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Archive pour août  

2 dhs le jour 3 dhs le soir. Un stationnement enfin précisé à Agadir.

2parking-panneau.jpgDepuis le temps il était temps, bien qu’avec le temps les choses ne durent pas toujours dans le temps. Tant et si bien qu’avec le temps, les discussions temporelles quotidiennes avec les gardiens de parking, ou gardiens des rues qui passent le temps tandis que le nôtre est très rempli, la municipalité d’Agadir a enfin tranché dans le temps, non pas sur le temps de stationnement mais sur le prix.

2parking-panneau.jpgPrix du temps arrêté pendant les vacances, en souhaitant que l’inflation sur le temps ou la spéculation sur le temps ne soient reconsidérées par chaque gardien prochainement selon le temps…

2parking-panneau.jpgLes panneaux marqués d’un grand P à l’entrée des zones de parking, quand ils existent, viennent de se voir attribuer en calligraphie arabe ou européenne le nouveau tarif, ou plutôt le tarif. Un ticket assure l’ensemble et même un service après-vente pour les réclamations…

2parking-panneau.jpgUn exemple à suivre pour d’autres villes, une volonté à maintenir par tous pour ne plus se faire arnaquer, dans le temps…

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Agadir/Stationnement : Fini le racket des gardiens !

La ville d’Agadir vient de prendre une mesure contres les abus causés par les gardiens de voitures.

En effet, le conseil de la ville a rendu publics les prix de stationnement, fixés à 2 DH le jour et à 3 DH le soir. De plus, un panneau, indiquant les tarifs, est installé dans chaque aire de stationnement. En cas de litige avec les responsables de parking, un numéro de téléphone, fonctionnant 24h/24, est mis à la disposition des clients. Par ailleurs, afin d’éviter les trafics, des tickets unifiés ont été remis aux gardiens. Pour rappel, certains préposés aux parkings, parfois sans aucun lien contractuel avec le conseil de ville, exigeaient parfois jusqu’à 10 DH pour le stationnement.

L’Economiste - Vendredi 6 août - 

L’immobilier ne soutiendrait plus l’image ni le rang du Maroc ! Une histoire d’oiseaux chers qui se font rares…

Humour, quoique… Qui en doutait encore depuis la crise de la fin 2008 qui, elle aussi, ne devait jamais atteindre les côtes du pays ? Les analystes et gens sérieux n’avaient-ils pas annoncé la situation bien avant par leurs vols réguliers au-dessus d’un nid de coucous ?

oiseaux_.jpg

Les mouettes en bord de mer ne voient plus arriver les pigeons commes lors des années précédentes, mais plutôt des cigognes qui viennent passer l’hiver seulement, et qui préfèrent garder leur nid le reste du temps en Europe, ou trouver nid en location pour l’instant, dans l’attente de la baisse des prix ou du retour de la raison chez les corbeaux.

Les secteurs chers, sans jeu de mots, quoique, comme le tourisme et l’immobilier, s’ils ont été deux vecteurs importants pour le développement du pays, soulèveront désormais la notion de la rançon du succès attendu, qui se paiera encore très cher et qui réclamerait plus des blanches colombes, symbole plus judicieux pour la suite de tous…

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Chère, chère la destination Maroc !

vie-chere.jpg

La cherté de l’immobilier est attribuable, ente autres, aux marges bénéficiaires exorbitantes. Le Maroc se voit attribuer la 65e place parmi 111 destinations dans le monde pour les expatriés.Les rapports internationaux se succèdent et, malheureusement, se ressemblent  pour le Maroc.

Encore une fois notre pays revendique un rang des plus inquiétants. Selon un récent rapport international, il s’est vu attribuer la 65e place  parmi 111 destinations dans le monde pour les expatriés, classées selon le coût et la qualité de la vie. Il en ressort ainsi que notre pays reste plus cher comparativement à d’autres destinations concurrentes comme la Tunisie (83e), l’Egypte (80e) et la Libye (70e).

Il est, par contre, moins cher par rapport à la Turquie (50e), le Qatar (41e ), le Koweït (55e) et le Bahreïn (62e), rapporte le portail d’information africanmanager.com

Le rapport est établi sur la base des prix de l’immobilier touristique et les services quotidiens y afférant comme le transport, l’eau, l’électricité… sans oublier,  bien sûr, les biens de consommation. Il faut dire aussi que la hausse des prix enregistrée sur le marché marocain tient en fait au rythme de croissance que connaît l’économie nationale, en lien principalement avec les grands chantiers lancés par le royaume.

Mais cette croissance ne devrait pas nous faire oublier que le coût de la vie dans un pays interroge ses avantages compétitifs. Et c’est là justement où le bât blesse.

Faisant recours aux nombreuses études et rapports internationaux, la destination Maroc demeure parmi les plus chères au monde. Chose surprenante du fait que la politique gouvernementale compte énormément sur les étrangers pour venir investir. Il faut savoir à ce titre que l’Etat débourse des milliards à travers ses compagnes  internationales de communication pour la promotion des investissements étrangers.

Il a également érigé l’industrie touristique en priorité, voulant qu’elle joue le rôle de locomotive de la croissance de l’économie. Raison de plus pour revoir à la baisse les prix des  biens et services, et de là les coûts de production. Pourtant, pour les expatriés,  s’approprier un logement ou même se rendre pour faire des courses ne semble plus être une bonne affaire.

Cette cherté de l’immobilier est attribuable, ente autres, on se souvient de l’étude de McKinsey, aux marges bénéficiaires exorbitantes récoltées par les promoteurs. Sur ce terrain, il y a  à boire et à manger pour l’Etat, si la volonté politique de réforme s’y met. Côté qualité de la vie, d’aucuns ne peuvent discuter les évolutions remarquables qui font aujourd’hui du Maroc l’une des destinations les plus attractives de par le monde. D’ailleurs, l’offre touristique Maroc présente des produits qui la démarquent des autres. Les étrangers ont droit à tous les biens et services auxquels ils sont habitués dans leurs pays d’origine. S’offrir le luxe a pourtant un prix.

Où partent-ils en vacances, les Marocains ? Dans les pays moins chers, eux aussi…

Les Européens arrivent dans les pays low cost, les Marocains font de même quand ils désirent partir en vacances à l’étranger.

Ce n’est pas d’aujourd’hui que la destination Turquie attire les étrangers, que ce soit via l’immobilier ou le tourisme. Chacun semble donc bien attiré par le rapport qualité/prix dans ses attentes, qu’importe son pays d’origine.

turquie.jpg

Les Marocains, comme les Européens, recherchent les destinations low cost et veulent aussi en avoir pour leur argent par rapport à ce qui se passe chez eux. Les acteurs du tourisme au Maroc attirent les étrangers depuis des années, sans se soucier vraiment des nationaux pendant leurs périodes libres. Cependant, comme avec le temps les prix deviennent moins abordables sur place, ces derniers eux aussi recherchent ailleurs, afin d’en avoir plus. Les Européens savent déjà depuis longtemps qu’une semaine ou un mois de vacances en France ou en Europe leur coûtent bien plus cher qu’ailleurs sous d’autres contrées économiques.

A terme, seuls les habitants les plus riches visiteront encore leur propre pays…

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Vacances

Turquie, la tendance de l’été 2010

Espagne, Egypte, Turquie, Singapour et enfin Dakhla en tête des cinq destinations favorites.

La période estivale bat son plein. Les Marocains cherchent les meilleures offres pour répondre à leur désir de voyage et de découverte. Les offres sont diverses et les prix globalement accessibles.

