver facilement un bidouilleur en plomberie, en électricité, en mécanique, ou encore en menuiserie pour nous dépanner. Ils sont près de 2,5 millions à vivre de ces petits métiers, sans couverture sociale, sans salaire minimum garanti, sans être inscrits dans une quelconque échelle de la Fonction publique, et sans prétendre à une quelconque promotion. Travailleurs silencieux, ils vont tôt le matin à leur besogne, rentrent tard, sans compter les heures et souvent avec le sourire.
Aucun d’eux n’a l’idée -ni le temps-, de manifester devant le Parlement ne serait-ce que pour revendiquer son droit au travail, au moins comme compensation de l’éducation qu’il n’a pas reçue et à laquelle il avait droit. Tout le monde les pointe du doigt, même les syndicats qui dénoncent toutes les infractions au Code du travail concernant les apprentis parfois employés dans les micro structures informelles.
Il ne faut pas faire d’amalgame. Certes quelques entreprises employant plus de quatre employés peuvent être considérées comme non citoyennes, en ne déclarant pas leurs salariés et en ne payant pas leurs impôts. En fait, ces structures emploient moins de 5% de la totalité des emplois informels. Il n’y a pas de quoi fouetter un chat. 95% de tous les autres emplois sont finalement le fait de personnes nécessiteuses qui se débrouillent du mieux qu’elles peuvent pour subsister dans la dignité, déchargeant ainsi l’État et la société d’un lourd poids. Oui, l’informel est une richesse pour notre pays. Il faut l’utiliser. Il faut leur donner l’aide nécessaire de formation, de capitaux et de protection sociale. Tous ces gens laborieux sont méritants et font preuve d’un esprit de créativité et d’initiative. Plutôt qu’à ne penser qu’à les taxer, les imposer, les charger de sécurité sociale, il faut leur donner les moyens pour améliorer la qualité du service qu’ils rendent à la population.Voyez plutôt ce que coûtent les diplômés chômeurs à qui on a garanti des emplois depuis plusieurs années: environ 30.000 ont bénéficié de ce cadeau qui coûte 2,5 milliards DH par an, 13 milliards en 5 ans… Sans oublier qu’ils ont reçu 50.000 DH par an durant leurs études universitaires soit environ 8 milliards DH.
Pourquoi l’État qui déniche ces milliards pour 30.000 citoyens qui ont en quelque sorte déjà reçu l’éducation qui leur était due, ne fait-il pas autant pour ces 2,5 millions de personnes qui vivent de l’informel et qui elles n’ont rien reçu?L’informel doit être utilisé de façon dynamique dans notre pays afin de le transformer en outil de développement. Imaginez juste un instant ces 2,5 millions de travailleurs, encadrés, formés, maîtrisant la qualité… L’incidence sur tout notre environnement en serait énorme.
Abdelhaq Sedrati
Posté dans Travail, Entreprise, Economie, Droit, Société, Développement, Commerce | Aucun commentaire »
Marrakech, baromètre de l’immobilier du Maroc pour les étrangers
2.6.2011 par admin.

Marrakech n’a pas attendu de tristes évènements pour devenir plus modeste sur le secteur de l’immobilier. L’étendue des constructions avait déjà été stoppée par la volonté de Rabat, chose arrivée éventuellement tardivement. Le discours néanmoins entendu sur la hausse des prix de l’immobilier n’est pas au diapason des professionnels qui, eux, insistent plus sur le manque de clients et une baisse des prix. Encore un effort, sur ce dernier point les clients attendent encore…
Si le printemps arabe ne semble pas concerner le Maroc selon certains, la prudence des clients attendrait plutôt l’automne ou l’hiver prochain par sécurité ; les cortèges qui défilent dans les rues devant les touristes ne sont pas sans interpeller les gens.

Des projets qui semblent s’étirer dans le temps, au point que certains situés dans le standing prennent la direction d’une transformation vers du logement économique, cela n’est pas fait pour améliorer une image de sérieux, mais plutôt confirmer les erreurs d’un passé proche.
