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Archive de la catégorie Associatif

Un prix Transparency Maroc accouché dans une nébuleuse pénombre

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Par définition, la transparence reste transparente, mais quand la pénombre tente de faire disparaître cette transparence, elle ne semble pas par logique naturelle y arriver. Le temps donne raison à ce qui ne se voit pas, donc révèle ce qui se voit de plus en plus désormais comme une pénombre sur un développement, que chacun annonce et attend de plus en plus, tout en le craignant par ses propres intérêts parfois, à tous les niveaux. Corruption dénoncée pour les autres, mais rarement à son propre niveau. 

Transparency Maroc. Deux mots qui ensemble présentent encore une dichotomie, un paradoxe, pour ne pas dire un pléonasme dans l’esprit de beaucoup de gens, au point qu’il est encore difficile de passer de l’idée aux actes pour remettre un premier prix de l’intégrité. Certes qu’un premier prix d’excellence en ce sens ne peut que soulever l’immense travail qui reste à faire par toutes les bonnes volontés à qui manque apparemment le lien indispensable entre la pensée, le verbe et les actes attendus. 

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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Maroc : Chakib Khyari recevra enfin le Prix de l’intégrité de Transparency Maroc  03.05.2011 

Transparency Maroc va enfin décerner le prix de l’intégrité 2010 ce mardi, à Casablanca. Cette manifestation a été refusée à quatre reprises par les autorités pour divers motifs. Chakib Khyari, militant des droits de l’homme en sera le recipidiendaire.  

A vaincre sans péril on triomphe sans gloire. Ce n’est pas Transparency Maroc qui soutiendra le contraire. L’ONG qui lutte contre la corruption va finalement organiser la cérémonie de remise du prix de l’intégralité 2010. Cet évènement a été interdit à quatre reprises « avant que le tribunal de Rabat ne décide le 7 avril dernier que le droit d’honorer les personnes qui luttent contre la corruption est un droit fondamental », annonce TM dans un communiqué. 

La manifestation aura lieu ce mardi à partir de 18h30, à la Fabrique culturelle des anciens abattoirs de Casablanca. Ce prix sera décerné à Chakib Khyari, militant des droits de l’homme. Khyari fait partie des 190 prisonniers qui ont bénéficié, le 14 avril 2011, de la grâce royale. Cela «  constitue pour tous ceux qui l’ont soutenu durant son épreuve une victoire et un motif de joie », se réjouit l’Association. En outre, l’avocat Abderrahim Berrada recevra le prix spécial « en reconnaissance de sa probité, de son courage et de son engagement pour le respect du droit ».  

Transparency compte aussi impliquer les artistes dans son combat. Ces intellectuels vont apporter leurs touches à travers des œuvres d’art ou des textes s’inspirant d’une liste de proverbes qui « évoquent la corruption en langues parlées arabe et amazigh », selon Hakima Lebbar, membre du conseil national de Transparency Maroc, concepteur de ce projet. D’ailleurs ces œuvres seront exposées ce soir avant le début de la cérémonie de remise du prix. Selon le quotidien économique les Echos (mardi 3 mai), 30% des recettes générées par les œuvres d’artistes plasticiens vont servir  aux programmes de lutte contre la corruption. 

Elimane Sembene. Yabiladi.com

Tchernobyl, Fukushima… Safi ? Oui, “safi”…

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A l’heure où le Japon ne maîtrise plus le monstre, à l’heure où la communauté internationale s’inquiète pour répondre en cette période de crise au financement d’un second sarcophage pour recouvrir les restes du réacteur de Tchernobyl pour mieux l’oublier ensuite, voilà que certains pays, pas encore impliqués dans le nucléaire civil, prendraient un train en marche arrière. 

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Le Maroc, qui depuis quelques années se présente comme un précurseur dans le choix de nouvelles technologies énergétiques, notamment sur le solaire par ses capacités naturelles, enviées et recherchées par le nord, est en passe de franchir le pas que beaucoup dénoncent, avec arguments de plus en plus solides. 

Des Marocains se réveillent, eux aussi, ou plutôt seraient éveillés naturellement face à un système qui se laisserait couler dans le copié-collé des pays qui se doivent aujourd’hui de combattre l’invisible danger. A même sujet abordé, semblables éléments entendus pour justifier les besoins avant toute logique, toujours la même : investir aujourd’hui pour les enfants de demain, tout en leur laissant un héritage empoisonné pendant des générations qui ne se calculerait pas encore d’avance… 

Pourquoi faut-il suivre les erreurs des occidentaux systématiquement en orient ? Et si le Maroc donnait une leçon de sagesse, enfin, au monde sur les erreurs déjà évidentes ?

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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http://www.aufaitmaroc.com/actualites/science–environnement/2011/4/18/un-collectif-contre-tout-projet-nucleaire-au-maroc   

“Maroc solaire, Maroc sans nucléaire” Un collectif contre tout projet nucléaire au Maroc  

A une semaine de la commémoration des 25 ans de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl (mardi prochain, ndlr) et dans le sillage de la catastrophe de Fukushima au Japon, un collectif contre le nucléaire au Maroc est né. “Maroc solaire, Maroc sans nucléaire”, tel est le nom de ce groupe né sur Facebook et qui entend organiser un débat en mai prochain pour notamment sensibiliser les populations à une opposition à tout projet nucléaire au Maroc. 

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Un collectif contre tout projet nucléaire au Maroc. /caricature

“Bloquer par tous les moyens, tout projet nucléaire au Maroc”, tel est l’objectif phare du collectif “Maroc solaire, Maroc sans nucléaire”, selon sa créatrice, le docteur Ghizlane Ghallab. Né il y a un mois sur Facebook, le collectif compte à ce jour 130 membres. Il collabore avec l’association Planète Citoyenne dans l’optique d’organiser un débat le 25 mai prochain afin de sensibiliser les populations à une opposition ferme à tout projet nucléaire au Maroc. 

En effet, le gouvernement compte construire une centrale nucléaire entre Safi et Essaouira qui serait livrée à l’horizon 2022, avec comme objectif de porter la part du nucléaire dans la production énergétique nationale à 7 voire 8% en 2025. Les appels d’offres seraient lancés entre 2011 et 2014 mais la réalisation de ce projet avait suscité l’appel à un débat national sur le nucléaire par Saïd Mouline, directeur général de l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (ADEREE). “Des pourparlers ont été menés avec différents grands acteurs mondiaux mais sans jamais penser à un débat national sur le sujet (le nucléaire, ndlr)”, avait regretté M. Mouline dans nos colonnes. 

