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Archive pour 17.5.2010

Arénophiles, cessez de prélever le sable de la baie d’Agadir…

Ce ne sont certainement pas les quelques collectionneurs de sables qui reviennent chez eux avec un échantillon de la plage rencontrée qui sont à montrer du doigt. Le problème du désensablement de la baie ne date pas de l’arrivée du tourisme, c’est un phénomène naturel, inscrit de longue date par dame nature.

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 Agadir 02/2010

Nous avons tous le souvenir cet hiver de cette petite tempête inhabituelle sur Agadir, qui fit quelques ravages dans le port par faute de l’homme effectivement, mais aussi la surprise au petit matin de voir un manque de sable de 1 à 2m par endroit sur la plage d’Agadir…

dsc01259.jpg

Si les solutions existent, si les discussions apportent de possibles solutions, le nerf de la guerre ne semble pas arriver devant le coût des réponses à apporter. Faut-il apporter une solution et contrarier la nature en injectant des millions ou revoir l’adaptation des hommes ? Devant le coût pour sauver l’image à présenter aux touristes, la question s’imposera d’elle-même avec le temps, si rien n’est rapidement décidé, la nouvelle jetée et les restaurants de la baie d’Agadir risqueraient à un moment de se retrouver dans le vide…

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Agadir: La plage perd son sable 

· Le phénomène particulièrement accentué au sud de la baie
· Brise-lames, rechargement en sable, des solutions

plage-agadir-sable.jpg

La belle plage d’Agadir perd son sable fin et doré. Le front de mer est, en effet, rongé par l’érosion. Par endroit, le site est devenu même très caillouteux. Ainsi, selon une étude hydraulique et sédimentologique réalisée par un cabinet d’études privé bien avant l’aménagement de l’actuelle corniche, les conditions d’érosion sont aigues au sud de l’Oued Lahouar. Et ce du fait des extractions antérieures mais aussi d’une sous-alimentation en sable par le transit du littoral.

La même étude préconise, par ailleurs, qu’il est indispensable de procéder à des rechargements en sable au sud du littoral pour stabiliser un haut de plage. La problématique de l’érosion au niveau de la plage d’Agadir a été depuis très longtemps discutée dans le milieu des élus de la ville et des professionnels du tourisme en raison de l’importance du front de mer dans le produit touristique d’Agadir.

 

La mise en place de brise-lames avec la collaboration financière des hôteliers avait été suggérée, mais rien n’a été fait jusqu’à présent. Pour l’heure les brise-lames implantés sur le littoral de la baie d’Agadir sont ceux au sud de la baie après le club Robinson, face au palais royal, ainsi que celui face au Club méditerranéen. Ce dernier est le plus ancien sur le littoral d’Agadir et a contribué fortement à la stabilisation de la plage. «Cependant cet ouvrage est en mauvais état avec d’importantes ouvertures entre les blocs qui favorisent son démantèlement par le déferlement des plus fortes houles. Il convient donc de le restaurer pour améliorer la stabilisation du trait de côte dans ce secteur», est-il indiqué. Mais le coût important de la restauration de cet ouvrage, comme l’aménagement d’autres du même genre, est peut-être la raison pour laquelle rien n’a été fait jusqu’à présent.

A noter qu’il faut compter près de 20 millions de DH pour l’implantation d’un brise-lames. Le coût du mètre linéaire est en fait estimé à 100.000 DH, précise un institutionnel de la ville. Au-delà du coût, c’est l’impact esthétique de brise-lames sur la baie que désapprouvent certains intervenants du dossier. Aussi, le rechargement de la plage en sable est suggéré. «Cela coûterait trop cher à la ville», souligne à ce sujet Tariq Kabbage, maire de la commune d’Agadir. L’élu est en fait pour la solution «de brise-lames mais à peine visibles à la surface de l’eau». Reste à étudier la question plus en profondeur. Il y a cependant urgence pour protéger le capital environnemental de la destination touristique Agadir.

De notre correspondante,
Malika ALAMI

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