L’époque n’est plus la même, ceux qui se sont engagés hier sont de force dans l’attente ou la recherche de solutions. Les nouveaux et prochains projets seront, eux, à voir sous un angle tout à fait différent avec beaucoup plus de réflexion désormais, plus de qualité et de service et avec un appétit économique et financier enfin plus respectueux des clients. L’attente est surtout sur cela, que ne veulent pas voir arriver certains professionnels.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
——————————————————
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
——————————————————
Immobilier : les promoteurs la jouent modeste à Marrakech
Les travaux du projet de Bab Asfi à Tamansourt, à 20 km de Marrakech, ont été arrêtés.

Après l’éclatement de la bulle immobilière, les professionnels de la Ville ocre se positionnent sur le segment “économique”. Le logement social prendra-t-il le relais des résidences de luxe? À plus d’un titre, Marrakech, joyau touristique du royaume chérifien, est sorti de sa bulle. Rattrapé par la crise financière, le marché immobilier de la Ville ocre, après une période d’euphorie frisant l’indécence entre 2005 et 2008, subit un véritable contrecoup. « Tous les segments de marché – villas, appartements, riads – ont enregistré une baisse », résume le notaire Saïd Harrous. La tendance s’est confirmée au quatrième trimestre de 2010, selon une note de conjoncture de Bank Al-Maghrib et de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie: globalement, les prix de l’immobilier sur Marrakech ont reculé de 2,4 % par rapport au quatrième trimestre de 2009. Dans le détail, le prix des appartements enregistre une baisse de 6,9 %, et celui des villas de 21,7 %!
Effets du “printemps arabe”
Tributaire à 90 % de sa clientèle étrangère aisée, Marrakech pâtit également du contexte géopolitique au Maghreb et au Moyen-Orient, régions bousculées par le « printemps arabe ». « La clientèle étrangère est très frileuse, poursuit Saïd Harrous. Pour elle, le Maroc, ça reste l’Afrique du Nord, alors que les événements internationaux n’ont rien à voir avec notre pays… »
Le vent a semble-t-il tourné: avis de gros temps sur les projets haut de gamme et touristiques! Illustration éloquente avec la mésaventure du promoteur français La Perla World (ex-Mandarine Holding), qui indiquait, en novembre 2010, que les travaux du projet Bab Asfi [prévoyant la construction d’un lotissement de riads à Tamansourt, ville nouvelle à 20 km de Marrakech, NDLR] avaient été arrêtés à la fin du premier semestre de 2010. En mars dernier, la société indiquait qu’elle « étudie notamment la possibilité de repositionner le projet sur un segment “économique”, actuellement très porteur au Maroc »… Une orientation stratégique qui laisse sceptique Vincent Benvenuti, agent immobilier: « Il ne me paraît pas possible – sauf dans un ou deux cas marginaux – de déclasser des projets de standing pour en faire des logements sociaux, ne serait-ce que par rapport au prix du foncier. »
Méthode Coué
Le logement social, bouée de sauvetage des promoteurs locaux? Après s’être temporairement refait une santé en basculant sur le marché locatif, ils entonnent déjà le refrain de la reprise, à l’exemple d’Adil Bouhaja, président de l’Association des promoteurs immobiliers de Marrakech: « Au plan des mises en chantier, l’année 2011 s’annonce exceptionnelle: la plupart des promoteurs ont finalisé leurs études et déposé leurs demandes d’autorisation. »
Des propos qui, s’ils fleurent bon la méthode Coué, reposent tout de même sur quelques certitudes. « La tendance actuelle s’oriente sur l’“économique”, qui reste une niche très favorable eu égard au déficit d’offre sur le marché », confirme Jaafar Derraji, agent immobilier. Il faut dire, aussi, que l’État marocain soutient activement ce segment du marché. La loi de finances 2010 a ainsi entériné des incitations fiscales visant à la fois promoteurs et acquéreurs de logements d’une valeur inférieure à 250.000 dirhams (21.850 euros). Joignant les actes à la parole, le groupe Al Omrane, promoteur public, vient de lancer, en présence du roi Mohammed VI, la construction de quatre ensembles immobiliers totalisant 682 appartements à moins de 250.000 dirhams, dans le quartier de M’Hamid, dans le sud de Marrakech. Les groupes privés ne sont pas en reste, à l’image d’Al Amane, qui vient de livrer deux lots d’appartements vendus à partir de 120.000 dirhams à Tamansourt, ainsi que des logements de plus haut standing (à partir de 250.000 dirhams) en centre-ville.
