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Archive pour 19.3.2010

La tomate s’affole à Agadir, le tagine trinque…

maroc-souk-agadir.jpg

Intempérie, maladie, exportation prioritaire, la tomate trinque ainsi que le tagine quotidien… La tomate est le baromètre du panier de la ménagère au Maroc. Plus l’exportation vers l’UE augmente, plus la production augmente, mais moins il y en a donc sur le marché local et plus le Marocain voit son tagine soulagé de ses couleurs habituelles.  

S’il est certes bien pour certains de s’engager vers les autres pays, que mangerons-nous demain quand dans leur pays les locaux ne sont plus prioritaires dans leur assiette ? Certes que le temps donne ses ordres, mais quand ce n’est pas le soleil, c’est l’eau, et quand ce n’est pas le temps, c’est le Plan Vert qu’il faut attendre… 

Ceci dit les producteurs reculent de plus en plus vers le sud, le grand sud et le Sahara, vos belles tomates de moins en moins rouges, plutôt orange ou marron parfois, arrivent désormais de plus en plus de serres où elles poussent sur l’eau, sans terre, donc sans saveur. La bonne tomate marocaine enviée en Europe ne le sera plus très prochainement, et comme de nombreux touristes le font lors de leur passage, photographiez votre tagine au restaurant en souvenir…

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=99034 

Fruits et légumes

Mauvaise passe pour les exportations

· Importants dégâts sur tomates et agrumes

· Près de 730.000 tonnes expédiées à fin février


· La flambée des prix sur le marché local se poursuit

 tom1.jpg

Trop chers les fruits et légumes. Et le constat est valable aussi bien pour les ventes à l’extérieur que sur le marché local. En cause, la forte baisse de l’offre des principales origines suite aux intempéries des mois de janvier et février 2010. «Du coup, la spirale de la hausse s’est emparée des marchés d’exportation même si la demande affiche une tendance à la contraction», explique Fouad Benabdeljalil, producteur du Souss. Pour preuve les sorties enregistrées durant la dernière décade de février n’ont guère dépassé 800 tonnes par jour contre 1.700 à 1.800 tonnes quelques jours auparavant.


Pour ce qui est des agrumes, les expéditions ont aussi accusé une baisse notable depuis le 22 février pour s’établir à moins de 200 tonnes/jour au lieu de 1.400. Encore faut-il préciser que les marchandises exportées résultent d’une sélection très rigoureuse. La qualité des productions ayant été affectée par les diverses maladies cryptogamiques, les professionnels jonglent sur la faible part exportable qui reste. Afin d’honorer les engagements pris avec la clientèle.


Rien que pour les tomates, les dégâts occasionnés par les maladies et autres intempéries sont estimées à plus de 40% de la production. Les petits agrumes tardifs ainsi que les oranges de mi-saison n’ont pas été non plus épargnés aussi bien au nord qu’au sud du pays. D’où le recul des sorties qui se creuse de semaine en semaine. Pour le moment, les exportations d’agrumes et primeurs réalisées à fin février ont atteint près 728.000 tonnes, en retrait de plus de 154.000 tonnes en comparaison avec la même date de 2009. Sur ce volume, les agrumes représentent plus de 355.400 tonnes, constituées pour l’essentiel des petits fruits dont la campagne est pratiquement achevée. Les quantités sont en léger recul (-1%). A l’opposé, les oranges et agrumes divers accusent une forte baisse, respectivement de 33 et 60% d’une période à l’autre. Seulement, le marché intérieur compense bien le manque à gagner à l’export. D’autant plus que les prix restent particulièrement soutenus.
S’agissant des primeurs, fruits et légumes divers, la baisse des exportations est plus accentuée. Elle est de 16% en moyenne, à 372.570 tonnes. D’une période à l’autre, les expéditions ont reculé d’environ 50.000 tonnes, imputables, pour l’essentiel, aux ventes des tomates et dans une moindre mesure aux légumes et fruits divers. Seules les pommes de terre enregistrent un mieux de 2.000 tonnes. Mais les quantités demeurent modestes avec 7.540 tonnes.


En ce qui concerne le marché local, les prix atteignent des niveaux vertigineux. Les tomates et courgettes sont les plus affectées car la production a subi de plein fouet les effets des intempéries. Ces produits sont très sensibles à l’excès d’humidité et aux fortes fluctuations des températures. «Surtout que la majorité des producteurs ne disposent que d’abri-serres sans aucun contrôle des températures», constate un producteur d’Agadir. Du coup, «la spirale qui s’est installée devrait perdurer jusqu’à l’arrivée des maraîchages de printemps», prévoit un producteur du Gharb. En clair, les prix vont continuer à flamber.


Les cours relevés, la dernière semaine, sur le marché de gros d’Inezgane, dans la région d’Agadir font frémir. Baisse de l’offre oblige, les tomates y étaient cédées entre 5 et 8,30 DH/kg selon le calibre. Alors que les prix des courgettes et poivrons avaient dépassé le seuil des 6 DH/kg. Quant aux haricots verts (filet et helda), la barre des 10 DH/kg a été à plusieurs reprises franchie. A noter que ces prix sont à majorer d’au moins 80% pour les ventes au détail dans les autres régions. En résumé, le couscous devient désormais un plat de luxe!

A. G.

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