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Archive pour 21.11.2009

Appel à dépasser les idées reçues sur l’Islam… et sur le reste…

Les idées reçues sont-elles à prendre ou à laisser, ou sur quoi naissent-elles ?

              mosquee-hassan.jpg

S’il est un domaine où le flou existe dans les pensées des hommes, la religion basée sur les croyances permet effectivement tout et son contraire, de l’amour des hommes au nom de Dieu ou de la destruction de ces derniers entre eux au nom de ce même absolu. La foi réclamerait plus le savoir des livres et des textes que la croyance basée uniquement sur la répétition orale de nos jours. Alors au niveau de l’information et de la connaissance même des fondements et des textes à la base des grandes religions de ce monde, imaginons ce que l’on peut en dire avec bonne ou mauvaise foi par presse interposée.

Ce sujet ne concerne d’ailleurs pas seulement la religion musulmane, mais s’adresse effectivement à toutes les religions de ce monde. Qui déjà, se disant croyant, connaît vraiment ses propres bases en savant ? Si les textes existent, vendus devant les parvis par les marchands du temple, arrangés aussi selon la finalité des interprétations par quelques moins savants, ne doutons pas que les intérêts de la presse internationale suivent eux aussi des détournements.

Dépassons donc ces idées reçues sur l’Islam, mais pour cela il faudrait déjà que les premiers intéressés ouvrent les esprits des peuples vers ces profondeurs positives insoupçonnées, qui pourraient étonner aussi bien les Occidentaux sur l’Islam réel, au même titre que de nombreux Arabes déçus de leurs conditions et qui se retrouvent dans des dérives évidentes avec facilité. Combien, pour faire un parallèle avec le monde musulman, seraient déjà capables en Occident, de vous parler de manière cohérente et objective du contenu de ces textes dits sacrés, au moins du leur comme l’Evangile ou la Bible, sans oublier nos semblables par leurs textes plus à l’Orient comme en Inde et en Asie ?

La compréhension de l’autre passe inéluctablement par une recherche ou du moins par la découverte de l’autre culture et de ses bases, sous réserve de se détacher préalablement d’un prosélytisme souvent trop attaché à ses croyances. Ce qui signifierait très objectivement de créer enfin préalablement cet “œcuménisme du savoir”, d’autant plus facile que le monde des Hébreux, celui des Arabes et des Occidentaux s’inscrivent dans la même histoire. Relions et relisons les trois chapitres ensemble et tous ensemble.

Si ce que nous voyons des autres, sous le prisme réduit et plus qu’orienté de la presse internationale, au service d’orientations diverses politiques et religieuses extrêmes, ne permet pas de réunir les hommes, il serait bien que chacun dénonce, chez soi, et religieusement chez les plus modérés, les abus objectifs des leurs qui se sont perdus, où qu’ils se trouvent en cet unique monde.

Si Mr Lyautey par respect avait interdit l’accès des mosquées aux non Musulmans en cette époque particulière de l’histoire du Maroc, j’inviterai mes amis et frères du monde de l’Islam au Maroc à inviter à leur tour les amis étrangers “ouverts de foi et de cœur donc d’esprit”, dans les mosquées, pour des échanges enfin plus humains et une réelle découverte plus profonde des uns et des autres et des textes. De Jérusalem à Rome via Médine.

Peut-on refuser l’esprit aux hommes alors que la grande mosquée Hassan II de Casablanca leur est ouverte comme simple musée, moyennant forte finance à payer aux marchands d’un temple ? Avec quelle richesse spirituelle islamique positive et universelle voulez-vous qu’ils repartent avec eux et en eux ensuite vers cet occident ? Ne seraient-ils pas plus riches en repartant, s’ils rencontraient des savants de l’Islam en ce lieu, par un échange d’esprit, spirituel, pour ensemble donner universellement tort aux vendeurs de papier et de fausses bonnes nouvelles ?