L’Espagne, la Turquie, l’Egypte, Singapour, et l’Omra sont les destinations les plus demandées par les Marocains cet été. Elles figurent en tête de liste des produits proposés par les voyagistes. Mais la Turquie occupe la première position.
Qui n’a pas suivi avec intérêt les feuilletons et les séries turques? Qui n’a pas été séduit par les beaux paysages turcs ?
Qui n’a pas rêvé de passer un séjour au pays de Mouhanad et Nour ?


En tout cas, les marocains ont succombé à son charme. Leur engouement pour le pays de la Porte sublime n’est pas une légende. Un tour d’horizon auprès des agences de voyages et le constat est vite fait: la Turquie est la destination privilégiée des marocains, que ce soit en groupes ou en voyage individuel. “Ce pays se trouve en tête de liste des destinations les plus cotées. Il doit cette réussite, notamment, aux feuilletons diffusés à flot sur les chaînes marocaines et arabes. Une promotion bien réussie”, souligne Fouad, agent commercial au sein d’une agence de voyages.
“Ce n’est pas par hasard que le prix a grimpé : il est passé de 7000 DH au mois de mai à 11.000 DH, voire 12.000 DH en juillet,” note notre interlocuteur. Et de préciser que : «la Turquie est devenue une tendance. Les clients préfèrent partir en groupe, parce que c’est moins cher. L’absence de visa encourage, encore, les ménages à choisir cette destination». Parmi les autres destinations que ce commercial énumère, il y a la France et l’Espagne. «L’Espagne est toujours parmi les 5 cibles les plus prisées par les clients, en raison de sa proximité avec le Maroc, de son climat et de son coût. Ce pays voisin accueille le plus important nombre de touristes marocains», souligne-t-il. Même constat chez Saïd, chargé des relations clients auprès d’une autre agence de voyages. «La Turquie est en tête des destinations pour cet été 2010. Elle cartonne en raison de la non-exigence du visa et de son prix promotionnel», a-t-il prononcé. Ce dernier précise également que le fait de passer les vacances à l’étranger n’est plus seulement l’apanage des personnes aisées. L’arrivée des moyens de transport low-cost, des packages et des offres économiques des agences de voyages encourage de plus en plus les ménages à opter pour des destinations étrangères. Pour étayer davantage son propos, il argue que “Les agences de voyages ont diversifié leurs offres pour stimuler les clients.Les compagnies aériennes, à leur tour, proposent des tarifs aller-retour à des prix alléchants “. Selon ses propos, 80 % des clients préfèrent la Turquie, d’autres demandent l’Egypte qui reste une destination très abordable. “On peut trouver un séjour de 10 jours à 8000 DH” affirme Saïd.
Ce même voyagiste parle aussi d’une catégorie de voyageurs de luxe qui choisissent certaines contrées asiatiques pour leurs vacances : “Ceux qui ont les moyens, les très riches en particulier, demandent des destinations lointaines comme la Malaisie, Singapour, la Thaïlande ou encore les îles Bahamas. Les prix sont fixés à 14.000 DH pour plus de 10 jours. Il note, par ailleurs, que les tarifs de groupe sont très demandés par les jeunes couples.

Les promotions sont diverses et les prix sont encourageants. Les voyagistes nationaux n’épargnent aucun effort pour attirer les clients, tout en sachant que le mois d’août coïncide avec le mois de Ramadan. «L’activité est plutôt la même.
Il n’y a pas de grand changement entre l’année précédente et cette année», selon les affirmations de ce voyagiste. En revanche, il est clair que le mois de Ramadan impacte les plans des voyages. Les demandes sont quasi-inexistantes lors de la deuxième semaine d’août. N’empêche, les demandes sur la “Omra” sont conséquentes, estime notre interlocuteur.

«Morocco Destination»

Les destinations nationales qui ont la cote aussi cet été sont : Marrakech, Tanger, Tétouan, Essaouira, Dakhla, Agadir, etc. … Les jeunes et les étrangers préfèrent Dakhla, selon les dires des voyagistes. De manière générale, ils préfèrent partir en groupes. Cette nouvelle destination balnéaire attire tant les nationaux que les étrangers. Dakhla s’impose comme une destination privilégiée pour ceux qui pratiquent les sports nautiques, notamment le Windsurf et le kitesurf. Et ce de par le caractère exceptionnel de ses spots. En effet, chaque année, la ville reçoit les plus grands noms du windsurfers qui s’y déplacent pour se mesurer à ses vents et ses vagues. L’eau reste tout au long de l’année à une température très appréciable, avec un thermomètre de 25 °C. Les surfeurs viennent alors y passer les trois mois d’hiver. Par ailleurs, la pêche stimule les visiteurs. La ville est aussi connue par son Festival du Désert, l’un des meilleurs du Royaume. D’autres groupes demandent le circuit d’Errachidia, Errich, Merzouga, même s’il y fait très chaud.


Alors que certains marocains vont favoriser leurs vacances au Maroc, d’autres préfèrent, pour un prix équivalent, s’évader pour l’étranger. Puisque, en guise d’exemple, un voyage organisé de deux semaines en Egypte peut coûter moins cher qu’un séjour à Agadir ou à Marrakech.

Effet Papillon ou effet Autoroute d’Agadir sur le tourisme 2010 ?

 

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Voilà les chiffres de juillet… relatifs sachant qu’ils ne concernent qu’une part des professionnels dans une même ville. La fin août s’annoncera autre cette année, ne pas s’attendre à des miracles, le retour des MRE majoritaire dans le sens du Nord début du mois sera une des raisons certainement, point la seule à voir.

Cela soulève une fois de plus l’analyse sociologique d’un secteur, peut-être plus exactement celui des annonces de la presse ou des administrations professionnelles.

Que de monde le soir sur la nouvelle corniche d’Agadir, mais peu de monde aux dires de certains commerçants. Des façades parfois remplies selon les heures, plus pour rechercher l’ombre d’un parasol le jour, mais devant un simple café ou verre d’eau qui durent des heures. Une baie qui ne se nomme pas encore la Promenade des Anglais, rêve de luxe de l’image touristique du Maroc lancée au départ, souvenirs souvenirs… Les boutiques de service rapide, de sandwichs, de glaces ou de gaufres à bon marché remplaceront demain de nombreuses enseignes actuelles…

L’autoroute de tous les rêves sera plus réaliste en ce qui concernera le reste du développement de la région du Souss Massa Draa et le grand Sud pour demain, que le seul secteur touristique immédiat.

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Reprise touristique à Agadir

Un taux moyen d’occupation de plus de 78 %

Grâce à la nouvelle autoroute, le taux d’arrivées des touristes nationaux grimpe à 42 % en un mois.