Posté dans Investissement, Construction, Finances, Immobilier, ERM et MRE, Commerce | Aucun commentaire »
L’offre et la demande régulent-elles encore les prix de l’immobilier au Maroc ?
26.5.2011 par admin.

L’économie est basée sur l’offre et la demande. Enfin, c’est ce que nous avons tous appris à l’école, sans avoir pour autant fréquenté une grande école de commerce. Si les chiffres trouvent leur origine dans le monde arabe d’une époque certainement plus sage que maintenant, il serait bien parfois de réviser les bases du commerce.
L’immobilier au Maroc est un exemple qui permet, semble-t-il, de sortir de nouveaux concepts mathématiques, mais qui restent sans formules à ce jour. Crise de 2008 oblige, les gens se réveillent sur la qualité et les prix abusifs de la pierre marocaine, parfois aussi chère qu’en Europe ou même à Miami… Après un excès d’aveuglement, la crise fut enfin reconnue très doucement, et le standing immobilier resta en stock. Il fallut là aussi un certain temps avant que les prix baissent. Quoique, vu les marges préalables réalisées, certains promoteurs avaient déjà couvert les risques, de quoi attendre une nouvelle et hypothétique période de folie des prix.
Combien de logements vides désormais au Maroc ? Des immeubles complets de 30 appartements, depuis des années, attendent encore les clients ou même s’ils ont été vendus à l’état brut pour des investisseurs spéculateurs, restent des appartements fantômes. Des rues entières, parfois…
Les nouveaux constructeurs arrivent avec des produits moins chers et de qualité améliorée, sur des projets plus adaptés, et non comme les plus gros promoteurs qui s’en sont vite retournés vers les logements économiques et sociaux pour des raisons stratégiques et une orientation nationale. Un autre sujet qui engendrera d’autres problématiques à un autre niveau de client prochainement.
La demande est présente chez les étrangers, et évidente chez les Marocains. La classe intermédiaire réclame à se loger dignement enfin. Un million de logements sont en attente pour 2020 et déjà annoncés officiellement. Les agences immobilières et les notaires boivent le café ou jouent aux cartes sur leur PC en attendant les derniers pigeons égarés qui n’auraient pas suivi l’actualité. Mais la majorité des étrangers attendent des produits enfin sérieux pour se poser désormais en aigles avertis.
De plus, la période qui annonce depuis janvier 2011 une certaine fièvre hivernale qui devient celle d’un printemps arabe, fait faire des vols stationnaires aux clients, en attente de se poser au Maroc, ainsi qu’à des investisseurs plus importants. Tout est donc présent pour que les prix baissent dans l’immobilier existant, neuf ou ancien. Les mystères de l’orient réservent des contes des mille et une nuits au Maroc.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
——————————————————
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
——————————————————
http://www.infomediaire.ma/annonces
Immobilier : Les prix augmentent au Maroc durant le 1er trimestre 2011…
L’Indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) a enregistré une hausse de 5% en glissement annuel au 1er trimestre 2011, attribuable à la progression des prix des différentes catégories de logements. Au cours du 1er trimestre, l’IPAI, élaboré conjointement par Bank Al Maghrib et l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC), a augmenté de 1,2% d’un trimestre à l’autre, après une diminution de 1,1% un trimestre auparavant. Les prix des appartements se sont accrus de 6,7% en glissement annuel, et de 1,7%, en glissement trimestriel, après une diminution de 0,7% un trimestre auparavant. Pour leur part, les prix des maisons ont augmenté de 0,7%, aussi bien d’un trimestre à l’autre qu’en glissement annuel. Les prix des villas ont marqué, quant à eux, un accroissement de 7,7% en glissement annuel et de 2,8% d’un trimestre à l’autre
…Mais les ventes diminuent
Les ventes des biens immobiliers résidentiels, immatriculés au niveau de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC), ont accusé une baisse de 9,7% en glissement annuel et de 5,5% d’un trimestre à l’autre. L’ensemble des biens résidentiels (appartements, maisons et villas) ont été concernées par cette diminution des transactions.