Coup de gueule contre les pro-nucléaires 

Quelques jours après l’appel lancé par Saïd Mouline, nous avions ouvert la tribune aux acteurs du secteur. A cette occasion, le professeur Chakir El Mahjoub de la faculté des sciences à l’Université de Kénitra et également membre de la Moroccan Association for Nuclear avait déclaré à aufait que “se doter d’une technologie nucléaire à des fins pacifiques ne peut qu’être bénéfique pour le Maroc”. 

Même son de cloche chez Tarek Bardouni de l’Université Abdelmalik Saadi de Tétouan, membre de la Moroccan Association for Nuclear, pour qui le nucléaire est “la source d’énergie la plus propre et personnellement, je suis pour le développement du nucléaire au Maroc”. 

Réagissant à ces propos, dans un coup de gueule intitulé “Soyons sérieux”, le docteur Ghizlane Ghallab faisait savoir: “ils arguent que le nucléaire est une énergie propre car elle ne produit pas de CO2, et les déchets, que produisent-ils? Où vont-ils les mettre? Rappelez-vous, vous n’êtes que locataires de ce pays merveilleux”.

Quelques jours plus tard, le collectif “Maroc solaire, Maroc sans nucléaire” était né, sous la houlette du Dr Ghallab, avec en premier acte, une lettre ouverte à la ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, Amina Benkhadra.

“Nous tenons également, par le biais de cette lettre et par tout autre moyen, à exprimer notre opposition ferme au projet de lancement de la première centrale nucléaire au Maroc, prévue entre Safi et Essaouira, pour laquelle les appels d’offres seraient lancés entre 2011 et 2014 pour le lancement entre 2022 et 2024.” 

Extrait de la lettre ouverte du collectif “Maroc solaire, Maroc sans nucléaire”.

Un débat en perspective 

Contactée par nos soins, hier sur le plan d’action du collectif, le Dr Ghallab affirme qu’actuellement son collectif n’a pas encore reçu de réponse de la part de la ministre de l’Energie et qu’il est en train de “voir où en est le ministère quant au projet de centrale nucléaire, d’essayer d’alerter les médias et d’organiser un débat en partenariat avec l’association Planète Citoyenne”. L’objectif à travers un tel débat est de sensibiliser les populations “pour bloquer par tous les moyens le projet de centrale nucléaire au Maroc”. “Mettre en place une véritable opposition au nucléaire au Maroc”, a ajouté Leila Bennani, un autre membre du collectif. 

Pour ce faire, “Maroc solaire, Maroc sans nucléaire” entend convier à son débat des experts en nucléaire, des experts en énergie solaire, le ministère de l’Energie, l’Office national de l’électricité, le MASEN (agence marocaine pour l’énergie solaire) et les journalistes. En attendant, le collectif, à l’instar de son nom “Maroc solaire, Maroc sans nucléaire”, prône le développement de l’énergie solaire, un chantier dans lequel le gouvernement s’est déjà lancé avec comme objectif de produire 2.000 MW d’énergie solaire à l’horizon 2020. De quoi bâtir déjà un Maroc solaire dans l’espoir d’un Maroc sans nucléaire! 

www.facebook.com/pages/Maroc-Solaire-Maroc-sans-Nucl%C3%A9aire/114563991957393 

Le cauchemar de Tchernobyl hante le monde 25 ans après

Le monde commémore mardi prochain les 25 ans de Tchernobyl, la plus grave catastrophe de l’histoire du nucléaire civil survenue en Ukraine soviétique, avec une peur ravivée par les accidents à la centrale japonaise de Fukushima. Le 26 avril 1986 à 1H23, le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl explose au cours d’un test de sécurité à la suite d’erreurs de manipulation. Le combustible nucléaire brûle pendant plus de dix jours. Bilan, 4.000 morts d’après un rapport de l’ONU, mais pour Greenpeace, au moins 100.000 personnes sont mortes avant 2005 en Ukraine, au Bélarus et en Russie des suites de la contamination radioactive. A l’occasion de la commémoration des 25 ans de la catastrophe de Tchernobyl, un sommet international sur l’usage sûr et innovateur de l’énergie nucléaire est prévu à Kiev. Prendront part à cette rencontre, des chefs d’Etats et de gouvernements et de hauts responsables de plusieurs pays européens, asiatiques et des Amériques, ainsi que le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, le président de la Commission Européenne, Jose Manuel Durao Barroso et le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano. Kisito Ndour

Maroc & Sida. Restons positifs face aux serials négatifs…

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Le Sida n’existait pas en Afrique et dans certains de ses pays voilà encore quelques années, par ce que disaient ou transmettaient les médias, plus politiques qu’objectifs.

Malheureusement les virus se transmettent partout sans se soucier des frontières ni du temps des hommes. Se crever les yeux pour renforcer son aveuglement ne rend pas la vue, elle revient quand les faits deviennent évidents. Le Sida se transmet plus sagement désormais par des campagnes plus réalistes qui joueront mieux le rôle pour intercepter ce mal en le reconnaissant les yeux grands ouverts en amont. Même si les campagnes présentes se doivent encore et toujours de soulever que la discrimination reste elle aussi un des pires fléaux dans les groupes négatifs. Certains virus existent depuis des siècles et des siècles, mais point encore de campagne contre cela, la majorité semble accepter certains maux par abandon. 

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Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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Maroc : Et si j’étais séropositif ?  

L’association de lutte contre le sida (ALCS) au Maroc vient de lancer une nouvelle campagne de communication intitulée « Si j’étais séropositif ». Inspirée de la campagne lancée par l’association AIDES, cette initiative vise à éradiquer la discrimination pratiquée vis à vis des personnes séropositives. Et pour ce faire, l’ALCS a fait appel à des célébrités marocaines dont l’animateur télé Ali Baddou. L’Association de lutte contre le sida (ALCS) lance en ce mois de mars, une campagne de sensibilisation au niveau national, « Si j’étais séropositif ». Avec pour objectif principal de lutter contre toute forme de discrimination existant envers les personnes séropositives, cette campagne durera trois mois. Panneaux, affiches et insertions presse seront les supports pour atteindre le plus grand nombre de personnes. Le lancement de ce plan de communication « part du fait que la stigmatisation et la discrimination liées au VIH sont reconnues comme des obstacles majeurs à la lutte contre le sida ». 

