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Archive pour 20.4.2010
2000/2010 développement des investisseurs. 2010/2020 développements du Pays…
20.4.2010 par admin.
Si les amphithéatres attirent plus les jeux du cirque et l’occupation des hommes, il est bien aussi d’entendre le son des universitaires qui s’en échappe, avec moins de ferveur mais avec plus de réflexion.

Développement de qui ou bien développement durable ? L’heure est à l’analyse d’hier pour demain. Il est bon d’entendre les universitaires sur le sujet, qui soulèvent de manière pertinente ce que ne divulguent pas toujours nos médias. Il est vrai que l’étude à ce niveau n’emballe pas la majorité des lecteurs en général, face à la Barca nous comprenons…
Mais l’avenir de chacun est pourtant bien présent entre ces lignes universitaires. Est-il encore temps devant cette mondialisation pour ne pas dire “monstralisation” de notre économie, de réagir et de récupérer le retard, ou le temps perdu, ou mal utilisé ?
L’avenir est devant l’homme, mais doit-il ou est-il obligé d’entrer dans cette logique, même si le retard des moyens et des possibilités réelles reste le handicap de nombreux pays ?
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http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=113&id=131317
Politique économique
Interrogations sur les choix à adopter
Le souci purement financier et de rétablissement des agrégats doit répondre aux préoccupations globales du développement durable.

Dans un environnement économique international marqué par la multiplication des unions régionales (protectionnisme vis-à-vis des pays tiers…) et par une rude concurrence (agriculture, tourisme, textile…), il devient impératif pour le Maroc, traditionnellement orienté vers l’Union européenne, de diversifier ses débouchés et de valoriser ses exportations de telle sorte que la couverture des importations soit totale.
Il s’agit là d’une des conclusions d’une analyse bien développée et documentée sur la politique économique au Maroc parue dans la dernière édition de la publication Massalik. Et l’auteur d’ajouter que les transferts des MRE devraient être réinjectés dans la sphère productive et servir au développement du pays, au lieu d’être un élément de compensation d’un déficit commercial devenu chronique.
« Une politique économique sectorielle ne peut pas se faire en dehors d’une stratégie globale de développement économique et social du pays prenant en considération les “coûts de l’homme”, c’est-à-dire la satisfaction de ses différents besoins légitimes », conclut l’auteur de cette analyse, Mostapha Sajid, enseignant universitaire.
Après être revenu sur les grandes étapes de l’évolution de l’économie marocaine, l’auteur en est arrivé à se poser la question sur le choix que le Maroc devra adopter en matière de développement au-delà des équilibres extérieurs.
A ce sujet, il a relevé que les activités tournées vers l’extérieur (le tourisme, les transferts des MRE, l’agriculture d’exportation, l’industrie des phosphates) n’ont été traités que sous un angle d’apports de devises sans une considération des autres enjeux.
Certes le pays avait une marge de manœuvre réduite dans ses choix quant à l’utilisation à faire des recettes des activités tournées vers l’extérieur, étant donné que ses ressources sont limitées (pays non producteur de pétrole) et qu’il dépendait de l’endettement.
Cependant, ces contraintes ne peuvent pas justifier ce « traitement rentier », selon l’auteur qui estime que ce souci purement financier et de rétablissement des grands agrégats macroéconomiques doit s’insérer dans le cadre des préoccupations globales du développement durable pour prendre en compte l’ensemble des enjeux d’une activité économique.
Exemple à l’appui, il affirme que le Maroc est également concerné par les résultats de certaines études récentes qui montrent que les politiques économiques fortement extraverties, dans les pays en voie de développement, qui ne se sont souciés que de l’assainissement du cadre macroéconomique et de l’équilibre des comptes extérieurs, ont eu des effets néfastes sur l’environnement et sur les niveaux de vie des populations.
Il cite le cas de la pollution du littoral de Safi par le complexe de valorisation des phosphates ou encore la forte consommation d’eau par des cultures d’exportation. Ce qui, en plus, entrave le développement du tourisme, selon l’auteur qui soulève un autre aspect des choix en matière de politique de développement. « Les pays du Nord sont intégrés aujourd’hui à l’économie mondiale par des activités de pointe technologiques, énergétiques, matérielles et immatérielles, alors que ceux du Sud ne le sont qu’à travers des activités agricoles et minières à faible valeur ajoutée ou dans l’activité touristique pour ceux ayant les atouts naturels et culturels. Ainsi, les activités entraînant un grand niveau de vie sont détenues par les pays développés », relève-t-il.
Le tourisme, une activité «moins évolutionniste»
Selon l’auteur de cette analyse sur la politique économique au Maroc, « le tourisme peut être vu, dans le cadre des stratégies de développement volontaristes, comme une activité «moins évolutionniste» puisqu’elle maintient en leur état les structures économiques, sociales et culturelles, alors que le progrès et le développement économique et social impliquent des mutations importantes agissant sur ces structures ». Et d’ajouter que les protagonistes du courant sceptique vis-à-vis de la spécialisation des pays en développement dans le tourisme ont vu dans celui-ci un élément du maintien de l’écart entre le Nord et le Sud.
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