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Archive pour 10.6.2010

Permis de conduire “low cost” à Tanger, ou code et conduite générale à avoir ?

Permis, permission, permissivité, tout est-il permis quand la sécurité est en jeu ?

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Trop long et trop cher, trop de trop, trop d’impôts, trop de manque de travail, trop de diplômes à ne plus savoir où poser les bagages, la sortie sur de nombreux plans amènera-t-elle les Européens à se rabattre ailleurs et au plus proche pays pour plus, toujours plus, au moins onéreux, au risque du moins au final en matière de qualité, parfois pour plus de danger ?

Le Maroc deviendra-t-il à cette vitesse un des pays “low cost” de l’Europe et de la France ? A service égal le sujet ne ferait pas débat, mais en matière d’école de conduite d’un véhicule automobile… A chacun de lire et de mieux regarder désormais en traversant la rue, à Tanger comme à Paris…

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http://www.leparisien.fr/societe/a-tanger-cela-n-a-coute-que-250-eur-a-julie-04-06-2010-949899.php

A Tanger, cela n’a coûté que 250 € à Julie

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Depuis deux mois, elle conserve précieusement le petit papier rose dans son portefeuille. Julie*, 25 ans, vient de décrocher son permis de conduire à Tanger, au Maroc. « Je suis super contente. En tout, ça m’a pris quatre mois avec une bonne coupure de quatre semaines de vacances au milieu, le tout pour 250 € », jubile cette cadre d’une société de production audiovisuelle.

Originaire de Saint-Germain-en-Laye (78), la brunette s’était pourtant inscrite à deux reprises dans des auto-écoles françaises. La première fois, adolescente, elle avait essayé de passer la conduite accompagnée avant d’abandonner, faute de motivation. Il y a un peu plus d’un an, elle décide de retenter sa chance dans une auto-école parisienne. Au bout de plusieurs mois, Julie obtient son code, puis se lance dans les cours de conduite. Peu de temps après, elle décroche un contrat d’un an dans une société basée au Maroc. «C’est au niveau de l’interprétation du code que c’est plus compliqué» « Pour passer mon permis en France, j’aurais dû attendre six mois avant d’avoir une date pour passer la conduite. Et il m’aurait fallu au minimum six heures de conduite supplémentaires pour être au niveau. Je me suis donc dit que ce serait plus pratique de le passer là-bas », soupire-t-elle. Avant de décoller pour le Maghreb, la jeune femme écoule tout de même son forfait de 25 heures de conduite à Paris.

Une fois à Tanger, Julie s’inscrit dans une auto-école. « Je n’étais pas la seule Française, il y avait également des jeunes du lycée français de Tanger. J’y ai aussi rencontré des expatriés allemands », assure-t-elle. « Là-bas, les deux épreuves du code et de la conduite se déroulent le même jour », explique-t-elle. Pas de problème de langue pour l’examen théorique, la jeune femme le passe en français. « C’est au niveau de l’interprétation du code que c’est plus compliqué. Parfois, c’est un peu déroutant », sourit-elle. Notamment au niveau des questions posées à l’examen du code : « Est-ce que l’on est plus en sécurité dans un char ou dans une voiture? » la bonne réponse étant la dernière proposition.«Je n’ai pas eu à passer la seconde». Le jour J, après avoir validé la théorie et après dix heures de conduite, Julie se soumet aux épreuves pratiques à côté d’un examinateur. « Dans une sorte de grand parking fermé à la circulation, j’ai dû réaliser trois manœuvres. Un créneau entre deux plots, une marche arrière tout droit comme pour entrer dans un garage et le tour du parking. Je n’ai pas eu à passer la seconde », se souvient-elle.Se satisfait-elle de sa combine? « Je suis très contente de l’avoir enfin, sourit Julie. Pour le prix de cinq heures de conduite en France, j’ai eu mon permis au Maroc! Ceci étant, il faut reconnaître que c’est vraiment dans mon auto-école parisienne que j’ai appris à conduire. D’ailleurs, quand je rentrerai, je reprendrai probablement deux heures de cours pour m’adapter aux habitudes françaises… » Mais ces cours, la jeune femme ne sera pas obligée de s’y soumettre à son retour en France pour obtenir l’échange de son permis marocain en permis français.* Le prénom a été modifié. Le Parisien

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