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Archive pour 6.4.2010

Du foncier raisonnable sur Agadir ? Attention de ne pas dépasser les bornes…

En période de besoins de logements sociaux les interrogations se penchent enfin sur les marges. La marge sur la construction est un point qui cacherait la forêt ou plutôt le terrain à ses pieds, nommé foncier plus communément.   

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Le terrain est cher, chacun s’en plaint au Maroc, du particulier aux promoteurs et investisseurs étrangers actuels. Faut-il multiplier les intermédiaires inutiles qui ne feraient que monter le prix final de cette terre universelle ?

Peut-on même faire confiance à ceux qui seraient censés organiser et gérer ce secteur et qui dépassent les bornes ?

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L’achat et la revente de foncier à but spéculatif sans parler de la seconde spéculation sur l’immobilier a rendu malade tout un secteur alors que la demande locale sociale, comme étrangère sur du plus haut standing (relatif…) qui arrive sera de plus en plus importante. 

Comment sortir de l’inextricable situation concernant le logement social si, à la base, personne ne joue la correction en cherchant plutôt à spéculer sur la base de notre mère à tous, Gaïa ? Mère qui, pour rappel, a été donnée aux hommes, à tous les hommes, et non à certains et ce GRATUITEMENT !

Certes il n’y a pas que le problème soulevé ici par le logement social qui est en cause, cela semble aussi problématique en ce qui concerne les autres projets, au point que certains plans et études ne voient plus le jour en restant dans les cartons, ou en y retournant par usure du temps…

Combiens d’investisseurs repartent investir ailleurs par cela, par manque de professionnalisme clair et transparent, sans parler des délais de réactivité ? Les nouvelles perspectives régionales et de nouveaux changements présents devraient apporter des réponses.

Dans de nombreuses villes le foncier pose problème au regard des besoins particuliers, sociaux, comme en fonction des attentes diverses regroupées sous le terme de développement. Problème qui pourrait être soulagé fortement par la volonté administrative, en redéfinissant sérieusement ou disons plus rapidement, de nouvelles zones constructibles notamment au niveau des zones rurales, zones agricoles pour rappel, et pour les divers investisseurs étrangers.

Autre point. Est-il possible encore de trouver du terrain pour des étrangers au Maroc en fonction de la demande de plus en plus importante, ces derniers se trouvant confrontés aux interdictions d’acheter en zone rurale ? Une question que nous soulèverons prochainement sur ce blog, qui évoque de nombreuses ombres et comportements de détournement disons ”hors la loi” depuis de nombreuses années, des deux côtés, par l’offreur et par les demandeurs, mais contradictoires au niveau administratif ou du droit en général… A suivre.

Le développement est-il en marge et sera-t-il bloqué prochainement par manque de surfaces disponnibles, ou Marocains comme étrangers seront-ils tous obligés de descendre dans le vrai sud pour trouver leur réponse, jusqu’à la frontière Mauritanienne ? La question reste posée…

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http://www.lavieeco.com/economie/16188-al-omrane-prend-il-trop-de-marge-sur-les-terrains-qu-il-vend-aux-promoteurs.html

Économie

Al Omrane prend-il trop de marge sur les terrains qu’il vend aux promoteurs ?

Le holding public a racheté 3 850 ha de chez les domaines à 50 DH le mètre en moyenne. Il les leur vend à 600 DH.
Les prix proposés jugés trop élevés par les promoteurs.
Al Omrane invoque le coût de la viabilisation.

Les premiers signes de désaccord apparaissent déjà entre Al Omrane et les promoteurs privés au sujet des 3 800 hectares devant servir au programme des logements mixtes. Pour encourager les promoteurs immobiliers à adhérer à cet ambitieux programme, le ministère de l’habitat avait signé en février 2009 une convention avec le ministère des finances pour l’acquisition de plus de 3 857 ha précisément auprès de la direction des Domaines publics. Al Omrane avait ensuite lancé des appels d’offres ouverts aux promoteurs immobiliers nationaux et internationaux pour la cession de lots de terrains devant servir à la construction de projets comprenant trois types de logements prévus dans le programme mixte à savoir des logements à 140 000 DH ou à 250 000 DH et les appartements pour la classe moyenne.
Cette assiette foncière a coûté près de 2 milliards de DH à Al Omrane, soit près de 25% de l’investissement global du holding public d’aménagement en 2009 (8,5 milliards de DH). Cependant, ce sont les filiales régionales qui doivent la racheter et donc en payer le prix. Eu égard à l’importance du montant, ces filiales avaient alors décidé d’acquérir les terrains au fur et à mesure qu’elles signent des conventions avec les promoteurs pour le démarrage des travaux.