« Si j’étais positif » est ainsi inspirée de la célèbre campagne française, lancée en 2006 par l’association AIDES. Plusieurs personnages publics dont les candidats aux présidentielles de 2007, avaient mis leur notoriété en jeu, dans le but de changer la perception de société à l’égard des personnes portant le virus du sida. Ce même principe qui est repris aujourd’hui par l’ALCS, est axé autour de la question : « Et si ces personnes connues et admirées étaient séropositives, comment réagiriez-vous? ».

« C’est le sida qu’il faut exclure, pas les séropositifs »

 Au Maroc également, des personnages célèbres participent à la campagne qui vise à démontrer que c’est le sida qu’il faut exclure et non les séropositifs. Ils sont quatre : Noureddine Lakhmari, l’acteur franco-marocain Hicham Nazzal, la chanteuse Sofia Merikh et Ali Baddou. Ali Baddou est actuellement chroniqueur au Grand journal de la chaine Canal+, mais tire sa notoriété au Maroc également de sa famille, très liée au parti de l’Istiqlal. Il est d’ailleurs le cousin de l’actuelle ministre de la santé, Yasmina Baddou.

Aujourd’hui ce Franco-Marocain, fils de diplomates, prête son image au combat contre la discrimination dont sont victimes les porteurs du VIH au Maroc. La campagne intervient seulement deux semaines après la fin du Sidaction 2010, menée par l’ALCS, et où Ali Baddou avait déjà participé.

 L’ALCS est la première association de lutte contre le sida du Maghreb et du Moyen orient. Constitué en 1988, et reconnue d’utilité publique qu’en 1993, elle compte parmi ses objectifs : la prévention de l’infection par le VIH, l’accès aux traitements, la prise en charge et la défense des droits des personnes vivant avec le VIH, dans le strict respect des droits de l’Homme et des principes éthiques de neutralité et de confidentialité. 

Ghita Ismaili Yabiladi.com

8 mars : une journée pour les femmes, l’année pour les hommes

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Sans lutte, rien ne change dans le monde. La reconnaissance des autres ne passe que très rarement par des volontés d’éveil des groupes, des Etats, des sociétés, des cultures, des croyances ; bref, rien n’avance sans mouvement ou alors par phénomènes destructeurs qui eux changent parfois tout un ensemble subitement.

En attendant, Mesdames, il vous reste le 8 mars de chaque année, non pas que ces Messieurs vous l’offrent, disons qu’ils vous le laissent et encore partiellement, cette journée ne devant certainement pas changer la vie de la gente féminine pour autant, noyée dans les 365 jours où dominent les dominants. Bien que le droit ne soit pas une question de sexe, mais d’êtres humains entre eux. Mais le bien commun est plus souvent du communisme déguisé sous une hiérarchie, même entre deux personnes.


La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits.

Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.
Marie Gouze, dite Marie-Olympe de Gouges (1748-1793

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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Droits de la femme Yes, she can!

we-can-do-it_07032011172441.jpgUn siècle après l’instauration de la journée de la femme, c’est le remue-ménage dans les associations marocaines de défense des droits de la femme. Elles se préparent, le poing levé, à dépoussiérer non pas des meubles, mais des projets de loi passés aux oubliettes depuis plusieurs années. Aux côtés des jeunes et des moins jeunes, elles prévoient elles aussi de crier haut et fort ce que d’autres disent à voix basse.

“Nos droits restent en danger”

“Nous sommes nous aussi dans la dynamique des mouvements actuels pour que les futures réformes tiennent également compte de l’égalité entre les hommes et les femmes. Même s’il y a eu des avancées, nos droits restent en danger, il reste encore beaucoup de choses à revoir”, souligne Fouzia Assouli, ex-présidente de la Ligue démocratique des droits des femmes (LDDF) et parlementaire USFP depuis 2007. Dans ce sens, un sit-in est prévu samedi 12 mars devant la wilaya de Casablanca.

Même combat pour l’union de l’action féminine qui, depuis 1996, commémore la journée de la femme par un tribunal fictif, un tribunal symbolique durant lequel des femmes victimes de violations de leurs droits confient leur vécu devant un public, et un jury notamment constitué d’avocats et de militants. Il se tiendra cette année le 26 mars à Marrakech, à la salle de conférence du club de la justice. “Marrakech, parce que beaucoup de femmes de cette région sont affectées par des problèmes d’ordre socio-économiques”, explique Latifa Jbabdi, membre de l’Union de l’action féminine (UAF). “Nous envoyons par la suite des recommandations aux décideurs pour leur mettre un coup de pression. Même si les résultats ne sont pas rapides, notre action vise d’abord à ouvrir le débat pour sensibiliser et changer les mentalités”, ajoute-t-elle.

Le code de la famille vs les mentalités

Malgré la récente réforme du code de la famille, des habitudes restent. Des jeunes filles sont encore mariées en deçà de l’âge légal (18 ans), parfois même à leur insu, la polygamie persiste et parfois même sans l’avis de la première épouse, des femmes divorcées attendent souvent longtemps pour percevoir une pension alimentaire, pour ne citer que ces exemples.

Si cette réforme est tout de même saluée, le sociologue Mustapha Aboumalek regrette la lenteur de son application: “C’est du côté du Maroc rural que les problèmes sont les plus marqués. La réforme du code de la famille reste une excellente initiative mais en tant que grand projet, il a du mal à évoluer normalement car il doit faire face à des résistances. Certains hommes ont du mal à accepter ce changement. Il faudra encore patienter pour que les mentalités évoluent.”

D’ici ce changement de mentalités, des militantes se disent prêtes à hausser le ton pour que la justice ne marginalise pas certaines femmes. “Le projet de loi sur la violence conjugale, déposé au parlement il y a déjà un an, ne concerne que les femmes mariées”, s’indigne Fouzia Assouli.

Et la journée mondiale de la femme fut…

On remonte cent ans en arrière. Le 8 mars 1910, à Copenhague. Une confédération internationale de femmes socialistes de plusieurs pays se réunit pour créer cette journée avec pour objectif de promouvoir le droit de vote des femmes. À cette époque, les manifestations de femmes réclamant également de meilleures conditions de travail se multiplient en Europe et aux Etats-Unis. Un an plus tard, un million de femmes descendent dans les rues en Europe pour manifester. Il faut attendre 1977 pour que les Nations Unies officialisent “La Journée Internationale des femmes” demandant à chaque pays de la célébrer. 