Posté dans Investissement, Construction, Entreprise, Economie, Finances, Société, Immobilier, Arnaque, Commerce | Aucun commentaire »
Investissez, investissez, il en restera toujours quelque chose… Mais quoi et pour qui ?
25.5.2011 par admin.
Investir est le mot préféré du Maroc depuis des années. La conjoncture, pour les industriels étrangers par leurs propres problématiques, fait du Maroc une terre d’asile économique et financière qui permet encore à certaines grosses sociétés étrangères de satisfaire leurs actionnaires. Ne nous leurrons pas, ces derniers ne viennent pas au Maroc pour le tagine ni la douceur du climat, mais bien pour se sauver par les autres tout en restant chez eux. Le social, par des pratiques qui relèvent encore du Taylorisme un peu plus adapté à l’époque présente, n’en fera pas encore des visionnaires humanistes pour la suite.
Mais qui s’intéresse vraiment aux PME et aux très petites entreprises ? Attirer les gros via Rabat et les ministères est une chose, afin de répondre au besoin des emplois de masse, qui semble satisfaire certaines villes par l’évolution de la démographie ; mais à plus long terme est-ce réellement la seule solution, quand on sait que la délocalisation des grandes entreprises se fait aussi rapidement dans les deux sens ? Le social sera une facture ou une fracture qui restera à payer par l’ensemble du Maroc, demain.
Les petites entreprises répondent bien plus aux besoins généraux et sociaux des populations, et ce sont elles qui sont le moins encadrées, que ce soit des créations locales ou par des installations d’étrangers. Beaucoup de ces derniers ne viennent pas seulement en tant que retraités ou pour passer des séjours de détente dans leur résidence secondaire. De plus en plus de gens entre 30 et 50 ans envisagent le Maroc comme terre de vie et de travail, donc sur tous les plans.
La très petite entreprise et la PME représentent donc un secteur qui devrait être mieux encadré de la part des administrations. Si l’encouragement est toujours présent au départ, le reste est du domaine du système débrouille individuel et de la découverte empirique qui fait parfois renoncer les postulants. Les petites structures, pour rappel, dans de nombreux pays, sont la base d’une économie fixe qui emploie bien plus de monde à terme que l’industrie infidèle dans le temps, et qui réutilise ses gains en interne dans le pays. Ce que l’on gagne au présent est ce que l’on perd parfois avec le temps en visant grand au départ. Le donnant-donnant n’est pas toujours le gagnant-gagnant selon l’heure.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
——————————————————
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————— http://www.lavieeco.com/news/economie/Investissement-etranger–840-entreprises-industrielles-qui-emploient-162-000-personnes-19557.html
Investissement étranger : 840 entreprises industrielles qui emploient 162 000 personnes
Le japonais Sumitomo emploie à lui seul 15 000 personnes dans ses 5 sites de fabrication. 8 000 emplois chez Yazaki, 6 000 chez l’américain Delphi et 6 000 autres chez l’allemand Leoni. 51 300 emplois dans le textile, 38 700 dans les industries électriques et électroniques et 30 000 dans l’agroalimentaire.

Depuis que le Maroc est entré dans le club des pays les plus attractifs de la région pour les investissements étrangers, le nombre d’entreprises qui ont choisi de venir s’y installer est sans cesse en hausse. Selon la dernière enquête exhaustive du ministère de l’industrie (recoupée avec les chiffres de la CNSS), on dénombrait quelque 842 entreprises étrangères ou à participation étrangère opérant dans le seul secteur industriel au Maroc. A la même date, c’est-à-dire fin 2009, les chiffres de la CNUCED faisaient état d’un stock de 40 milliards de dollars au titre des investissements directs étrangers cumulés depuis 2000.