Pour les promoteurs, on ne peut faire du logement à 140 000 DH avec de tels niveaux de prix

Et c’est là que les problèmes ont commencé à surgir. Certains promoteurs immobiliers se disent, en effet, étonnés, voire scandalisés, par les prix de vente fixés par Al Omrane et ses filiales régionales. «Al Omrane fixe des prix de cession au m2, non négociables, dans les appels d’offres. Les promoteurs sont par conséquent obligés d’accepter ces prix pour pouvoir adhérer à ce programme. De plus, les prix fixés sont de loin plus élevés que les prix d’acquisition auprès des domaines», s’insurge un membre de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI). Pour illustrer ses propos, ce promoteur cite l’exemple d’un terrain à Temara qui a été cédé par la Direction des domaines publics à raison de 60 DH le m2 et qu’Al Omrane veut revendre à 600 DH le m2. «Il ne s’agit pas d’une opération purement commerciale puisque le programme de logements mixtes est destiné, du moins pour les deux tiers, à une population défavorisée. Et si les promoteurs doivent faire des efforts sur les prix des logements, Al Omrane devrait également en faire sur les prix du foncier surtout que ce dernier a été acquis à un prix très faible auprès des Domaines», ajoute la même source.

Selon lui, les prix fixés par le holding public augmentent dangereusement la charge foncière dans le coût du logement.

Du côté d’Al Omrane, l’heure n’est pas à la polémique. Un responsable souligne que les prix fixés pour la cession des terrains acquis auprès des Domaines ne sont pas du tout excessifs. «Les 3 857 ha acquis auprès des Domaines ne sont pas viabilisés et c’est Al Omrane qui se charge de la viabilisation et parfois même du hors site. Il est donc tout à fait normal pour nous d’intégrer le coût de la viabilisation dans le prix de cession», explique-t-il. De plus, «même avec le surcoût de la viabilisation, les prix de cession demeurent accessibles et les promoteurs peuvent toujours les rentabiliser grâce aux prix de vente des logements de moyen standing», ajoute la même source. Allusion faite à la péréquation dont bénéficient les promoteurs qui construiront, outre les logements à 140 000 DH, des appartements à 250 000 DH et des logements pour la classe moyenne dont le prix devrait varier entre 400 000 et 600 000 DH.


Mais l’argument de la viabilisation ne semble pas convaincre les promoteurs immobiliers qui assurent que le coût de ce genre de travaux, y compris le hors site, ne dépasse guère les 300 DH par m2.
Signalons que sur la totalité de la superficie en question, près du tiers a déjà été viabilisé et équipé. Les travaux sont en cours pour les deux tiers.
N’empêche que, pour le moment, le holding public d’aménagement a déjà signé une vingtaine de conventions avec plusieurs promoteurs pour la construction de près de 20 000 logements à 140 000 DH dans des villes comme Casablanca, Rabat, Meknès, Agadir et Marrakech. Il faut y ajouter près de 45 000 autres lancés depuis le début 2009 «sur des terrains qui appartenaient aux filiales régionales d’Al Omrane», indique-t-on auprès du holding public d’aménagement.  

ZOOM : Quid des logements sociaux ?

La crise qui se profile entre les promoteurs et Al Omrane concernant le programme de logements mixtes s’élargira certainement au plan de relance des logements sociaux qui a été validé en décembre dernier.
Selon le ministère de l’habitat, le plan de relance du logement social prévoit bien évidemment l’accès au foncier public. Les promoteurs qui le souhaitent peuvent donc bénéficier du foncier dont dispose Al Omrane et qui est destiné au programme de logements mixtes, à condition de respecter le cahier des charges. «Plusieurs promoteurs voulaient acquérir du foncier public pour les logements sociaux. Ils estimaient que l’obligation de construire des logements à 140 000 DH était largement atténuée par le prix du terrain qui devait être raisonnable. Mais avec cette nouvelle donne, l’option du foncier public pour les logements à 250 000 DH sera certainement écartée. Ce qui pose, une nouvelle fois, la problématique du foncier pour le plan de relance des logements sociaux», explique-t-on auprès de la FNPI.

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