On en parlait il y a quelques jours sur nos colonnes, il s’agit d’une véritable reprise de l’activité touristique dans la ville balnéaire d’Agadir. Reprise qui coïncide plus particulièrement avec l’ouverture, le 21 juin dernier, de l’autoroute menant vers Agadir à partir de Marrakech. Infrastructure qui lie aussi Agadir à Tanger, Larache, Kénitra, Rabat et Casablanca. En effet, Agadir qui était considéré par les habitants du nord et du centre comme lointaine se trouvant au sud du Maroc, est aujourd’hui une destination moins lointaine et plus proche. Non seulement pour les touristes nationaux mais également pour les étrangers qui souhaitent visiter plusieurs villes à la fois en exploitant la voie terrestre, ce qui est encouragé par l’infrastructure autoroutière.Ceci est très visible à la lecture des dernières statistiques relatives à l’évolution de l’activité touristique gadirie. En effet, si au cours du mois de juin on parlait d’une évolution de l’ordre de + 19,09% des arrivées et +16,48% des nuitées, ce chiffre a grimpé au cours du mois de juillet à +25,67% des arrivées et +22,09% des nuitées dans les établissements hôteliers classés.
En termes de l’évolution des touristes nationaux, Agadir a connu durant le mois de juin dernier une augmentation importante s’agissant des arrivées et des nuitées des touristes nationaux, respectivement de l’ordre de +14,66% et +4,76%. Au cours du mois de juillet, ce taux s’avère trois fois plus important étant donné qu’il a grimpé, tenez-vous bien, à +42,36% et +41,34%.De même, cette évolution a apporté également du changement au niveau des clients traditionnels d’Agadir. Ainsi, durant le mois de juin, la répartition des arrivées et des nuitées par principaux marchés a permis une augmentation au niveau des marchés britannique, respectivement de 92,57% et 74,83%, russe de 78,76% et 51,62%, polonais 26,07% et 24,64%, italien 21,54% et 22,47%, français 5,45% et 9,19% et allemand qui a enregistré 6,23% en arrivées.
En juillet dernier, la répartition des arrivées et des nuitées fait ressortir une nette augmentation au niveau des marchés russe, respectivement de +168,35% et +51,62%, britannique de 68,27% et 60,45%, français 16,83% et 12,73%, polonais 14,24% et 29%, italien 21,54% et 22,47%…

Même les touristes du pays voisin, l’Algérie, sont fascinés par les atouts touristiques de la ville d’Agadir. En effet, l’on note une augmentation des arrivées des touristes algériens de + 67,98% et de +73,44% en termes de nuitées. Et ce, même si ces touristes se rendent au Maroc uniquement par voie aérienne grâce à la connexion aérienne Casablanca-Alger.
Un autre indicateur qui met en avant la croissance fulgurante du tourisme de cette région en cette période, c’est aussi la montée du taux d’occupation moyen dans les hôtels classés de la ville avec plus de 78 %.

En effet, ce taux a enregistré durant le mois de juillet 2010 une augmentation de 18,24, soit +78,29% en 2010 par rapport à +66,21% en 2009. Durant le mois de juin, ce taux a été aux alentours de 13,66, soit 58,34% en 2010 par rapport à 51,33% en 2009.
Selon des données du Conseil régional du tourisme (CRT) d’Agadir, 62 établissements hôteliers de la catégorie 5, 4 et 3 étoiles de 1re catégorie, ayant une capacité de 23.321 lits, ont pu enregistrer un taux moyen d’occupation de 81 %.
Quatorze autres établissements hôteliers de la même catégorie, avec une capacité de 2082 lits, ont enregistré un taux moyen de 45%. Alors que des établissements hôteliers de 3 et une étoile, ainsi que des résidences de 3e catégorie, d’une capacité de 554 lits, ont enregistré un taux moyen pondéré de 19%.
Par ailleurs, espérons que cette reprise va continuer crescendo et qu’elle ne sera pas perturbée par l’effet Ramadan qui pointe. Période que craignent en général les opérateurs touristiques marocains.

Par Brahim Mokhliss | LE MATIN

Agences immobilières au Maroc ou des wagons trop attachés aux promoteurs…

Crise, oui encore elle. Elle est et restera encore un moment le dénominateur commun à la base de nombreux changements qui se confirment, pas seulement sur le plan de la mondialisation mais jusqu’en bas vers chacun et dans les diverses strates commerciales.

Si l’agence immobilière est un des éléments intermédiaires entre le produit et le client, la situation parfois déborderait, pas toujours par manque de clients mais aussi par un excès d’agences.

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Quand vous dites à un Marocain que vous êtes résident au Maroc, souvent sa première question est : “Vous avez un Riad ?” ! Prochainement ce sera : “Vous avez une agence immobilière” ?

En la matière le Maroc offre déjà une multitude d’agences plus ou moins officielles. Vous avez le “Samsar”, c’est un indépendant que l’on trouve dans tous les quartiers des villes. Il suffit de se renseigner dans une rue pour en trouver un ou via les serveurs des cafés qui les alimentent souvent par les demandes des clients. Une bonne approche pour celui qui désire seul trouver son bien ou sa location en un endroit précis, les agences cherchant plus souvent à placer leurs produits au lieu de chercher selon la demande du client. Ils ont parfois même un petit bureau de quelques m² dans les quartiers, et savent mieux que les agences officielles et au jour le jour les disponibilités de leur territoire.

Les agences officielles marocaines existent aussi mais n’apportent pas toujours le service attendu, du moins pour les étrangers et sans généraliser ; mais vous dérangeriez parfois la partie de carte virtuelle qui anime la journée des secrétaires et du directeur, une certaine ambiance de cyber-café…

Autre direction : les agences tenues par des Européens et autres étrangers qui, après avoir hésité entre l’orientation “Riad”, se sont lancés dans les “affaires”, ce qui signifie l’immobilier au Maroc. Une mode depuis quelques années chez les arrivants qui désirent travailler de manière indépendante au Maroc, pensant que le pays attendrait ces derniers. Nous ne comptons plus les agences au Maroc, bien qu’entre eux ils se scrutent désormais d’un mauvais oeil devant un gâteau qui lui ne grossit plus. Beaucoup qui ne se suffisent plus de leur part et se lancent même dans les travaux de rénovation, après avoir reçu à leur anniversaire une belle boîte à outils…

Vous avez aussi les agences diverses qui n’ont pas pignon sur rue et celles virtuelles qui regorgent de petites annonces gratuites. Dorénavant les clients désirent passer outre les intermédiaires qui ne s’activent pas dans le sens de leur demande. Dans une période de prix attractifs recherchés, le virtuel permet d’évincer les intermédiaires coûteux.

Cerise sur le gâteau qui rétrécit à vue d’oeil, comme on le dit au Maroc, il existe quelques “32 millions de samsars”, puisque chacun connaît des terrains et des biens à vendre ou à louer, chacun recherchant à un moment une commission au passage. Une des raisons pour lesquelles vous ne trouvez que très rarement des panneaux “A VENDRE” sur les façades des biens, ce qui complique encore la tâche des chercheurs indépendants, tout comme celle des services fiscaux…

Voilà, si vous voulez venir vous installer au Maroc vous aussi dans ce secteur, comme hier d’autres qui se sont découvert subitement des qualités professionnelles de “Riadier” sur le tard.

Sinon le Maroc attend de nombreux autres apports en matière de services, à découvrir, sous réserve de ne pas suivre une mode démodée, et des secteurs qui seraient plus bénéfiques pour un meilleur développement de tous. Faut-il se poser et découvrir un pays avec le temps, meilleur ami et conseilleur.

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Forte baisse des ventes immobilières et concurrence

Immobilier au Maroc - Marrakech, et la crise…


Ce que certains qualifient de tsunami financier continue à avoir des répercussions dans tous les secteurs d’activité au Maroc notamment à Marrakech.

A Marrakech l’immobilier surtout le segment du haut de gamme a connu des moments de léthargie dans les ventes. Mais qu’en est-il des métiers qui tournent autour du secteur de l’immobilier. L’essor de l’immobilier a créé des milliers d’emplois au Maroc dont l’avenir est conditionné à celui du secteur.

C’est le cas des agences immobilières au Maroc qui se sont multipliées dans la ville rouge ces dernières années. En effet la bonne marche du métier d’agent immobilier à Marrakech est liée à celui du secteur. Et en parlant de crise on pense le plus souvent aux promoteurs et pourtant il y a d’autres professions complémentaires qui gravitent autour du secteur de l’immobilier. Les professions de courtiers, de notaires mais aussi d’agents immobiliers qui entrent dans ce qu’on pourrait appeler la chaîne de commercialisation immobilière. Car le produit fini est le fruit d’un long processus, tel un travail à la chaîne qui nécessite l’intervention de beaucoup de corps de métiers.