Article: Philippus / Philosophe Spiritualiste. www.philippus-philippe.com

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http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=123042

Appel à dépasser les idées reçues sur L’Islam

islam.jpg

«Déconstruire les nombreux malentendus qui demeurent entre l’Orient et l’Occident, par le biais de lectures savantes et non par des déclarations belliqueuses véhiculées par certains moyens de communication». (Photo : www.ulyssemag.com)

Des professionnels de l’information, réunis lundi à Fès dans le cadre du troisième Forum mondial sur l’Alliance des civilisations et la diversité culturelle, ont appelé les médias occidentaux à dépasser certaines idées reçues qu’ils véhiculent autour de l’Islam, souvent réduites au fanatisme religieux.

Pour Charles saint Prot, directeur de l’observatoire d’études politiques de Paris, «le développement des médias n’a pas abouti, comme attendu, à croître le niveau de connaissance de la culture de l’autre, mais il a donné lieu, bien au contraire, à moins d’échange et de communication».«Il convient de dire à cet égard que l’Occident n’a pas réalisé de progrès dans son approche de la civilisation islamique, réduite au Burka et aux Taliban», a-t-il dit, notant que «lorsqu’il s’agit de questions relatives au monde islamique, le principe d’équilibre dans le traitement de l’information se trouve souvent handicapé».Le chercheur, qui s’exprimait lors de la première séance plénière sur «Mondialisation et dialogue des cultures : le rôle des médias dans les relations internationales contemporaines», a tenu à souligner que le succès de tout projet de l’alliance des civilisations passe inéluctablement par le dépassement du traitement unilatéral de l’information par les médias occidentaux.De son côté, l’ambassadeur du Maroc au Liban, Ali Oumlil, a relevé que le danger des technologies de l’information et de la communication réside dans la production d’une marchandise symbolique, qui a une influence directe sur les croyances et la morale.

Il s’agit, selon lui, d’une grande problématique, dans la mesure où «au moment où le monde devient de plus en plus lié, on assiste à une grande rupture induite par les fossés économiques, sociaux et de connaissance entre des mondes différents».

Et d’ajouter que les médias à large diffusion ont réussi à attirer de larges publics, en s’adressant à des couches sociétales d’un niveau d’instruction assez bas et supposées être facilement influençables.

Pour sa part, le penseur algérien, Mustapha Chérif a souligné que les institutions médiatiques occidentales à large diffusion ne donnent «la parole qu’aux voix protestataires et radicales en les présentant comme le porte-parole du monde islamique, tout en faisant fi des positions rationnelles et judicieuses dans le traitement des questions de cette partie du monde et sa relation avec l’autre».

«En l’absence de démocratie, tout échange entre civilisations ne sortira pas du champ du ‘dialogue des sourds», a relevé M. Chérif, faisant remarquer, à ce propos, que la responsabilité de corriger l’image négative de l’Islam incombe aussi aux Musulmans, qui se doivent de dépasser les conflits traditionnels et recourir à l’auto-critique.

La journaliste espagnole, Lola Banon a mis, quant à elle, l’accent sur le caractère idéologique du métier de professionnel de médias, «qui relate les évènements, certes, mais contribue aussi à la construction d’approches et de représentations, en cherchant à trop simplifier l’information et favoriser tel ou tel angle».

Relevant que les médias occidentaux s’intéressent davantage aux positions radicales, la reporter espagnole, qui a assuré la couverture de plusieurs évènements au Proche-Orient, a noté que «les différents acteurs du monde islamique qui défendent la démocratie et l’ouverture envers l’autre ne suscitent aucunement l’intérêt de ces mêmes médias».

Les médias se trouvent aujourd’hui responsables de la propagation des idées reçues et des représentations négatives de l’Islam dans de larges milieux de l’opinion public occidentale, a-t-elle dit.

Les travaux de ce forum, qui se tient cette année sous le thème «Médias et communication : enjeux et défis du troisième millénaire», se poursuivent avec la participation de professionnels de l’information, de représentants d’une soixantaine de chaînes de télévisions, de hauts responsables, des décideurs politiques, d’universitaires, de militants de la société civile, d’académiciens et de sociologues de plus de 80 pays.

«Le quatrième pouvoir : les relations ambiguës entre médias et politique», «Médias arabes et médias occidentaux : interactions et perceptions croisées» et «Les médias au Maroc : réalités et perspectives» sont les principaux axes de ce forum, initié par le Centre marocain interdisciplinaire des études stratégiques et internationales (CMIESI).

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