Nabila El Hadad

Petit agriculteur nouveau ou les héros de la terre au Maroc

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A l’heure du Plan Vert au Maroc, qui organisera les petites exploitations pour gérer au mieux le marché de la production agricole, à l’heure des importantes coopératives d’Etat qui apportent la technocratie entre les sillons des champs, d’autres initiatives nouvelles émergent en parallèle. Après avoir vu les résultats des industriels de l’agriculture en Europe, où les clients se sont bien sentis eux aussi prisonniers des belles théories, voilà que le nord encouragerait, certainement par crainte de tout un ensemble à venir en occident, le retour aux petites structures agricoles.

Le mouvement écologique, mais encore plus la crise occidentale, révèlent que de nombreux individus s’en retournent aux origines du monde ou de l’assiette, la terre nourricière, en visant même les très petites exploitations. C’est vrai que la crise vide les frigidaires mais n’apporte pas de solution de remplacement, si ce n’est les bonnes paroles économiques pour demain, donc indirectement pour les consommateurs. La crainte du changement, de la hausse des matières premières de base, la vache folle et le poulet aux hormones, sans parler des produits chimiques, sans parler de l’apocalypse qui pourrait chapoter l’ensemble, tout cela irait donc bien à l’inverse du mouvement évolutif émergent des pays qui entrent dans une production de masse, en oubliant eux aussi que la tomate avait un goût.

“Auprès de mon arbre, je vivais heureux”, ou “Que la montagne est belle”, deux chansons qui se rappellent à nous parfois rapidement, avant de ne pas faire les erreurs des autres. Les exemples de victimes qui le disent et le démontrent sont visibles pourtant. A l’heure où tous les parents rêvent de l’enfant prodigue plus technocrate en revenant de son université, diplôme en main et ne sachant pas vraiment quoi en faire, le sujet mérite réflexion désormais pour son avenir. 

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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Agriculture locale

Premier marché de la terre 

Le rendez-vous des petits producteurs agricoles avec les consommateurs sera organisé par Slow Food Maroc du 10 au 12 juin à Rabat. 

«Vous êtes des héros». C’est en ces termes que Carlo Petrini, président-fondateur de l’ONG Slow Food de défense de l’agriculture locale, s’est adressé aux deux jeunes, un Américain et une Marocaine, les deux seules personnes à avoir répondu par l’affirmative à la question posée à la salle : «Qui parmi vous souhaite revenir travailler la terre?» M. Petrini, qui a présenté mardi dernier une conférence sur le thème « Slow Food : politique alimentaire en Méditerranée» à l’Institut scientifique de Rabat, a exhorté les pouvoirs publics à soutenir les petits agriculteurs et les jeunes ruraux, qui sont de plus en plus tentés par l’immigration vers les villes.

A défaut, la relève agricole ne serait pas assurée. A l’appui de ses propos, il a cité l’exemple de son pays, l’Italie, où, après la Seconde Guerre mondiale, les agriculteurs représentaient 50% de la population et aujourd’hui, ils ne sont que 3%. Le défenseur des produits de terroir s’est dit aussi préoccupé par la perte de valeur des produits agricoles. A cet effet, il a parlé du prix de l’huile d’olive extra-vierge en Italie… et que, par ailleurs, quelque 4.000 tonnes de produits agricoles sont jetés quotidiennement dans les poubelles, alors que de plus en plus de personnes meurent de faim dans le monde. Combattre l’injustice, c’est aussi dénoncer les quelque 80% des subventions agricoles européennes accordées aux grands producteurs, alors que les petits paysans n’en reçoivent que 15%. « Nous travaillons sur la création de la version européenne de notre grand événement mondial de la défense du terroir, Terra Madre, qui se déroule tous les deux ans à Turin. Avec cette initiative, nous souhaitons déployer un lobbying à la Commission européenne de Bruxelles à l’instar de la grande distribution», a-t-il souligné.
Dans le collimateur de ce défenseur du savoir ancestral agricole, les cinq multinationales de l’agroalimentaire, dont Monsanto, qui contrôlent 70% des semences mondiales et les firmes étrangères qui accaparent progressivement des millions d’hectares en Afrique au détriment des villageois.
Aujourd’hui, l’agriculture intensive a réduit la fertilité de la terre via l’utilisation des produits chimiques, qui, à leur tour, polluent l’eau et tuent la biodiversité. Pour sortir de cette crise, selon M. Petrini, il faut changer les mentalités et cesser d’être des consommateurs passifs en devenant des co-producteurs. Comment ? « En demandant des informations sur ce que nous mangeons », a-t-il répondu.
Pour ce qui est du projet des 1.000 jardins potagers (scolaires, familiaux, communautaires, etc.) en Afrique, lancés par Slow Food en octobre dernier et dont 50 seront réalisés au Maroc, les premières démarches ont été entamées entre Slow Food Maroc et la délégation régionale de l’éducation à Témara.
Pour faire rencontrer directement producteurs et consommateurs, Slow Food Maroc organisera le premier marché de la terre du 10 au 12 juin à l’esplanade Mahaj, quartier Ryad à Rabat. Cette date correspondra également à la réunion du Conseil international de Slow Food au Maroc. Les marchés de paysans «Farmers Markets» sont devenus une réalité. Aux Etats-Unis, le premier marché de ce genre a été créé en 1995 à Chicago et aujourd’hui, il en existe 8.000 à travers le territoire américain. 

La tribune des sans voix

 Slow Food est une association créée en 1989 en Italie par Carlo Petrini. Elle compte plus de 100.000 membres actifs dans le monde. Ses sièges nationaux se trouvent en Italie, en Allemagne, en Suisse, en France, aux Etats-Unis, au Japon, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas mais grâce à ses activités et ses nombreux projets, elle rassemble des millions de personnes sur tous les continents. Terra Madre (Terre Mère) est le nom de ce grand réseau d’acteurs qui travaillent afin de mettre en place un modèle « bon, propre et juste » de production et de consommation alimentaire : des producteurs alimentaires durables, des éducateurs engagés dans les projets de jardins pédagogiques et de cantines, des universitaires, des chercheurs, des experts, etc. Le rapport entre Slow Food et Terra Madre correspond à l’image d’une couverture en patchwork: Slow Food et ses membres constituent la trame, Terra Madre et ses communautés de la nourriture sont ‘’les morceaux colorés” de tissu coloré. Ensemble, ils forment une vaste chaîne, dont les composantes sont interdépendants, qui offre une tribune à celles et ceux que personne n’écouterait individuellement. 