Toutefois les agences immobilières constituent des relais entre l’acheteur et le promoteur.Mais comment font-ils avec la crise ?

Certes l’agent immobilier joue un rôle important dans le processus de vente. Ils interviennent en amont et en aval du processus de vente. Avant les transactions ils donnent à l’acquéreur des conseils juridiques, financiers et fiscaux. Et après la transaction il peut s’occuper de la gestion locative du bien pour le rentabiliser.

Toutefois la baisse des transactions immobilières à Marrakech s’est répercutée sur le chiffre d’affaires des agences immobilières et la concurrence est devenue accrue dans le milieu. Car beaucoup d’agences immobilières à Marrakech avaient pour clientèle le haut standing. C’est plus avantageux pour elles puisque leurs commissions dépendent du prix de vente. Et la crise immobilière à Marrakech se fait surtout sentir dans le haut de gamme qui a connu une nette baisse des ventes et une réduction des prix allant 15 à 20 % en fin décembre. Alors pour sortir de cette crise certaines agences ont adopté une stratégie d’élargissement de leur clientèle.

Au lieu de se focaliser sur le neuf où les ventes sont en léthargie, certaines agences préfèrent élargir leur l’offre en y incluant les produits du segment du moyen et économique. Car même si les commissions sont moins importantes, la fréquence d’achat permet de rattraper le manque à gagner. De ce fait les agences commencent à s’intéresser aux produits de seconde main et au locatif. Cependant la crise a eu un effet positif pour les agences immobilières.

La crise pousse les clients vers les professionnels du métier. Car malgré les apparences l’intervention de l’agent immobilier dans les transactions immobilières est très faible au Maroc. Car seulement 5 % des transactions passent par les agences immobilières au Maroc contre 55 % en France et 80 % aux Etats-Unis. Mais cette situation de crise rend les clients plus vigilants et ils font plus recours à un agent immobilier pour être sûr de faire un bon investissement affirme un agent immobilier à Marrakech.

Selon des professionnels du milieu l’effet positif de la crise immobilière à Marrakech c’est qu’elle a entraîné la professionnalisation du marché. Et l’intérêt des clients a grandi pour les agences immobilières. Il y a eu certes une baisse des transactions mais les agences ont noté une hausse des demandes d’achats.

Petit tour de table au Maroc de l’immobilier de l’été 2010. Ciel bleu, mais morose.

A l’heure où les agences immobilières voient beaucoup de monde défiler devant leurs vitrines quand pointe le zénith, certains recherchent l’ombre de ces agences. Beaucoup se renseignent mais ne reprennent plus contact. Le doux bruit de la Fermeture Eclair d’un sac ou d’une pochette qui fait sortir le carnet de chèques ne s’entend plus souvent. La prudence reste au locatif, une manière plus sage pour beaucoup de prendre la vraie température avec plus de sagesse. Même les MRE, nouveau vecteur du film “Immobilier II le retour”, ne rentrent plus dans les salles du cinéma de papa, comme s’ils connaissaient déjà l’histoire et surtout sa fin.

A quand la période des soldes ou la semaine du blanc dans l’immobilier ?

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Transactions rares, locations qui explosent, Marocains de l’étranger invisibles…Voilà, à quelques nuances près, le bilan dressé par les promoteurs et agences immobiliers des grandes villes du Royaume.

À Tanger, le pionnier de la promotion immobilière, Abdelhay Sbai (Sbai Immobilier), indique que «le nombre d’autorisations de construire est au plus bas. Les promoteurs ne parviennent même pas à écouler leurs programmes. La demande locale est présente dans l’immobilier économique, mais le segment du haut standing est fortement affecté». L’arrivée des Marocains de l’étranger, résidant principalement en Espagne et en Belgique, n’a pas contribué à l’animation du marché. «Les Marocains d’Espagne sont là mais n’achètent rien, du fait de la crise. Nous assistons même à l’annulation de contrats de réservation», déplore M. Sbai.
A Rabat, c’est aussi le calme plat. Les MRE désertent les agences. «Nous voyons passer plus d’étrangers que de MRE et espérons qu’ils seront plus nombreux en août avec l’avènement de Ramadan», indique Adil Rahmoun, le directeur général de l’agence immobilière Immo Clair Service. Il précise que l’offre «intéresse davantage les étrangers installés ici depuis quelques années et qui envisagent d’acheter plutôt que de continuer à payer un loyer».Bien que les prix se soient stabilisés, les particuliers misent davantage sur la location. La demande est très forte, même dans le haut standing. A titre d’exemple, une villa de 2 000 m2 avec piscine se loue autour de 50 000 DH par mois. Sans piscine, la location d’une villa dans le Souissi est d’environ 30 000 DH.

Le marché de l’ancien, une solution qui peut s’avérer payante

Pour Agadir, Samir Oubelaid de l’agence Century 21 est formel sur le rythme des transactions. «La situation est presque pire que l’été dernier. Il y a beaucoup de visites mais ce sont surtout des curieux qui testent la nouvelle autoroute et je n’ai encore vu aucun de mes contacts rencontrés lors du Salon marocain de l’immobilier de Paris», explique-t-il. M. Oubelaid considère que les prix restent encore trop élevés et qu’il va falloir encore une ou deux années avant que le marché reprenne. A l’en croire, «même les clients aisés ne veulent pas investir à la marina et préfèrent aller vers Hay Mohammadi où le mètre carré est à 9 000 DH». Dans la capitale du Souss, les potentiels acquéreurs se rabattent également sur le locatif, en attendant d’y voir plus clair. «Nous n’arrivons plus à satisfaire toute la demande», commente Samir Oubelaid qui fait contre mauvaise fortune bon cœur.

Idem à Casablanca, où «les ventes sont rares». «Nous pensions que les chiffres, en légère hausse, publiés sur les transferts de MRE, conduiraient à susciter l’intérêt du secteur de la pierre de cette clientèle, or, il n’en est rien», constate William Simoncelli, DG de l’agence Carré Immobilier. «Les gens en ont ras le bol, on leur propose des appartements non conformes à leurs attentes, des retards de plusieurs mois sont concédés par rapport aux délais de livraison», fait-il remarquer. Pour lui, «il ne faut pas compter sur un démarrage ni à l’automne ni en 2011».

Dans le quartier Bourgogne, le neuf se vend à pas moins de 15 000 DH le m2. Certains promoteurs réclament même 18 000 DH pour le standing, garage non compris, et ne se privent pas de réclamer le versement en liquide de 20% du montant.Une pratique pourtant proscrite par la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI). Il est possible de trouver des prix plus abordables dans les quartiers Belvédère, la Gironde ou Oulfa qui ne semblent cependant pas très attractifs (entre 10 000 et 13 000 DH le m2), du fait des nuisances externes (circulation, pollution…) ou de l’éloignement du lieu du travail, souvent situé au centre-ville.Fayçal Benjelloun, membre du Conseil national de la chambre des notaires (CNCN), résume ainsi la situation : «Les particuliers ont besoin aujourd’hui de se sentir rassurés. Ils ne font plus confiance aux promoteurs qui livrent trop souvent leurs programmes de résidentiels touristiques avec des retards. Les prix ne se sont pas stabilisés dans toutes les villes sur les habitations principales et sont encore trop élevés à Casablanca. Le plan d’aménagement permettra de réduire la pénurie du foncier et de construire en périphérie».

