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Archive pour 21.10.2009

La culture du livre au Maroc. Libraire ou Sacerdoce ?

“Si tout développement d’un pays par ses hommes réclame éducation et culture, ce n’est pas le cas des pays qui se développent d’abord matériellement sur le modèle des autres. Un pays sans livres est comme un homme sans âme, une machinerie sans huile.”

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 Le libraire, entre rentrée scolaire et rentrée littéraire

 35 nouveaux livres marquent la rentrée littéraire marocaine.
La chaîne du livre rompue au Maroc.
Malgré la suppression des taxes, le livre demeure cher.

“Est-il permis de parler de rentrée littéraire au Maroc ? A priori, oui. Mais lorsqu’on voit l’état des librairies ces derniers temps, on serait en droit de se poser la question. Car la priorité du moment est à la rentrée scolaire. Si vous voulez vous renseigner sur les nouvelles parutions ou si vous voulez acheter tout simplement un livre, vous devez faire d’incessants aller-retours avant de trouver ce que vous cherchez, mis à part les rares librairies dédiées exclusivement à cet effet. A croire que la littérature a déserté les étagères. Le livre scolaire s’installe confortablement. «C’est l’occasion pour nous de faire vivre la librairie», justifient les libraires. 35 nouvelles parutions marquent la rentrée littéraire nationale (contre 670 nouvelles parutions en France).”

“Officiellement, au Maroc, on compte quelque 250 librairies. Pour les professionnels, cela ne représente que «des points de vente de livres»,  certains les qualifient même de «dépôts». Une librairie, une vraie, selon Abdelkader Retnani, éditeur, «il n’y en a qu’une quinzaine.” «On considère toujours le libraire comme un simple vendeur».

“Le livre est cher. Cette phrase leitmotiv n’a pu trouver son écho qu’auprès de l’éditeur français Actes Sud qui a adapté ses prix au Maroc. Il y a aussi parfois des opérations, Spécial Maroc. «Le prix du livre de poche est adapté à notre marché. Nous avons 30 titres entre 28 et 35 DH», se réjouit Yacine Retnani. Malheureusement, le livre demeure inaccessible pour une bonne tranche de la société malgré la suppression des droits de douane et de TVA.”


“Si on veut gagner beaucoup d’argent, il faut faire un autre métier que celui de libraire”.

“Au Maroc, et contrairement à ce qui se fait en France, par exemple, les livres invendus ne retournent pas chez l’éditeur. La chaîne du livre est ainsi rompue. Réexpédier un livre est bien trop compliqué, ça coûte cher, «près de la moitié du prix du livre.”

“C’est un véritable travail d’équilibriste que de gérer une librairie au Maroc.”

Article complet : http://www.lavieeco.com/culture/14777-le-libraire%C2%A0entre-rentree-scolaire-et-rentree-litteraire.html

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