Par Rachid Tarik | LE MATIN

CCME ou MRE, représentativité ou représentation ?

Une association regroupe des intentions, mais quand la représentativité d’une association veut regrouper des membres pour se représenter, cela devient un conflit entre forme et fond. Le MRE est-il un électron libre ou un produit économique ?

L’outil CCM est donc un thermomètre pour l’Etat marocain plus qu’une représentativité des MRE vers le Maroc. Nous avions entendu avec force le mouvement DABA2012, depuis une ou deux années, qui semblait alors soulever plus de désirs et d’attentes que n’entendrait le CCME, simple organisme d’écoute, semble-t-il. Une écoute des MRE qui serait éventuellement une volonté de visée des MRE plus qu’une vision des MRE par leurs réclamations. Peut-être désirent-ils certainement être plus entendus que servir d’unité économique pour le développement du Maroc, comme rapporteur de devises ou comme potentiel investisseur ; mais peut-être seraient-ils aussi en avance au regard politique, au point d’être craints comme électeurs potentiels ou comme avis dans diverses instances. 

Tapis rouge quand ils arrivent l’été, package bancaire en affiche 4×3 pour les recevoir, immobilier en fête devant eux pour vendre les nouveaux logements sociaux et économiques, avantages en tous genres, mais après, que disent et que veulent les MRE ?

Philippe DELESALLE

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Société

 CCME, 3 ans déjà mais pour quel bilan ?

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Le Conseil de la communauté marocaine résidant à létranger (CCME) a soufflé le 21 décembre sa 3e bougie. Loccasion pour nous de faire un point rapide sur les réussites et les points qui bloquent toujours, à seulement un an de la fin de mandat. 

Le CCME a été institué sur dahir royal le 21 décembre 2007. Il a des fonctions purement consultatives puisque sa principale mission est de faire un suivi et d’évaluer les politiques publiques de l’État marocain envers la communauté des MRE, puis d’émettre des recommandations.

Première observation positive depuis lavènement  du  CCME,  cest  la  prise  en compte de cette diaspora dans toute sa diversité. Il est vrai que pendant de nombreuses années, bon nombre dacteurs institutionnels avaient une vision ancrée sur les années 70, le  travailleur marocain à  létranger, qui avait quitté le pays pour des raisons économiques. Les nouvelles  générations, la féminisation, la diversité géographique, socio-professionnelle, font désormais partie du vocabulaire officiel.

Les séminaires et conférences organisés par le CCME ont également apporté une nouvelle approche des problématiques de cette diaspora. Lenseignement de la langue arabe, la question de la place de la femme dans la diaspora, la religion et les MRE, etc… autant de sujets abordés par des chercheurs et spécialistes internationaux.

Mais ces 3 années nont pas été pour autant un long fleuve tranquille. De nombreuses dissensions internes sont apparues, notamment sur la question de la citoyenneté, du droit de vote et de léligibilité des MRE. Des membres du CCME organisés autour de Daba 2012 continuent de faire pression sur leur président, Driss Yazami,  pour  mettre  cette question au cœur des recommandations qui seront remises au roi Mohammed VI. M. Yazami  ne veut  pas en entendre parler,  les membres frondeurs crient au complot. Difficile pour le CCME de faire limpasse sur cette délicate question, ne serait-ce que par principe, puisque  les MRE ont également droit à leur citoyenneté pleine et entière ici et là-bas.

A propos des recommandations qui seront remises à Sa Majesté, il sera difficile de faire un bilan des actions menées par le CCME. M. Yazami ne souhaite jamais sʼexprimer sur le contenu des recommandations alimentant ainsi les critiques de la presse à son égard.

 On aimerait bien savoir par exemple ce que le CCME recommandera au niveau des acteurs institutionnels qui nous représentent. Aujourd’hui nous avons un ministère délégué, la Fondation Hassan II, et le Conseil, les 3 mousquetaires, il ne manque plus que D’Artagnan.

Trois entités qui se marchent sur les pieds mais surtout qui disposent chacune de leur budget, de leur bâtiment, de leurs voitures de fonction…Un peu de rationalisation des deniers publics ne serait pas un luxe. Les MRE ne demandent pas qu’on dépense des centaines de millions de dirhams pour eux. Ils souhaitent tout simplement qu’on les considère comme des citoyens à part entière et qu’on règle des problèmes qui ont souvent besoin de bon sens plus que de dirhams.

Mohamed Ezzouak Yabiladi.com

Maroc. Corruption ou Délation ?

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Nous apprenons la morale à l’école, celle de ne pas voler, de ne pas tromper, de ne pas mentir, tout cela pour le bien collectif, de la nation le plus souvent, mais les mêmes maîtres nous ont aussi parfois grondés, quand l’un des élèves mouchardait. Paradoxe de l’éducation. Mais pour rappel, la délation reste le moyen de base de tous les systèmes de sécurisation, que ce soit celui de la police, de la justice par des témoignages attendus, bref, une certaine vérité qui sort difficilement des consciences, même si cela est pour le bien de tous. 

delation.jpgLe web permettra-t-il d’arrêter la corruption au Maroc ? Du moins serait-ce un outil potentiel, ou permettant d’apeurer les consciences de ceux qui, au quotidien, profitent des faiblesses des systèmes. www.stopcorruption.ma existe désormais. Toutefois l’objectif de l’anonymat et ainsi la limitation des poursuites effectives ne devraient pas fouetter un chat rapidement ; tout au moins faire réfléchir certains à l’éventualité de se retrouver un jour dans des dossiers, même invisibles.

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Le temps nous dira si ce nouveau service de communication aura le même succès récolté dernièrement par un autre du même genre, qui fait un buzz mondial actuellement, sous le nom de Wikileaks

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Philippe DELESALLE

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http://www.yabiladi.com/articles/details/3800/maroc-contre-corruption-pourra-t-il-etre.html

Pour votre info :le Centre d’Assistance Juridique Anti-Corruption
Mis en place par Transparency Maroc
a cette adresse
Résidence Kays, Rue Oum Errabia, Immeuble D, 3ème étage, Appt 14, Agdal, Rabat-Maroc
Tel : 080 100 76 76 (appel à tarif réduit)

Maroc : Contre la corruption, le web pourra-t-il être efficace ?