Marrakech s’en sort mieux grâce aux étrangers

Le président du CNCN, Mohammed Alami, ne fonde pas trop d’espoir, quant à lui, sur les futures zones périphériques qui seront dégagées par le futur plan d’aménagement. «Encore faut-il y construire des infrastructures complètes et un cadre de vie cohérent. Qui envisagerait d’aller vivre à Bouskoura sans équipements adéquats ?», s’interroge-t-il. William Simoncelli et Fayçal Benjelloun parient à l’avenir sur les acquisitions dans le centre-ville. «C’est peut-être un peu gonflé et précurseur d’acquérir aujourd’hui sur le Boulevard Mohammed V, mais il est fort à parier que dans dix à vingt ans, le marché de la seconde main va gagner des points. Il offre de nombreux avantages, à commencer par un prix intéressant et la qualité des fondations», explique M. Benjelloun qui pense que «lorsque les anciens immeubles du centre-ville seront rachetés et retapés, ils gagneront en valeur». Seule Marrakech paraît afficher un léger dynamisme, soutenu à la fois par les particuliers nationaux et les étrangers. «Nous recevons quotidiennement des retraités locaux et étrangers qui sont intéressés par une acquisition dans la ville», note Othmane Benhallam, directeur de l’agence Guy Hochet situé dans le quartier Guéliz.

Au FNPI, le secrétaire général, Saïd Sekkat, relève également que «les investisseurs étrangers sont nombreux à ouvrir des commerces dans la ville ocre». Toutefois, l’éternel problème des superficies, trop grandes, et des prix à la hausse limitent les transactions. «Soit les acquéreurs se retournent sur des surfaces plus petites, soit ils revoient à la hausse leur budget, s’ils peuvent se le permettre. L’autre grande majorité préfère attendre et ne pas acheter», constate M. Benhallam.

La vie éco

 03/08/2010 - Immobilier: Les prix toujours à la hausse

Rien ne semble prédire un changement dans les prix de l’immobilier. C’est en tout cas l’avis des professionnels, notamment les agents immobiliers. Pour le moment la situation est stable. «Il n’y a ni baisse ni augmentation des prix», souligne Adil Rahmoune, directeur général d’Immo Clair Service, à Rabat. Autrement dit, les prix sont toujours élevés. Selon Rahmoune, «la demande est plus orientée locatif». Le volume des ventes reste moyen. Quant à l’effet MRE, qui coïncide avec l’été et gonfle les prix, il semble neutralisé. «Les achats de biens immeubles effectués par les ressortissants marocains à l’étranger sont quasi absents. Par contre la dynamique des acquisitions est réalisée par les étrangers qui décident de s’installer au Maroc», affirme le DG d’Immo Clair Service Rabat.Selon ce dernier, même si la topographie semble peu claire, il n’en reste pas moins que la confiance est de retour. A Rabat par exemple, la mise à disponibilité d’un foncier de près de 70 hectares depuis le début de cette année a animé le marché. La clientèle locale commence à acheter. Une tendance favorisée par les projets immobiliers tels que Ryad Al Andalous ou encore Bab Al Bahr dont la commercialisation a débuté en mars dernier. Au niveau de l’occasion, les prix n’ont pas augmenté. Selon Immo Clair Service, «à Rabat, l’immobilier de luxe trouve toujours preneur, et la demande dépasse l’offre».

A Casablanca, et à cause des prix élevés auxquels il faut ajouter un noir exorbitant, les ventes de bien immeubles sont à leur tour très moyennes. Un constat que partage Youness Lamcharki de Capital Foncier. «La demande pour le locatif domine toujours le marché, notamment dans la capitale économique», souligne ce dernier. Les prix du m2 dans la métropole se situent entre 8.000 et 30.000 DH. «Il suffit qu’un bien, même délabré, soit situé dans un quartier très sollicité pour que les prix flambent», note Lamcharki. De son côté, l’immobilier professionnel à Casablanca ne fait pas l’exception. La location est la plus demandée.

Marrakech ne fait pas l’exception. «Le marché est calme au niveau des ventes. Par contre, la location est très prisée », souligne Meriem Janah de Century 2, à Marrakech. La demande est telle sur la location que le loyer a flambé. A titre d’exemple, le prix pour un appartement de 60 m2 situé à Guéliz ou l’Hivernage démarre à 6.000 DH. Quant au m2, à l’achat, il se situe entre 8.000 DH dans les quartiers se trouvant sur la route de Casablanca par exemple et 25.000 DH pour les zones de Gueliz et l’Hivernage. Enfin, les étrangers ne semblent plus séduits par la ville. Selon une agence immobilière de la place, beaucoup ont mis leur maison ou riad en vente.

Les étrangers à Agadir

Si les étrangers se désintéressent de Marrakech, ils sont séduits par Agadir. «Depuis novembre dernier, nous avons enregistré une reprise de la demande étrangère», souligne Michel Lehenaff de Guy Hoquet immobilier. A noter que cette clientèle est à la recherche de maison plus que d’appartement. L’âge des acquéreurs se situe entre 45 et 70 ans. S’agissant des prix, ils varient entre 8.000 et 20.000 DH/m2. Bien évidemment, plus on approche du front de mer plus les prix augmentent. Quant à une éventuelle augmentation des prix suite à l’ouverture de l’autoroute Marrakech-Agadir, Lehenaff affirme que ce n’est pas possible. Et pour cause, «on a déjà anticipé sur cette ouverture pour augmenter les prix», explique-t-il.

L’Economiste - J. B.

Résident Français à l’étranger : FRE administratif ou expatrié privé…

Le Maroc s’intéresse de plus en plus aux MRE ; 

la France “administrative” aussi n’oublie pas ses FRE. 

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Ambassades et consulats ont un rôle et des apports dans divers pays envers leurs expatriés, mais de nombreuses autres organisations aussi. Un sujet qui d’ailleurs devrait être plus ouvert, beaucoup de Français expatriés ne sont pas souvent en contact avec leurs administrations à l’étranger, à moins que ce ne soit le contraire, au vu de certains manques sur les vrais intérêts non entendus que soulève la communauté à l’étranger.  

A l’heure de la communication rapide Internet l’on ne peut pas dire, par expérience, que les Ambassades excellent dans cette pratique envers leurs compatriotes, notamment quand ces derniers se retrouvent dans des situations délicates hors de chez eux. La partie nationale administrative ne se mélange pas avec la partie privée lorsqu’une problématique surgit hors de chez soi, et le ressortissant Français se sent parfois apatride et abandonné… Faut-il vraiment des organisations privées, des clubs, des associations qui regroupent les expatriés afin qu’ensemble et localement les gens puissent se défendre contre certains abus subis selon le pays ou pour avoir des renseignements qui, par diplomatie, ne sortent pas des guichets mais des expériences de chacun ? Les mésaventures survenues dans divers secteurs, comme l’arnaque, l’immobilier ou le foncier, qui rassemblent de nombreux dossiers dans les palais de justice entre expatriés et locaux, sans parler des entrepreneurs ni des spoliations parfois, restent malheureusement sans aucune réaction de la part des organismes officiels, une fin de non-recevoir.  

Qui s’occupe du privé vraiment lorsqu’il s’agit des expatriés Français ? A quand une Fondation de l’Etat français qui accueillera les siens quand ils reviennent au pays tout le long des autoroutes, comme pour les MRE ? A quand un Ministre des FRE pour défendre les intérêts privés hors des frontières ? Par les temps qui arrivent, qui propose de Paris des solutions aux milliers de Français qui désirent quitter l’Hexagone, ne trouvant plus leurs attentes personnelles dans leur propre pays ? 

En attendant, les expatriés, pour ne pas dire les exilés volontaires désormais, peuvent tenter de répondre sur ce plan à cette dernière enquête sur le site de la MFE… aux questions qui ne sont toujours que de l’ordre administratif pour l’administratif donc, et non dans le sens de l’écoute de chacun pour améliorer ce dernier point, privé mais humain, soulevé ce jour.