Offshoring : 46 000 emplois à fin 2010
Si le plus souvent c’est le volume des fonds injectés dans le circuit qui a retenu l’attention des analystes, l’autre impact, non moins important, qui est la création d’emplois, est à ce jour encore mal appréhendé. Certes, à l’occasion de l’arrivée d’un investisseur étranger, d’une opération d’envergure ou de l’inauguration de nouveaux sites, l’impact en termes de création d’emplois est toujours mis en avant, mais souvent la mesure des réalisations effectives manque à l’appel. Combien les entreprises étrangères emploient-elles de personnes au Maroc ? Réponse très précise du ministère : 161 629 à fin 2009 rien que dans l’industrie. Le 5 mai, à l’occasion des IIe Assises de l’industrie, tenues à Casablanca, Ahmed Chami a dévoilé quelques exemples qui permettent de mesurer l’impact des IDE dans l’industrie. Le japonais Sumitomo, géant mondial du câblage destiné à l’automobile, emploie aujourd’hui 15 000 personnes à travers ses 5 sites de production implantés au Maroc. Ce n’est pas rien quand on sait que le groupe, toutes activités confondues, emploie 72 000 salariés à travers ses 36 filiales et 115 sites de production dans le monde, le Maroc étant manifestement devenu l’un des hub stratégiques du conglomérat japonais. Un autre groupe japonais, lui aussi spécialisé dans le câblage, lui emboîte le pas. Il s’agit de Yazaki qui emploie aujourd’hui 8 000 personnes sur sa plateforme marocaine. En venant s’installer en 2000 à Tanger, Yazaki Corporation inaugurait sa présence sur le continent africain. En 2010, Yazaki Morocco SA a même ouvert un deuxième site de production en choisissant cette fois-ci de l’implanter à la toute nouvelle Automotive City de Kénitra. Et c’est à TFZ qu’on retrouve une autre success story en matière d’investissement étranger. Il s’agit de l’américain Delphi, géant mondial des équipements électroniques pour automobile, qui a ouvert sa première usine en 1999 puis une seconde en 2009 avec à la clé un effectif de 6 000 salariés. 6 000, c’est également le nombre d’employés de l’allemand Leoni lui aussi spécialisé dans la production de fibres optiques et câblage automobile qui possède trois sites de fabrication à Bouznika, Aïn-Sebaâ et Bouskoura. Parmi la liste des plus gros employeurs étrangers au Maroc, on trouve également le français Webhelp (relation client et call-centers) qui emploie 5 000 opérateurs, l’américain Dell avec 2 000 personnes ou encore le spécialiste anglais de l’outsourcing, Logica qui emploie 720 personnes.
Plus de la moitié des emplois occupés par des femmes
Pour ces trois derniers cas particulièrement, on notera qu’ils opèrent tous dans les nouvelles technologies et l’offshoring, nouveau métier mondial du Maroc qui semble le plus avancé aujourd’hui. A fin 2010, l’offshoring comptait pas moins de 46 000 emplois déjà. Une ascension fulgurante quand on la compare aux autres secteurs industriels.
Ainsi, sur les 161 629 emplois créés aujourd’hui par les entreprises étrangères au Maroc, 51 300 sont dans le secteur du textile-habillement et cuir contre 38 700 dans les industries électriques et électroniques et 30 400 dans le secteur de l’agroalimentaire. Le reste est réparti entre les industries chimiques et parachimiques, pour 21 400 emplois, et les industries métallurgiques et mécaniques pour 19 800 emplois. Détail intéressant à relever : sur les 161 700 emplois, 90 000, soit plus de la moitié, sont des femmes.
Pour ce qui est des secteurs de prédilection, les chiffres du ministère de l’industrie montrent que l’investissement étranger dans l’industrie va essentiellement dans trois secteurs que sont le textile (246 entreprises), les industries mécaniques (211) et la chimie et parachimie (201).
Evidemment, il ne s’agit là que de l’investissement industriel auquel il faut rajouter les projets portés par des groupes étrangers dans les services, notamment le tourisme, depuis quelques années les BTP et plus récemment l’agriculture, avec le Plan Maroc vert.
