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Archive pour 14.3.2010
Maroc sans eau ou Maroc sous l’eau, deux extrêmes à recentrer désormais
14.3.2010 par admin.
Les extrêmes ne sont pas les deux idéaux pour l’homme, chacun le sait par l’histoire et ce sur tous les plans. Concernant la nature, l’homme n’étant qu’un de ses éléments, mais paraît-il plus intelligent, se retrouve néanmoins devant les faits, le plus souvent par manque de réactivité ou de réflexion préventive. La nature se rappelle à nous, partout en ce monde depuis un moment et avec surprise, pour justifier les hommes, aussi bien au nord qu’au sud de notre terre.
Désormais personne ne dira plus être surpris dans les prochaines années, si la problématique n’est pas abordée maintenant de manière sérieuse et parfois prioritaire. La sécheresse, le Maroc a connu hier, aves ses désagréments, aujourd’hui et demain le problème sera inversé, par la dualité naturelle pour rappel.
Que d’eau, que d’eau… Merci aux barrages entrepris sous la vision du roi Hassan II, personne n’en viendrait à renier cette initiative bien utile au développement du pays depuis, et à voir dans une continuité encore de nos jours par les besoins à venir.
Le soleil révèle les ombres, l’eau les ferait gonfler et les rendrait bien plus destructrices, dangereuses, mortelles malheureusement pour certaines familles. Des routes, des projets, des activités, des hommes, une facture à réduire pour demain, d’avance si possible par un bilan présent qui risque de s’alourdir d’année en année et que nous constatons cette année en cheminant dans le pays.
Le réchauffement climatique, associé à chaleur au premier abord, est bien en réalité à associer à refroidissement général, humidité et eau en abondance, à l’homme de prévenir pour demain. L’avant évite l’après.
“Le sage ne construit pas sa maison dans l’oued asséchée, l’homme la reconstruit au même endroit.”
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http://www.leconomiste.com/article.html?a=99126
Souss-Massa-Draâ 5 millions de DH pour restaurer les routes

· Trafic perturbé, agriculture endommagée
· Les barrages de la région remplis à 100%
Eboulement, charriage, remblais d’accès emportés, routes coupées à la circulation… Ce sont, entre autres, quelques-unes des conséquences des dernières pluies torrentielles qui se sont abattues sur la région du Souss. A titre indicatif, dans la seule période s’étalant du 16 au 19 février 2010, les précipitations enregistrées au niveau de la commune d’Idmin ont atteint 130 mm en une seule journée. Le débit de l’oued Souss a, quant à lui, atteint au niveau d’Aït Melloul la valeur de 3.521 m3/s, dépassant ainsi le débit centennal et menaçant en même temps la sécurité des populations mitoyennes. Parmi les conséquences du débordement de cet oued qui a retrouvé son lit, les serres et le Golf Royal ont été envahis. Le réseau routier de la préfecture Agadir Ida Outanane a subi, lui, des dommages qui ont sérieusement perturbé le trafic. C’était le cas notamment sur la RN8 reliant Agadir à Marrakech, une route par laquelle transitent entre 5.000 et 6.000 véhicules par jour, dont 50% de poids lourds. Un remblai d’accès d’un dalot sur oued Taguenza a été partiellement emporté par les eaux.
La force des précipitations, doublée par la nature du relief, à 80% montagneux, a provoqué éboulements de montagnes, charriage et submersion de la chaussée devenue inutilisable pendant près d’une journée.
«Notre souci majeur dans ce genre de situation, souligne Abderrahim Ennourhbi, directeur régional de l’équipement et du transport, c’est la sécurité du citoyen et la pérennité de la circulation. Nous nous mobilisons pour la rétablir dans les meilleurs délais». Pour ce faire, des équipes de la direction régionale se positionnent dans les points sensibles en attendant les interventions. Ainsi, en temps de crise, une équipe complète est placée à Aghroud vers la Nationale 1, Agadir-Essaouira; une deuxième à Amskroud, sur la Nationale 8. Ceci, en plus d’un renfort placé sur l’axe Agadir. Lors des bulletins d’alerte, la priorité est donnée aux axes stratégiques. C’est un déploiement pour dégager les chaussées et aménager des déviations de la circulation au moyen de panneaux de signalisation appropriés.
Bref, un rétablissement provisoire des voies dans l’urgence en attendant le traitement définitif qui nécessite la demande d’un crédit, des plans, des études pour des travaux de traitements définitifs des axes ayant subi des dégâts de crues. Pour restaurer les routes de manière définitive dans la région d’Agadir, près de 5 millions de DH seraient nécessaires, indique une source proche du dossier. En attendant, les rétablissements entrepris jusqu’ici l’ont été par les propres moyens du département de l’Equipement.
Par ailleurs, d’autres dégâts sont à déplorer. Ainsi, sur la route menant à Immouzzer, la crue d’oued Tamzergoute a emporté la chaussée sur près de dix kilomètres entre Tamzergoute et Taghrat dans la commune d’Akesri, préfecture Agadir Ida Outanane. Il a fallu près d’une dizaine de jours pour rétablir le flux routier en dégageant la chaussée et en reconstituant provisoirement les remblais des points dégradés. Depuis la fin de la semaine dernière, le trafic a repris.
L’accès à Immouzzer pour les habitants et touristes, qui étaient obligés de faire un plus long détour par Amskroud comme axe de substitution, est désormais plus facile. D’autre part, les éboulements de montagnes ont provoqué des chutes de blocs rocheux pouvant atteindre près de vingt tonnes. Les équipes d’intervention, mobilisées jour et nuit, ont dû les détruire sur place en utilisant des brise-roches. Le fait est qu’il est impossible dans ce genre de situation de prévoir si la montagne ne va pas totalement bouger. La crue de l’oued Tamri a, quant à elle, provoqué une coupure de l’axe routier. Le changement du lit de l’oued a causé un sapement de la plateforme, ce qui a nécessité sa protection par enrochement et remblaiement.
Il est à rappeler que le Souss est l’une des régions où l’agriculture a connu le plus de dégâts, des hectares de bananiers, d’oliviers et d’orangers ayant été entraînés par les flots. A Souss-Massa-Draâ, les responsables ont été obligés de déverser les eaux excédentaires par rapport aux capacités des barrages. En effet, les huit ouvrages hydrauliques que compte la région connaissent un taux de remplissage de 100% ce qui assure des réserves en eau pour la région du Souss pour les quatre prochaines années.
Protection
La construction d’autres barrages hydrauliques serait de bon augure pour protéger la ville d’Agadir contre les inondations. La priorité, selon un spécialiste, serait d’en construire un à oued Tamelast et un autre à oued Lhwar afin de neutraliser les points noirs, tels douar Rja Flah, rond-point Ibis et Kamra, et éviter tout danger aux citoyens. Une convention a d’ailleurs été signée en 2006 pour la protection de la ville contre les inondations. Près de 6 millions de DH auraient été déboursés dans ce sens par la commune, la seule qui a honoré ses engagements, explique un élu municipal. Dans ce sens, Al Omrane devrait revoir sa politique d’urbanisation dans le lit des oueds, cas de Tilila, remarque un observateur.
De notre correspondante,
Fatiha Nakhli
Posté dans Développement, Société | Aucun commentaire »