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Français résidant à l’étranger : Enquête Expatriation 2010

L’enquête Expatriation 2010 est en ligne sur le site de la Maison des Français de l’étranger.Le ministère des Affaires étrangères et européennes souhaite connaître les attentes des ressortissants français résidant à l’étranger ainsi que des Français qui ont un projet d’expatriation, afin de mieux répondre à leurs besoins.Pour mener cette enquête, un questionnaire est mis en ligne jusqu’au 25 septembre 2010 sur le site Internet de la Maison des Français de l’Etranger.

http://mfe.org/index.php/Actualites/ENQUETE/Expatries-et-futurs-expatries-EXPRIMEZ-VOUS 

ENQUETE05/08/10 | Expatriés et futurs expatriés, EXPRIMEZ-VOUS!La MFE souhaite connaître les attentes des ressortissants français résidant à l’étranger ainsi que des Français qui ont un projet d’expatriation, afin de mieux répondre à leurs besoins.
Aidez-nous en répondant à notre enquête.
 

http://www.mfe.org/index.php/enquete/Formulaire-d-enquete

Pour mener cette enquête, ce questionnaire est mis en ligne du 25 juin jusqu’au 25 septembre 2010. Nous remercions nos compatriotes expatriés ou candidats au départ pour leur collaboration et les quelques minutes qu’ils consacreront à ce questionnaire. Les résultats de l’étude seront présentés en fin d’année.

Tourisme au Maroc en 2020… 20 millions avec un tajine au canard laqué

Malgré les efforts de chacun et la bonne volonté des entrepreneurs divers du secteur touristique, les 10 millions de touristes en 2010 ne seront pas atteints, la crise et le ramadan pendant la période estivale ne semblent pas vouloir offrir cette cerise finale attendue sur le gâteau.

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Mais faut-il viser des objectifs chiffrés nouveaux avant même de viser de nouvelles stratégies de développement, c’est à dire de la nouveauté réelle ? Les chiffres ne font appel qu’à de nouveaux charters, qu’à des remplissages d’hôtels, bref une logique de consommation de masse mais pas plus de stratégie fulgurante à l’horizon. Si le Maroc a bénéficié depuis plus de 10 ans d’une ouverture favorable qui faisait de ce pays une destination nouvelle dans les propositions des tour-opérateurs de ce monde, notamment les Européens et Français plus proches, les dix prochaines années ne suffiront plus : il va donc falloir aller les chercher où ils se trouvent, ces prochains visiteurs !

Destination “le plus beau pays du monde“. Un slogan pas encore connu au fin fond de l’Orient vers le soleil levant, notamment pour des cultures bien autres comme l’Asie, où la Chine serait en ligne de mire après quelques pays de l’Est comme la Pologne ou la Russie dernièrement. Ces pays bougent et leurs ressortissants voyagent désormais. Mais avant de voir arriver les Chinois qui se protègent du soleil par un chapeau de paille dans la baie d’Agadir, il faudra compter sur la RAM, vecteur indispensable pour ramener de la place Tien An Men ces nouveaux visiteurs jusqu’à la place Jemaa El Fna de Marrakech.

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Maroc : Attirer plus de touristes chinois, un élément clé de la Vision 2020 ? Attirer 20 millions de visiteurs par an à l’horizon 2020 et réaliser un chiffre d’affaires de 150 milliards de dirhams, tel est l’objectif visé par les autorités en charge du tourisme. Parallèlement, le Maroc souhaite avoir de nouveaux marchés touristiques en Asie de l’Est. La Corée du Sud, le Japon, et surtout la Chine intéressent notamment l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT). 

Ce n’est pas la première fois qu’on parle de la Vision 2020 au Maroc. Elle s’étoffe dans les coulisses depuis les assises internationales du tourisme à Fès en avril 2007. Un appel d’offres international a été lancé en décembre 2007 et un cabinet international de conseil  été choisi pour accompagner le ministère du Tourisme, l’Office national marocain du Tourisme (ONMT) et la Fédération nationale du Tourisme.

Les détails de la Vision 2020 ne seront pas connus avant les prochaines assises du Tourisme en octobre 2010. Mais quelques unes de ces grandes lignes, notamment la promotion des régions et un tourisme responsable, ont été dévoilées par le directeur général de l’ONMT Abdelhamid Addou, dans une interview accordée récemment à l’agence de presse chinoise, Xinhua.

« La vision 2020 va capitaliser plus sur le tourisme régional, nous allons essayer de développer toute la région en ce qui concerne les destinations touristiques, nous allons nous concentrer sur le tourisme durable, l’écologie et sur le suivi environnemental pour que nous puissions protéger notre nature », a expliqué le DG de l’ONMT. La future stratégie touristique s’insérera dans la régionalisation avancée, vers laquelle se tourne le Maroc.

Selon Mr Addou, la région sera au centre de la nouvelle vision. « Chaque destination régionale pilotera son marketing », a-t-il dit. De même, cette nouvelle politique prendra en compte les facteurs humains et environnementaux. Autrement dit, un tourisme responsable, mais aussi durable, comme l’avait indiqué Yassir Zenagui, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, en début d’année.

La Vision 2020 du tourisme national se tournera vers de nouveaux marchés émetteurs, sans pourtant oublier les principaux marchés traditionnels européens : Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Royaume-Uni. Ainsi, à l’instar des pays de l’Europe de l’Est et du Moyen-Orient, l’Asie de l’Est (Chine, Corée du Sud et Japon) gagne en importance pour le marché touristique marocain.

 Pour Abdelhamid Addou, « ces trois marchés sont très importants, mais le plus important pour nous est la Chine. Pour attirer les touristes chinois au Maroc, il faut absolument faire de nouvelles promotions auprès des agents de voyage et être plus présents dans ce marché ».

Les autorités ne devraient cependant pas seulement compter sur les promotions de voyagistes. Il faudrait mettre en place des liaisons aériennes entre ces nouveaux marchés et le Maroc. L’ONMT a déjà de l’expérience en la matière. En juin, l’Office a signé deux conventions avec la Royal Air Maroc (RAM) pour promouvoir la destination Maroc en Allemagne, en Pologne et en Russie.

 Le nombre de visiteurs chinois au Maroc ne dépasse pas les 10 000 touristes par an. Abdelhamid Addou a donc prôné la création de lignes aériennes directes entre la Chine et le Maroc, pour booster ce segment. « Je suis certain qu’avec la RAM et les lignes aériennes chinoises, le marché asiatique grandira, car il est un marché clé et très stratégique pour les dix années à venir », a-t-il souligné. La RAM entendra-t-elle cet appel ? 

Ibrahima Koné Yabiladi.com

France ou Maroc : les clients désirent-ils vraiment payer plus cher leur bien immobilier ?

C’est la faute des étrangers et maintenant celle des seniors…!!!

Stop, arrêtez ! La récurrence du sujet déborde à un moment des esprits qui bougent encore…

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Cet article du Point repris sur de nombreux sites d’information en ligne n’a pas échappé aux sites marocains. Car ce qui s’entend en France n’est que le reflet sonore de ce qui se dit au Maroc face aux étrangers divers, jeunes comme seniors.

Certes, si l’offre et la demande sont censées réguler les prix, chacun sait bien qu’il n’en est rien, ceci reste sans compter sur le point fondamental qui demeure l’homme et ses intérêts propres, bien avant l’intérêt collectif et même national qui reste secondaire, même familial avec une analyse plus pertinente. 