Recadrage : Emplois perdus et emplois créés
A l’occasion de le tenue des Assises de l’industrie, Ahmed Chami a dévoilé 15 000 emplois qui ont été créés en 2010 par les quatre nouveaux métiers du Maroc que sont l’aéronautique, l’offshoring, l’automobile et l’électronique. A fin 2010, ces secteurs employaient environ 115 000 personnes contre 100 000 en 2009 et 44 000 seulement en 2004. Quelques jours auparavant, le HCP, lui, fait état, dans ses chiffres du chômage, d’une situation pas très reluisante pour l’industrie qui aurait détruit 33 000 emplois entre fin mars 2010 et fin mars 2011. Contradiction entre les chiffres ? En fait, tout est question de lecture. Les quatre métiers mondiaux du Maroc ont bien créé 15 000 emplois, mais l’industrie, dans son ensemble, a détruit 33 000 emplois nets, ce qui correspond au solde entre les créations d’emplois et les destructions.
Il est naturel que des secteurs dits classiques ou d’autres secteurs où le Maroc ne dispose plus d’avantages comparatifs perdent des emplois. Maintenant, tout l’enjeu consiste à faire en sorte que les nouveaux métiers en créent suffisamment pour compenser.
Saâd Benmansour.
La Vie éco http://www.lavieeco.com/
Posté dans Industrie, Travail, Entreprise, Investissement, Economie, ERM et MRE, Immobilier, Développement, Commerce | Aucun commentaire »
Le souk face aux souks ou histoires de souks anarchiques
20.5.2011 par admin.

Le terme souk est péjorativement représenté en occident comme une situation désorganisée, alors que cela reflète en orient le marché qui se doit d’avoir son organisation. Voilà les deux sens réunis en un seul maintenant au Maroc par le manque d’organisation où l’implicite commerce s’installe partout.
Au coin des rues d’Agadir et d’autres villes, vous voyez depuis un moment des petits marchés qui s’implantent de manière régulière, des marchandises qui sortent des voitures et qui s’exposent à même les trottoirs et les allées de circulation, ce qui perturbe fortement une circulation déjà très pénible. Vous y trouverez souvent aussi des MRE ou leur famille, qui déversent des marchandises diverses que l’on reconnaît rapidement comme de l’importation européenne, souvent issue des magasins bas de gamme que l’on connaît en France. Le made in France intéresse davantage les acheteurs que le made in China. Entre le petit matériel électrique électroportatif et des pièces comme les robinets, les serrures, les interrupteurs, les compteurs d’eau récupérés sur des chantiers en Europe, l’outillage de construction, un certain marché de fournisseurs douteux est sans conteste sous-jacent pour l’œil averti d’un professionnel.
Toute une économie souterraine qui, ajoutée à un secteur grandement implicite déjà existant, commence à énerver ceux qui font l’effort de se conformer au système officiel et à ses obligations. Sans parler des résidents qui, dans certains quartiers, se plaignent des inconvénients, comme le bruit et l’état des lieux, dénaturés en fin de journée par de multiples emballages et cartons abandonnés sur place.
Un souk qui perturbe les souks, qui perturbent eux-mêmes les commerces ayant pignon sur rue. Voilà donc une troisième génération ou un nouveau niveau de commerce. Du vide-grenier au commerce effectif, l’on s’y perdrait parfois dans les trois approches.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
—————————————————–
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————–http://www.map.ma/fr/sections/social/agadir__les_commerca
Agadir: Les commerçants appellent à une solution au phénomène des souks anarchiques
Agadir, 22/04/11-
Les associations des commerçants d’Agadir appellent à une solution au “phénomène des souks anarchiques qui prolifèrent ces derniers temps dans différents quartiers” de la ville et sa région, indique un communiqué de la Chambre de commerce, d’industrie et des services, dont copie est parvenue vendredi à la MAP. Les représentants des associations des commerçants, réunis mercredi, “plaident pour une intervention rapide des autorités concernées pour faire face à cette situation qui porte atteinte non seulement au commerce organisé mais aussi à l’esthétique des villes et au nécessaire respect de la loi”.
Ils dénoncent à cet égard “l’occupation anarchique et illégale de l’espace public et de propriétés privées”, citant l’exemple des villes d’Agadir et Inezgane. Un appel a été lancé pour la tenue d’une réunion “urgente” avec les autorités locales et les conseils élus pour trouver des solutions adéquates et préserver les droits des commerçants organisés, lesquels font face, selon la même source, à ” des problèmes à la fois structurels et conjoncturels”.
©MAP
Posté dans Agadir, Arnaque, Société, Commerce | Aucun commentaire »