Un portail destiné à lutter contre la corruption vient de voir le jour au Maroc. Stopcorruption.ma est un site destiné à dénoncer les actes et tentatives de corruption. Un pas en avant dans la lutte contre la corruption mais sera-t-il vraiment décisif ? Une première au Maroc. Un portail de dénonciation de la corruption vient d’être lancé. La cérémonie de mise en ligne a eu lieu ce lundi 29 novembre à Casablanca. Objectif : permettre à toute personne témoin d’actes, pratiques et tentatives de corruption de pouvoir les dénoncer dans l’anonymat. Une initiative qui, selon l’Instance Centrale de Prévention de la Corruption (ICPC) illustre l’approche participative adoptée et visant à mobiliser toutes les énergies et à canaliser les efforts des différents acteurs concernés pour renforcer la prévention de la corruption. En se connectant on peut anonymement dénoncer des actes de corruption, dans le cadre notamment de marchés publics. 

Le site comporte plusieurs grandes rubriques permettant à l’internaute de mieux connaitre les différents actes de corruption et la réglementation en vigueur. De plus, une partie est destinée à la dénonciation de pratiques de corruption. Dans cette partie, l’internaute peut dénoncer les cas ou tentatives de corruption dont il est témoin tout en gardant son anonymat. Pour ajouter des compléments d’informations ou voir la suite accordée à sa « dénonciation », il lui est possible de créer une boite aux lettres. Les dénonciations sont ensuite étudiées par l’ICPC pour connaître ou non une suite. 

Dénoncer… et après ? Des expériences similaires sont pratiquées dans plusieurs pays, dont l’Allemagne, l’Indonésie et le Kenya. Et il semble qu’elles y sont plutôt réussies. Attendons de voir ce qu’il en sera pour le Maroc. 

Mais d’ores et déjà, on est tenté de dire que même si ce site web peut contribuer à dénoncer les actes de corruption, sa portée risque d’être limitée, si l’initiative n’est pas accompagnée par d’autres mesures pour lui donner tout son sens. A ce niveau, il faut souligner que certaines ONG qui font de la lutte contre la corruption leur cheval de bataille reconnaissent ne pas être au courant de l’existence de ce portail. C’est dire qu’une campagne de promotion doit entourer le portail pour lui éviter de sombrer dans l’anonymat.  Ce portail pourrait connaître un succès auprès du monde des affaires (sa principale cible), mais difficilement au-delà. En attendant, les interrogations se soulèvent : les informations fournies par l’internaute peuvent-elles réellement permettre de dire ou pas si les actes dénoncés relèvent de la corruption ? Les membres de l’ICPC auront-ils suffisamment de preuves pour se prononcer avec assurance? Les premiers dossiers qui seront révélés nous en diront un peu plus. 

Oumar Baldé Yabiladi.com

Les célibataires français font leur marché entre les dunes du Maroc

Prenez deux approches différentes ; voyez quel  nouveau concept vous pouvez en tirer ; vous trouverez ainsi que randonnée en 4×4 et célibataires se marient très bien ensemble. En l’occurrence, le mariage ne serait que la finalité recherchée par les organisateurs du “Dating du désert” dont il est question ici, afin de labelliser prochainement leur produit devant les maires et devant les curés. 

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L’invitation à danser, à partager une toile de cinéma un soir, ou boire un petit café à une terrasse, semble désormais confinée à l’approche de papa des années 50, voire émaner d’une autre planète éventuellement, s’il faut passer par cela pour trouver chaussure à son pied. Quoiqu’en alliant l’intérêt commun d’appuyer son pied sur l’accélérateur à tour de rôle, cela peut effectivement rassembler les pieds, ensuite les jambes. Bref une histoire de pieds et plus, si entente. 

Certainement plus intéressant et motivant qu’une banale inscription dans une agence matrimoniale. Gageons aussi que, s’ils ne trouvent pas l’âme sœur, ils tomberont au moins amoureux des belles régions marocaines qu’ils traverseront, et qu’en revenant seuls ensuite, les unes trouveront un jour leur prince charmant des sables arrivant sur son dromadaire blanc, les autres la belle houri aux grands yeux noirs envoûtants…

Philippe DELESALLE

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http://www.tourmagmaroc.com/20101123205/news/evenements/1er-desert-dating-le-sud-marocain-nouvel-eldorado-pour-celibataires-205.html

1er Désert Dating : le Sud Marocain, nouvel eldorado pour les célibataires français ?  

Après les seniors, les comités d’entreprises, les congrès professionnels et autres évènements sportifs, une nouvelle niche pose le pied dans les dunes du Royaume : les célibataires !  Stéphane Morgant, petit prince des dunes pour les célibataires ? 


C’est à une grande première qu’il va être donné d’assister ce samedi, avec le départ du Désert Dating, premier rallye 4X4 exclusivement réservé aux célibataires. Cette épreuve, alliant conduite et jeux d’aventure, va réunir des femmes et des hommes célibataires. On l’aura compris, le but du jeu étant de leur permettre de vivre ensemble une semaine durant, de partager galères et émotions… et plus, si affinités.De prime abord, on pourrait penser qu’il ne s’agit là que d’une adaptation du concept de « speed dating », (traduisez « rencontres rapides »), cette méthode de connaissances amoureuses très en vogue en milieu urbain. Erreur ! Car là, à l’évidence, on saura donner du temps au temps tout au long du périple dans le sud du pays. On pourrait même parler de « slow dating ».

Quoi qu’il en soit, les deux pères du projet ont su trouver une formule inédite pour suggérer à des touristes qu’ils pourraient bien trouver l’âme sœur au détour d’une oasis ou derrière une dune. Stéphane Morgant et Joël Aubertel ne sont pas des inconnus ici. Leur seule signature est ainsi un gage de sérieux et de qualité. Cela fait longtemps que ces deux Français installés au Maroc ont fait leurs preuves à travers les plus prestigieux raids ou les plus célèbres courses d’endurance. Leur seule signature est ainsi un gage de sérieux et de qualité pour le premier contingent de 20 hommes et 20 femmes qui s’élanceront donc dans trois jours au volant de Land Cruiser.Le parcours concocté à partir de Marrakech sillonnera le Haut-Atlas, passera par Ouarzazate, la vallée du Drâa, M’Hamid aux portes du désert, et Foum Zguid avant de remonter vers Marrakech.