Les paysans de France ont depuis bien longtemps préféré vendre à des prix parfois exorbitants localement leurs vieilles granges ou leurs vieux corps de ferme délabrés à des étrangers européens, avant même de penser aux intérêts de leurs propres enfants, obligés de s’expatrier hors des villages ensuite par impossibilité de payer, pour venir s’entasser dans des banlieues avec HLM, bien loin de la qualité de vie de leurs anciens, et pour finir renommer ensuite les petits enfants en délinquants… “Les hommes c’est comme les pommes, plus on les entasse, plus ils pourissent”… 

Il en est de même au Maroc où vous entendrez la majorité des gens exprimer que tout augmente, mais par la faute de qui encore ? Des étrangers, des autres… 

Pensez-vous, gens d’ici ou d’ailleurs, que le client en toute conscience apprécie de payer plus cher le bien acheté, si ce n’était que la problématique reste bien du côté des vendeurs ? Ce n’est pas dans un pays où la négociation est la pratique quotidienne entre les gens que cette profondeur d’analyse aurait échappé à quelqu’un. 

Sont-ce les étrangers qui ont fait monter les prix du standing et du haut standing au Maroc ou la gourmandise des promoteurs qui avaient pour sport commercial de viser les pigeons qui se posaient en confiance sur leurs balcons pour leur vendre du simple parpaing au m² aussi cher que dans les provinces de France ? Pourquoi 60% des Marocains préfèrent-ils recourir à l’auto-construction en réalisant leur maison à moins de 3000 dh le m² ? Pourquoi les promoteurs suite à la crise pensent-ils subitement au logement social ou économique attendu par 1.000.000 de Marocains qui patientent encore ? 

L’étranger qui ne connaît pas un pays, notamment un Occidental par sa culture du droit, entre par habitude dans une notion de confiance et de régulation des choses, par force de droits et de devoirs appliqués chez lui depuis des générations. Une faiblesse en d’autres contrées… 

Pourquoi deux tarifs, un pour les locaux et un autre pour les étrangers ? La balance de la justice ne serait-elle pas la même selon la couleur de la peau ou la culture en France, pays des droits et des devoirs, comme de même la balance au Maroc, pays des principes les plus respectueux sur le plan spirituel ? Le terme usure, voire parfois vol sur le plan international, n’aurait-il de sens que dans des principes lus en fin de semaine chez chacun dans son propre temple, mais point dans les pratiques quotidiennes le reste de la semaine ? 

Pourquoi le prix d’un terrain est-il multiplié par 8 quand un vendeur regarde la face d’un autre homme venant de plus loin ? Pourquoi se plaindre ici ou ailleurs que les jeunes doivent quitter les anciens afin de pouvoir vivre dignement ? Les parents ne mangent-ils pas l’assiette du lendemain de leurs propres enfants ? Ne les condamnent-ils pas à aller voir ailleurs, afin de survivre, parfois au-delà des mers, chez ceux-là mêmes dont ils ont abusé ? 

Qui veut trop perd tout à un moment, sous la tour Eiffel comme sous l’Atlas, bloquant l’énergie même de son propre développement. Combien d’investisseurs transparents viennent et repartent désormais, ayant appris par la communication très rapide car virtuelle les histoires des pigeons déplumés qui ont repris conscience, mais trop tard ? 

Faudra-t-il que les gens aillent revivre en plein désert ou entre les monts de l’Atlas, étrangers comme Marocains, ou MRE qui arrivent, afin d’échapper à la folie des hommes qui ne voient que les chiffres en oubliant les lettres plus sages pour les consciences ?

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http://www.lepoint.fr/economie/immobilier-les-seniors-et-les-etrangers-font-grimper-les-prix-31-07-2010-1220882_28.php 

Publié le 31/07/2010 Le Point.fr

ÉTUDE

IMMOBILIER - Les seniors et les étrangers font grimper les prix …

AFP

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Depuis le début de l’année, les prix des logements anciens sont repartis à la hausse, comme ici à Paris où ils se sont envolés de 5,1 % © Cyriel Martin

Les Européens de l’Ouest, attirés par la douceur de vivre des campagnes françaises, et de nombreux seniors, qui partent de plus en plus tôt à la retraite, sont, avec la pénurie de logements, les principaux responsables de la reprise de la hausse des prix de l’immobilier dans l’ancien.

Après une envolée des prix sur une dizaine d’années, l’année 2009 avait connu une baisse, conséquence de la crise financière de 2008. Mais depuis le début de l’année, les prix des logements anciens sont repartis à la hausse, aussi bien en province qu’en Ile-de-France, selon les notaires et les agents immobiliers. Sur un an (mars à mai 2010 par rapport à la même période de 2009), la hausse des prix est de 5,1 % en Ile-de-France alors que pour l’ensemble de la France métropolitaine elle est, au premier trimestre, de 1,4 % pour les appartements et de 1,2 % pour les maisons, selon les Notaires de France.

“Nous constatons un afflux de Britanniques, de Belges, de Néerlandais, d’Allemands, de Scandinaves et même d’Italiens, au point que désormais, en province, cinq pour cent des ventes dans l’ancien sont le fait d’étrangers qui tirent les prix à la hausse”, souligne pour l’AFP Me Pierre Bazaille, président de l’Institut notarial de l’immobilier. Ce qui explique que des départements comme l’Aveyron, la Corse du Sud et même la Meuse, pourtant peu dynamiques sur le plan économique, voient le prix des maisons progresser depuis le début de l’année.

7 à 8 % des acheteurs à Paris sont des étrangers

Pour Me Bazaille, “les taux d’intérêt des emprunts immobiliers qui continuent d’être bas, contrairement à ce qui était prévu, permettent également de devenir propriétaire avec une mensualité de remboursement équivalente au niveau d’un loyer”. Le nombre de transactions dans l’ancien devrait ainsi remonter en 2010 à un peu moins de 700.000, pronostique Me Bazaille, même si ce total restera en dessous des années fastueuses, de 2000 à 2007, où il a toujours évolué au dessus de 800.000. “La faiblesse de l’euro conduit également les étrangers à investir de nouveau dans la capitale”, indique Richard Tzipine, directeur général des agences Barnes, spécialisées dans l’immobilier de luxe.

“Dans le coeur de Paris, on voit de nouveau des Américains alors que les Italiens et les Russes sont toujours très présents, ce qui explique que 7 à 8 % des acheteurs dans la Ville Lumière sont des étrangers”, indique Me Christian Lefebvre, président de la Chambre des notaires d’Ile-de-France. Autre phénomène : les seniors de plus de 60 ans “vendent leurs biens immobiliers, souvent les économies de toute une vie, dans les grandes métropoles pour vivre mieux dans des petites villes ou à la campagne”, explique Laurent Vimont, président de Century 21, réseau d’agences immobilières.

Pour M. Vimont “cette population dispose d’un apport personnel important, qui lui permet de mieux de se loger, ce qui contribue mécaniquement à la hausse des prix car ils sont peu enclins à négocier”. La ville de Nice, sur la Riviera française, est un bon exemple de cette mutation sociologique. Le pourcentage des acquéreurs d’une résidence principale, qui était seulement de 52 % du total en 1998, a grimpé à 72 % au détriment de ceux qui achetaient une résidence secondaire. Effet de balancier, la population des propriétaires à Paris rajeunit avec, depuis deux ans, une baisse de 20 % des acheteurs ayant dépassé 70 ans, constate M. Vimont.

Retraités de France : oui, vous pouvez vivre au Maroc avec votre petite retraite.

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Voilà ce que nous répondons aux messages que nous recevons parfois, ou par ce que nous lisons sur divers forums qui s’adressent aux expatriés, aux retraités et seniors. 

