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Archive pour 8.6.2010

Maroc. S’il suffisait de venir pour réussir…

Si le Maroc est vu comme un Eldorado, surtout en cette période tourmentée en Europe, l’entrepreneur se doit de prendre du recul au même titre que les retraités qui s’y posent pour leurs vieux jours. Combien après quelques années plient-ils bagages par manque d’approche réelle ? Tout pays réclame une période d’adaptation nécessaire, non pas sur l’aspect du climat, le charme et les paysages du Maroc ne sont pas en cause, mais travailler est une autre chose encore, une école à ne pas oublier.

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Un pays l’est par ses hommes, des us et des coutumes, mais aussi des manières et des comportements différents au quotidien, ce qui occasionne les principales difficultés pour l’étranger pas assez préparé, qui se pose trop rapidement avec ses convictions bien souvent.

Si beaucoup de choses sont à faire, parfois à refaire par ce que l’on perçoit avec ses yeux d’étranger, l’on peut déjà se poser la question du pourquoi cela n’est-il pas encore fait ?

La sagesse vous dira déjà de poser vos valises et de sentir, non pas les parfums des épices des souks, de voir, avec les yeux non pas du photographe mais plus du sociologue, de toucher la réalité, d’entendre et non d’écouter les conteurs et les avis des uns et des autres, dont les étrangers arrivés avant vous, comme de goûter aussi le tagine des familles et non seulement celui des touristes.

Sans connaissance d’un pays, y débarquer ne peut que réserver des surprises, bonnes aussi rassurez-vous, mais certainement pas une optimisation de vos projets dès le départ. Du moins pas si vous vous aventurez seul, mais quand bien même. Offrez-vous le temps de comprendre, de connaître, de découvrir, de savoir, et donc de vous réajuster, sans pour autant, comme certains vous le diront par facilité, vous adapter aux mauvais travers.

Si beaucoup arrivent non pas avec des projets industriels ou commerciaux d’envergure qui nécessitent de s’entourer de cabinets d’experts divers en Consulting, qui poussent bien par le besoin effectif, la plupart ne sont pas dans cette logique, et c’est là que commence le parcours empirique de ces combattants, qui réclame aux volontaires du caractère et de la patience.

Mais des pays vous offrent aussi le temps, une valeur encore présente et oubliée plus au nord…

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Blog: http://legroupement.com

Site: http://legroupement-agadir.com

Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:

http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/

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http://www.econostrum.info/Bien-souvent-les-echecs-d-installation-au-Maroc-se-jouent-sur-pas-grand-chose_a2814.html

« Bien souvent, les échecs d’installation au Maroc se jouent sur pas grand-chose »

MAROC. Pour econostrum.info, Abdel-Ilah Jennane, directeur exécutif du cabinet de conseil en ressources humaines Diorh-IRH, fait le point sur les écueils à éviter pour réussir l’installation d’une entreprise française au Maroc. Avec un leitmotiv : attention aux faux amis culturels!
Basé à Casablanca avec une quarantaine de collaborateurs, Diorh-IRH intervient essentiellement dans les domaines du recrutement, de l’évaluation, du conseil, de la formation et le team building.

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Abdel-Ilah Jennane, directeur exécutif de Diorh (photo Diorh)

Econostrum.info : Quels conseils donneriez-vous à des entreprises françaises qui souhaitent s’implanter au Maroc ? Abdel-Ilah Jennane :

La première des choses est de ne pas se laisser berner par l’apparente proximité culturelle et organisationnelle entre la France et le Maroc. En arrivant, lorsque l’on trouve les mêmes produits dans les hypermarchés Carrefour et Marjane, les mêmes appellations administratives, on a tendance à penser que cela fonctionne de la même façon. Si on le croit vraiment, on va au-devant de désillusions importantes. La deuxième chose, c’est d’offrir aux collaborateurs qui vont s’installer au Maroc une sorte de module d’immersion culturelle qui permet de décrypter ou de lire entre les lignes ce que les Marocains ne disent pas forcément. Il y a énormément de non-dit, de bienséance. Il est important d’acquérir des grilles de lecture culturelle : comprendre des notions sociologiques, savoir ce qu’est le régionalisme au Maroc, quels sont ses ressorts, ce qu’est l’humour marocain, quels sont les sujets que l’on peut aborder, les sujets plus délicats à mettre sur la table, comprendre un certain nombre de références notamment religieuses, quelle est la place de la famille dans la société marocaine, etc.

Revisiter le management

Abdel-Ilah Jennane : L’autre point important c’est de revisiter des concepts assez basiques de management : comprendre ce que signifie la délégation pour un Marocain, la responsabilité, la gestion du temps, le fameux « Inch Allah » (Si Dieu le veut). Ce sont des éléments assez surprenants pour des responsables économiques qui ont l’habitude de la force de l’engagement, sur les délais notamment. Eux qui attendent de leurs collaborateurs d’être informés à temps si un délai n’est pas tenu.

Econostrum.info : Le Maroc véhicule une image de pays low-cost. Est-ce toujours vrai ? Abdel-Ilah Jennane : Encore aujourd’hui, on s’installe au Maroc pour pouvoir faire des économies sur les salaires. C’est toujours vrai pour les métiers à basse qualification où le jeu de l’offre et de la demande font que le marché est favorable à l’employeur. Mais depuis quelques années, cela l’est beaucoup moins pour des métiers plus élaborés. A partir d’un niveau ingénieur, on commence à rattraper les salaires de pays d’Europe du sud, comme l’Espagne, le Portugal, la Grèce. Et donc le niveau d’exigence des collaborateurs marocains devient de plus en plus élevé. Pas seulement sur le plan salarial, mais aussi sur l’évolution de carrière, sur les perspectives offertes, les avantages en nature. Les gens acceptent de moins en moins un traitement différencié entre un expatrié et un Marocain, à niveau de compétences équivalent ou considéré comme équivalent.  Christelle Marot CASABLANCA

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