Les participants seront logés en hôtels 4 étoiles, en bivouac de luxe et les repas seront tous assurés par l’organisation. Le périple se veut ouvert à tous et aucune qualification n’est requise. La seule condition étant bien évidemment d’être célibataire!

Tout au long du parcours, des jeux imaginés dans l’esprit de ceux proposés au cours d’émissions de TV (on pense à Ko Lantha, Pékin Express et autres Carte au Trésor) seront proposés aux célibataires. Des épreuves destinées l’on s’en doute, à renforcer la cohésion de groupe, la convivialité, mais aussi à mettre en évidence la pertinence intellectuelle comme les qualités physiques ou humaines de chaque candidat(e). Pour être tout à fait complet, on signalera qu’une action caritative sera menée durant le rallye. Les indices découverts au fil des jeux seront en effet transformés en dons au profit d’une association caritative.

La couverture médiatique s’annonce exceptionnelle

Cette donation sera d’ailleurs remise en mains propres par les participants au responsable de l’association lors de la soirée de clôture. Bien sûr, pour tous ces célibataires, aucune garantie de trouver l’âme sœur n’est donnée par Stéphane Morgant ou Joël Aubertel !
Ce qui est sûr par contre c’est que tous bénéficieront du privilège de découvrir un Maroc nature et authentique, un pays riche de sa diversité ethnique et culturelle, des régions accueillantes.Pour Stéphane Morgant, cette première édition ne va faire qu’ouvrir la voie. D’ailleurs 40 autres célibataires sont d’ores et déjà inscrits pour un Désert Dating qui se déroulera du 27 décembre au 3 janvier.Un spécial « Fêtes de fin d’année »… Et, originalité oblige, la couverture médiatique s’annonce exceptionnelle avec la présence de nombreux médias et des caméras de télévision.

« Et puis, vous savez, ce qu’il faut surtout retenir, c’est qu’il y a plus de 16 millions de célibataires rien qu’en France. Et ce marché est porteur. Il avait simplement besoin d’innovation… » confie Stéphane Morgant. Ainsi dans quelques années, au gré des conversations de bureau et des incontournables confidences entre secrétaires, il ne faudra pas s’étonner si, à la sempiternelle question : « Et toi, ton mari, tu l’as connu où? » , on entendra : « Mais dans le désert marocain ma chérie! ». Le vénérable rabbin Yaacov Deyo, qui au début des années 90 fût à l’origine, dit-on, du speed dating, n’en reviendrait certainement pas… 

De Casablanca pour TourMagMaroc.com -  Jean BEVERAGGI

Français du Maroc ou E R M

fr-maroc.jpg Les gens connaissent davantage le terme de MRE qui englobe les Marocains résidant à l’étranger que le terme ERM, étrangers résidant au Maroc. Si en parlant des MRE beaucoup confondent pour des intentions économiques ou autres les expatriés du Maroc à l’étranger, cela englobe aussi de nombreux originaires du Maroc qui ont la nationalité européenne désormais par la naissance du sol ou possibilités diverses administratives avec le temps. 

Il en est donc de même pour les ERM de nombreux pays, et pour ce qui nous intéresse, au Maroc. En ce pays chacun voit ces étrangers selon son prisme, mélangeant le touriste de passage, le résident temporaire qui passe l’hiver au soleil, le résident fixe officiel avec sa carte, les retraités qui arrivent en masse et ceux qui cherchent à s’implanter professionnellement. Mais il existe aussi de nombreux Européens et Français qui sont nés au Maroc, qui ne l’ont jamais quitté, comme ceux qui, l’ayant quitté après l’indépendance, y sont revenus depuis et reviennent encore maintenant. 

Faut-il ou faudra-t-il déjà ajouter prochainement les charters d’Européens qui proposeront le billet aller simple pour les plus nombreux qui désirent après la retraite s’implanter ailleurs ? 18% des Français songeraient, et se renseignent de plus en plus, à organiser leur retraite prochaine à l’étranger, principalement au Maroc, en Tunisie, voire dans les Dom-Tom, autre approche pour ces territoires qui restent Français et réservés à quelques niches sociales, les prix étant plus élevés de 30% qu’en métropole, et zone très limitée géographiquement. 

Le paysage social de ces Français et Européens divers qui arrivent au Maroc depuis quelques décennies a bien changé. Les aventuriers du départ, explorateurs et découvreurs de l’orientalisme ont laissé place doucement dans les années 70 aux premiers indépendants qui se positionnaient de manière isolée, certains dans de vieilles demeures nommées Riads. Ils furent vite suivis par quelques plus nantis qu’eux qui visèrent le Maroc comme une terre de résidence secondaire, charmés surtout par l’appel de Marrakech. Le tourisme devenu de masse et l’immobilier amenèrent plus d’hommes d’affaires, une époque rapide, parfois trop éventuellement, et nous voilà maintenant à l’ère nouvelle de l’expatriation mondialisée qui va charrier de plus en plus nos semblables d’un pays à l’autre, chacun ayant à la base ses propres raisons, ses propres choix, ses propres avantages et intérêts de se trouver là ou ailleurs, là-bas ou ici, chez eux. Gageons que tous ces MRE et ERM participent sans le savoir à une meilleure ouverture entre les peuples, parfois plus rapide que des volontés politiques. L’économie rapide et mouvante en notre époque serait-elle la base de tout cela…? Europe et Maroc, la suite est entre vos mains… 

Philippe DELESALLE

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Post-scriptum : Français du Maroc  

On en parle peu ou mal car, en définitive, on les connaît peu ou mal. Et puis il est vrai que ces termes «Français du Maroc» recouvrent tellement de réalités différentes, qu’il est difficile de l’évoquer en termes généraux et que l’on pourrait parler des «diverses composantes d’une communauté française au Maroc».

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Par : Ahmed GHAYET 

Il y a les touristes certes, il y a ceux qui font l’objet de nombreux reportages à la télévision française actuellement, ces fameux retraités qui ont choisi de passer cette période de leur vie au Maroc, il y a les entrepreneurs,  chefs d’entreprises, «patrons» (modestes ou plus gros) qui viennent investir et s’investir ici… et il y a cette population française –hommes, femmes et enfants- vivant au Maroc depuis tant et tant de générations ou plus nouvellement installés, et qui composent le grand nombre de cette communauté.  Nés ici ou venus plus tardivement, ils ont choisi de vivre au Maroc et aiment profondément ce pays, d’ailleurs ceux dont la famille vit ici depuis plusieurs générations disent «notre pays» en parlant du Maroc et il est vrai qu’ils sont de véritables «Marocains de cœur». Ils sont une composante de notre population tout comme la communauté marocaine de France en est une là-bas, et ils représentent un maillon essentiel des liens qui unissent les deux pays.