Beaucoup ne savent aborder le fait que l’on peut vivre avec moins de 1000 euros par mois même au Maroc soit moins de 11.000 Dhs ! Et pourtant…  Certes, si en changeant de pays l’on ne désire pas changer entièrement ses habitudes, il faut savoir s’adapter aussi et prendre connaissance des repères financiers d’un pays, avant d’y poser les pieds définitivement. Lire les grilles des salaires d’un pays ou voir ce que touche un retraité au Maroc peut parfois remettre les choses en place et relativiser ses propres difficultés, au-delà du simple prix d’un tajine ou du kilo de tomates de référence pour beaucoup de touristes de passage. 

Ce serait plutôt aux jeunes Européens de s’inquiéter de leur retraite d’ici 20 ou 30 ans, qui risque de se retrouver plus proche certainement des retraites du Maroc actuelles, sous réserve que le concept de solidarité existe encore demain pour eux…

Pour les jeunes couples qui s’inquiètent de savoir si avec un travail au Maroc et moins de 3000 euros mensuels ils peuvent venir vivre au Maroc, ou comme lu cette semaine sur un forum, avec un contrat d’expatrié de 5000 euros net (55.000 dhs ou presque 30x le Smig)… CNSS et impôts payés, avec voiture de fonction et appartement payé par l’entreprise, qu’ils consultent la grille des salaires…

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 http://www.lavieeco.com/economie/17260-retraites-1-115-dh-en-moyenne-chez-la-cnss-1-694-chez-le-rcar-et-4-730-chez-la-cmr-une-misere.html

Économie

Retraites : 1 115 DH en moyenne chez la CNSS, 1 694 chez le RCAR et 4 730 chez la CMR… une misère ! 

30% seulement de la population active occupée dispose d’une couverture de retraite.
En moyenne, ceux qui ont la CIMR perçoivent un complément de 2 200 DH en plus.

Peut-on vivre de sa pension de retraite au Maroc ? La question mérite d’être posée, d’autant que le dossier de la réforme des régimes de retraite est ouvert et que la conclusion principale qui ressort des études actuarielles est que les prestations sont trop «généreuses», menaçant de ce fait même la pérennité des caisses existantes.

Toute la question est de savoir pour qui ces prestations sont-elles généreuses. Les chiffres obtenus auprès des principales caisses, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse marocaine des retraites (CMR) en disent long sur le fossé qui sépare les retraités du secteur privé et ceux du public. Certes, sur cet aspect du problème, la raison est bien connue : à la CNSS, les cotisations se font sur une base plafonnée à 6 000 DH, par conséquent, au-delà d’une durée de cotisation déterminée et quel que soit le niveau du salaire que l’on perçoit, la pension de retraite ne peut dépasser, au mieux, 4 200 DH.

2 millions de salariés du privé n’ont pas de retraite complémentaire

Mais qu’est-ce qui empêche que les cotisations se fassent en fonction du salaire ? Pourquoi limiter à 6 000 DH ? Certes, les salariés du privé ont la possibilité de souscrire à une retraite complémentaire, mais combien ont-ils les moyens de le faire ? Alors que le nombre de salariés déclarés à la CNSS a atteint 2,2 millions à fin décembre 2009, celui des actifs cotisants à la CIMR est aux alentours de 250 000 ! Il y aurait donc, en gros, quelque 2 millions de salariés du privé officiellement déclarés qui ne bénéficient pas de la retraite complémentaire. Plus globalement, sur les 10,3 millions d’actifs occupés, seulement 30% environ bénéficient de la couverture retraite. Autrement dit, plus de 7 millions d’actifs occupés ne sont pas, à ce jour, affiliés à un régime de retraite. Un potentiel d’épargne très important ! La réforme projetée réussira-t-elle à y remédier ? Cela fait partie des objectifs qui lui sont assignés. Mais en attendant, combien perçoivent les retraités actuels ?

Les pensionnés de la CNSS, ceux qui ne sont couverts que par ce régime, pour la raison déjà évoquée, sont les plus mal lotis. La retraite moyenne y est de 1115 DH par mois, selon les données fournies par la CNSS elle-même. Une misère, puisque ce montant n’atteint même pas le SMIG (qui est de 2 030 DH) ! Et ce que cache cette moyenne est encore plus parlant quant à l’extrême faiblesse des pensions servies.

Sur les 365 107 pensionnés de ce régime, ils sont 111 851, soit 30,6%, à toucher une pension variant de 600 DH à 1 000 DH par mois, et 101 468, soit près de 28%, à percevoir une retraite comprise entre 1000 DH et 2 000 DH. Autrement dit, 58,4% des pensionnés de la CNSS, soit 213 319 personnes, ont une retraite qui va de 600 DH à 2 000 DH (voir le nombre de retraités par tranches de pensions).

Il faut cependant distinguer plusieurs catégories de pensions. Il y a d’abord la pension vieillesse, de loin la plus importante en nombre de retraités qu’elle concerne : 63,18%, soit 230 670 pensionnés. Pour cette catégorie, la pension moyenne est de 1620,43 DH. Il y a ensuite la pension de survivants qui représente 33,50% (122 302 personnes) avec une pension mensuelle moyenne de 763,87 DH. Viennent enfin la pension servie aux divorcés (6 024 cas) avec une moyenne de 728,98 DH par mois, la pension d’invalidité (5 504 personnes) avec une moyenne de 1 902 DH par mois et, de façon marginale, celle servie aux orphelins (607 personnes) avec une moyenne de 559,46 DH par mois. Comme on le voit, à la CNSS, plus de 35% des pensions servies sont des pensions de réversion.

A la CMR, la pension maximale peut atteindre 50 000 DH par mois

Les retraités civils de la Caisse marocaine de retraites (CMR), au nombre de 231 978, sont, eux, relativement plus choyés. En particulier les retraités principaux, qui représentent 68,4% de l’effectif total. La pension moyenne chez cette catégorie de retraités s’élève à 4 730,33 DH par mois. La plus élevée atteint les 50 000 DH par mois. Mais le gros de l’effectif (45,73%) perçoit une pension qui se situe dans une tranche, certes très large, allant de 2 500 à 10 000 DH (voir tableau).

Ce sont en tout cas plus de 9 milliards de DH que la caisse débourse chaque année pour ces 158 756 pensionnés principaux. Pour les «réversataires», en revanche, la pension moyenne dépasse à peine 1 000 DH (1 116,25 DH plus exactement). Concernant le Régime collectif d’allocation de retraite (RCAR), qui compte 96 784 pensionnés à fin 2008, la retraite moyenne était à cette date de 1 694 DH. Elle était déjà supérieure à celle de la CNSS. Le RCAR gère pourtant les retraites des personnels des collectivités locales, des administrations publiques (les non-titulaires) et des établissements publics, soit des entités où les salaires ne sont pas réputés pour être les plus élevés. Cela n’a pas empêché que le salaire plafond servant de base à la cotisation évolue chaque année depuis 1982 pour atteindre à la fin de 2009 un montant mensuel de 13 350 DH, soit plus que le double de celui en vigueur à la CNSS. Il est vrai cependant qu’avec la récupération de la caisse interne de l’OCP, de JLEC (Jorf Lasfer energy company), en attendant celle de l’ONE, le RCAR a hérité de droits acquis et aussi de cotisations substantielles. Enfin, la CIMR (Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite CIMR), régime facultatif mais ô combien nécessaire pour relever la maigrichonne pension de la CNSS, sert une retraite moyenne de 2 185,70 DH par mois, selon son PDG, Khalid Chedadi. Là encore, il y a lieu de distinguer la pension principale, un peu plus élevée, et la pension de réversion inférieure à 1 000 DH. Le nombre de retraités de la CIMR s’élève en 2009 à 123 688. Au total, le gros de la population des retraités perçoit des pensions s’approchant à peine du SMIG. Une misère !

Salah Agueniou