Je voudrais, par un exemple, essayer de mieux décrire cette communauté : je veux parler des quelque 3000 Français installés à Mohammedia, dont l’AFM (Association des Français de Mohammedia) organisait vendredi et samedi le «Marché de Noël». Ces «chrétiens en terre d’Islam» vivent leur religion –ou leur « culture issue de cette religion » de façon tranquille, discrète, sans ostentation et sans prosélytisme et dans un grand respect des Musulmans, ainsi ce marché de Noël est avant tout l’occasion de rencontre, de partage, de fête en commun mais aussi de solidarité. Artisans français et marocains exposent leurs réalisations lors de ce petit marché et les proposent à la vente à des prix très abordables, et au cœur du dispositif est installé un stand tout entier consacré à l’entraide à apporter aux habitants de douar Ouled H’mimoun, victimes des inondations. Ce douar situé à l’entrée de Mohammedia a beaucoup souffert des dernières pluies et ses habitants ont besoin de denrées alimentaires, de couvertures, de vêtements chauds…

Ce qui m’a frappé depuis que je connais cette association et les «ressortissants français» de Mohammedia est leur implication dans la vie culturelle, sociale, économique de la ville, leur relation de coopération cordiale et constructive avec le gouverneur et les autorités, leur partenariat avec le tissu associatif.  Loin de vivre en vase clos, la communauté française au Maroc s’implique et participe, est -ce cela que l’on appelle «l’intégration», en tout cas cela se pratique harmonieusement et au quotidien… Une bien belle image m’a marqué lors de ce marché de Noël, ce sont tous ces enfants bruns ou blonds parlant français OU arabe, français ET arabe …et qui se tournaient régulièrement vers leur papa Daniel et leur maman Sylvie,  vers papa Hassan et maman Souad, ou pour d’autres vers papa Mehdi et maman Catherine  ou d’autres encore vers papa Nicolas et maman Khadija… Une bien belle diversité, image réelle de notre pays aujourd’hui. Faisons l’effort de sortir des «clichés» pour mieux vivre ensemble. 

Résident Français à l’étranger : FRE administratif ou expatrié privé…

Le Maroc s’intéresse de plus en plus aux MRE ; 

la France “administrative” aussi n’oublie pas ses FRE. 

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Ambassades et consulats ont un rôle et des apports dans divers pays envers leurs expatriés, mais de nombreuses autres organisations aussi. Un sujet qui d’ailleurs devrait être plus ouvert, beaucoup de Français expatriés ne sont pas souvent en contact avec leurs administrations à l’étranger, à moins que ce ne soit le contraire, au vu de certains manques sur les vrais intérêts non entendus que soulève la communauté à l’étranger.  

A l’heure de la communication rapide Internet l’on ne peut pas dire, par expérience, que les Ambassades excellent dans cette pratique envers leurs compatriotes, notamment quand ces derniers se retrouvent dans des situations délicates hors de chez eux. La partie nationale administrative ne se mélange pas avec la partie privée lorsqu’une problématique surgit hors de chez soi, et le ressortissant Français se sent parfois apatride et abandonné… Faut-il vraiment des organisations privées, des clubs, des associations qui regroupent les expatriés afin qu’ensemble et localement les gens puissent se défendre contre certains abus subis selon le pays ou pour avoir des renseignements qui, par diplomatie, ne sortent pas des guichets mais des expériences de chacun ? Les mésaventures survenues dans divers secteurs, comme l’arnaque, l’immobilier ou le foncier, qui rassemblent de nombreux dossiers dans les palais de justice entre expatriés et locaux, sans parler des entrepreneurs ni des spoliations parfois, restent malheureusement sans aucune réaction de la part des organismes officiels, une fin de non-recevoir.  

Qui s’occupe du privé vraiment lorsqu’il s’agit des expatriés Français ? A quand une Fondation de l’Etat français qui accueillera les siens quand ils reviennent au pays tout le long des autoroutes, comme pour les MRE ? A quand un Ministre des FRE pour défendre les intérêts privés hors des frontières ? Par les temps qui arrivent, qui propose de Paris des solutions aux milliers de Français qui désirent quitter l’Hexagone, ne trouvant plus leurs attentes personnelles dans leur propre pays ? 

En attendant, les expatriés, pour ne pas dire les exilés volontaires désormais, peuvent tenter de répondre sur ce plan à cette dernière enquête sur le site de la MFE… aux questions qui ne sont toujours que de l’ordre administratif pour l’administratif donc, et non dans le sens de l’écoute de chacun pour améliorer ce dernier point, privé mais humain, soulevé ce jour.

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http://www.ambafrance-by.org/spip.php?article2148 

Français résidant à l’étranger : Enquête Expatriation 2010

L’enquête Expatriation 2010 est en ligne sur le site de la Maison des Français de l’étranger.Le ministère des Affaires étrangères et européennes souhaite connaître les attentes des ressortissants français résidant à l’étranger ainsi que des Français qui ont un projet d’expatriation, afin de mieux répondre à leurs besoins.Pour mener cette enquête, un questionnaire est mis en ligne jusqu’au 25 septembre 2010 sur le site Internet de la Maison des Français de l’Etranger.

http://mfe.org/index.php/Actualites/ENQUETE/Expatries-et-futurs-expatries-EXPRIMEZ-VOUS 

ENQUETE05/08/10 | Expatriés et futurs expatriés, EXPRIMEZ-VOUS!La MFE souhaite connaître les attentes des ressortissants français résidant à l’étranger ainsi que des Français qui ont un projet d’expatriation, afin de mieux répondre à leurs besoins.
Aidez-nous en répondant à notre enquête.
 

http://www.mfe.org/index.php/enquete/Formulaire-d-enquete

Pour mener cette enquête, ce questionnaire est mis en ligne du 25 juin jusqu’au 25 septembre 2010. Nous remercions nos compatriotes expatriés ou candidats au départ pour leur collaboration et les quelques minutes qu’ils consacreront à ce questionnaire. Les résultats de l’étude seront présentés en fin d’année.